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23/02/2018

PERSONNES ÂGÉES EN DANGER :

 

 

 

ET SI ON INVESTISSAIT DANS LES FAMILLES ?

 

 

 
 
Ecrivain, journaliste
 

Son blog

 

 

 

Les personnes âgées maltraitées… n’est-ce pas honteux dans un pays dit civilisé ? C’est le sujet qui occupe tout un chacun, en ce mardi matin, puisque les salariés des EHPAD sont en grève, dénonçant un manque de moyens, et donc de personnel, induisant un travail mal fait, et dans l’urgence : « Je suis stressée donc stressante et à mon sens maltraitante », confiait, fin décembre, dans une lettre ouverte au ministre de la Santé, une infirmière d’EHPAD épuisée, tant physiquement que psychologiquement.

 

 

 

Pour répondre à cette détresse, celle des soignés comme celle des soignants, Agnès Buzyn a posé sur la table 50 millions d’euros. C’est à dire bien trop peu, disent les professionnels, au vu des besoins.

 

 

 

Évidemment, on serait tenté de rester dans une optique comptable. Et de conseiller quelques transferts salutaires : on pourrait, au hasard… supprimer les subventions à la presse ! 387 millions d’euros en 2015, selon Contribuables associés, soit huit fois ce qu’Agnès prévoit de donner aux EHPAD. Et comme la presse papier, essentiellement lue par les personnes âgées, finira de toute façon par disparaître avec elles, ce principe de vases communicants en direction d’une population qui, l’achetant et payant des impôts, l’a doublement soutenue pendant des dizaines d’années ne serait que justice.

 

 

 

Mais ce ne serait pas voir tellement plus loin que le bout de son nez, car ces millions-là, aussi, seront vite consommés. Et après ?

 

 

 

Et après, on se repentira d’avoir, comme des abrutis finis, des demeurés patentés, de viles imbéciles… détruit la famille. Pierre par pierre, réforme après réforme, loi après loi. Méticuleusement. Oh, bien sûr, je sais : nous ne sommes plus au XIXe siècle, ma petite dame, il y a bien longtemps que les personnes âgées – en tout cas, la majorité d’entre eux – ne vivent plus sous le même toit que leurs enfants : les logements sont trop petits, les vieux vivent trop longtemps.

 

 

 

 

N’empêche qu’il reste une toute petite chose, non monnayable – il en existe encore -, pour la bonne raison qu’elle n’a pas de prix, qui s’appelle l’affection filiale. Naturellement, j’ai lu comme vous Hervé Bazin et André Gide et sais qu’il est des familles où l’on se déchire plus qu’on ne s’étreint. Mais, enfin, les faits sont là : la plupart des parents, tout imparfaits qu’il sont, aiment leurs enfants, et vice versa. Et ce vice versa est infiniment plus précieux, y compris pour le gouvernement, que toutes les subventions que l’on pourra allouer. Car lorsqu’ils visitent leurs vieux parents, c’est un coup de main gratuit qu’ils donnent aux aides-soignants : un repas qu’ils ont la patience d’accompagner, une position confortable dans le lit qu’ils aident à trouver, des inquiétudes qu’il savent apaiser, des idées noires qu’ils s’ingénient à dissiper, une surveillance qu’ils peuvent, l’espace de quelques heures, assurer. Et pendant ce temps, le personnel soignant peut vaquer ailleurs, laissant sereinement ce patient. Et tout cela… bénévolement.

 

 

 

 

Sous Hollande existait encore un ministère des Familles, que l’on aurait pu écrire ministère Défamille, tant il a œuvré avec le succès que l’on sait – son dernier trophée ? Les chiffres désastreux de la natalité – à tout détricoter. Sous Emmanuel Macron, il n’y en a carrément plus, comme si, à l’instar du ministère de la Guerre passé jadis à la trappe, le mot était vaguement effrayant et, en tout cas, complètement dépassé. Et l’on s’apprête à brouiller un peu plus la filiation, à la disperser façon puzzle aux quatre coins du monde – et ce n’est pas une image – avec la PMA/GPA. Comment des enfants pourraient-ils assister des parents qu’ils n’ont, in fine, pas tout à fait identifiés ? Sans affection désintéressée, il ne faudra donc plus compter que sur les prestations de soignants rémunérés.

 

 

 

 

Mais le problème restera entier : comment trouver des subventions, via les impôts, sans renouvellement des générations ? C’est toute la question.

 

 

 

 

 

09:49 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

21/02/2018

Maraude du 20/02/2018..........

 

 

20/02/2018

DES CENTENAIRES À NE PLUS SAVOIR QU’EN FAIRE…

 

 

 

 

 

Louis-Victor Baillot, qui participa à la bataille de Waterloo

 

 

 

 

Des centenaires, et depuis belle lurette et même depuis Mathusalem, il y en a toujours eu !

 

 

 

 

 

 

 
 
 
Colonel à la retraite
 
 
 
 
 
 

L’homme le plus âgé de l’humanité est mort dans sa 114e année vendredi dernier. Yisrael Kristal était né en 1903 à Żarnów, bourgade aujourd’hui située en Pologne mais à l’époque sous la domination du tsar. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut déporté à Auschwitz, perdit sa femme et ses deux enfants emportés dans l’Holocauste. Mais il survécut, refit sa vie et émigra en 1950 en Israël où il vient de mourir.

 

 

 

 

Le nombre de centenaires ne cesse de croître, nous dit-on, et c’est sans doute vrai, mais je me garderai bien d’entrer sur le terrain laborieux et borné de la statistique pour me contenter de celui, plus plaisant, de l’anecdotique à travers les annales historiques. Car des centenaires, et depuis belle lurette et même depuis Mathusalem, il y en a toujours eu ! « Abraham mourut après une heureuse vieillesse, âgé et rassasié de jours, et il alla rejoindre les siens », nous dit le Livre de la Genèse, précisant qu’il était âgé de 175 ans. Mais nous n’irons pas si loin et resterons en France.

 

 

 

 

Puisque nous jouons à saute-mouton avec les siècles, comment ne pas évoquer Jean Thurel, qui serait né en 1699 en Bourgogne et qui mourut en 1807 à Tours. Il s’engagea à l’âge de 17 ans au régiment de Touraine et y servira… 75 ans. C’est ainsi que lui fut remis, en 1788, le triple médaillon de vétérance, distinction créée par Louis XV en 1771. En 1805, il reçut la toute nouvelle croix de la Légion d’honneur.

 

 

 

 

 

Le Moniteur universel rapporte, dans son édition du 18 décembre 1840, que « dans un coin de Périgord, vient de mourir à l’âge de 117 ans un vétéran de l’armée française, nommé Ligneras, qui avait figuré dans cette belle charge de cavalerie dont le succès décida de la victoire de Fontenoy ». Né sous le règne de Louis XV, il mourait sous celui de Louis-Philippe. Ce Ligneras laissait une veuve de 98 ans…

 

 

 

 

 

L’Impartial de Besançon, en 1841, raconte qu’« il vient de mourir à Blamont (Doubs) un vieillard âgé de 105 ans, 7 mois et 24 jours, nommé Lamant (Frédéric), horloger ». Notre ami Nicolas Gauthier apprendra avec intérêt que « cet homme, grand fumeur, a joui toute sa vie d’une bonne santé » et qu’« une demi-heure avant son décès, il avait encore fumé sa pipe à tabac ».

 

 

 

 

 

Toujours dans L’Impartial de Besançon, et toujours dans le Doubs, on découvre qu’à la même époque est morte à Dommartin, près de Pontarlier, une centenaire dénommée Marie-Antoinette Bourdin. « Douée d’une constitution vigoureuse, elle a conservé toutes ses facultés intellectuelles et sa gaieté naturelle jusqu’à ses derniers moments… Cette femme, vivant dans une honnête aisance, ajoutait à ses aliments un usage fréquent, mais sans excès, de vin, de café et de liqueurs. » Peut-être buvait-elle cette horrible piquette qui « faisait des centenaires à ne plus savoir qu’en faire », comme le chantait Jean Ferrat !

 

 

 

 

La Presse du 13 mars 1842 nous apprend qu’en Auvergne, « une centenaire de Saint-Martin-Valmeroux vient de mourir à 110 ans. Depuis trente ans, elle avait perdu l’habitude de se mettre au lit ; néanmoins, la veille de son décès, elle a trouvé assez de force pour asséner un coup de bâton sur le front de sa fille aînée, âgée de 72 ans. »

 

 

 

 

Nous terminerons cette petite chevauchée à travers les siècles en évoquant l’un des derniers survivants des guerres napoléoniennes. Il s’agit de Louis-Victor Baillot, né en 1793 à Percey dans l’Yonne, qui participa à la bataille de Waterloo dans les rangs du 105e régiment d’infanterie. Chevalier de la Légion d’honneur, médaillé de Sainte-Hélène, il mourut à Carisey dans l’Yonne, en 1898, c’est-à-dire cinq ans à peine avant la naissance d’Yisrael Kristal, mort avant-hier. Nous sommes peu de chose…

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10:06 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

16/02/2018

UN CAS SOCIAL EPINEUX.

 

 


  

 

Il m'arrive souvent, et de plus en plus, suite à des articles dans la presse amie, ou à des passages sur les ondes de radio Courtoisie, de recevoir des appels téléphoniques qui sont de véritables SOS. Comme celui de cette famille de province, obligée d'accueillir un oncle marginal revenant d'Amérique, cet extravagant leur rendait la vie impossible, je pus, grâce au bon soin d’Oscar, lui trouver un hébergement en région parisienne.

 

 

 

 

 


Quelque mois plus tard, je reçois un appel d'une des filles de la famille qui vit dans la capitale. Elle me téléphone pour me dire qu'il avait quitté le centre de réinsertion où il ne se plaisait pas, pour venir squatter chez elle. Elle lui avait trouvé une chambre chez un particulier, mais il refusait d'y aller, sous prétexte que la propriétaire ne voulait pas que l'on fume à l'intérieur. Elle était désemparée. Ne sachant que faire, je lui dis qu'il ne fallait pas céder au chantage, c'était la chambre ou le retour en foyer. N'ayant pas d'autre choix, il accepta. Elle me téléphona pour me remercier. Il fallait entendre les mots de gratitude et de soulagement de cette femme, pour être conforter dans la conviction que nos modestes actions et conseils ont leur utilité.

 


  
Pasteur Blanchard   

08:44 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

14/02/2018

Maraude du 13/02/2018..........

 

 

13/02/2018

La violence au quotidien :

 

 

 L’enfer, c’est pour les autres !

 

 

 

 

 

 

Deux faits divers récents, rapportés dans Le Parisien, n’ont pas fait la une des médias. Trop ordinaires, sans doute. Ils sont pourtant révélateurs de deux formes de violence dont les autorités publiques ne veulent pas reconnaître la gravité.

 

 

 

 

Jeudi 18 janvier: les cours sont interrompus dans un lycée d’Étampes. Deux mineurs se sont introduits dans une salle de classe pour agresser une élève : deux professeurs, voulant s’interposer, ont été frappés. Les deux jeunes sont finalement interpellés. « Ceux qui ont vu l’agression nous ont dit que c’était super violent », témoigne un élève.

 

 

 

 

Ces adolescents auraient mené une expédition punitive contre la copine de l’un d’entre eux. Ils auraient sauté par-dessus la clôture et tranquillement demandé leur chemin. L’un avait déjà été condamné pour violences dans un établissement scolaire. Pire encore ! Un exercice anti-intrusion avait eu lieu la semaine précédente : cette fois, l’alarme n’aurait même pas sonné.

 

 

 

Nul doute qu’on va dénoncer le manque de moyens, accuser la région qui assume la charge et la protection matérielle des lycées, trouver des excuses aux deux jeunes : ils doivent être bien mal dans leur peau, la société doit être bien injuste envers eux pour qu’ils en arrivent à cette extrémité ! Bref, on ne fera pas grand-chose, jusqu’au prochain incident.

 

 

 
C’est le lot quotidien de certains établissements solaires.
 
 
 

 

Dans le même temps, un autre article du Parisien nous apprend que le quartier Chapelle-Pajol, dans l’est de Paris, est interdit aux femmes. Elles ne peuvent se déplacer sans subir les remarques et les insultes des hommes. L’une d’entre elles déclare : « L’ambiance est angoissante, au point de devoir modifier notre itinéraire, notre tenue vestimentaire. Certaines ont même renoncé à sortir de chez elles. »

 

 

 

Une autre raconte que « ça fait des mois que [sa] fille de 12 ans ne va plus seule au collège, ni nulle part dans le quartier, d’ailleurs ». Dernièrement, c’est une vieille dame de 80 ans qui a été agressée sexuellement, en rentrant dans son immeuble : elle reste désormais retranchée dans son appartement. Les filles ne peuvent pas porter un pantalon trop serré, encore moins une jupe, sans se faire insulter. Pas question de fréquenter un café, bien sûr !

 

 

 

Ce ne sont pas quelques machistes ou quelques maniaques en manque qui ont ce comportement : d’après Le Parisien, ce sont des vendeurs à la sauvette, des dealers, des migrants et passeurs qui tiennent les rues, harcèlent les femmes, imposent leur loi. Cela fait plus d’un an que ça dure… Les habitantes de La Chapelle-Pajol tentent de résister : elles organisent des marches dans les quartiers où elles sont indésirables et ont rédigé une pétition, intitulée « Les femmes, une espèce en voie de disparition au cœur de Paris ».

 

 

La secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes va avoir du boulot !

 

 

 

Ces deux exemples montrent combien les autorités démissionnent devant la violence physique ou verbale. Elles pratiquent la politique de l’autruche, la culture de l’indulgence, la victimisation des coupables pour minimiser la situation et se donner – hypocritement – bonne conscience. Elles ne nomment pas le mal, pensant ainsi l’effacer. Et puis, tant que cela ne se produit pas dans les beaux quartiers, c’est comme s’il ne se passait rien.

 

 

 

Une fois de plus, ce sont les plus défavorisés qui pâtissent de ce laxisme général, de cet angélisme complice. Dormez tranquilles, braves gens des beaux quartiers : l’enfer, c’est pour les autres ! Le nouveau gouvernement réagira-t-il plus fermement que le précédent ?

 

 

 

09:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

09/02/2018

LA FRANCE SUR UNE ROUTE SANS ISSUE ?

 

 

 

Sans issue (1).JPG

 

 

Examinons et analysons la situation actuelle de la France

avec une objectivité totalement apolitique.

notre proche futur est irréversible,

 

 

nous allons vers le défaut de paiement et la faillite.

 

 

 

Sans issue (2).JPG

 

 

 

 

Que peut-on faire ?

 

 

Rien.

 

 

Car tout ce qui pourra être tenté

afin d’améliorer cette situation dramatique est voué à l’échec

par l’opposition politique

quelle soit de gauche ou de droite,

par les syndicats,

par les corporatismes,

par les grèves.

Qui interdira le droit de grève ?

Qui autorisera les manifestations (sans violence)

uniquement les dimanches et jours fériés ?

Vous connaissez déjà la réponse, n’est-ce pas ?

 

 

Je reste persuadé

Qu’ Emmanuel Macron a la ferme intention de réformer depuis 2017

mais il ne va pas jusqu’au bout,

comme il devra également renoncer s’il était réélu

ou comme devra renoncer celui qui sera élu,

le nouveau président.

 

 

En 1789, le roi, les courtisans, la noblesse, etc.

ont ruiné la France

et le peuple s’est soulevé et la royauté a disparue.

Les régimes qui ont suivi n’ont guère apporté d’améliorations,

ni les républiques successives.

 

 

Sans issue (3).JPG

 

 

 

Alors quoi ?

Une nouvelle révolution est-elle obligatoire ?

 

 

Sans aucun doute oui

mais pour installer quoi ou qui à la tête du pays?

La royauté certainement pas,

une énième république inopérante,

le communisme,

un nouveau de Gaulle,

une démocratie différente mais laquelle ?

L’Islam, il arrivera peut être sans révolution.

Alors ?

 

 

Seul un homme fort peut nous sauver.

Une dictature donc ?

Un Staline,

un Hitler,

un Franco ?

Bien sur que non.

Nous sommes capables de nous révolter

mais incapables de savoir

par quoi ou par qui remplacer ce que nous avons.

 

 

Comment nous retrouvons-nous devant un tel marasme ?

Contrairement à l’analyse générale qui dit que

«l’euro est une monnaie sans nation»

je dirai que «l’euro est une monnaie avec trop de nations».

 

 

 

 

La paternité du système monétaire européen revient à Jacques Delors.

Il savait qu’une monnaie devait suivre la création d’une nation

mais qu’elle ne devait jamais la précéder.

Il a inversé sciemment l’ordre naturel des choses

afin que d’aboutissement de l’euro devienne moyen

de faire avancer la construction de l’Europe.

Il a tenté ainsi un énorme pari qui aujourd’hui se retourne contre l’Europe.

 

Tous les chefs de gouvernements analysent objectivement les situations

mais leur désir légitime d’être réélus est le plus fort.

 

Donc, puisqu'il n'existe pas de solution,

que va-t-il se passer ?

 

Demain, les marchés financiers prendront le pouvoir

et ils le feront à leur manière,

c'est-à-dire sans états d’âme, sans pitié et avec brutalité.

Les effets seront désastreux

surtout comme toujours pour le peuple.

 

 

Nous serons confrontés à une crise d’ampleur

bien plus dramatique qu’en 1929.

 

Seules une saine et rigoureuse gestion des deniers publics, de l’économie

et une réglementation  drastique du secteur financier

pourraient nous sortir du gouffre…

 

 

 

Sans issue (4).jpg

 

 

 

Mais ne rêvons pas !!

 

 

Pasteur  BLANCHARD

 

.

 

 

 

09:24 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

06/02/2018

Maraude du 05 /02 /2018.........

 

 

 

02/02/2018

DOMINIQUE DELEPINE...

 

 

 

 

Dominique Delépine.JPG

 

 

 

 

En passant

par la Lorraine

 


 
 
Les ondes de Radio Courtoisie sont toujours aussi précieuses pour notre association. Il y a en Lorraine, à deux pas de l'Alsace, un couple de retraités qui écoutent assidûment les émissions. Un jour, suite à l'un de mes appels, profondément touchés par la détresse de nos compatriotes,  ils ont vivement souhaité  leur venir en aide.

 


 
Dominique Delépine, frère de l’auditrice habite dans l'Essonne à deux pas de chez moi. Chaque fois qu'il va  rendre visite à sa soeur et à son beau-frère, il revient avec un important chargement de vêtements et de nourriture. Il est touchant de voir ces lorrains se préoccuper de la misère de leurs compatriotes de la capitale.

 

 

 

La solidarité nationale n'est pas un vain mot. Nous ne pouvons que constater que si les français sont les véritables laissés pour compte de notre système social, il y a au sein du peuple de France un esprit de réelle solidarité. La notion de justice sociale envers ceux qui souffrent n'est pas un vain mot.

 

 

 

 

Pasteur  Blanchard

 

30/01/2018

Renaud Camus :

 

 

« Le trait essentiel de la modernité postmoderne est le remplacement, la substitution »

 

 

Ecrivain

Fondateur du NON

Librairie

 

Renaud Camus, vous êtes,  au cœur d’une « tempête médiatique » : stupeur et tremblements, Alain Finkielkraut vous a invité sur France Culture dans son émission « Répliques » pour évoquer « Le Grand Remplacement » ! À première vue, pourtant, l’initiative n’a rien d’extravagant, et est même assez logique, puisque nul ne vous conteste la paternité du concept…

 

 

Concept, concept, c’est un peu beaucoup dire. Il ne s’agit guère que d’un nom ou, si l’on veut un terme savant, d’un syntagme, pour désigner le phénomène qui me semble être de très loin, en France et en Europe, le plus important de notre époque et, en ce qui concerne notre pays, sinon de toutes les époques, du moins des dix ou quinze derniers siècles : le changement de peuple et de civilisation, la substitution ethnique, la submersion migratoire. Ce phénomène a beau être de très loin, je le répète, le plus important de ce qui survient, il est aussi celui qui, par excellence, ne doit pas être nommé. C’est La Lettre volée : parfaitement en évidence, parfaitement visible, mais introuvable, indicible. Ceux qui ont tout intérêt à ce que le processus aille jusqu’à son terme craignent trop, s’il devenait objet de débat sur la place publique, que les peuples qui en sont les victimes se révoltent et l’interrompent, le renversent, malgré toutes les précautions prises, malgré l’hébétude où ils sont tenus et entretenus, malgré les menaces et chantages qui pèsent sur eux et sur ceux qui oseraient parler. On est là au cœur du tabou. Tout ce qui fait mine de le défier est nécessairement un scandale.

 

 

 

 

 

Alain Finkielkraut s’est fendu, si j’ose dire, d’un petit avertissement, rappelant que les mots « Grand Remplacement » sont sur toutes les lèvres, et invoquant, de ce fait, « l’anomalie de [votre] absence omniprésente ». Il est donc impossible d’inviter Renaud Camus sans devoir se justifier ?

 

 

 

Apparemment, d’autant plus qu’Alain Finkielkraut lui-même met sa situation en danger en m’invitant. Il fait preuve d’un grand courage. Tocqueville avait à merveille décrit cela : la mort civique est affreusement contagieuse. Ceux qui parlent aux bannis seront bannis. Le paradoxe est que sont bannis, par un geste inédit dans l’Histoire, non pas ceux qui sapent la société, l’État, la patrie, et veulent leur perte, mais au contraire ceux qui les défendent et désirent les sauver ; à moins, bien sûr, que le Grand Remplacement ne soit déjà accompli et que la société, la patrie, l’État, ce ne soit déjà le monde nouveau, le monde de remplacement, le monde remplaçant.

 

 

 

C’est ce que suggérait très fort mon interlocuteur, Hervé Le Bras, le démographe. Lui et moi sommes d’accord, au fond : le Grand Remplacement a bien lieu, plus personne ne le nie. La seule différence est que, pour ma part, il me désespère, tandis qu’Hervé Le Bras s’en réjouit, ou bien le considère avec indifférence, du point de vue de Sirius.
 
 

 

Cette intervention sur France Culture est elle, pour vous, le signe que la parole commence à se libérer sur le sujet ?

 

 

 

Hélas, cher Boulevard Voltaire, vous et moi avons cru si souvent que la parole commençait à se libérer, et nous avons été si souvent déçus… La Vérité sort peut-être de son puits, mais force est de reconnaître qu’elle y met le temps… Il y a des avancées, certes, et Boulevard Voltaire en est une, essentielle. Mais dans le même temps, le pouvoir aussi se renforce, calfeutre toutes les issues et accentue la répression : voyez tous les procès dont nous sommes accablés. Par pouvoir, j’entends le remplacisme, celui qui veut et qui promeut et qui impose le Grand Remplacement. Mais je parle aussi volontiers de remplacisme global, car je crois que le trait essentiel de la modernité postmoderne, si l’on peut dire, est le remplacement, la substitution : de l’original par le simili, de l’indigène par l’allogène, du réel par le fauxel, du vrai par le faux, du journalisme par l’info, de la littérature par le journalisme, de l’expérience de vivre par la sociologie, du regard par la statistique, de la lettre par le chiffre, des philosophes par les intellectuels, du malheur par la cellule psychologique, de la perte par le travail du deuil, de la mort par la disparition, du monde sensible par le site touristique, de Venise par Las Vegas, de Paris par Euro Disney, de la culture par le divertissement, de la pierre par le siporex, de la campagne par la banlieue, des Français par les « Français », des mères par les mères porteuses, de l’homme par la femme, de l’homme par l’homme, de l’homme par les robots, de l’homme par les tuyaux, de l’humanité par la Matière Humaine Indifférenciée (MHI).

 

 

On me demande souvent de résumer d’un mot ce que j’entends par remplacisme global et maintenant, par chance, je le puis : MacronEmmanuel Macron est au carrefour exact des deux généalogies qui font cette idéologie : le second antiracisme, celui pour lequel il n’y pas de races, donc il faut les supprimer (par le métissage) ; et le financiarisme bancaire, celui où convergent les grands intérêts et la normalisation post-industrielle, l’hyperclasse hors-sol et Frederick Taylor, via l’effroyable Henry Ford. Ford, antisémite et pro-nazi, comme par hasard, avait eu l’idée de génie de vendre ses produits à ceux qui les produisaient. Le remplacisme global va plus loin et fait de l’homme même un produit, une matière, la MHI. Les malheureux migrants ne sont pas des réfugiés sauvés des eaux, ce sont des producteurs-produits-consommateurs livrés et réceptionnés en mer. Pour le remplacisme global, le naufrage est devenu un moyen de transport comme un autre.

 

 

Le point faible de ce mécanisme monstrueux, c’est qu’il a pour principe et pour point nodal le faux, le simili, l’imitation, le toc, la camelote, le low cost (dont il essaie bien sûr, non sans succès, de faire la norme, d’où la prolétarisation générale). Tombant par chance au bon endroit, un éclair de vérité pourrait faire s’effondrer d’un coup ce simili-monde, cette banlieue de l’être, comme avant lui l’univers soviétique, autre totalitarisme bâti sur le mensonge (mais moins habile, moins riche et moins séduisant).

 

 

 

 

 

 

 

 

09:41 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)