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Le Blog du Pasteur Blanchard - Page 182

  • DE LA MONTAGNE A LA FORÊT NOIRE.

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    J'ai eu une adolescence sans histoire, mais je ne trouvais pas ma voie. Le travail en usine me déplaisait. Pour assurer mon avenir, je signais un contrat d'apprenti garçon de restaurant au Grand Balcon, l'hôtel le plus huppé de Mazamet. Mon engagement lors des événements de 68 inquiéta ma famille. Mon père, militaire de carrière, pensa qu'il n'y avait rien de plus sûr que l'armée. Je signais à Toulouse en septembre de la même année un contrat de trois ans dans l'armée de l'air.

    Je me retrouvais à faire mes classes à Nîmes Garons : un total naufrage ! L'armée, ne sachant que faire de moi, se souvint que j'avais été garçon de restaurant et m'envoya au mess des officiers en plein cœur de la forêt noire en Allemagne à Hornisgrinde. Ce fût un véritable cauchemar où j’étais isolé dans une petite station couverte de neige pendant plus de six mois de l'année. Insupportable à un tel point que comme on le dit familièrement, je "pétais les plombs" au point de me faire expulser de l'armée.

    De retour à la maison, ce fut la grande révolte. Deux mois plus tard, j'étais à l'Isle de Whight, avant de vivre toutes les dérives de ma génération.

     

    Pasteur Blanchard

  • POUR UNE MONNAIE FORTE.

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    Plaider pour une monnaie forte et,

    encore mieux, réputée pour telle sur la longue durée,

    est une entreprise difficile et nécessaire

    tant l'idée erronée des dévaluations réputées compétitives

    est ancrée dans les esprits par une propagande incessante.

     

    La Suisse encore une fois, vient à notre secours.

    Un des facteurs principaux du succès suisse

    est l'existence d'une monnaie forte.

    Depuis des lustres et très régulièrement,

    le franc suisse se trouve réévalué dans les faits

    par rapport aux autres monnaies

    et ceci pour le bien de la richesse nationale.

    D'ailleurs, ces temps-ci, cela n'empêche pas des industriels suisses

    de protester contre une nouvelle appréciation du franc :

    personne ne leur reprochera de céder aux difficultés du court terme.

     

    L'intérêt d'une monnaie forte est double.

    D'abord, dans la compétition mondiale,

    que la Suisse ne refuse pas bien au contraire,

    les entrepreneurs sont conduits à l'excellence à la fois dans les décisions

    et dans les investissements :

    c'est cette course à l'excellence qui crée la vraie richesse.

    Le petit pays est à l'origine de firmes tout à fait considérables

    dans le domaine pharmaceutique,

    dans la haute technologie ou dans d'autres domaines :

    ce n'est pas un hasard.

    Un autre avantage est de donner aux acteurs économiques

    la possibilité de faire des investissements à l'étranger

    dans des conditions perpétuellement favorables

    étant donnée la force de la monnaie nationale.

    Là aussi, la compétitivité issue de la liberté joue un rôle

    et permet justement aux firmes suisses

    de devenir des géants mondiaux sans payer trop cher la place à conquérir.

    Ce point est essentiel car la richesse d'une nation repose largement

    sur des investissements en capital bien conduits.

    Un de mes livres s'intitule «Tous capitalistes ou la réponse au socialisme».

     

     

    LES DEVALUATIONS

    INEFFICACES

    Il faut ajouter un point essentiel et que personne ne met en lumière.

    Les dévaluations pratiquées par le pouvoir politique sont immorales.

    Il y a bien longtemps, Moïse reçut sur le Mont Sinaï

    les commandements de Dieu,

    dont le célèbre : «Tu ne voleras pas».

     

    Depuis ce fait historique, toutes les législations ont imposé,

    à la fois aux croyants et aux incroyants,

    le respect des contrats privés et de la propriété.

    Or, la dévaluation imposée par les pouvoirs politiques

    est une rupture de contrat et une atteinte à la propriété.

    Comme l'exemple de la Suisse le montre, elle est inopérante ;

    ceci est une conséquence de cela et ce n'est donc pas non plus un hasard.

    Le capitalisme réussit par ses qualités intrinsèques

    et aussi parce qu'il est moral, reposant sur la fiabilité des contrats.

     

    En outre, la dévaluation revient

    à donner la clé de la monnaie aux politiques

    et c'est donc ouvrir la boite de Pandore,

    ceux-ci agissant selon leur bon plaisir momentané et changeant,

    avec toutes les combines possibles.

    Ces constatations sont fort utiles dans l'actualité immédiate.

    En effet, beaucoup parlent de sortir de l'euro et,

    dans la foulée, de l'Europe avec comme argument principal

    le prétendu avantage de dévaluer la nouvelle monnaie.

    Or tenter ces sorties en pratiquant une dévaluation,

    serait courir droit à l'échec.

     

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    LA RUINE

    PAR L'EURO

    Nous partageons, certes, le jugement négatif sur l'euro

    mais pas du tout à cause de la politique de Trichet,

    très souvent vilipendée.

    La ruine générée par l'euro est venue

    d'abord des formidables investissements de départ.

     

    A l'époque, j'avais montré comment ce déluge d'investissements

    avaient été considérablement minoré

    par les adorateurs de la nouvelle idole.

    L'argent perdu ne se retrouve jamais et,

    à présent, la faiblesse des économies européennes

    porte toujours les traces du gaspillage initial.

    La ruine est venue aussi par la tendance à l'inflation.

     

    Malgré les calculs lénifiants et trafiqués de la BCE,

    chacun a bien l'impression que l'euro pousse à l'inflation,

    ne serait-ce que par le «coup de pouce» inévitable que les professionnels

    ont su utiliser en alignant les prix vers le haut.

    La fixation des parités initiales avec la monnaie de chaque pays

    fut une décision arbitraire ne pouvant en aucun cas correspondre

    à la réalité des prix consacrée partout par l’usage :

    il y eut nécessairement des moyennes de moyennes.

    Le désordre ainsi créé a facilité ces «coups de pouce».

     

    Vient maintenant un véritable ouragan dévastateur.

    Le parapluie de l’euro a permis, hélas, la poursuite de la ruine organisée

    par les pouvoirs successifs par le truchement des trente-cinq heures

    et celui de la retraite à soixante ans,

    ainsi que d’autres folies ordinaires.

    Une monnaie indépendante aurait du subir des sanctions brutales

    conduisant à des révisions déchirantes.

     

    C'est à ce moment même que les statistiques officielles

    montrent qu'en 2009,

    8,2 millions de personnes, soit 13% de la population,

    vivaient en dessous du seuil de pauvreté.

    En 2008, c'était 7,84 millions et 13%.

    Certes, cette situation intolérable a d'autres raisons en plus de l'euro

    mais la coïncidence est troublante.

     

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    DES AVEUX

    OFFICIELS

    Monsieur Trichet, soi-même,

    ne s’apercevant sans doute pas de l’aveu tragique qu’il prononçait,

    a déclaré, il y a deux ans, que sans l’euro la France

    n’aurait pas pu faire les trente-cinq heures !

    Monsieur Giscard d’Estaing a écrit, le 12 novembre 1997,

    dans le Herald Tribune :

     

    "Je ne vois pas à quoi l'euro va servir

    sinon à perturber gravement le monde des affaires.

    A chaque fois que je pose la question de savoir

    si c'est une bonne chose de réaliser la monnaie commune,

    j'entends toujours la même réponse :

    il faut le faire parce que nous ne pouvons pas nous permettre le luxe

    d'être laissés de côté.

    Les responsables des gouvernements portugais, espagnols et italiens

    m'ont tous fait cette réponse, sans m'apporter la moindre explication.

    Je n'ai jamais entendu sur ce problème que de mauvais arguments".

     

    Si cette phrase condamnait le projet,

    cela n’a pas empêché son auteur

    de promouvoir l’euro quand son intérêt personnel l’y invitait !

     

    Investissements immenses et création de foyers de pertes,

    la «rentabilité» est négative en quelque sorte

    et il est légitime de parler de ruine.

     

    D'ailleurs, un rapport de Bruxelles, peu diffusé,

    vient de décrire en détail la catastrophe.

    Les trois premiers pays d’Europe pour la compétitivité

    sont la Suède, la Grande-Bretagne et le Danemark,

    pays en dehors de l’euro.

    La France, l’Allemagne et l’Autriche sont les lanternes rouges.

    Dans l’Euroland, l’inflation est relancée.

    Pour faire bonne mesure ajoutons que la création de l’euro

    est le type de l’action révolutionnaire par laquelle un quarteron de politiques

    imposent leurs volontés propres à des millions de personnes

    au lieu de laisser jouer les marchés.

      

    LE POUVOIR

    TOTALITAIRE

    MONDIAL

    Elle s’inscrit fort bien dans la mise en place accélérée

    d’un pouvoir totalitaire mondial,

    à forte connotation socialiste, dont l’Europe n’est qu’un élément,

    et qui vise à la disparition des nations.

    Sortir de l'euro et, le cas échéant de l'Europe supranationale

    seraient des objectifs raisonnables.

    Il serait indispensable que l'équipe en charge soit crédible dans la durée

    pour maintenir à un niveau élevé la valeur de la monnaie

    et, ceci, par le choix de techniques adéquates.

     

    Indépendamment de cette crédibilité personnelle, il est une autre condition.

    Il faut renoncer au socialisme, à ses pompes et à ses oeuvres.

    Depuis des décennies, fausse droite et vraie gauche

    parlent à tort et à travers de défendre la compétitivité des entreprises.

    Ayant ainsi bien dit, les mêmes tirent à vue

    sur les entreprises, les industries, l'emploi, les propriétaires, les riches

    et écrabouillent la nation par leurs impôts et charges.

     

    Beaucoup de pays ont inversé la tendance avec succès

    par une réduction très forte des dépenses publiques.

    Citons, à titre d'exemples, le Canada, la Suède, la Finlande, le Danemark.

    Les proverbes chinois sont bien commodes.

    L'un d'entre dit «Quand le riche maigrit, le pauvre meurt de faim» !

     

    Michel de Poncins

  • TOUS A VOS POSTES !

    Le soldat.jpg

     

     
    Emission de Gérard Marin 
     
    le mercredi 28 Septembre 2011
     
    à 18h sur radio Courtoisie.
     
     
    C'est lors de l'émission de Gérard Marin,
     
    le mercredi 28 Septembre 2011 à 18h sur radio Courtoisie,
     
    que notre Président le Pasteur Blanchard
     
    parlera de notre nouvelle campagne de maraude .

     

    Nous recherchons toujours des bénévoles
     
    pour nos équipes de visiteurs,
     
    nous avons aussi besoin de vêtements
     
    et de vos dons pour continuer nos actions
     
    auprès des plus défavorisés de nos compatriotes.
     
    Tous à vos postes pour soutenir notre travail.
     
     

       
    Jean Chabernaud, coordinateur du blog,
     
    membre du CA de l'ASP.
     
      

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    Fréquences FM de Radio Courtoisie en Mhz :

    Paris et Ile-de-France, 95,6 |

    Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 |

    Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8.

     

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  • LA RIGUEUR... POUR LES AUTRES.

    Les faits sont clairs.

    Après beaucoup de va et vient,

    le gouvernement Sarkozy-Fillon a abattu les cartes.

    Cela ne se passe pas sans minauderies,

    le mot rigueur étant encore tabou alors qu'il s'agit bien de rigueur.

    En résumé, le projet se traduit par un ouragan d'impôts.

    Saluons, au passage, les gros mensonges :

    la presse qualifie d'économies ce qui n'est que des impôts

    comme le rabotage des niches fiscales.

    Autre mensonge : les mesures ne casseraient pas la croissance ;

    c'est faux car tout impôt quel qu'il soit nuit à la croissance.

     

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    Rappelons-en quelques-uns, bien que la presse

    soit inondée de l'énumération.

    -Taxation des complémentaires santé ;

    à l'intérieur de cette pure agression vis-à-vis des malades,

    se trouve un piège supplémentaire :

    les contrats jugés «non responsables» seront frappés davantage,

    la définition d'un contrat responsable

    étant parfaitement embrouillée et ridicule.

    - Hausse des prélèvements sociaux sur les revenus du capital,

    intégration des heures supplémentaires

    dans le calcul des allégements de charges,

    relèvement du forfait social

    qui frappe déjà abusivement les employeurs

    versant à leurs employés la participation salariale,

    augmentation de l'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises.

    - Hausse des prix du tabac et taxe «obésité» sur les boissons sucrées,

    fin des exonérations sur les plus-values immobilières

    au-delà de quinze ans,

    taxe sur les très gros revenus.

    Nous arrêtons là l'énumération qui confirme

    que le pouvoir depuis 2007 s'est engagé dans une fiscalité galopante

    se traduisant en particulier par une inventivité permanente

    avec la création de nouveaux impôts

    car il en a déjà imaginé beaucoup avant ces plus récents.

     

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    DES EXPLICATIONS

    QUI NE SONT PAS

    DES EXCUSES

    Momentanément,une apparence de rigueur

    peut être payante sur le plan électoral,

    notamment sous les gros yeux de la «sondagerie»,

    nouvelle forme de traficotage de la prétendue démocratie.

    C'est une première explication.

    S'ajoute la panique devant les agences de notation ;

    cette panique est telle qu'à Bruxelles certains ont proposé sans rire

    de leur imposer une réglementation.

     

    Quelle étrange idée !

    Jouer les Cassandre n'est pas de tout repos

    avec le risque bien connu de générer le malheur

    que l'on veut précisément éviter.

    Ces agences sont d'ailleurs d'une gentillesse fort suspecte ;

    elles viennent de noter AAA la sécurité sociale française,

    sous le prétexte que l'État français la garantissait en fait !

    La non gestion de ce monstre qu'est la «sécu»,

    source inépuisable de ruine pour le peuple français,

    est ainsi sacralisée !

     

    Autre erreur :

    pour réduire les déficits,

    objectif louable en soi,

    il faudrait se contenter de taper sur le contribuable

    et de prendre l'argent où il est,

    d'où la taxation sur les hauts revenus et les entreprises.

    Parallèlement et principalement,

    se trouve comme à l'habitude le refus de tailler

    vigoureusement dans les dépenses.

      

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    LES «FROMAGES»

    DES POLITIQUES

    SONT EPARGNES

    Un dernier aspect parfaitement essentiel se trouve,

    à savoir la volonté absolue de ne pas toucher aux avantages extravagants

    des camarades politiciens :

    la rigueur, oui, mais pour les autres.

     

    Il y a, en France, un élu pour cent habitants

    ce qui nous met au tout premier rang parmi les grands États.

    Cette surcharge en nombre est accrue d'une façon dramatique

    par la voracité de ce personnel politique.

    Ce nombre et cette voracité réunis expliquent

    en grande partie la panne de croissance

    et la paupérisation du pays, avec tous les problèmes en découlant,

    comme l'écroulement des retraites, le chômage,

    la désindustrialisation, le désastre du logement, etc.

     

    Cette «République Fromagère (R.F.)»

    dépasse largement le problème des élus ;

    par exemple, il y a un certain nombre

    d'anciens premiers ministres en circulation ;

    le statut de ces personnages est absolument princier

    et ils ne sont pas les seuls ;

    que dire des innombrables camarades logés bien au chaud

    dans des fonctions inutiles et innombrables ?

     

    N'oublions pas une pratique courante,

    à savoir le droit absolu d'un ministre débarqué

    à obtenir sa vie durant un autre fromage de la R.F

    à la hauteur de ses ambitions

    et créé parfois ex nihilo ;

    ce droit s'étend aux membres des cabinets

    quand ils sont licenciés dans la foulée.

    En préservant absolument le fromage des camarades

    et en tapant sur le peuple, le pouvoir a perdu définitivement

    le peu de crédibilité qui lui restait.

    Il aurait pu, au moins, se rattraper sur le plan

    de cette crédibilité non seulement

    en arrêtant le flot des dépenses, en les réduisant radicalement.

    Mais il n'en n'est rien.

     

    En témoigne l'annonce récente

    de deux cent trente mesures (sic) pour adapter la France au réchauffement.

    L'explication officielle de ce déluge se réfère à la chimère

    du réchauffement climatique,

    nouvelle religion d'État.

    Ce flot impétueux de mesures déclenchera dans toute l'économie

    l'effet de ruine habituel.

    Le flot de dépenses s'écoule également

    par le réveil abusif de l'Union pour la Méditerranée, autre chimère ;

    n'oublions pas les guerres multiples menées d'ailleurs

    sans les procédures normales pour une déclaration de guerre.

    Également, à signaler les efforts continus

    pour une gouvernance économique de l'Europe

    qui alourdira dramatiquement l'économie française.

     

    Dans le rappel de tous ces faits,

    il ne faut jamais oublier les effets pervers du déluge des lois, qui,

    en lui-même, est une autre cause majeure et permanente

    de la paupérisation du pays.

    Ce que la presse baptise pudiquement du nom de détricotage

    en désignant l'annulation de lois antérieures,

    est une illustration de ce phénomène avec toutes les incertitudes en résultant.

      

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    ↓ 

    VERS UNE NOUVELLE

    DEGRADATION

    DE L'ECONOMIE

    Le résultat de toute cette rigueur parfaitement abusive

    qui s'abat sur le peuple français ne peut être

    que la poursuite de la dégradation de l'économie.

    Les économistes connaissent bien la seule méthode

    qui pourrait sortir le pays de l'ornière.

    Outre la destruction de l'enrichissement personnel fantastique

    des prédateurs publics,

    il faut libérer la création de richesse

    par les entreprises seules capables de créer cette richesse.

     

    Le problème est que la classe politique tout entière

    est renfermée dans une bulle idéologique et financière.

    La bulle idéologique est la croyance erronée

    que l'État peut créer de la richesse.

    La bulle financière est le formidable confort financier

    qui en résulte pour cette classe politique.

    Si le «noyau dirigeant» du gouvernement

    et de la prétendue opposition comprenait tout cela,

    ce serait la rigueur pour les politiques et la prospérité pour tous.

    Au moment même où le plan est enfin officialisé,

    la réalité le rattrape sans tarder.

    87 % des Français toutes tendances confondues

    pensent qu'il faut tailler dans les dépenses.

    Les marchés réagissent brutalement

    montrant le fossé croissant entre la classe politique et les autres.

     

    Le chômage se rappelle cruellement au souvenir du pouvoir,

    les jeunes étant particulièrement frappés.

    Le «noyau dirigeant» ferait bien de regarder ce qui se passe au sud,

    quand les peuples se réveillent brusquement,

    fatigués d'être à la fois bernés et pillés par une camarilla réduite.

     

    Michel de Poncins

  • PERSONNE N'EST VRAIMENT A L'ABRI.

    Impressions de maraude

    par Jean et Béatrice Chabernaud,

    membres fondateurs de l'A.S.P.

     

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    Rue d'Alésia, à côté de l'église Saint-Pierre de Montrouge, deux hommes se réchauffent sur une grille d'aération du métro. Un carton leur sert de matelas, ils ne possèdent rien d'autre. Dormir dans la rue nuit gravement à la santé. Nous leur proposons du café, de la soupe et à chacun une modeste couverture.Charité en partage : ils nous remercient d'une façon à la fois digne et respectueuse.

     

    Vingt-deux heures, nous roulons avec le pasteur Blanchard, Catherine son épouse et Cyril Bozonnet, à la rencontre de ceux qui vivent dans la rue : écouter, parler, distribuer vêtements, chaussures linge de rechange, brosses à dents... Une maraude, c'est çà. Le périple de ce soir va en prime réunir à nouveau une partie des pionniers de l'A.S.P.

     

    Qui peut ignorer la pauvreté qui, de plus en plus se répand dans Paris et s'insinue, peu à peu, presque partout en province ? L'aveuglement et l'indifférence ne mettront personne à l'abri. Mais, côtoyer à nouveau les yeux dans les yeux ces prisonniers de la rue remet encore plus les pendules à l'heure.

     

    Pourtant, il faut garder espoir et s'armer de courage, comme notre ami Ulysse, ancien ouvrier du textile, qui aujourd'hui dort sous une tente, justement, à deux pas de Saint-Pierre de Montrouge. Il nous accueille avec joie, empressementet un grand désir d'échanger des idées.

     

    A présent, nous longeons le métro aérien, ligne Nation-Etoile, de haltes sommaires en refuges plus établis. La petite colonie polonaise de Sèvres-Lecourbe est toujours là. Les uns jouent aux cartes avec animation, les autres, plus discrets, s'apprêtent à dormir car ils travaillent demain. Les chiens méditent, la caravane s'arrête. Congratulations, discussions, distributions et nous repartons.

     

    Vers Chevaleret, nous réveillons des "roumains" qui occupent les amènagements sportifs, grillagés et empèche-misères de la ville. Ils acceptent très volontiers les vêtements que nous leur proposons et nous saluent d'un air à la fois ébahi et endormi.

     

    Enfin, résolument installés au milieu de sacs, de vaisselle, de bouteilles, de cageots de nourriture et de peluches, un cambodgien et deux français nous reçoivent, d'un air affable, dans leur domaine sous les voûtes du métro qui, à cet endroit, rentre sous terre... Vraiment à l'abri ?

     

    Il est minuit, peu après Cyril Bozonnet, nous profitons du dernier RER  pour rentrer à la maison. Le Pasteur et Catherine continuent comme ils continuent tous les dix jours.

     

    Jean et Béatrice Chabernaud

  • LES AIDES AUX ENTREPRISES.

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    La presse reparle, ces temps-ci, des aides publiques aux entreprises,

    le pouvoir affirmant son désir d'aider notamment les PME

    dans ces temps de crise.

    S'il avait vraiment le désir de les «aider»,

    il les libérerait au lieu de les asservir notamment par ces prétendues aides.

    C'est l'occasion de décrire rapidement ce système

    qui est une nouvelle facette du désastre français.

     

    Il y a quelques années un audit avait pris place à ce propos.

    Le coût total s'élève à soixante-cinq milliards,

    soit 4 % du PIB

    et un peu plus que le budget de l'éducation nationale.

    C'est, grosso modo, l'équivalent de l'impôt sur les sociétés.

     

    Il existe pas moins de six mille dispositifs.

    Parmi les six mille se trouvent vingt-deux aides européennes, 

    sept cents trente aides nationales

    et six cents cinquante aides pour l'ensemble des collectivités locales

    de la seule région île de France.

    Il y a deux cents vingt dispositifs différents d'aide à la création d'entreprise

    et seulement 10 % des entreprises qui se créent,

    en bénéficient en pratique.

    Ces chiffres sont évidement très incertains et mouvants,

    car dans une forêt vierge personne n'y voit vraiment goutte.

    Le désordre de l'État est tel que pour arriver à ce recensement,

    il a fallu mobiliser trois corps d’inspection :

    finances, administrations et affaires sociales.

     

    LE COUT REEL

    En plus, ces chiffres doivent être fortement majorés

    car ils se limitent aux montants des aides elles-mêmes.

    Le coût total pour l'économie nationale doit tenir compte

    des dépenses déclenchées

    à la fois dans le public et dans le privé

    pour la gestion de ce vrai délire bureaucratique.

    Dans le public,

    il faut compter avec les innombrables services qui,

    tant au niveau étatique

    qu'au niveau régional, départemental et municipal,

    s'occupent de ces aides.

    Plusieurs ministères s'y consacrent activement.

    Pour ce qui concerne

    les dépenses privées,

    il y a lieu d'enregistrer les heures interminables

    consacrées par les entreprises à l'analyse de ce maquis

    avec quelquefois des services complets

    et des directions importantes au sein des grandes firmes.

    Ne pas oublier non plus les organisations patronales

    dont une grande partie des services contribuent à ce maquis.

    Cette circonstance explique, au demeurant,

    une complicité de fait entre les pouvoirs publics

    et les organisations patronales

    en vue du maintien et de l'amplification du système.

    Les organisations patronales sont souvent, hélas,

    du mauvais côté partageant avec les politiques

    de solides intérêts personnels

    et la même idéologie dirigiste.

    Les soixante cinq milliards ci-dessus doivent, donc,

    pour une analyse honnête être affectés d'un coefficient de majoration inconnu

    mais certainement très élevé.

     

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    LA PAUPERISATION

    DU PAYS

    Au même moment les pleurnicheries publiques

    sur le PIB désespérément plat

    s'étalent dans tous les journaux,

    les larmes étant versées principalement par les politiques

    qui sont très précisément dans leur activisme débridé

    à l'origine de la panne de croissance.

    C'est le moment de rappeler, cependant, la vanité du PIB.

    Cette quantité, que l'on affecte parfois d'un coefficient

    pour calculer le PIB par habitant,

    est devenue aux yeux des politiques de tous niveaux

    la mesure prétendue juste de la prospérité du pays.

    La population conditionnée par la presse suit le mouvement.

    Or c'est une quantité tout à fait erronée

    qui rassemble des données hétérogènes ;

    de surcroît, elle est manipulée d'une façon permanente

    par les statisticiens d'Etat, sans compter les manipulations internationales

    en vue d'établir des comparaisons qui n'ont pratiquement aucune valeur.

    L'inexactitude des chiffres est telle que lorsque le PIB,

    manipulé par les statisticiens nationaux,

    ne convient pas pour une raison ou une autre,

    les politiques imaginent d'autres paramètres ;

    c'est ainsi qu'il est devenu à la mode de parler de «bonheur national brut» :

    les augures, décidément, savent se regarder sans rire !

    Aux yeux des pouvoirs publics soit nationaux, soit internationaux,

    la prise en compte du PIB est quelque chose d'essentiel ;

    elle légitime leur interventionnisme

    et le torrent réglementaire dont ils vivent en découle irrémédiablement.

     

    Dans la réalité,

    la richesse des nations est absolument non mesurable et ne le sera jamais.

    L'on peut simplement se prononcer à la vue de certains aspects particuliers.

    En France, le véritable désastre du chômage et d'une crise du logement

    telle qu'un grand nombre de français en patissent,

    sont deux signes évidents de la paupérisation nationale.

    Même si leur inquiétude repose sur des chiffres contestables,

    les pouvoirs publics réagissent ;

    ils réagissent mal, au coup par coup,

    puisqu'ils restent englués dans leur liturgie interventionniste,

    carrefour de leur propre idéologie et de leurs avantages personnels.

     

    Faillite.jpg

     

    LE DESASTRE DES AIDES

    Il en résulte les aides 

    avec une forêt impénétrable de réglementations, de lois, de décrets,

    le tout souvent obscur, plein de redondances contradictoires.

    Ce sont des lacets qui étouffent.

    C'est, d'ailleurs, parfaitement logique

    parce qu'il n'y a pas de raison que l’esprit qui les inspire

    soit supérieur à celui des aides à l'emploi ou des aides au logement.

    Le «principe des calamités» 

    veut que lorsque les hommes politiques ont créé une calamité,

    ils en créent d'autres pour soi disant corriger la première.

    En vertu de ce principe, il y a quelques années, il avait été créé le COPRA

    (comité permanent pour la régulation

    et l'évaluation des aides publiques aux entreprises).

    Voilà un nouveau «machin» formant une nouvelle calamité en tant que telle.

    J'avoue ne pas en avoir trouvé trace récente

    et ignorer s'il se borne à dormir calmement dans des locaux bien au chaud

    ou s'il n'a pas été véritablement créé.

    Le désastre pour les entreprises est complet.

    D'abord, en dehors des coûts de gestion signalés plus haut,

    elles doivent payer les impôts permettant de prétendument les aider.

    Le rapprochement avec l'impôt sur sociétés est significatif.

    Ensuite, quand elles se lancent à la course au pactole,

    elles souffrent des terribles lenteurs bureaucratiques et,

    au finish, elles doivent adapter leur stratégie

    aux idées propres des fonctionnaires juges des dossiers.

    La richesse des nations qui n'est pas mesurable

    repose sur les initiatives individuelles

    soit des particuliers,

    soit principalement, des entreprises

    agissant librement sur les marchés.

    Un gouvernement «Libérateur» devrait sans tarder supprimer ces aides

    et, dans la foulée, les impôts correspondants,

    ce qui serait très bénéfique pour les entreprises.

    Il y a donc lieu d'être optimiste car ce facteur s'ajoute à bien d'autres

    pour montrer que contrairement à la propagande officielle

    la marge de manœuvre du pouvoir est très grande

    comme nous l'avons souvent souligné.

    Encore faut-il que quelqu'un ou quelques-uns le comprennent

    et puissent la saisir.

    C'est ici qu'il est permis d'être vraiment pessimiste

    tout au moins à court terme.

     

    Michel de Poncins

  • LES DERNIERS SERONT LES PREMIERS...

    Ulysse et compagnie.JPG

     

    "Je l 'avoue, l'auteur de ces lignes est un citoyen plutôt orgueilleux, une vilaine tare, je vous l'accorde. Et qui comme une grande majorité de Français, secrêtement hanté par la peur de finir à la rue un jour, détourne la tête quand il croise des mendiants, dans une rame de métro...Comme vous, non ?

     

    Mauvais chrétien, j'ai pourtant aidé à la fondation de l'Action Sociale Populaire, vers 2005, oeuvre d'aide aux SDF crée par le pasteur Jean-Pierre Blanchard. Par égoisme, sans doute  car, fieffé catholique, je croyais sans doute ripoliner un peu mon âme en allant des mois durant porter vêtements chauds et soupes aux plus démunis de nos frères...

     

    Fanatique de la charité, le pasteur Blanchard, en 2011, n'a pas changé. Les rouflaquettes qui décorent ses tempes ont un peu blanchi certes, mais le parpaillot se porte comme un charme, la faconde languedocienne débite toujours à plein régime, au plus grand plaisir des SDF régulièrement visités par le camarade Jean-Pierre.

     

    Longue vie au pasteur, à son épouse Catherine, à tous les militants de l'ASP...Et qu'un beau jour, leur association puisse disparaitre, en même temps que la misère en France !"

     

    Impressions de maraude par Cyril BOZONNET

    dans AUBERVILLIERSBLOG

  • LE POUVOIR ET LA PRESSE (1).

    Poison.JPG

      Cliquer ICI

     

    Je l’ai récemment écrit et je le confirme :

    il est souvent très intéressant de se replonger

    dans la lecture de certaines informations

    fournies par l’AFP (Agence France-Presse).

     

    Ainsi déjà en 1975 Jean Mauriac,

    fils de…,

    ancien confident de Charles de Gaulle

    et agencier à l’Elysée sous Valéry Giscard d’Estaing,

    nous informe que 40 % de la délinquance adolescente

    est le fait de jeunes algériens

    mais que ce chiffre est tenu confidentiel

    pour ne pas alerter l’opinion française.

     

    Pourtant il est étonné,

    ainsi que ses collègues de l’AFP,

    quand il apprend que cinq cents voitures ont été la proie

    des flammes en Alsace,

    sans que jamais aucune information n’ait été diffusée

    sur ces violences urbaines

    et que la France est le seul pays d’Europe

    à subir cette épidémie de voitures carbonisées par des immigrés.

     

    En novembre 2005,

    alors que mille cinq cents voitures sont incendiées

    et que la télévision américaine titre :

    «Paris brûle» l’AFP reçoit l’ordre de ne pas l’ébruiter

    et cet ordre émane du premier ministre Dominique de Villepin

    (aujourd’hui leader de République Solidaire !!).

     

    Manuel GOMEZ

  • LE POUVOIR ET LA PRESSE (2).

    Quel jobard.jpg

    Cliquer ICI

     

    Comment la presse nationale et internationale

    observe sur ordre des gouvernements

    le silence sur certains sujets qu’il est préférable de ne pas diffuser ?

     

    Le futur pape Jean XXIII, Monseigneur Roncalli,

    nonce apostolique à Istanbul,

    durant la dernière guerre mondiale, prévient le Vatican

    sur la menace que fait peser l’avance nazie

    sur les milliers de juifs installés en Salonique.

    Expulsés d’Espagne en 1492 par les Rois Catholiques,

    ils ont cependant gardé d’étroits contacts avec leurs seuls parents,

    les Marranes, restés sur la péninsule ibérique

    et semblant s’être convertis au catholicisme.

    Sollicité par le Saint-Siège, Franco répond :

    «Pour moi ils sont toujours espagnols

    et je suis prêt à les accueillir

    mais je n’ai pas les moyens matériels d’aller les chercher.»

     

    Accrédité auprès du Saint-Siège,

    Georges-Albert Salvan, agencier de l’AFP,

    retrouve en 1974 dans les archives du Vatican

    un document prouvant le dédain des comités juifs internationaux

    et notamment celui de New York.

    Alertés aussitôt, ils ont fait la sourde oreille

    se désintéressant totalement du sort fatal

    qui était réservé à leurs frères de Salonique.

    Des milliers de juifs sont morts ainsi en camps de concentration.

    La diaspora ne s’est pas rassemblée pour tenter de les sauver.

     

    Il est vrai que ni les juifs, ni les pays en guerre contre le nazisme,

    ni la France et le gouvernement de Philippe Pétain installé à Vichy

    ne pouvaient imaginer une seule seconde

    la solution finale envisagée par Hitler.

    Cela n’excuse pas tout mais réclame un peu d’indulgence.

    Il est très facile de condamner… «après».

     

    Manuel  GOMEZ