09.02.2010

Entretien avec le Docteur Merlin

La Chanson et l'Ultra-Droite : entretien avec  Docteur Merlin

Ceux et celles qui fréquentent régulièrement ce blog en apprécient, me disent-ils, la liberté de ton et l'absence de consensus à tout prix. Sans regret, j'affirmes ne pas être subjugué par Leny Escudero, je place Bécaud au niveau de Brel, je rêve d'une meilleure reconnaissance de Mireille Mathieu dans le panthéon français.

Un de mes regrets est de ne pouvoir interviewer Colette Magny, icône inoubliable d'extrême-gauche, une grande dame qui imposait ses idées et qui détestait biaiser. Ses chansons font partie du paysage. Sa radicalité agaçait. Mais de façon générale, le milieu de la Chanson a toujours été plus indulgent avec les chanteurs d'extrême-gauche que d'extrême-droite.


S'entretenir avec Docteur Merlin, chanteur reconnu officiant sur les marges de l'ultra-droite française depuis des années, c'est aussi reconnaître l'existence d'un public qui est là, qu'il ne faudrait pas nier. Dans un monde idéal, les extrêmes ne devraient pas exister. Mais il s'agit ici de redonner sa place à un artiste dont le répertoire est bancal mais riche. Il y a du mauvais, il y a des perles aussi. Si la presse spécialisée Chanson n'en parle pas, tant pis. Mais attention au danger de l'Hypocrisie : pourquoi condamner un artiste pour les idées qu'il véhicule quand on ne balaye pas devant sa porte ? La bonne conscience vaut-elle mieux que le rejet assumé sans détours de l'Autre ? Débat complexe...


Je ne  reviendrais pas sur la qualité réelle de nombreuses chansons de Docteur Merlin. Il draine un public, pas forcément d'extrême-droite. Je ne suis pas moralisateur mais  j'insiste sur le fait suivant, car il faut remettre les pendules à l'heure : l'extrême-droite française prétend combattre pour la France et s'approprie sans vergogne certains symboles nationaux. Elle est dans les fait un symbole même de l'anti-France, nation multiséculaire qui ne saurait être le pré-carré d'une grosse minorité de gens.Un citoyen encarté au PS ou à l'UMP n'est pas moins français que ceux qui défilent au Front National ou au MNR (ou dans toutes ces différentes mouvances radicales et obscures). En ce sens, je ne fais que rejoindre les propos de la philosophe Hannah Arendt ou Enzo Traverso: non l'extrême-droite ne saurait être le vrai visage, le visage authentique de l'Europe.



1- Bonjour Docteur Merlin, merci de nous accorder cet entretien. Un mot sur la mort de Mickael Jackson ?

Pour paraphraser Cioran, qui prétendait que Dieu doit beaucoup à Bach, on pourrait dire qu'Obama doit beaucoup à M Jackson!

2- Comment vous qualifier ? Chanteur d'extrême-droite ? Ultra-droite ?

Quand on n'est ni de gauche, ni libéral, on est vite étiquetté "d'extrème droite" ( alors que dans cette galaxie, il y a autant de sensibilités différentes, ou de chapelles si vous préférez, que dans tout le reste de l'échiquier politique)disons que je me sens attiré par les travaux de la "nouvelle droite".

3- Comment voyez-vous votre place dans la Chanson ? Parlez-nous du regard des autres, de vos pairs, des médias, la presse chanson...

Mon souhait, en écrivant mes premières chansons,était de créer un patrimoine à ceux qui partagent cette sensibilité, leur donner des mots de passe, être un ciment pour souder leurs amitiés,leur raconter des histoires, leur histoire.de fait je n'ai donc rien de commun avec mes "pairs".Ce n'est ni mon métier, ni ma vie, et à part quelques articles qui ne se préoccupaient que du discours, personne ne s'est interessé à moi!  Reconnaissons que je n'ai pas fait grand chose pour!


4- Finalement, vous êtes peu nombreux à droite toutes : Meffret, Gavino, vous. Je l'explique par le fait que les amateurs de musique dans ce milieu sont plutôt des skins qui recherchent de la beuverie, de la bagarre sur fond de musique pour casser les tympans, et vous, votre avis ?

La musique Oï n'est à l'évidence pas ma tasse de thé!!Mais les skins méritent au moins autant d'indulgence que les jeunes et les délinquants des "cités". Paumés dans une société qu'ils rejettent, et qui les rejette, ils ont sans doute le tort de s'identifier, par défi, à la caricature qu'on fait d'eux!

Mais j'ai souvenir d'un concert au Quebec ou une centaine de skins, malgré force bières, sont venus s'asseoir autour de moi, bien sagement en rond, et ils connaissaient toutes mes chansons par coeur! certains sont devenus des amis très chers.

Cela étant dit, votre analyse n'est pas fausse, et même dans les grands rassemblements où j'ai pu me produire, mes ventes restaient confidentielles.

J'y vois plusieurs raisons:

ce milieu préfère les livres (plus sérieux!) et les divers courants ne sont pas très curieux des autres,ne m'ayant jamais entendu sur les ondes, je ne peux donc avoir le "statut" d'artiste reconnu,le show biz est tellement "politiquement correct qu'ils s'en sont détachés.

5- Pourquoi un album entier dédié à Brasillach ? Et pourquoi pas Céline ?

L'album "Brasillach" a été produit par les "ARB" (Les amis de R Brasillach) cercle littéraire qui n'entend pas laisser réduire cet écrivain à son étiquette de journaliste collaborateur, ni à celle d'ailleurs du " poête assassiné"pour un anniversaire de sa mort, nous avons pensé que donner un pendant à la version mythique des poêmes de fresnes récités par P Fresnaye, pour montrer que sa poésie est éternelle, donc actuelle,était un défi excitant! J'aime bien le résultat, mais il n'a , évidemment , pas fait l'unanimité!les ventes sont restées anecdotiques, et la fermeture de la SERP, qui diffusait mes albums, a mis fin aux projets Celine, Morand, Gripari etc

6- La chanteuse Jil Caplan a récité des vers de Brasillach à la fin de sa chanson Tard dans la nuit [La nuit était merveilleusement douce, toujours embaumée par les arbres en fleur...] et Jann Halexander lui a consacré une chanson. Avez- vous vous écho de leurs chansons ?

Jann Halexander m'a fait parvenir son album, (n.b de l'auteur de l'entretien : sur  mon conseil, je l'admets) et j'ai trouvé sa démarche très sympathique. Avec Jil Caplan, ils ont sûrement découvert l'écrivain, le poête, et ont du ressentir la tristesse, ou le malaise, de ne pouvoir l'admirer, ou tout simplement l'aimer, sans se sentir un peu coupable, sans braver les interdits. La France est un pays de liberté, mais de liberté surveillée.. .dis-je dans une de mes chansons. Force est de constater que nous vivons tous les jours à l'heure de la libération! 65 ans aprés!C'est de la schyzophrénie!

Guy Mocquet résistant par ci, loi Gayssot par là,émission quasi quotidienne à la télé, mémoire obligatoire à l'école et j'en passe. L'Italie,malgré un passé plus lourd,a désormais une vision plus historique de ces époques et multiplie débats, colloques thèses, sans poser de problèmes. C'est un voeu pieux que d'espérer nous en inspirer, notre microcosme français est Orwellien.

7- Ce que je ne comprends pas : pourquoi cet écart entre la médiocrité consternante, par exemple de chanson comme Y a bon la sécu et la qualité indéniable de l'album Brasillach ? Ne pensez-vous pas qu'une chanson comme Y a bon la sécu ne fait rire que les aigris et les démagos ?

"médiocrité consternante" est un peu blessant!, j'aurai préféré "facilité paresseuse". Cette pochade, écrite sur le coin d'une table, a le mérite de tourner assez bien. Le côté " bon enfant" rejette d'ailleurs les responsabilités sur le système, qui, au nom du seul profit de quelques uns, déracine des populations entières.Je pense même que cette chanson désamorce les discours primaires et xénophobes que je désapprouve et pour manier le paradoxe jusqu'au bout, n'oublions pas que les indiens d'Amérique n'étaient pas non plus xénophobes, ils ont pourtant été exterminés!

8- Une carrière la la Michel Sardou, cela ne vous faisait pas envie ?

Franchement non! sans parler même du talent, je ne fais que poursuivre mon petit bonhomme de chemin,en réalisant petit à petit le but que je m'étais fixé! J'y trouve toujours autant de plaisir, et j'admets que ma modestie naturelle souffre quand quelqu'un d'ailleurs s'interesse à mon oeuvre!!

9- Où chantez-vous ? Et depuis combien de temps ?

Depuis 25 ans, je me produit un peu partout en europe,et au quebec, dans les milieux dits " identitaires",mon cachet se résumant à quelques bonnes bouteilles, j'ai surtout fait moisson d'amicales rencontres.

10- Quelles sont vos sources d'inspirations quand vous écrivez ?

Exprimer une sensibilité païenne( c'est à dire en dehors du dualisme totalitaire des religions révélées), montrer du doigt et railler les oppressions du politiquement correct,dénoncer l'emprise du monde marchand,de l'usure, de la croissance, du système à tuer les peuples!

11- Avez-vous des projets (artistique, s'entend) ?

Enregistrer un dernier disque, en espérant un réussite musicale égale à celle du "Brasillach" pour que mes "fans "reconnaissent de temps en temps que les "meilleures" ne sont pas forcément les plus anciennes!

12- Quels sont vos artistes de prédilection ?

Brel, Brassens,Vian,Auffray, F Leclerc, G Allwright, F Mey,L Lemay,Fugain, Le Forestier, Sanséverino, J clec , pas très original tout ça.

14- (pas de 13 par superstition) Un mot sur la bonne cuisine : votre plat préféré ?

Les cromesquis de Menaud à St-Père-sous-Vézelay, et peut être un sandre sauvage au beurre blanc, servi avec un hermitage de même couleur

15- La Chanson que vous auriez aimé écrire ?

Sans hésitation  Bozo de Félix Leclerc.

Entretien réalisé par Luc Melmont




06.02.2010

COMMUNIQUÉ

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Deux sans domicile fixe sont morts hier asphyxiés dans un local communal. Cela se passe en janvier 2010 à Mers Les Bains dans le département de la Somme et concerne Wilfrid Augustin, 45 ans, et Brigitte Hecquet, 57 ans, en grande précarité depuis plusieurs mois.

Le 18 décembre 2006, le candidat Sarkozy déclarait en meeting à Charleville-Mézières : «Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid», il était applaudi... La confrontation entre les innombrables promesses du candidat et la réalité démontre que N Sarkozy a délibérément abusé les Français, même sur les sujets les plus douloureux.Je demande aux pouvoirs publics du département de la Somme de redoubler d’attention et de vigilance afin de pallier la défection des services de l’Etat.   Wallerand de SAINT JUST


04.02.2010

Galette des rois FN Ile de France

 


Régionales Ile-de-France : Discours de MC ARNAUTU (FN)
 

Marie-Christine, merci,pour ton soutien à l'égard de nos actions, pour les plus défavorisés de nos compatriotes.

03.02.2010

Impressions de maraude

Maraude du 28 01 2010 (21).JPG

 

 

 

Il est des expériences comme celle là dont on ne ressort pas indemne.

Grâce au Pasteur Blanchard et à sa femme, la merveilleuse Catherine, j’ai pu enfin participer à une maraude, accompagnée par François, responsable régional du FNJ, et Jean Baptiste, courageux et généreux  militant du 95.

J’imaginais bien sur la détresse des sans abris, nous avons combattu au Conseil Régional afin que leur sort soit véritablement pris en compte, je savais que cette maraude ne serait pas une jolie promenade mais je n’imaginais pas à quel point j’en sortirai meurtrie.

Rendez vous 21H : Place d’Italie, le thermomètre indique : 2°. Jean-Pierre et Catherine m’accueillent à bras ouverts, le coffre de leur voiture déborde de sacs : des vêtements, du café et de la soupe, des barres de céréales .Je me case à l’arrière entre François et Jean Baptiste, en route !

Premier arrêt Bd de Grenelle : plusieurs tentes installées et les visages qui s’illuminent lorsque leurs « locataires » reconnaissent Jean Pierre et Catherine. Je fais connaissance avec Igor et ses amis polonais, il faut fouiller dans nos sacs pour leur trouver des vêtements à leur taille, ils sont jeunes, grands et acceptent bien volontiers le café chaud. Ils avaient « commandé » des chaussettes lors de la maraude précédente : livraison accomplie ! Ils sourient, ils plaisantent, moi j’ai déjà plutôt envie de pleurer mais je ravale mes larmes, je souris, je sers le café, j’essaie de leur donner un peu de chaleur humaine, pas facile !

En face, trois autres tentes : une tête un peu endormie sort de l’une d’entre elles, Catherine lui tend une belle casquette rouge : éclat de rire, barres de céréales, un peu de soupe, le temps de prendre des nouvelles …Tout va bien, à dans dix jours, on continue…

Direction Boulevard Auguste Blanqui, nous allons voir Francis…Mais en arrivant à sa place, un peu d’inquiétude : le matelas est là, quelques affaires aussi mais…Pas de Francis…Dans l’ombre, une silhouette : un homme, jeune, transi par le froid se tient immobile. Nous nous dirigeons vers lui, lui proposons des vêtements, une boisson chaude, de quoi manger…Pas de réponse…Il accepte un sac, un pull…Nous lui proposons d’appeler le 115. Pas de réaction. Soudainement, son regard clair s’embue, il serre les dents …murmure un « merci » avec le « r » qui roule. Nous lui proposons de venir avec nous voir Jean-Luc et Isabelle qui « habitent » sous le métro aérien, juste de l’autre côté de la rue. Il nous suit sans rien dire. Café, vêtements pour Jean Luc, chaussures pour Isabelle ; elle va mieux nous dit- elle, après un séjour à l’hôpital, elle plaisante, me propose une cigarette…enfin…pas vraiment du tabac…  je fume avec elle, moi une  blonde, elle autre chose… peu importe . Nous lui présentons l’inconnu et immédiatement, Jean Luc se précipite sur la tente vide de son copain qui ne sera pas là cette nuit, fabrique un lit de fortune et l’invite à y dormir , Isabelle ira lui chercher un café demain matin…. Notre inconnu hésite, sourit, refuse, s’en va dans la nuit en me confiant avec un fort accent de l’est « quand vous reviendrez dans dix jours, je ne serai plus là… ». Je reste face à lui, essaie de comprendre dans son regard pourquoi il en est arrivé là, je crains  qu’il ne se suicide, je ne peux rien faire,  je me sens totalement inutile.

Un immense éclat de rire me sort de mon angoisse : Francis ! Il était allé se balader et nous invitait à retourner chez lui… il nous expliqua que par deux fois la semaine dernière, la police avait eu ordre de « l’expulser » toutes ces affaires, matelas, vêtements avaient été confisqués, histoire de le dissuader de rester là, c’est moche pour les trottoirs parisiens autant de SDF !! C’est sans compter sans la popularité de Francis, installé dans le quartier depuis plus de dix ans, connu et aidé de la plupart des riverains. Son histoire est simplement banale : originaire des Vosges, il  arrive à Paris, travaille 13 ans comme garçon de café, son patron, ayant toujours omis de le déclarer, lui demande un jour d’aller déloger les pigeons du toit, l’échelle cède, il tombe, le patron ne lui laisse pas le choix : « soit tu continues à travailler, soit tu fous le camp ». Francis se traine alors à pied, dans une souffrance terrible jusqu’à l’hôpital, la jambe a une très mauvaise fracture mal soignée, s’en suivent des petits boulots, toujours très peu payés, la « retraite » c’est-à-dire rien .., la rue … Il garde pourtant cet émerveillement devant la nature  quand il se « lève » et qu’il neige, et en partant il m’assène : « tu sais, il y a plus malheureux que moi, quand j’ai des vêtements, de la nourriture en trop, je les donne aux autres » : belle leçon de vie pour tous ceux qui se plaignent à longueur de journée de leurs petits bobos.. Chez Francis, on ne s’apitoie pas sur son sort, on pense aux autres d’abord. Ne pas oublier la prochaine fois un rasoir bic jaune pour la barbe imposante !

Il est 23H30, il fait -2°, direction Bercy… Encore une belle gifle dans le cœur : face à ce quartier moderne illuminé (le ministère des finances  échappe aux économies d’énergie imposées), face au symbole de l’argent, deux antillais à même le sol, n’ayant pour seule couverture qu’un matelas éclaté dont la laine leur sert de duvet ….Vision surréaliste ! Leur radio diffuse la musique des îles, l’un est trop épuisé pour même nous jeter un regard, l’autre se précipite sur nos sacs, prend des chemises, des survêtements, des pulls, un peu de soupe .Un grand sourire, merci !

Au fur et à mesure que nous nous avançons dans la nuit et dans le froid, je me déconnecte de la vie quotidienne, j’ai le sentiment de faire un mauvais voyage, que je suis au cœur d’un cauchemar…

L’enthousiasme et la volonté de Catherine et de Jean Pierre me réveillent : en voiture, nous voilà sur les quais, près de la brigade fluviale : 3 tentes, deux chiens,  leurs occupants viennent d’Afrique. Je commence à me débrouiller : café, soupe, vêtements, sourires, accolades, juste quelques mots car ils ont sommeil, à dans dix jours !

En remontant par la Place d’Italie, arrêt devant deux jeunes sur un tapis : ils parlent entre eux en nous voyant arriver, je reconnais leur langue et m’adresse à eux en roumain : surprenant ! Ils m’expliquent qu’ils ne veulent rien, ils ne sauraient pas où mettre le moindre vêtement, un peu de café, un duvet, c’est tout.
Il est 1H, le coffre est vide, nous rentrons…Les drapeaux algériens ont envahi les Champs Elysées, pour cause de match Egypte Algérie, la police est partout, les voitures sont malmenées…

Silence dans la voiture, j’arrive chez moi : un bref coup d’œil aux informations à la Télé : « quelques incidents d’après match à Marseille, des images de voitures brulées, rien de grave » La routine en somme ! Une douche chaude, un lit chaud, comment s’endormir ? Se dessine alors ma vision des années à venir dans notre région : on s’emploie à installer des vélibs dans tous les endroits où pouvaient se réfugier les sans abris et particulièrement sous le métro aérien, le PS, les Verts, les Communistes ont toujours refusé les cris d’alarme du Front National  sur la pauvreté grandissante en Ile-de-France , l’UMP et le Modem ne nous ont pas suivis dans les actes : aucun d’entre eux n’a voté nos amendements réclamant un budget pour construire des centres décents et sécuriser les existants. Cette réponse indigne nous a été faite « il n’y a pas de demandes d’opérateurs dans notre région pour construire ou améliorer ces centres » !

Nous nous orientons vers un « Yalta de la société » : d’un côté les riches qui eux ne s’évertueront qu’à maintenir leur train de vie ; de l’autre ceux qui, à terme vivront en sous terrain, que l’on ne verra plus : les français, licenciés à cause de cet ultra libéralisme à la botte toute puissante de Bruxelles, à cause de la volonté délibérée des gouvernements successifs de détruire la nation, ces Français qui n’en peuvent plus de travailler encore plus pour être payés toujours moins et qui un jour basculeront tant le fil du rasoir est mince ; et puis tous ces immigrés, victimes d’une politique d’immigration criminelle, qui jonchent notre sol : ils ont cru à une vie meilleure ici, particulièrement tous ceux qui viennent d’Europe de l’Est, ils crèveront chez nous, eux aussi.

Si les Français ne se réveillent pas de ce fatalisme, vecteur essentiel de l’abstention, il sera vraiment trop tard : les biens pensants s’occuperont d’abord des immigrés, même si leur sort restera précaire, et les Français, anciennement de classe moyenne, celle qui faisait tourner le pays, rejoindront la cohorte des tentes sous terraines, on ne les verra plus. Les Churchill, Staline et Roosevelt d’aujourd’hui, tous les mondialistes, ont bientôt fait le partage de nos vies à venir : il est plus que temps de réagir !

 

                                                          Marie-Christine ARNAUTU

01.02.2010

Pourquoi ai-je invité Marie-Christine Arnautu à marauder?

Décidément, chaque maraude apporte sont lot de surprises et de densité existentielle. Cette fois, Marie-Christine Arnautu était de l'aventure. Pourquoi l'avoir invitée? C’est pour moi l'occasion de répondre à une question qu'on me pose régulièrement : « où en êtes-vous de votre engagement? »

 

Maraude du 28 01 2010 (1).JPG

Je n'ai jamais, au sens strict, été un homme politique : pas une seule fois candidat, je n'ai jamais collé d'affiches ni distribué de tracts. Je me suis toujours cantonné à mon domaine qu’est le social. Pour autant, comme citoyen, depuis des lustres, je vote FN sans interruption, par fidélité à mes convictions de droite nationale. Il était tout naturel d'inviter la tête de liste d'Ile-de-France, surtout qu'elle a des qualités humaines hors normes, et une réelle empathie pour la cause des plus défavorisés. Pour elle, comme pour François Cérruti qui était présent, le social n'est ni une vitrine, ni un gadget pour se donner bonne conscience, mais bien un élément déterminant de notre combat, de justice sociale, pour ceux qui sont les véritables laissés pour compte de la crise : les Français et les Européens de souche et de culture chrétienne. Tous deux vont faire une recension de cette tranche de vie vécue ensemble, vous aurez les jours prochains l'occasion de le lire sur le blog, d’orse et déjà je puis dire que ce fut une soirée exceptionnelle de communion ,et de partage.

 

                                                Pasteur Blanchard

 

 

 

29.01.2010

Maraude du 28 janvier 2010

28.01.2010

SDF battu à mort à Sète (34) : L’application du programme de l’UMP ?

706605_photo-1257856002596-1-0En 2006, Nicolas Sarkozy, candidat à l’élection présidentielle, déclarait qu’avec lui « il n’y aurait plus de SDF en France dans 2 ans ». Trois ans et demi ont passé : il y en a toujours 120 000.

Hier, un homme de 45 ans, sans domicile, s’est fait battre à mort à Sète apparemment par deux autres sans abris « qui partageaient le même squat ».

L’existence même de ces squats où survivent dans le froid des Français sans moyens alors que tant de non Français sont logés dans l’habitat social de notre région est une honte pour la France. Ces squats n’existent que parce que nos dirigeants nationaux (UMP) et locaux se moquent de la détresse de ces Français qui pour la plupart ne votent pas.

Est-ce en laissant les Français sans abri s’entretuer que Nicolas Sarkozy comptait supprimer la précarité ?

Pour le Front, il n’y a qu’une seule solution : le logement et l’aide sociale aux Français d’abord !

Ce soir maraude avec Marie-Christine Arnautu et François Cérruti

26.01.2010

IL A DIT !

 

 

 

       

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   "Qu'on ne raconte pas d'histoire! les musulmans, vous êtes allés les voir, vous les avez regardés,

avec leurs turbans et leurs djellabas.Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français!Ceux qui prônent

l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants.Essayez d'intégrer de l'huile et du

vinaigre.Agitez la bouteille.Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau.Les Arabes sont les Arabes,

les Français sont des Français(...).Vous croyez que le corps français peut absorber deux millions de musulmans

et après-demain quarante?(...)Si nous faisons l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme

Français,comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement

plus élevé?Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les deux-Eglises, mais Colombey-les-deux-Mosquées"

 

                                               Charles   DE  GAULLE

De l’inconvénient d’être hébergé gratuitement.

De fins esprits auront remarqué que ce bon pasteur est hébergé sur Hautetfort, honorable boutique qui s’occupe de millions d’internautes. Les mêmes esprits pourront s’étonner, à juste titre, que certains bandeaux publicitaires sont parfois choquants, parfois à l'encontre de nos idées.

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Ce n’est, bien entendu, pas de notre fait. Un abonnement payant, chez notre hébergeur, nous coûterait très cher, une somme hélas bien supérieure aux dons que l’ASP reçoit par mois.

Et le plus important, aux yeux du pasteur, c’est que vos dons soient placés dans l’escarcelle des SDF parisiens.

Le webmasteur

Merci Cyril !

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Nous nous sommes rencontrés durant l'été 2007. L'ASP était à ses débuts, nous nous cherchions. C’est lui qui a eu l'idée de créer le blog, de lui donner son titre. Un jour qu'il m'avait invité à manger, il me fit remarquer à brûle pour point qu'il était indispensable pour l'image de l'association que je porte le col romain à chacune de mes sorties. C’est lui qui refusa les textes polémiques, définissant ainsi notre ligne éditoriale.

Depuis nos chemins se sont séparés. Entre nous cela ne fut pas toujours facile. Pourtant, même nos démêlés ne peuvent rien enlever à notre reconnaissance de nous avoir mis le pied à l'étrier de l'aventure du web ; cette chose qui, au début, nous semblait invraisemblable. Merci Cyril, bon vent à vous et à vos projets.

                                      Pasteur  Blanchard