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22/04/2014

HERITAGE ZERO !

Moustache.jpg

 

Par Michèle Tribalat,

directrice de recherches à l'INED

 

Peut-on dire que la France et l’Union européenne (UE) ont opté pour un modèle multiculturaliste ?

Bien que l’intégration ne soit pas encore une compétence européenne, les pays de l’UE se sont mis d’accord, lors du Conseil du 19 novembre 2004, sur onze principes de base communs, qui les engagent.

L’intégration dont il est question ne reconnaît aucune asymétrie entre les sociétés d’accueil et les nouveaux venus. Aucun privilège n’est accordé aux Européens ou à leur héritage. Toutes les cultures ont même droit de cité. On ne reconnaît pas de culture européenne substantielle qu’il pourrait être utile de préserver.

 

Pourquoi notre modèle d’assimilation ne fonctionne-t-il plus ? Et quelle différence faites-vous entre assimilation et intégration ?

L’assimilation désigne un processus de mélanges et de convergence des comportements. Le modèle est asymétrique. C’est des nouveaux venus que sont attendus la plupart des efforts. Même si la société d’accueil se transforme, elle ne perd pas le sentiment de continuité avec son histoire.

Comme l’écrit Huntington (Qui sommes-nous ?, Odile Jacob, 2012), le plébiscite de tous les jours dont parle Renan porte sur le fait de savoir si l’on garde et prolonge l’héritage ou non. Pour fonctionner, l’assimilation nécessite que les nouveaux venus acceptent d’être ceux qui ont l’essentiel des efforts à faire. Il faut aussi que le corps social dans son entier soit acquis à ce projet. Ce n’est plus le cas.

 

Comment l’islam a-t-il changé le problème de l’assimilation ?

C’est alors que l’assimilation rencontrait des difficultés – avec l’importance croissante de la population musulmane – que nous avons changé de pied et opté pour un discours victimisant à outrance les immigrés et plus récemment les musulmans. Ils sont les représentants de la diversité tellement désirable et bénéfique. C’est l’intolérance des « autochtones » que l’on surveille désormais comme le lait sur le feu. […]

 

La Nef via Le Salon beige

10:20 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

15/04/2014

ENTRETIEN AVEC...

Super Camus.jpg 

Renaud Camus
 
 

Selon un baromètre TNS-SOFRES publié il y a quelques jours, 34 % des Français approuvent les idées du FN. Le temps de la diabolisation est terminé ?

Non. Dans l’électorat populaire, peut-être. Ailleurs, on rencontre encore beaucoup de gens qui, sur l’essentiel, pensent exactement comme le FN nouvelle manière, mais en parlent comme si c’était la Milice ou la LVF, ce qui bien sûr est absurde. On a l’impression qu’ils s’accrochent à cette dernière prise au-dessus de l’abîme, l’horreur emphatique du FN, avant de s’abandonner tout à fait à la sincérité de leurs opinions.

Bien entendu, il entre beaucoup d’hystérie dans ce rejet devenu mécanique, un peu surjoué, monté en épingle comme une ultime précaution contre soi-même, et que presque plus rien ne justifie. La diabolisation n’a plus de raison d’être, à mon avis, surtout face à l’urgence de la situation, le changement de peuple et de civilisation.

Hélas, il subsiste un autre obstacle, qui n’est plus d’ordre moral, celui-là, et n’a plus rien à voir avec le diable. C’est un obstacle tout séculier, cette fois, intellectuel : moi, par exemple – et je ne suis pas le seul –, je ne suis absolument pas d’accord avec la politique économique du FN. C’est un nouveau barrage, pas du tout du même ordre que l’ancien, mais presque aussi rigoureux. C’est pourquoi je m’obstine à croire à la nécessité d’une force antiremplaciste extérieure au FN, alliée à lui dans le combat contre le Grand Remplacement.

 

En revanche, 75 % des Français n’ont plus confiance en leur justice ! Les critiques sont accablantes : lente, incompréhensible, déshumanisée, élitiste, complaisante, inégalitaire, soumise au pouvoir politique… C’est inquiétant ?

Pauvre, aussi, et déculturée — élitiste, peut-être, au mauvais sens du terme, mais pourtant désélitisée, déformalisée, désyntaxisée, comme tous les grands corps de l’État, à commencer par le corps enseignant. Vingt ou trente ans de diplômes pour rire commencent à se faire gravement sentir, j’imagine, là comme ailleurs.

 

Le jugement du procès intenté par le MRAP à votre encontre sera rendu vendredi 21 février. Faites-vous partie de ces 75 % de Français qui ne croient plus en la justice de leur pays ?

L’administration de la justice, surtout en matière politique, c’est toujours un état de tension entre le pouvoir idéologique en place, celui qui fait les lois et dit le droit, et, en face, une certaine abstraction formaliste, le sentiment de la justice, de la justice abstraite, indépendant des opinions et du rapport de force : inutile de dire que cette justice pure, in abstracto, l’emporte assez rarement. Les mêmes juges qui ont condamné Pétain en 1945 auraient condamné de Gaulle quelques mois plus tôt, sauf s’ils étaient alors avec lui à Alger.

Ces temps-ci, on sent le pouvoir remplaciste nerveux, inquiet à l’idée que quelque chose puisse encore faite échouer, in extremis, le parachèvement de son grand dessein, le changement de peuple et de civilisation. Il resserre désespérément les boulons. Tout peut arriver. Cela dit, je ne crois pas que le jugement me concernant soit rendu vendredi.

 

À Bobigny, le Parti des musulmans présente une liste aux municipales. Et rétorque à ceux qui les pointent du doigt qu’il existe bien en France un parti chrétien-démocrate et que cela ne choque personne…

Un parti chrétien-démocrate, c’est un parti d’opinion. Un parti musulman, c’est un parti communautariste et, au moins jusqu’à présent, c’est un parti ethnique. En l’occurrence, c’est le parti de la conquête coloniale, la branche remplaçante de la fédération remplaciste. C’est bien pour cela que neutralité, laïcité, égalité sont des pièges mortels pour la survie de la nation.

Il n’y a pas égalité sur le territoire de la France entre le christianisme, qui a pétri l’âme nationale depuis quinze siècles, et l’islam, qui la démantèle depuis quinze ans. Écoutez les jeunes « Français » djihadistes de Syrie. Eux et moi sommes parfaitement d’accord sur leur francité. Nous nous comprenons parfaitement.

09:59 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

08/04/2014

Faut-il défendre le modèle agricole breton ?

 
 

L’agriculture en France, qu’elle soit bretonne ou d’autres régions, est organisée sur un modèle hérité de l’après seconde guerre mondiale. Plusieurs années encore après la fin de la guerre, les français utilisaient des tickets de rationnement pour se procurer des denrées alimentaires de base.

 

L’Etat a donc développé une politique productiviste, qui avait pour seul but de répondre à ce problème de pénurie alimentaire. Force est de constater que la politique mise en place a permis de relever ce défi, et ceci grâce à une très importante mobilisation du monde rural et agricole lui-même : le mouvement coopératif s’est développé à vive allure, les animateurs ruraux se sont multipliés, portés par les syndicats ou par des mouvements comme la JAC (Jeunesse Agricole Catholique). Ils vulgarisaient l’intensification de la production basée en augmentant la mécanisation, l’utilisation de semences et d’engrais plus performants, d’herbicides et de pesticides pour diminuer les temps de travail.

Bien que les défis du pays aujourd’hui n’aient plus rien à voir avec les défis de la France au sortir de la guerre, les grandes lignes de notre système de production sont restées les mêmes : les différents gouvernements – ou est-ce le régime lui-même ? – ont montré leur incapacité à s’adapter au réel. Aujourd’hui, il n’y a plus de sous-production alimentaire en France mais il y a pénurie d’emplois, désastres environnementaux, désertification du monde rural, pertes de biodiversité, famines dans les pays du Sud, malbouffe et problèmes de santé publique dans notre pays. Mais l’agriculture reste productiviste. Le syndicat agricole dominant s’est accaparé la question du modèle agricole et pourtant : le choix du type d’agriculture impacte toutes ces questions ! De nombreux autres acteurs devraient être impliqués dans les débats sur le modèle agricole.

En faisant le choix de la spécialisation régionale (cochons en Bretagne, blé en Beauce, soja au Brésil) voire nationale (avec le quasi abandon en France de la culture des oléo-protéagineux), la stratégie productiviste mise en œuvre visait un rationalisme tayloriste. Mais la réalité naturelle, biologique, a été oubliée : la monoculture, quasi sans rotation, n’est pas possible durablement si l’on vise des rendements élevés. L’ajout toujours plus fort d’engrais chimiques peut un temps les faire croitre, la sélection et les bricolages génétiques peuvent également concourir à les augmenter, il vient un moment où l’on doit incorporer des gènes de bactérie à une plante (OGM) pour tenter de les maintenir : mais aujourd’hui, malgré tout, les rendements des céréales baissent en France. Nous avons consommé le capital productif de nos sols, laissant à nos enfants des substrats pollués et inertes là où nous avons reçu des terres que les générations précédentes avaient préservé, en y rapportant le fumier de leurs étables, en y alternant les cultures.

Le développement de l’économie libérale a contribué à enfermer les producteurs dans un modèle dont ils sont devenus prisonniers. Les producteurs peuvent ils faire des choix techniques librement quand ils sont surendettés pour acheter un tracteur toujours plus gros, pour faire baisser toujours plus de charges de main d’œuvre ? Les entreprises de l’amont et de l’aval, dans l’économie mondialisée, n’ont cessé de se concentrer : quelle est la marge de manœuvre d’un producteur qui n’a quasiment plus le choix dans l’achat de ses intrants (5 entreprises tiennent le marché mondial des semences) ni le choix du débouché ? Le producteur se trouve étranglé et le système de la PAC (Politique Agricole Commune) qui consomme environ 1/3 du budget de l’Union Européenne vient maintenir artificiellement en activité les producteurs pour assurer la production alimentaire. Les producteurs sont donc d’une certaine façon les blanchisseurs d’un système mafieux transformant l’impôt des européens en recettes pour les multinationales de l’amont et de l’aval de l’agriculture. Les fournisseurs peuvent augmenter leurs prix, les clients peuvent baisser les leurs, ils prennent de plus en plus du fruit du travail du producteur sous perfusion de l’Europe. Autre "dommage collatéral" : le système produit des excédents alimentaires, qui loin de nourrir les pauvres comme le voudrait l’idéologie de la mondialisation, vient les appauvrir (jusqu’à faire mourir de faim un certain nombre d’entre eux). Le paysan sénégalais ne peut pas être compétitif face au lait en poudre qui inonde son marché ; lait produit grâce à des subventions. Le paysan comorien ne peut pas développer son élevage de poulets quand des bas morceaux de volailles arrivent surgelés de Bretagne, les productions ayant été subventionnées de multiples façons.

Pourtant, un autre modèle d’agriculture est possible et connu. Beaucoup d’innovations sont testées depuis 20 ans, notamment autour des agricultures biologiques, pour développer une agriculture qui répondrait au défi de l’emploi, de la qualité de l’environnement que nous laisserons à nos enfants, à la transmission de la biodiversité que nous avons reçue en héritage, de la quantité produite bien sûr, de la santé de tous, ... Les financements conséquents de l’Union Européenne à l’agriculture pourraient être une opportunité pour diversifier les modèles de production, en donnant plus de place aux modèles agricoles au service de la vie des territoires. Mais tant que la force des lobbys (notamment semenciers, agro et agri-industriels) fera toujours plus les politiques que les acteurs des territoires, le ministre de l’agriculture aura beau parler d’agro-écologie à tout bout de conférence de presse, rien ne changera, surtout si les paysans eux-mêmes, au bout du rouleau, se laissent gagner par le syndrome de Stockholm.

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01/04/2014

La charia incorporée dans le droit anglais

 

 

 

 

[extraits] Des éléments de la charia en matière d’héritage seront officiellement incorporés dans le système juridique britannique.

 

 

Les préconisations publiées par le Barreau permettront aux avocats de rédiger des testaments islamiques qui privent les femmes de l’égalité en matière successorale, et excluent les incroyants.

Les testaments islamiques, qui seront reconnus par les tribunaux de Grande-Bretagne, empêcheront les enfants nés hors mariage, ainsi que les enfants adoptifs, d’être considérés comme des héritiers légitimes. Toute personne mariée dans une église ou lors d’une cérémonie civile pourrait être exclue de la succession en vertu des principes de la charia, lesquels ne reconnaissent que les mariages musulmans aux fins successorales.

 

 

Certains avocats ont toutefois qualifié les lignes directrices de «stupéfiantes», et des militants ont averti que ce développement constituait une étape importante sur la voie d’un «système juridique parallèle» pour les communautés musulmanes britanniques.

 

(…) Le Parlement a été informé d’un important réseau de tribunaux et «conseils» de la charia fonctionnant de manière informelle, souvent dans des mosquées, et qui se prononcent sur des divorces religieux, et même la garde des enfants, en conformité avec les enseignements religieux.

 

(…) Keith Porteous Wood, directeur exécutif de la National Secular Society, a déclaré: «Ces lignes directrices sont une nouvelle étape dans le sabotage, par l’establishment juridique britannique, du droit anglais.(…) Au lieu de le protéger, le Barreau semble déterminé à sacrifier les progrès réalisés au cours des 500 dernières années »

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Lire plus : Telegraph (en anglais) – Poste de Veille (en français)

 

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25/03/2014

Le fil rouge de la Révolution, c’est la régénération

 

Philippe Pichot-Bravard a réalisé un ouvrage sur la Révolution dite française, intégrant les travaux récents des meilleurs historiens sur la question, notamment Jean de Viguerie, Xavier Martin, Frédéric Rouvillois. Charles-Henri d'Andigné écrit dans Famille chrétienne :

 

 

"Pour l’historien Philippe Pichot-Bravard, le fil rouge de la Révolution, c’est la régénération. Les hommes de 1789 ont voulu non pas réformer la France, comme a tenté de le faire Louis XVI, mais mettre en place une France nouvelle, et donc un homme nouveau, selon des principes abstraits. Il s’agit de régénérer le pays, de régénérer l’homme. Cette ambition « régénératrice » mènera au régime jacobin, dont on peut dire qu’il est la première expérience totalitaire du monde contemporain.

 

 

Au XVIIIe siècle, s’impose une idéologie qui veut du passé faire table rase, invente le progrès, diffuse une nouvelle conception de la connaissance. Une nouvelle conception de la société aussi, due notamment à Locke, à Hobbes, à Rousseau. Pour eux, l’homme à l’état de nature est isolé ; ce n’est que par intérêt qu’il s’associe avec ses semblables, avec lesquels il conclut un pacte social. Ce contrat donne naissance à des institutions et à un droit qui sont donc artificiels – et modelables à loisir. Et pour faire tenir ensemble des êtres que rien ne relie entre eux, sinon leur égoïsme, il faudra avoir recours à la contrainte, à la propagande, à l’État. La Révolution ne s’en privera pas.

 

 

Philippe Pichot-Bravard cite un texte de Saint-Just dans lequel le député « vertueux » appelle tranquillement l’État à s’immiscer dans les moindres recoins de la vie intime, puisque « l’enfant, le citoyen appartiennent à la patrie ». On croirait du Taubira. Ou du Peillon, dont l’auteur cite les propos suivants : « La Révolution implique l’oubli total de ce qui précède la Révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qu’opère dans l’école et par l’école cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses tables de la loi ». Lignes extraites d’un livre dont le titre dit tout : La Révolution française n’est pas terminée."

 

 

Michel Janva

 

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11/03/2014

Entretien avec Sophie Lutz

 

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Les lois sur l’euthanasie enfoncent les parents d’enfants handicapés dans le désespoir

          

Entretien réalisé par Gabrielle Cluzel.

 

Sophie Lutz, vous êtes mère d’une petite Philippine, 14 ans, polyhandicapée, diagnostiquée in utero. Vous avez publié deux livres-témoignages dans lesquels vous évoquez Philippine.

 

Vous avez écrit sur Twitter que la loi sur l’euthanasie des enfants, telle qu’elle s’apprête à être promulguée en Belgique, est « une claque affreuse pour tous les parents qui accompagnent leurs enfants souffrants : elle les enfonce dans le désespoir ». Pouvez-vous nous expliquer ?

 

Parce que je sais par ma propre expérience que, même si l’on est convaincu de la dignité de la personne et de l’existence de son enfant, il y a en même temps, au fond de soi, cette petite question terrible qui revient régulièrement : « Est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux qu’il ou elle meure ? » On est déjà bien désespéré, mais on peut garder la tête hors de l’eau, rester debout, si tout le monde vous soutient et dit avec vous : « On ne sait pas si ce serait mieux, et personne ne sait. » Cette loi, elle, prétend « savoir » ; elle franchit le pas d’après, le pas dans le vide. Et sous prétexte de tout résoudre, elle plonge dans une détresse sans nom.

 

La loi en question prévoit que l’initiative doit venir de l’enfant, mais que la décision appartient aux parents qui doivent donner leur consentement…

 

La première partie montre déjà qu’en soi, et même pour ceux qui y seraient favorables, la loi est absurde. Quid, dans ce cas, des enfants qui ne peuvent pas parler ? Quant au reste… Qu’est-ce que cela signifiera ? Que les parents qui ne voudront pas faire mourir leur enfant seront des parents tortionnaires, indifférents aux souffrances de celui-ci ? Quelle sorte de lien filial va ressortir de tout cela ? À vrai dire, ce sont des choses que j’ai déjà ressenties quand j’attendais Philippine. Nous savions qu’elle allait être handicapée mais nous voulions la garder… Pour certains, nous étions coupables. Sur Twitter, on me dit que la loi ne contraint pas, donc que je ne devrais pas m’inquiéter. Mais la loi me dira : c’est possible et d’autres le font, pourquoi pas toi ? Si je ne veux pas euthanasier ma fille, suis-je une mère abusive, égoïste, qui ne pense qu’à elle ? Cette loi s’introduit dans la conscience pour ébranler l’interdit de tuer, qui est une sécurité pour ceux qui souffrent.

 

Il n’y a pas qu’en Belgique que l’euthanasie est au cœur de l’actualité. Vincent Lambert, en France, fait les gros titres. Cette affaire vous touche ?

 

Bien sûr. Car, comme le disent les médecins, Vincent Lambert n’est pas mourant mais handicapé. Il est finalement comme ma petite fille. Les « parents intégristes » qui veulent que leur enfant vive, ce sera nous dans quelques années, quand la loi sur l’euthanasie sera passée en France. Car être contre l’euthanasie, c’est être « intégriste ». Un qualificatif que la presse a mis trois semaines à trouver… C’était presque long, je commençais à m’étonner.

 

C’était bon d’entendre la voix de Philippe Pozzo di Borgo 1 sur RTL aujourd’hui. Il a une voix tellement paisible pour dire qu’il est heureux de ne pas avoir été débranché, que sa vie immobile, très contemplative, lui convient, qu’elle est riche sur le plan relationnel et qu’il progresse personnellement. J’ai été touchée qu’il dise l’importance de sa famille, des soignants autour de lui. Je me dis que ma fille peut ressentir ces bienfaits-là aussi et aimer sa vie.

 

 

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04/03/2014

Identité nationale : nos racines – par Marc Noé


LES IDIOTIES D’UN ANCIEN MINISTRE
 
« La France n'est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c'est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n'y a pas de Français de souche, il n'y a qu'une France de métissage ».
Tout le monde le sait désormais : ces propos parfaitement idiots sont d'Éric Besson, qui fut malencontreusement Ministre de l'Identité Nationale.
Ce genre de propos stupide tient à la mode du "politiquement correct" qui voudrait nous faire croire que, depuis la nuit des temps, la France -la Gaule ou la Grande Celtie- a toujours ressemblé à un terrain vague sur lequel tout le monde pouvait aller et venir à sa guise. Rien n'est plus faux : notre Territoire, quel que soit le nom qu'il a historiquement porté, n'a jamais été un lieu de libre passage ou une "terre d'accueil" sur laquelle n'importe qui pouvait pénétrer comme dans un moulin.
 

Même dans les temps les plus reculés et comme partout ailleurs, les Familles, les Clans, les Tribus ont toujours jalousement défendu leurs Territoires. Rien que les luttes sanglantes inter gauloises témoignent de cette réalité. En fait, cette notion de "terre d'accueil" relève aujourd'hui d'une simple affirmation idéologique et politique qui ne repose sur aucune donnée historique.
À cet égard, et n'en déplaise à monsieur Besson, l'Histoire de France vient encore à la rescousse en montrant que la population française est restée quasi-inchangée, stable et homogène de la chute de l'Empire Romain jusqu'à la moitié du XXème siècle. Ça aussi, c'est un fait, malheureusement ignoré du Ministre !
 
NAISSANCE DE LA FRANCE
 
Au Vème siècle, à la chute de l'Empire romain, la population de la Gaule, plus étendue que la France actuelle, est évaluée à environ 8 millions d'habitants. La présence romaine n'ayant jamais été une colonisation de peuplement et nonobstant quelques foyers urbains comme Marseille, cette population dite "gallo-romaine" est à cette époque presque exclusivement gauloise -celte sur le plan ethnique- et très proche de ses voisins -cousins- germains (certains historiens englobent d'ailleurs les Germains dans la grande famille Celte). La Loi de Valentinien Ier (370) interdit par ailleurs le métissage : "Aucun provincial, quel que soit son rang ou son pays, ne doit s’unir à une épouse barbare. Aucune provinciale ne doit s’unir à un gentil (soldat germanique). Si de telles unions se nouent entre provinciaux et gentils, la peine de mort fera expier ce qu’il y a là de suspect et de dangereux" (cf. Code théodosien, III, 1, 4, 1).
 
Les peuples gaulois avant la conquête romaine
 
La romanisation ne concerne donc que l'aspect politique, législatif et organisationnel de la société. Pas la composition ethnique. Et encore, cette romanisation structurelle ne concerne que les centres urbains car, malgré le développement du christianisme, les campagnes conserveront encore longtemps leurs mœurs celtiques et païennes, c'est-à-dire profondément polythéistes. Notons également l'implantation d'une petite communauté juive de quelques centaines de personnes dans la région de Lyon (Lugdunum = la ville du dieu Lug) depuis la conquête de César.
Par comparaison, la population totale de l'Empire d'Occident est alors évaluée à 26-27 millions d'habitants ([Grande-] Bretagne ; Gaule ; Espagne ; Afrique du Nord ; Italie et Illyrie).
Si elle connait à ce moment quelques soucis démographiques (50% de décès avant 20 ans, mortalité moyenne entre 22 et 27 ans, 18% atteignent 80 ans), la Gaule demeure cependant la partie la plus peuplée de l'Empire de l'Ouest, bien que de manière très disparate, très inégale.
Arrive alors le moment des "grandes invasions germaniques" qui ne modifieront pas non plus la base celtique principale de la Gaule. Les chiffres, forcément approximatifs mais fiables dans leurs proportions, parlent d'eux-mêmes : 100 000 Wisigoths dont 20 000 guerriers s'installent en Aquitaine; à peu près autant en Narbonnaise; 80 000 Burgondes dont 15 000 guerriers en Savoie; 100 000 Francs dont 20 000 guerriers dans l'actuelle Belgique; 100 000 Ostrogoths dont 20 000 guerriers dans le sud-est de la Gaule; 15 000 Alains dont 3 000 guerriers dans l'Orléanais. Les 80 000 Vandales, eux, ne font que "passer" pour aller franchir le Détroit de Gibraltar et envahir l'Afrique du Nord. Des "vestiges" de Vandales se retrouvent notamment dans certaines populations Kabyles (blonds aux yeux clairs). Au total, l'implantation germanique en Gaule peut donc être évaluée à environ 400 000 personnes (500 000 tout au plus) dont 100 000 guerriers. Il faut ici remarquer que ces migrations ne concernent qu'une partie des populations dont de nombreux éléments demeurent néanmoins en territoires germaniques : ce n'est donc pas la totalité de tous ces Peuples qui migre des forêts germaniques vers les contrées celtiques. Le cas des Huns, estimés à 500 000 personnes, dont 50 000 guerriers, n'eut par contre aucune influence sur le peuplement de la Gaule puisque ces 50 000 guerriers n'y firent qu'un tour de piste et furent rapidement refoulés sans avoir fait souche (1).
 
Les grandes invasions
 
Ainsi, ce que nous avons appelé pendant très longtemps "grandes invasions" n'a en réalité constitué qu'un apport germanique d'environ 5 à 7% par rapport à la population gauloise d'origine. C'est la coïncidence spectaculaire de la chute de l'Empire et de ce flux migratoire avec son cortège de combats, de pillages et de massacres qui a donné son retentissement à l'évènement. Par la suite, les dynasties d'ascendance germanique ayant pris progressivement le contrôle étatique des territoires gaulois, c'est précisément de cette fraction de 5-7% qu'émergera plus tard l'essentiel de la noblesse française. Le même phénomène s'observe d'ailleurs en (Grande) Bretagne avec la colonisation des territoires celtes par les Anglo-saxons (Angles et Saxons = tribus germaniques).
Avec la concomitance de la chute de l'Empire romain d'Occident et de l'apport germanique, avec l'avènement des Mérovingiens puis des Carolingiens et, finalement, des Capétiens, l'Histoire de France prenait son envol. Elle allait traverser les âges et les régimes politiques pour se perpétrer jusqu'à nos jours après avoir enraciné le Peuple Français sur la terre de ses Aïeux.
C'est au cours de ces siècles que s'est lentement forgée l'identité nationale française.
 
LE FONDEMENT ANCESTRAL DE LA NATION FRANÇAISE
 
Dans cet esprit, ce n'est donc pas du racisme que de constater que le fondement ancestral de la Nation Française repose ainsi sur une triple base latino-germano-celte qualifiée ici par ordre d'importance numérique croissante en termes de population originelle. Et encore faut-il y inclure un léger apport nordique depuis le Traité de Saint-Clair-sur-Epte (2), en 911, lorsque le Roi de France, Charles III le Simple, autorisa les Vikings de Rollon (plusieurs milliers de guerriers avec leurs familles) à s'installer en Normandie en échange de leur allégeance. La base largement indo-européenne est par conséquent toujours évidente.
 
L'Europe du Traité de Verdun en 843
 
Bien sûr, au fil des siècles, il y eut, comme partout, certaines "interpénétrations" à la marge et sur le plan européen. Mais l'ensemble de ces cas ne peut être qualifié de "phénomène migratoire" en raison même de sa très faible importance. Encore une fois, la France n'a jamais été un champ de foire que tout le monde pouvait traverser n'importe comment : ce n'était pas encore la France d'aujourd'hui ! Les guerres fratricides européennes elles-mêmes n'ont jamais engendré, entre les États, de vastes mouvements de populations susceptibles de modifier l'homogénéité des Peuples. Les États celtes sont restés principalement celtes, les États germaniques sont restés principalement germaniques, les États slaves sont restés principalement slaves, etc... Et chacun sait que de nombreux conflits avaient, comme de nos jours, une origine ethnique.
Par la suite, plus près de nous, à partir de la fin de la Première Guerre Mondiale, la France connut alors, non pas des vagues d'immigration car le terme serait trop fort en regard du phénomène sans commune mesure avec les fameuses "Grandes Invasions" du Vème Siècle, mais un certain nombre d'apports allogènes d'origine européenne et d'importances variables (Russes, Italiens, Polonais, Espagnols, Portugais...).Tous de cultures, de religions, de traditions, de mœurs et d'ethnies très proches de celle de notre Peuple. N'oublions pas ici que bon nombre de ces migrants possédaient eux-mêmes des racines celtes et germaniques depuis les Grandes Invasions : Celtes, Ostrogoths et Lombards pour les Italiens, Celtes et Wisigoths pour les Espagnols et les Portugais. Précisons encore que la présence musulmane en Ibérie (sauf dans le Nord), n'avait jamais constitué une colonisation de peuplement mais une occupation militaire avec soumission au régime féodal, c'est-à-dire allégeance des seigneurs wisigoths à leurs suzerains musulmans.
Des années 1920 à 1960, les éléments allogènes extra-européens n'étant encore que purement occasionnels et très marginaux, la Nation Française continua néanmoins d'être stable et homogène en raison de la similitude des populations européennes concernées et de leur désir d'assimilation. Similitude, assimilation... deux termes indissociables en ce domaine. À titre d'exemple, de nos jours, un jeune dont les Ancêtres Russes sont venus en France pour fuir la révolution bolchévique des années 20 se sent et est parfaitement Français : sa Famille a fait souche. L'expression n'est pas qu'une image. Évidemment, lorsqu'on parle d'assimilation, cela sous-entend souvent une rupture, une transformation, une mutation : on abandonne ses "anciens habits", on se dilue, on se fond... on s'identifie à la Patrie et à la Nation qui accueillent. Dans certains cas, cela peut constituer un déchirement. C'est vrai. Mais l'amalgame, l'alchimie, sont à ce prix.
Au final, c'est aux descendants de toutes ces personnes-là qu’Éric BESSON refuse maintenant l'appellation de "Français de souche". Encore un bel exemple d'ignorance ou de malhonnêteté intellectuelle. À moins que ce ne soit là que pure couardise !
Aujourd'hui encore, et même en tenant compte des migrants européens du XXème Siècle, la population européenne française demeure donc toujours fondamentalement latino-germano-celte, l'élément slave venant compléter cette construction indo-européenne. Par comparaison, prenons l'exemple de certains Belges qui, entre eux, continuent de s'appeler "Ménapiens", du nom de la tribu gauloise qui régnait sur leur région il y a vingt siècles ! Et que dire également de ces Galiciens Espagnols, de ces Bretons Français, de ces Gallois et Écossais Britanniques, de ces Irlandais et de bien d'autres en Europe qui, tous, manifestent leur attachement à leurs racines celtiques (cf. le Festival Inter Celtique de Lorient).
 
LE PEUPLE FRANÇAIS N'EST PAS UN PEUPLE LATIN
 
Actuellement, ne faisant référence qu'à la langue parlée et écrite, le Peuple Français est qualifié de "latin" sous prétexte que notre langue a été fortement façonnée par celle de nos occupants romains. C'est oublier que le premier texte considéré comme étant l'acte de naissance de notre langue est le Traité de Verdun (3). Cet acte fut signé en 843 par les trois petits-fils de Charlemagne (Charles, Lothaire et Louis) qui se partagèrent alors l'empire carolingien de leur grand-père. De là découlent beaucoup de problèmes récurrents en Europe occidentale... mais c'est une autre histoire. Ce traité fut donc rédigé en "roman", mélange de latin et de tudesque (vieil haut allemand pour les Francs). Dès lors, l'Histoire officielle n'aura de cesse de privilégier le côté "latin" en occultant totalement le caractère tudesque et en ignorant délibérément les milliers de mots courants directement issus du Gaulois qui composent encore notre vocabulaire (4). Et que dire également des nombreux termes de marine carrément dérivés du vocabulaire viking (5) ? Là aussi, avec le choix délibéré du latinisme, le problème était déjà politique car, en tant que "fille ainée de l'église", la France se devait d'accréditer son côté latin au détriment de sa propre identité celte. Pour mettre en lumière cette évidence, posons-nous la question autrement : les Gabonais qui parlent Français sont-ils un Peuple latin ?... et les Sénégalais alors ?... Point n'est besoin ici d'une plus longue démonstration : une langue, si elle participe de l'identité d'un Peuple, n'en est pas forcément le fondement même. Le Peuple Français reste toujours très majoritairement celtique et, de toute manière, indo-européen. Ce n'est pas le matraquage des reportages sur le supposé "bien vivre ensemble" dans le quartier de la Goutte d'Or ou autres lieux montrés en "exemples" qui changeront cette réalité.
 
L'IDENTITÉ D'UN PEUPLE, CE N'EST PAS SON SYSTÈME POLITIQUE
 
Sur un autre plan, et contrairement à ce voudrait aussi faire croire les tenants de la pensée unique et du "politiquement correct", ce n'est pas non plus un quelconque régime politique -fut-il monarchique, impérial, consulaire, républicain, démocrate, libéral, socialiste ou autre- qui fait l'identité profonde d'un Peuple, mais bien l'ensemble des gens qui le composent, avec leurs us et coutumes, leurs traditions, leurs croyances, leur Histoire, leurs Ancêtres... En Afrique de l'est, ce ne sont pas les régimes politiques du Kénya ou de la Tanzanie qui ont déterminé l'identité des Massaïs venus du Soudan au XVème siècle. En Afrique australe, ce ne sont pas les régimes d'apartheid -l'ancien ou le nouveau- qui ont défini l'identité particulière des Zoulous. Nul ne songerait à confondre l'identité unique de ces Peuples avec les régimes politiques auxquels ils sont aujourd'hui soumis. Ce sont les Peuples qui produisent leur culture et non l'inverse.
De la même manière, personne n'oserait prétendre que c'est le marxisme qui a forgé "l'âme slave" au motif que le communisme a régné durant 70 ans sur l'Union Soviétique. Naturellement non. C'est bien au contraire "l'âme slave" qui a su survivre au totalitarisme communiste. Ce n'est pas la même chose.
Il en va de même pour les Peuples d'Occident. Leur identité profonde ne se fonde nullement sur le système politique qui les régit aujourd'hui. L'Histoire montre heureusement que certains systèmes préservent davantage cette identité que d'autres. Chapeautés par les institutions européistes, les systèmes que nous subissons aujourd'hui, en France et en Europe, n'en font à l'évidence pas partie.
Pour sa part, la France a été bâtie par une quarantaine de Rois, un Consulat, deux Empires et cinq Républiques sans que son identité en ait été modifiée. Preuve que l'identité d'un Peuple ne saurait se confondre avec un système politique quel qu'il soit et, à fortiori, avec une Droite ou une Gauche. Pour faire une comparaison simpliste, nous pourrions simplement dire que nos cartes d'identité ne font pas état de nos opinions politiques mais bien de nos particularités physiques. C'est donc bien en premier par le physique qu'on reconnait quelqu'un, qu'on l'identifie. Et cela ne présume pas, bien sûr, de la valeur de la personne.
Avant de faire de la politique, ceux qui prétendent occuper les plus hauts degrés de l'État feraient donc bien d'apprendre, de comprendre et d'aimer l'Histoire du Peuple qu'ils sont censés représenter : bien des âneries leur seraient ainsi évitées !
À une époque de mondialisation effrénée où tous les Peuples sont en quête de leur identité (exemple encore des populations noires revendiquant avec fierté et à juste titre leurs racines africaines), il n'y a donc aucune raison que ce droit soit refusé à notre Nation. Nul Peuple n'a à rougir de ses racines. Nous, nous ne rougissons pas des nôtres !... N'est-ce pas, Monsieur le Ministre ?
 
L'ÉQUILIBRE IDENTITAIRE AUJOURD'HUI MENACÉ
 
Aujourd'hui, à l'instar des autres pays européens, la France se trouve confrontée à un phénomène de migration de peuplement sans précédent avec l'arrivée massive et incontrôlée de populations en provenance d'Afrique essentiellement et très majoritairement musulmane.
Contrairement à ce qui s'est toujours passé en Occident, ces populations, à quelques rares exceptions près, ne souhaitent ni s'intégrer ni se conformer aux Lois, règles et mœurs de la "terre d'accueil". Il n'y a vraiment que le personnel politique pour y croire ou faire semblant d'y croire. Partout à travers la France, mais aussi dans toute l'Europe, ce ne sont que revendications, essentiellement religieuses, pour adapter nos propres manières de vivre à celles des "nouveaux arrivants" : menus spéciaux dans les cantines, suppression des arbres de Noël, demandes de congés pour fêtes religieuses, port du voile, adaptation législative à la charia au profit de la finance islamique... nous connaissons tous la longue litanie de ce genre de doléances. Tout se passe comme si c'était au Peuple qui reçoit de se conformer aux habitudes des nouveaux venus. De la part de ces derniers, et toujours à de rares exceptions près, il s'agit de reproduire et d'imposer les modes de vie qui ont cours dans leurs pays d'origine.
 
C'est tout le contraire de l'assimilation... ou alors, c'est de l'assimilation en sens inverse ! Dans les faits, c'est de la colonisation.
 
UNE SEULE SOLUTION : LE RETOUR AU PAYS
 
Toujours à de rares exceptions, l'assimilation de ces populations allogènes n'est aujourd'hui plus possible du fait de leur importance numérique et de leur volonté de conserver leur identité. À cela, il faut encore ajouter le rejet largement majoritaire dont elles font désormais l'objet de la part de la population de souche. Que cela plaise ou non, c'est un fait et il faudra bien trouver une solution à ce problème vital. Depuis plusieurs décennies, les gouvernements, non seulement français mais aussi européens, ont refusé de regarder les choses en face. Pour certains hommes "politiques", l'immigration était même regardée comme "une chance pour la France". On voit le résultat de pareilles sottises : ce que nos Ancêtres ont mis des siècles à bâtir est en train de se déliter sous nos yeux. Pire : des parlementaires complètement inconscients ont réussi à concocter un fatras inextricables de Lois (Loi Pleven, Loi Gayssot...) qui nous interdisent toute forme de réaction sous peine de poursuites. Ces lois sont purement suicidaires et devront disparaître un jour ou l'autre mais, en attendant, le mal perdure et la France s'écroule, ravagée par des bandes de sauvages.
 
Si nous ne faisons rien aujourd'hui, que diront dans 50 ans nos enfants et nos petits-enfants : "Papa, Papy, comment vous avez pu laisser faire ça ?"
 
ALORS, QUE FAUT-IL FAIRE ?
 
La solution est pourtant évidente et le XXème siècle regorge d’exemples de "remigrations" y compris en Europe où des populations installées dans des territoires depuis parfois plusieurs dizaines de générations sont retournées à leurs terres d'origine : Grecs (1,2 million de Grecs établis en Asie mineure depuis l’Antiquité expulsés vers la Grèce par le gouvernement nationaliste turc de Mustapha Kemal en 1923) ; Finlandais (400.000 Finlandais expulsés de Carélie soviétique en 1945) ; Allemands (13 millions chassés d’Europe centrale et orientale en 1945 qui ont trouvé refuge en RFA, RDA et Autriche ) ; Français (1 million de "Pieds-Noirs" rapatriés en France en 1962). Plus près de nous, les migrations ou "remigrations" dans les Balkans témoignent encore d'un phénomène courant dans l'Histoire mondiale.
Le retour au pays (le RAP !) est donc bien possible... alors qu'on ne nous dise pas qu'on ne peut plus rien faire car plus le temps passe et plus le remède sera douloureux pour tout le monde.
Évidemment, tous ces retours au pays ne se sont jamais faits de bonne grâce et dans la joie. Certes. Ils se sont effectués dans des périodes de crise, de tension et souvent à l'issue de luttes armées. Mais ne rêvons pas : pensons-nous réellement que les choses se dérouleront autrement en France et dans le restant de l'Europe ? Croyons-nous vraiment que les choses se passeront en douceur et que toutes ces populations quitteront nos territoires avec le sourire et la fleur aux dents ? Imaginons-nous un seul instant que tous ces imams replieront minarets et mosquées en nous disant gentiment "au revoir et à la prochaine" ? Bien sûr que non ! Tout le monde sent bien que nous sommes au bord de l'implosion et de la guerre civile. Il serait temps de redescendre sur terre et de regarder la réalité en face. Les choses ne se feront pas toutes seules. Il y aura forcément des pleurs et des grincements de dents... mais à qui la faute, si ce n'est à tous ces politicards de Droite comme de Gauche qui nous auront conduits dans le mur ! D'ailleurs, là aussi, ne nous leurrons pas : ces mêmes politicards sont et seront les premiers à "stigmatiser" toute velléité de résistance ou de défense des populations de souche. Tant pis pour eux : ils auront choisi leur camp et l'Histoire se fera sans eux, contre eux et contre leur Lois. Lorsqu'il s'agit de survie, le légalisme a ses limites.
 
Et après tout, Napoléon BONAPARTE ne disait-il pas : "Celui qui sauve une Nation ne viole aucune Loi" ?
 
Reproduction autorisée avec la mention suivante et le lien vers cet article :
© Marc Noé pour francepresseinfos.com
 
Notes
1. Pour ces chiffres, se reporter notamment aux études de Victor de Vita et de Erich Zöllner.
2. Au début du Xe siècle, la violence des raids normands commence à s'essouffler : un peu partout, des fortifications et des châteaux empêchent les envahisseurs de se déplacer à leur guise. Aussi beaucoup d'entre eux aspirent-ils à se sédentariser. En 911, à la suite d'une expédition malheureuse contre Sens, suivie d'une défaite sous les murs de Chartres, le chef de bande Rollon entame des pourparlers avec le roi Charles le Simple. Ceux-ci aboutissent à un traité conclu à Saint-Clair-sur-Epte à la fin de l'année 911. L'ensemble de l'affaire est connu par une unique source: le chroniqueur du XIe siècle Dudon de Saint-Quentin, très favorable aux ducs de Normandie, ses maîtres. D'après lui, Rollon reçoit en toute propriété les territoires avoisinant la basse Seine, ainsi que le droit de ravager la Bretagne. En outre, le roi accepte de lui donner en mariage sa fille Gisèle. De son côté, Rollon veut bien prêter hommage au roi mais dans des circonstances telles que, d'après Dudon, le souverain en est ridiculisé. Rollon promet de se faire baptiser et s'engage à interdire l'entrée de la Seine aux autres Normands.
3. Ce traité de partage reconnaît à Louis le Germanique la possession de la Bavière, accrue de tous les pays allemands sur la rive droite de l'Aar et du Rhin (à l'exception de la Frise), et des évêchés de Mayence, de Spire et de Worms, sur la rive gauche du Rhin. Charles le Chauve reçoit les pays de langue romane à l'Ouest de l'Escaut, de l'Argonne, de la Saône et des Cévennes, plus le comté de Châlons, sur la rive gauche de la Saône, et moins les régions du Lyonnais, du Viennois, du Vivarais et de l'Uzège, situées sur la rive droite du Rhône et qui reviennent à Lothaire. Celui-ci reçoit le reste de l'Empire, de la mer du Nord au golfe de Tarente, avec les deux capitales Aix-la-Chapelle et Rome, et le titre impérial. Confirmé à Yütz (844), puis à Meerssen (847 et 851), le traité de Verdun donnait naissance à trois grands États (France, Germanie, Italie) et réduisait l'empire d'Occident à une fiction politique.
5. Mots de vieux norrois dans la langue normande :
 
Bibliographie
 
- Histoire de France, Henri Martin
- Histoire de la persécution vandale en Afrique, Victor de Vita
- Histoire de l’Autriche des origines à nos jours, Erch Zöllner
- Commentaires sur la Guerre des Gaules, Jules César
- Clovis, Michel Rouche
 
 

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25/02/2014

Jean Raspail : «Notre civilisation est en train de disparaître»

 

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« Je n’ai guère envie de me joindre à la grande ronde des intellectuels qui passent leur temps à débattre de l’immigration… Le peuple sait déjà toutes ces choses, intuitivement : que la France, telle que nos ancêtres l’ont façonnée depuis des siècles, est en train de disparaître.»

 

Et qu’on amuse la galerie en parlant sans cesse de l’immigration sans jamais dire la vérité finale. Une vérité d’ailleurs indicible car celui qui la proclame est immédiatement poursuivi, condamné puis rejeté. Richard Millet s’en est approché, voyez ce qui lui est arrivé.

 

On dissimule aux Français la gravité du problème. À commencer par les dirigeants politiques. Publiquement, tout va très bien, mais, la porte fermée, ils reconnaissent que “oui, vous avez raison : il y a un vrai problème”.

 

J’ai sur ce sujet des lettres édifiantes de hauts responsables de gauche, de droite aussi : “Mais vous comprenez : on ne peut pas le dire…” Ces gens-là ont un double langage, une double conscience.

 

Le peuple sait qu’on lui cache les choses. Aujourd’hui, des dizaines de millions de gens ne partagent pas le discours officiel sur l’immigration. Ils ne croient aucunement que ce soit une chance pour la France. Parce que le réel s’impose à eux, quotidiennement.

 

Le modèle d’intégration ne fonctionne plus. Même en admettant qu’on reconduise un peu plus de clandestins à la frontière et qu’on réussisse à intégrer un peu plus d’étrangers qu’aujourd’hui, leur nombre ne cessera pas de croître et cela ne changera rien au problème fondamental : l’envahissement progressif de la France et de l’Europe par un tiers-monde innombrable.

 

Ces gens-là ne se retournent pas vers leurs gouvernements pour protester, ils n’en attendent rien. Ils se tournent vers nous et arrivent en Europe par bateaux, toujours plus nombreux, aujourd’hui à Lampedusa, ailleurs demain. Rien ne les en décourage.

 

Par le jeu de la démographie, dans les années 2050, il y aura autant de jeunes Français de souche que de jeunes étrangers en France. Beaucoup seront naturalisés. Ce qui ne signifie pas qu’ils seront devenus français.

Les “naturalisations de papier” ne sont pas des naturalisations de cœur. Je ne peux pas les considérer comme mes compatriotes.

 

Il n’y a que deux solutions. Soit on essaie de s’en accommoder et la France s’effacera sans même qu’on lui fasse des funérailles. Soit on ne s’en accommode pas du tout — c’est-à-dire que l’on cesse de sacraliser l’Autre et que l’on redécouvre que le prochain, c’est d’abord celui qui est à côté de soi.

 

Ce qui suppose que l’on s’assoit quelque temps sur ces « idées chrétiennes devenues folles », comme disait Chesterton, sur ces droits de l’homme dévoyés, et que l’on prenne les mesures d’éloignement collectif et sans appel indispensables pour éviter la dissolution du pays dans un métissage général.

 

Je ne vois pas d’autre solution. J’ai beaucoup voyagé dans ma jeunesse. Tous les peuples sont passionnants mais, quand on les mélange trop, c’est bien davantage l’animosité qui se développe que la sympathie. Le métissage n’est jamais pacifique, c’est une utopie dangereuse. Voyez l’Afrique du Sud !

 

Je ne crois pas un instant que les partisans de l’immigration soient plus charitables que moi : il n’y en a probablement pas un seul qui ait l’intention de recevoir chez lui l’un de ces malheureux…

 

Tout cela, c’est de la frime émotionnelle, un maelström irresponsable qui nous engloutira.

Valeurs Actuelles

09:53 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

11/02/2014

Clause de conscience des maires :

 

 Ce que ne dit pas le Conseil Constitutionnel

                                                                                       
 
 

La décision du Conseil Constitutionnel de refuser l'exercice d'une clause de conscience par les maires opposés au mariage unisexe a été jugée par certains "contraire aux engagements du président de la République", lors de son intervention au congrès des maires de France il y a un an.

Des élus ont annoncé leur intention de déposer une proposition de loi pour rendre légale une telle clause de conscience. Certains évoquent un recours contre la circulaire Valls qui menace de sanctions judiciaires les maires récalcitrants. D'autres veulent saisir la Cour européenne de droits de l'homme... Ces réactions sont généreuses : elles manifestent une volonté de ne pas abandonner le combat. Mais elles démontrent aussi une erreur de jugement qui, dans les circonstances extrêmes que nous vivons, les condamnent à l'échec.

Le Conseil Constitutionnel a affirmé par deux fois qu'il n'y a rien dans la constitution qui puisse protéger la République de l'idéologie du genre : en juin lorsqu'il s'est prononcé sur la loi Taubira, et hier lorsqu'il a statué sur la clause de conscience des maires. Ni le droit de l'enfant à être éduqué par un père et une mère, conformément aux traités internationaux ratifiés par la France, ni l'interdiction d'être poursuivi pour ses opinions, conformément à la déclaration universelle des droits de l'homme, n'auront constitué des remparts légitimes contre une loi injuste. Le Conseil Constitutionnel l'a confirmé : la République est légalement sans défense face à une idéologie qui s'est infiltrée jusqu'au sommet de l'Etat. La loi Taubira, la circulaire Valls, la réforme Peillon, les nominations au Comité d'éthique par François Hollande : tout cela relève d'une même idéologie qui vise à imposer en France une société trans-genre.

Le Printemps Français n'exprime aucune surprise face à la décision des sages, car il n'a jamais confondu la légalité avec la légitimité. Peu importe à ses yeux que la loi soit conforme à la constitution. Cette base juridique, humaine et passagère, ne l'emporte pas sur les données intangibles de la nature humaine. Celle-ci porte en elle-même une dignité que la constitution n'a pas le droit de nier. Notre tâche de citoyens libres et conscients est de le rappeler.

Dans quelques mois, les français seront appelés à élire leurs maires. Ils savent désormais qu'ils n'éliront qu'un agent d'Etat privé de toute conscience. De telles élections ne pourront être qu'une parodie de démocratie. Il appartient à chacun d'en tirer les conséquences.

 

10:17 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

04/02/2014

Facebook surveille même ce que vous avez « failli » publier…

 

Que savait-on déjà de Facebook ? Que ce que l’on y mettait n’avait de privé que le nom. Que cette photo de vous, roulant sous la table, à l’issue de la soirée d’intégration de votre école de commerce, destinée à l’origine à n’être partagée qu’avec vos copains de biture, finirait peut-être, cinq ans plus tard, par être examinée par celui qui, sans elle, aurait pu devenir votre employeur.


 

On savait aussi que ce qui était publié l’était pour la vie. Ces blagues graveleuses, ces prises de position à l’emporte-pièce que vous avez publiées avec l’inconséquence de vos 18 ans, puis supprimées en rentrant dans la vie active parce qu’elles ne siéent plus avec votre condition de cadre respectable, n’ont pas réellement disparu pour qui se donnerait les moyens de les retrouver.

 

On le savait et on l’avait accepté. Parce qu’on ne peut rien y faire. Parce que Facebook est plus fort que vous. Le symbole même de la servitude volontaire.

 

Ce que l’on ne sait pas – ce que l’on vient d’apprendre –, c’est que ce flicage à perpétuité concerne aussi ce que vous n’avez jamais publié. Seulement à peine esquissé. Ces mots tapés en vitesse sous le coup de l’émotion. Ces insultes outrancières, ces déclarations ampoulées, ces réponses mal torchées et mal ficelées qui, d’un coup, vous ont fait honte et que vous avez effacées avant de les poster comme on roule en boule une lettre que l’on n’enverra jamais, sont conservées par Facebook. À la manière de ces brouillons qui s’enregistrent au fur et à mesure sur Gmail…

 

On dit qu’avec Facebook, on n’a pas de vrais amis. Mais on a, semble-t-il, un vrai ennemi.

C’est ce que révèle une étude publiée par deux Américains travaillant pour Facebook et ayant précisément étudié le comportement « d’autocensure » de cinq millions d’utilisateurs anglophones. Parce que vous pensiez peut-être qu’une boîte ambitieuse comme Facebook n’avait pas de service Recherche & Développement ? Qu’elle se contenterait de vivoter ad vitam sur le concept d’amitié virtuelle sans chercher d’autres débouchés pour tout ce qu’elle peut stocker, comme un équarrisseur qui se contenterait de brûler les carcasses sans vendre le cuir ni la fourrure ?

 

Au Zuckerbergland, pas de droit à l’oubli, au repentir, aux mots qui dépassent la pensée. Et ces non-dits, ou plutôt ces non-écrits, ont évidemment un prodigieux intérêt puisqu’ils sont le reflet de votre impulsivité primaire avant qu’elle ne soit bridée par la raison. Le début du flicage de l’esprit, en somme, car ce que l’on a manqué écrire, c’est ce que l’on a pensé très fort… à l’état brut, avant d’être aseptisé, limé, arrondi, contrôlé et déclaré bon pour l’exportation vers les amis. Un prodigieux intérêt commercial, mais aussi – pourquoi pas ? – judiciaire… Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous posterez, mais aussi tout ce que vous avez failli poster, pourra être retenu contre vous.

 

On dit qu’avec Facebook, on n’a pas de vrais amis. Mais on a, semble-t-il, un vrai ennemi. Par un curieux paradoxe, les réseaux sociaux risquent bien, à terme, d’aliéner aussi puissamment la parole qu’ils l’ont libérée ces dernières années.

 

Gabrielle Cluzel dans Boulevard Voltaire

10:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)