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06/10/2015

Entretien avec Jacques Bompard :

 

 

Homme politique

Maire d'Orange depuis 1995 - Député du Vaucluse

 

 

 

 

                
 
    
 
« « Nous n’avons pas à soutenir la désintégration de notre pays » »
     

 
 
 
      

Vous voulez supprimer l’enseignement de culture et de langue d’origine. Pourquoi ?

 

 

 

 

Je veux que la France arrête d’accepter et de financer partiellement un dispositif qui permet à 100.000 élèves d’être entretenus dans la conscience linguistique et culturelle de leur pays d’origine. Que les parents ou familles veuillent préserver une part de l’identité d’origine leur appartient, mais nous n’avons pas à soutenir la désintégration de notre pays.

 

 

Comparez un peu le mépris pour les langues régionales, partagé par messieurs Philippot ou Mélenchon, et toute cette attention à des langues parfois hostiles au génie européen, vous verrez que le système préfère dégénérer les organes de la conscience française que de résister à la déréliction de ce que nous sommes.

 

 

J’ajoute que les enseignants de ces langues sont choisis depuis les pays d’origine. Cela me pose problème qu’un gouvernement étranger puisse enseigner sur notre territoire. Je ne crois pas que nous partagions avec eux une histoire apaisée et identique.

 

 

 

Que faut-il imposer à ces enfants de cultures, de religions et d’origines différentes, en France ?

 

 

 

Aux enfants, il faut apprendre à connaître et à aimer la langue française et notre civilisation.

 

 

Aux parents, il faut imposer une réalité : l’immigration zéro, plus aucun membre de leur parentèle ne doit pouvoir les rejoindre sur le territoire français.

 

 

300.000 immigrés légaux par an, 2 millions d’étrangers accueillis sous Sarkozy, un coût annuel qui oscillerait entre 60 et 90 milliards d’euros, c’est indéniablement insupportable pour notre peuple. Nous devons en revenir aux Français d’abord et préciser clairement que le peuple français ne veut pas être remplacé !

 

 

À ceux qui sont là, nous devons faire comprendre qu’ils sont accueillis dans une civilisation millénaire, à l’identité chrétienne, romaine, celte, et dont la raison fut formée entre Athènes et Villers-Cotterêts.

 

 

Confondre Tombouctou ou La Mecque et les sources les plus historiques de ce que nous sommes, c’est insulter l’avenir de notre peuple mais aussi ceux que nous accueillons.

En revenir à une nation forte, qui pense clair et qui marche droit, voilà notre horizon.

 



Peut-on encore, selon vous, espérer que ces populations nombreuses et extra-européennes s’intègrent un jour à la culture française ?

 

 

 

Les gouvernements ne font rien pour cela. L’urgence sur les questions migratoires, c’est de préparer une politique de remigration cohérente et de défendre les territoires occupés par des représentants communautaires ou anti-français.

 

 

La France compte 5,5 millions d’immigrés et plus de six millions de descendants d’immigrés : aucun pays ne peut se conserver et se préserver devant un tel afflux qui va s’accélérant.

En revanche, il faut être aux côtés des Français dont la vie est fracassée par le Grand Remplacement. Il existe une France périphérique qui fuit la dégradation de ses conditions de vie et qui veut protéger ses filles et ses fils. Ceux-là, victimes d’une immense précarité, n’ont le droit ni au fonctionnement d’un État qui se délite, ni à la solidarité d’une société châtrée qui finit par accepter tout et n’importe quoi. Je rappelle, dans un article récent, qu’il y a des régions françaises avec plus de 20 % de taux de pauvreté ; c’est à peu près le niveau dans le Vaucluse.

Si l’on ne combat pas pour encadrer les vies de ceux-là, alors personne n’est à la hauteur de la mission sociale et historique du Français responsable.

 

 

Alors oui, quelques-uns s’assimileront par le sang versé ou par un extraordinaire effort de volonté et auront toute leur place dans notre pays. Mais la politique n’est pas l’art des cas limites, c’est celui du service du bien commun.

 

 

 

Vous parlez de Grand Remplacement, l’Europe est donc menacée de mort ?

 

 

 

Les dirigeants politiques et ecclésiastiques d’Europe centrale le redisent sans cesse : les déferlements migratoires que connaissent leurs territoires depuis des années et leur renforcement récent avec la crise dite « des migrants » ne sont que la répétition de conflits passés.

 

 

Nous sommes face à des pays du Sud. Certains se sont enfermés dans la misère avec le socialisme et la décolonisation, d’autres ont vu leurs équilibres fragiles brisés par la pression atlantiste. D’autres, enfin, instrumentalisent les flots de réfugiés comme moyen de pression sur l’Europe qu’ils veulent anéantir.

 

 

Beaucoup de ces migrants proviennent d’une civilisation qui n’est pas soluble dans la nôtre.

 

 

Ce questionnement identitaire, dont l’urgence pour les peuples et les nations européennes est partout ressentie, est de première importance car il aura des conséquences irréversibles.

L’Europe peut mourir, laissant la place à des magmas aussi barbares qu’indéfinis

 

 

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Propos recueillis par Charlotte d’Ornellas

 

09:37 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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