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23/07/2012

RECONQUERIR LES BANLIEUES (1).

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Que c'est étrange, le problème des banlieues pourtant significatif fut le grand absent de la campagne des présidentielle 2012.

Tout s'est passé comme si la majorité des candidats avaient la crainte de parler du brasier, de peur qu'il ne s'allume tout seul. Parler des banlieues c'est, à l'évidence, évoquer seulement celles qui ont des problèmes et non les plus paisibles.

Huit millions de personnes vivent dans cinq cent villes ou quartiers échappant à l'autorité de l'État. Cela signifie que, dans le pire des cas, la police ne peut jamais y pénétrer sauf avec des effectifs considérables, médecins et pompiers idem, pharmacies fermées, boutiques en déshérence. Évidemment ce terrifiant tableau varie selon les lieux et dans chaque lieu selon les moments ou les périodes. Il y a la banlieue dont les trafiquants sont les propriétaires et qui se gère totalement comme un territoire indépendant, en passant, au besoin, des "traités" pour le partage de zones avec d’autres territoires ; à côté peuvent exister des quartiers simplement tristounets.... .

Vivre dans la paix, n’importe où, reste l'un des services majeurs que les habitants d'un pays doivent exiger et obtenir de l'État. Or, dans ces banlieues, les habitants vivent baignés dans une sorte de guerre larvée, ceci hormis le groupe des trafiquants qui se réjouissent du désordre et prolifèrent avec lui. Il existe d'autres zones de non-droit telles que les lignes de RER des environs de Paris ; la vie de milliers de personnes y est gâchée par l'impossibilité de monter tranquillement dans un train bien. Mais, attardons-nous sur ce sujet des banlieues.

 

A suivre...

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RECONQUERIR LES BANLIEUES (2).

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L'HISTORIQUE

 

L'histoire est compliquée et très ancienne. En 2005, les banlieues s'étaient enflammées ; quelques années avant, la place de la Bastille avait été détruite par une armée de mille malandrins parfaitement entraînés et dirigés.

Tous les gouvernements, qu'ils soient de la vraie gauche ou de la fausse droite, ont allumé ou attisé le feu, comme des pyromanes, tout en jouant les pompiers avec de l'argent dilapidé sans contrôle. L'appel lancé jusqu'au fond de l'Afrique pour attirer toute la misère du monde est puissant et n'est pas près de s'éteindre. La folie du logement social en croissance permanente et jamais suffisante y aide. Le manque d'argent d'un État toujours impécunieux interdit toute solution comme, par exemple, l'accroissement de la présence policière. La calamité grandit et s'enroule sur elle-même : en témoigne l'échec des politiques de la ville successives qui engloutissent en pure perte de l'argent qui n'existe pas et aggrave à son tour le manque dramatique de moyens financiers. Le prétexte de l’anti-racisme empêche de tenir des statistiques et de prendre ainsi les solutions adéquates. Concernant l’immigration, les politiques et les médias se sont enfermés dans le politiquement correct qu'ils ont eux-mêmes créée.

Malgré cette omerta officielle, la police commence timidement à avouer que l'islamisation rapide de la société aggrave les problèmes en créant des territoires ne cherchant pas à s'intégre. Elle se garde, toujours au nom du politiquement correct, de dire que le refus des traditions chrétiennes historiques de la France, toujours valables, même si tout le monde n'en n'a pas conscience, forme un obstacle insurmontable. Il faut ajouter le problème des bandes qui, au nombre de trois cents recensées par la police, manipulent des armes de guerre. Elles sont comme des armées étrangères campant au milieu du territoire national, images lointaines des grandes compagnies ravageant naguère le territoire !

Dans ces banlieues, le chômage, déjà dramatique ailleurs, est pratiquement doublé. Bien sûr, la drogue règne. A quoi peut rêver un jeune désœuvré, inadapté à l'école et qui gagne facilement sa vie à faire le guet ? Tout simplement à devenir lui-même dealer et à rouler à son tour dans des voitures de luxe. Droit de vote ? Pourquoi l'exercer dès lors qu'une sorte de zone d'exclusion existe ? Le résultat est que le nombre de non-inscrits sur les listes électorales est le double de ce qu'il est ailleurs et qu'il y a davantage d'abstentions dans ces territoires.

 

A suivre...

07:45 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

RECONQUERIR LES BANLIEUES (3).

 

 

QUE FAIRE ?

 

Certes, l'urgence absolue serait de résoudre les grands problèmes de la société française comme le chômage, la paupérisation, l'illettrisme, le désordre de la justice. Ces problèmes bouchent l'horizon. Ils expliquent le quasi silence de la campagne présidentielle sur le sujet ; personne ne sachant vraiment comment faire et les candidats principaux craignant à juste titre de se trouver confrontés à leurs propres turpitudes.

La situation, compte tenu de l'historique, n'est pas facile à appréhender car elle est extrêmement variable. Le trait dominant est la véritable "sécession" de ces territoires, d'où la nécessité d'une "reconquista". Ce terme est justifié car à des siècles de distance, il y a des ressemblances significatives.

Faire des opérations "coups de poing" ? Les dirigeants de la police sont sceptiques. Une opération de ce type ne déstabilise la fourmilière que pendant une demi-journée et les dealers reviennent à nouveau. Ne pas oublier également que, quand la police fait son travail, la justice ne suit pas. En France, chaque année quatre vingt dix mille décisions de justice ne sont pas exécutées !

Frapper les dealers au portefeuille ? Ce serait la voie royale. Les moyens et les renseignements existent selon les syndicats de policiers eux-mêmes. Ces dealers iraient tout simplement exercer leurs activités dans d'autres pays. Il est surprenant que, sauf quelques timides tentatives, cette méthode n'ait pas eu lieu à grande échelle et cela conduit à imaginer d'étranges complicités éventuelles !

Quelle que soit la stratégie imaginée, il y a une règle absolue : pas de "coups de poing ", mais une reconquête morceau par morceau. Un territoire reconquis ne devant plus jamais être abandonné.

 

Michel De Poncins

06:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

10/07/2012

2 POIDS / 2 MESURES TRES TENDANCE...

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Le gouvernement va faciliter l’accès à l’Aide Médicale d’État pour les sans-papiers

"L’Aide Médicale d’État (AME), ce scandale organisé qui donne aux sans-papiers un accès aux soins (totalement pris en charge) quand les Français peinent de plus en plus à y accéder, va se voir facilitée d’ici peu.

L’ancienne majorité parlementaire avait, devant le coût exorbitant de cette aide (588 millions d’euros) et le nombre croissant de bénéficiaires (220 000 en 2011), instauré une franchise de 30 euros pour ces derniers. Si cette mesurette reste ridicule et électoraliste, là voici désormais supprimée par le nouveau gouvernement de gauche.

C’est la ministre de la Santé et des Affaires sociales qui l’a annoncé à l’issue d’une table ronde sur l’exclusion. « La promesse de François Hollande de supprimer le droit d’entrée à l’AME fera l’objet d’un texte de loi qui sera présenté dans les prochains jours » a ainsi déclaré Marisol Touraine.

Alors que l’AME devrait purement et simplement être supprimée, car elle constitue l’une des nombreuses pompes aspirantes de l’immigration (l’un des avantages qui attirent les immigrés) et représente une insulte vis-à-vis des Français qui ne parviennent plus à se soigner, la gauche vient désormais d’en faciliter l’accès."

 

Christopher Lings

 

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"La Ville de Paris va supprimer la gratuité dans les transports en commun pour les personnes âgées ou handicapées. Cette décision intervient à l'occasion d'un projet de modernisation des cartes de transport qui sera présenté au conseil de Paris les 9, 10 et 11 juillet.

Les détenteurs de la carte Emeraude, qui permet de voyager gratuitement sur les réseaux parisiens de la RATP et de la SNCF, devront acquitter une participation financière à partir du 1er novembre.

Dans le même temps, la carte Emeraude et celle Améthyste (réseaux franciliens) seront désormais chargées sur le Pass Navigo, bien plus maniable que l'actuel coupon magnétique. Ce changement permettra un remplacement plus facile du titre de transport en cas de perte.

 

"C'est la liberté de se déplacer des personnes âgées qui est en jeu"

Les bénéficiaires d'Emeraude paieront 20 euros par an s'ils perçoivent un minimum social et/ou la prestation Paris Solidarité. Le prix sera de 40 euros par an pour ceux qui justifient d'un montant d'impôt inférieur ou égal à 2.028 euros.

"C'est la fin de la gratuité de la carte Emeraude", s'est indigné le chef de l'opposition UMP au conseil de Paris, Jean-François Lamour. "Le maire (Bertrand Delanoë, PS) est en train de faire payer aux personnes âgées ses faiblesses en matière de dépense". Pour Jean-François Legaret (UMP), président de la commission des finances de la Ville, "c'est la liberté de se déplacer des personnes âgées qui est en jeu".

Pour le groupe PCF et Parti de gauche, il est "hors de question de faire payer ceux qui gagnent moins de 876 euros", c'est-à-dire la tranche qui devrait s'acquitter de 20 euros. Un amendement sera déposé en ce sens.

 

Une économie de 4,6 millions d'euros 

Créée en 1973, la carte Emeraude concerne actuellement les Parisiens de plus de 65 ans, ou de plus de 60 ans s'ils sont retraités au titre de l'inaptitude, et les personnes en situation de handicap, justifiant d'un impôt sur le revenu inférieur ou égal à 2.028 euros.

Ce plafond n'est pas opposable aux veuves et veufs de guerre et aux anciens combattants de 65 ans et plus, qui continueront à bénéficier de la gratuité. Ce que conteste le groupe écologiste, qui déposera un amendement visant à "supprimer cette exception".

Au 31 mai 2012, 131.667 personnes bénéficiaient d'une carte Emeraude et 7.784 d'une carte Améthyste. Ces deux dispositifs ont coûté 55 millions d'euros à la Ville en 2011. La  nouvelle recette liée à la participation financière des bénéficiaires est estimée à 4,6 millions d'euros."

 

La-croix.com avec AFP

19:44 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

04/07/2012

L'ENRICHISSEMENT PERSONNEL INDU (EPI).

 Les prédateurs publics, à savoir les politiques et bien d'autres, prélèvent pour leur EPI 5 % du PIB. Les "autres" dépassent de beaucoup le groupe des politiques : compagnons de route, hauts fonctionnaires, syndicalistes. Pour désigner cette population d'environ dix mille personnes, j'emploierai ici le terme de "caste", utilisé par nos amis italiens pour désigner les "Hifis" locaux qui sont au moins aussi voraces que les nôtres. En France, les membres de la caste pourraient parfaitement ne pas accepter l'EPI en gardant, dans l'honnêteté, ce qui suffirait pour faire fonctionner la gigantesque machinerie étatique qui écrabouille le peuple français.

De récentes informations, le magazine Capital révèle que les fonctionnaires du sénat sont payés trois fois plus cher que leurs collègues de l'État. Cela vient d'une accumulation de primes dont bénéficient ces fonctionnaires bien spécifiques. Par exemple : le versement d'une prime individuelle de chauffage. Avec la hausse du pétrole, la prime a littéralement explosé, en passant de mille cinq cents euros par an en 2000 à quatre mille trente cinq euros en 2011. Ce magazine nous apprend qu'en 2008, la cagnotte du Sénat s'élevait à un milliard et demi d'euros. Le président du sénat, Jean-Pierre Bel, a expliqué que celle-ci servait avant tout à payer les retraites des sénateurs et des fonctionnaires du Sénat ; ces retraites sont très fastueuses et font justement partie comme telles de l'EPI de cette population. Au même moment, l'association "contribuables associés" toujours très bien informée sort un dossier : "ce que nous coûtent vraiment nos élus" ; le dossier se limite au cas des élus, mais d'autres dossiers de "contribuables associés" traitent abondamment de l'EPI d'autres membres de la caste.

 

Pas vu, pas pris.jpg

 

PAS VU, PAS PRIS

 

Dans la "République Fromagère (RF)" sont énoncés des principes qui permettent à la caste de s'enrichir en douce sans que personne ne fasse la synthèse nécessaire et urgente. Les médias largement assis au banquet républicain sont eux-mêmes complices ; l'un de ces principes s'écrit : "pas vu, pas pris".

Il est néanmoins possible, malgré l'omerta, d'énoncer la liste des principaux moyens utilisés par les membres de la caste pour s'enrichir indûment sur le dos des populations. La voici en désordre et non exhaustive : cumuls, salaires excessifs, retraites, nourriture gratuite, fêtes en tout genre, droit au reclassement en cas de panne, voyages luxueux dans des coins paradisiaques, droit d'engager des collaborateurs familiaux, créations de postes ou même d'administrations inutiles, bureaux fastueux parfois dans des palais, notes de frais abusives, voitures avec chauffeur, salles à manger de direction, caves magnifiques, etc.

Ces rapines, car ce sont bien des rapines, sont couvertes par la loi, laquelle est justement fabriquée à cet effet par la caste elle-même. Nous comptons donc pour rien les magouilles éventuelles qui expliquent que, parfois, dans la caste il se trouve des repris de justice.

Pour apprécier l'étendue de l'EPI, il faut tenir compte de ce que l'essentiel des avantages est informel et échappe ainsi à une kyrielle d'impôts ; pour apprécier réellement le total et le comparer à l'enrichissement de ceux qui travaillent honnêtement dans un marché libre il faudrait sans doute multiplier par deux l'EPI.

En application du "pas vu, pas pris", des explications sont mises en avant. Certains élus justifient leurs fabuleux gains par un travail harassant. L'aveu est tragique. Ce qui les harasse, c'est la fabrication du déluge de lois qui accompagné de la bougeotte habituelle nous conduit à la ruine.

Il existe au profit des députés une indemnité représentative des frais de mandat (IRFM) de six mille euros mensuels. En novembre 2011, deux députés ont déposé une proposition de loi à ce sujet. Il s'agissait d'organiser des contrôles et de demander des justificatifs sous forme de notes de frais comme cela se pratique partout. La proposition a été sèchement refusée sous prétexte quelle faisait porter la suspicion sur l'honnêteté des élus du peuple. Elle pourrait laisser entendre que l'argent public est mal géré et "porter atteinte" aux institutions de la république : pas vu, pas pris.

  

Les chiffres.jpg

 

LES CHIFFRES

 

Comment peut-on arriver à ce pourcentage important de 5% minimum du PIB ? Le calcul réel est impossible à faire.

Quelques exemples permettront de comprendre l'immensité des chiffres.

Les anciens présidents de la république et premiers ministres bénéficient d'un statut princier dont nul, ni même les bénéficiaires ne peut mesurer l'ampleur. Un ancien premier ministre, Michel Rocard, a trouvé que cela ne suffisait pas. Le 13 mars 2009, il fut nommé par Nicolas Sarkozy, ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles arctique et antarctique. Quelle est la structure onéreuse qu'il dut créer pour ne pas se trouver tout seul à se geler dans cette fonction ? Quel est le degré de désordre qu'il a introduit dans l'organisation des affaires étrangères ? Insondable mystère.

Le droit permanent au reclassement en cas de panne dans la carrière est d'une valeur inestimable. En février 2008, Philippe Douste-Blazy est devenu, à ce titre, conseiller spécial des "sources novatrices de financement du développement" auprès du Secrétaire Général des Nations Unies. L'importance du grade ouvre de vastes horizons à l'EPI de l'heureux propriétaire. L'objectif est très inquiétant pour le monde entier avec des effets négatifs probables et non mesurables. Quelle est la valeur exacte d'une nomination au conseil, économique, social et environnemental ?

Il paraît que lorsque l'on part en vacances on est fatigué. Soit. Des maires, pour caresser leur électorat, ont inventé la "journée valise". Ils donnent aux fonctionnaires de la mairie une journée pour faire leur valise : cette journée supplémentaire s'ajoute à des congés déjà excessifs. La république fromagère (RF) n'ayant pas de limites connues, personne ne saura si cette mode détestable a gagné beaucoup de mairies.

Quand j'évoque le 5%, cela vise essentiellement le haut du panier. Lorsque l'on ajoute les innombrables petites grattes du genre "journée valise", l'on dépasse très probablement les 5%.

 

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DES EFFETS

DEVASTATEURS

 

Cet EPI des membres de la caste grâce à de l'argent enlevé par la loi au reste du peuple explique pour une grande part des calamités, comme la panne de croissance, le chômage, les délocalisations, la paupérisation et les restos du cœur. Inversement, le phénomène montre une fois de plus l'importance de la marge de manœuvre qu'un pouvoir "Libérateur" trouverait pour prendre le chemin de la prospérité.

Les plans d'austérité se succèdent sans interruption et assènent l'austérité à l'ensemble de la population, épargnant avec soin l'EPI des membres de la caste. Un plan contraire devrait signifier : austérité pour la caste et richesse retrouvée pour tous.

 

Michel de Poncins

16:44 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

28/06/2012

LES SDF NE MEURENT PAS QUE L'HIVER (1).

Ses sacs et sa valise.jpg

 

... Mais aussi en été  

loin de tout

tapage médiatique.

 

Samedi matin, une femme de 46 ans sans-abri a été retrouvée morte de froid”. Chaque hiver, les “victimes du froid” sont pour quelque temps à la une des journaux : une rengaine annuelle qui jette un coup de projecteur sur la situation tragique des sans-abri. 

Mais les rigueurs de l’hiver sont loin d’être les seuls périls qui guettent les "gens de la rue". Alors que dons et secours se raréfient, leur "voyage" peut aussi bien se terminer au printemps, en été ou en automne et dans l’indifférence générale.

Quelle que soit la saison, un SDF meurt chaque jour en France. Pour l'année 2010, 414 décès, au moins, sont à déplorer. 

 

L'errance.jpg

 

Environ 1/3 des décès

surviennent en hiver, si l'on se base sur les statistiques publiés par le collectif "Les Morts de la Rue" pour l'année 2009.

 

Période de décès

 

Printemps

24.8 %

Eté

21.1 %

Automne

29.  %

Hiver

25.1 %

 

Ces informations sont hétérogènes dans la forme et le niveau de détail. Mais, elles tendent à prévenir une éventuelle surmortalité liée aux grands froids. Il faut toujours interprêter les statistiques avec prudence et privilégier l'action sur le terrain. Se limiter à un aspect purement quantitatif conduit à l'impasse. Ces chiffres n'en demeurent pas moins terribles.

Christophe Louis, Président du collectif "Les Morts de la Rue" affirme que "peu de décès sont liés au froid". Pour lui, “ce n’est pas le froid qui tue, c’est la rue”. La rue,ses multiples dérives et ses multiples dangers qui peuvent, rapidement, mener à la mort.

 

La violence 

serait la cause de plus de la moitié des décès, selon les chiffres de l’Observatoire National de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale.

 

Causes du décès

 

Mort violente

56.5 %

Mort naturelle soudaine

32.1 %

Maladie

11.4 %

 

L’alcool mais aussi des agressions sauvages en sont l’origine. Mais, qui agresse qui ? Bien des maladies touchent les SDF, particulièrement exposés par leur vie errante. De plus, beaucoup ne désirent pas se soigner ou n'ont pas les moyens de le faire. Il y a aussi les suicides dont le nombre est difficile à préciser. Certes, le froid peut tuer mais les grandes chaleurs provoquent de nombreux cas de déshydratation et d'arrêts cardiaques. La pollution au ras du trottoir, aux abords du périphérique est la cause de nombreux problèmes respiratoires. Quant aux bouches d'aération du métro qui réchauffent tant, elles distillent pneumonies et rhumatismes...

 

A suivre...

18:49 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

LES SDF NE MEURENT PAS QUE L'HIVER (2).

Camembert.jpg

 

50 ans

d’espérance de vie

 

L’âge moyen du décès des personnes sans-abri se situe autour de cinquante ans. Les dons et les aides se multiplient l’hiver, mais chutent dès les premières remontées de températures.

Les élections  passent et beaucoup de nos concitoyens restent au bord du chemin. Les sans-abri et les français en voie de paupérisation n'intéressent pas beaucoup, c'est un emphémisme, nos gouvernants et les hommes politiques en général.

 

Lieu du décès

 

Voie publique

38.5 %

Hôpital

27.8 %

Abri

12.5 %

Espace public

 8.8 %

Structure d'hébergement

7.3 %

Particulier

3.7 %

Détention

1.5 %

 

La crise frappe toujours davantage les plus démunis. Depuis quelque temps, de nombreuses personnes âgées se retrouvent, elles aussi, contraintes de dormir dans la rue. Elles pourront y côtoyer des jeunes avec ou sans diplôme et beaucoup de personnes venues de l'Europe de l'Est pour mourir sur le trottoir. La diversité s'installe.

 

A suivre...

08:38 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

LES SDF NE MEURENT PAS QUE L'HIVER (3).

 L'orange.jpg

 

Le CépiDc-Inserm

 

Le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) traite l’ensemble des décès survenus en France, pour en coder les causes selon la classification CIM10 2.

Les causes de décès sont notées en clair par les médecins sur les certificats de décès, puis codées selon une procédure internationale standardisée qui a vu apparaître de nouveaux codes permettant de saisir certains facteurs de précarité, dont la qualité du logement, et d'approcher la notion de sans-abri ou de sans-domicile sans que cette qualification soit obligatoire, d'où une importante sous-estimation.

 

Caractéristiques des 90 décès identifiés par le CépiDc-Inserm à partir des certificats de décès (2008) :

 

Cause initiale du décès

 

Troubles mentaux et du comportement

26.7 %

Causes externes de morbidité et de mortalité

25.6 %

Maladies de l'appareil circulatoire

  8.9 %

Maladies de l'appareil digestif

  6.7 %

Maladies de l'appareil respiratoire

  5.6 %

Tumeurs

  5.6 %

Maladies infectieuses

  2.2 %

Autres motifs

18.6 %

 

PS : graphique et photographies

de Jean et Béatrice Chabernaud.

08:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

20/06/2012

LE TABOU DU DROIT DE GREVE (1).

Poste en grève.jpg

 

L'année 2012 a très mal commencé : des milliers de voyageurs ont été privés de leurs droits légitimes de se déplacer. Elle continue de plus belle ; pilotes et personnel de bord annoncent une nouvelle grève des transports aériens du 6 au 9 février, pour protester contre la tentative d'installer un service minimum. Plusieurs milliers d'enseignants ont défilé mardi 31 janvier 2012 à Paris à l'appel de syndicats qui ont également lancé un mouvement de grève pour dénoncer les quatorze mille suppressions de postes à la rentrée et exiger le retrait du projet de réforme de l'évaluation des professeurs. La grève a touché la province.

Rien ne change vraiment au fil des années. Rappelons-nous qu’une pénible galère avait été infligée aux six cents  passagers du train de Strasbourg à Port-Bou dans la nuit de 26 au 27 décembre 2009, avec un retard de treize heures. Indépendamment de dysfonctionnements, l'enquête avait révélé un odieux scandale, à savoir les grèves "réveillons". Des préavis de grève sont déposés pour les soirs du 24 et du 31 décembre sous des prétextes divers et ont en réalité un seul objectif : permettre aux agents censés travailler les soirs de fête de rester chez eux ; ce sont les grèves "réveillons". La "malchance", a voulu que justement ces grèves réveillons autour du jour de Noël à Dijon aient aggravé le calvaire des six cents passagers. Nul ne saura le nombre de grèves réveillons, le tout se perdant dans le puits sans fond d'un mammouth étatique en perdition.

Les grèves de dockers qui paralysent les ports sont récurrentes. Ces grèves sont particulièrement nocives pour l'activité des ports, les armateurs hésitant à y venir, au profit des grands ports étrangers, et au détriment des dockers français eux-mêmes. Il existe des "petites grèves" dont personne ne parle. Citons les grèves qui se passent ici ou là dans les centres de tri postaux. Pour les entreprises, c'est une catastrophe : les chèques n'arrivent pas et les mettent en danger.

 

A suivre...

08:49 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

LE TABOU DU DROIT DE GREVE (2).

Rennes du Père Noël.jpg

 

DES GREVES IMMORALES

ET RUINEUSES

 

Le droit de grève est inscrit dans la constitution, on se demande pourquoi, et, en plus, il semble se situer dans l'opinion collective à un niveau supérieur à tous les autres droits comme le droit de consommer, le droit de travailler, le droit de circuler, le droit de se soigner, lesquels devraient lui être très supérieurs.

Sa justification repose historiquement sur l'idée que la grève aurait été la source de progrès sociaux considérables notamment au 19ème siècle. Si le tabou n'existait pas, des recherches attentives montreraient que les progrès sociaux ont été bien davantage le résultat de progrès techniques sous l'aiguillon du marché, ces progrès ayant suscité l'amélioration rapide de la condition économique de toute la population.

La grève est immorale car c'est la rupture d'un contrat, à savoir le contrat de travail entre deux personnes, l'employeur et l'employé.

Dans une économie peu diversifiée, comme elle existait encore il y a de très nombreuses années, le conflit social ne touchait pratiquement que les patrons sans que le reste de la population n'en souffre. Dans l'économie extraordinairement enchevêtrée et diversifiée que nous connaissons actuellement, la grève, surtout quand elle est utilisée dans des nœuds économiques, touche des milliers ou des millions de personnes. Les grèves sont, très souvent, des grèves de riches, comme celles des pilotes ou des contrôleurs aériens.

Une remarque importante est que la grève a lieu principalement dans les structures publiques, donc à l'abri de la concurrence, ou dans de très grandes firmes privées. En revanche, dans les PME et les TPE, les grèves sont fort rares ; le personnel est solidaire des patrons et sait très bien que la richesse de l'entreprise conduit chacun à s’enrichir.

 

A suivre...

08:30 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)