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13/10/2015

BHL à l’IHEDN !

 

 

 

Rappelons que cet homme qui se veut de gauche a servi indifféremment François Mitterand, Jacques Chirac, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et maintenant François Hollande, dont il chante les actions dans la guerre de Syrie.

 

 

 


 

 

 

L‘Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), qui relève du Premier ministre, « a pour mission de donner à des hauts fonctionnaires, officiers supérieurs, cadres des différents systèmes d’activité, une information approfondie sur la défense nationale comprise au sens large du terme ». On ne peut donc, dans ces conditions, que s’étonner de voir invité le 12 octobre 2015, à 18 h 30 à l’École militaire, Bernard-Henri Lévy, autrement dit BHL – cet oiseau de malheur absolu – dans le cadre des « Lundis de l’IHEDN ».

Je ne sais à quel titre : il n’est pas ancien auditeur et se qualifie au choix « écrivain, philosophe, cinéaste », toutes qualités qui lui permettent d’avoir des idées sur ce qu’il faut faire pour la défense des intérêts de la France.

 

 

Rappelons que cet homme qui se veut de gauche a servi indifféremment François Mitterand, Jacques Chirac, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et maintenant François Hollande, dont il chante les actions dans la guerre de Syrie.

 

 

On l’a vu en 2008 conseiller Mikheil Saakachvili, président de la Géorgie, dans sa folle tentative de récupérer contre les Russes l’Ossétie du sud. Plus tard en 2011, il poussera Nicolas Sarkozy à intervenir en Libye, entraînant l’assassinat de Mouammar Kadhafi et l’éclatement du pays, la déstabilisation du Sahel et, maintenant, l’afflux de migrants à travers la Méditerranée. Il affirmera le 11 novembre 2011 s’être engagé en Libye en tant que juif et sioniste : « J’ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël. »

Et maintenant en Syrie, il défend l’intervention de la France sans voir que nous sommes à la remorque des Américains, estimant contre toute évidence que c’est Bachar el-Assad qui est responsable de l’émergence de Daech et des 260.000 morts de la guerre syrienne, que seuls les Kurdes, si on les arme, pourront venir à bout de Daech, ne voyant pas que les Kurdes qu’il considère bizarrement comme de grands démocrates n’ont d’autre but que la reconquête du Kurdistan et que la seule armée à lutter encore efficacement contre Daech est l’armée syrienne.

Pascal Boniface a un jour écrit dans un de ses articles intitulé « BHL n’est pas seulement ridicule, il est aussi dangereux » : « Il est de bon ton, dans de nombreux milieux, de se gausser de Bernard-Henri Lévy et d’affecter, à son égard, une indifférence ironique. […]. La carrière de BHL est faite d’affabulations et de ratés monumentaux, qu’il veuille créer un journal, faire un film, écrire une pièce de théâtre ou un livre. Il y a un écart grandissant entre l’écho médiatique qui lui est donné et la désaffection du public, qui n’est pas dupe. » Malheureusement, il y a encore des gouvernants pour l’écouter.

 

 

 
 
 
 

 

10:15 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Oui, mais grâce à cette invitation, il a une belle photo de chef de guerre exposé aux tirs et commandant l'attaque avec sang-froid.

Écrit par : françois Volff | 13/10/2015

Les commentaires sont fermés.