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Le Blog du Pasteur Blanchard - Page 182

  • LES TGV ROULENT SUR LE PAIN DES PAUVRES (3).

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    L'IDEOLOGIE

    DU  "TOUT TGV"

     

    D'où vient cette idéologie du "tout TGV" ? 

    Plusieurs phénomènes dus à l’économie dirigée se rencontrent :

    la volonté ardente des multiples élus joue un rôle majeur.

    Chaque maire de grande ville ou chaque président de région veut "son" TGV.

    De faux motifs interviennent :

    par exemple, le nombre d'emplois créés

    alors que l'on cache le nombre d'emplois détruits.

    Et puis, l'on proclamera comme de vrais gamins

    qu'un quart d'heure ou une demi-heure de gagnés

    sont source de prospérité pour la région !

    Les calculs de rentabilité peuvent être biaisés.

    Banques et travaux publics, la main dans la main

    minorent les coûts prévisibles et majorent les retombées éventuelles :

    dix ans après plus personne ne vérifie.

     

    Certes, la ruine de la SNCF a aussi bien d'autres causes.

    Il y a le statut incomparable du personnel :

    un agent de la SNCF coûte 30 % plus cher

    à compétences égales qu'un salarié du privé.

    A ce statut s'ajoute la pléthore de personnel

    et une grande rigidité dans la gestion

    avec du laxisme dans les heures de travail.

    Le maintien abusif de liaisons secondaires sous-employées

    sous la pression des élus est aussi un facteur ;

    ces liaisons auraient pu facilement être supprimées

    et remplacées par des autocars qui fonctionnent très bien dans d'autres pays.

     

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    LA

    GUERRE

    DES CHEMINOTS

    CONTRE LE PEUPLE

    FRANCAIS

     

    A signaler particulièrement les grèves à répétition, évoquées ci-dessus.

    Nous venons ces jours-ci d'en connaître deux exemples.

    Il y eut d'abord cette forme particulière de grève qu'est le droit au retrait.

    Un contrôleur avait été tué ce qui est certes inadmissible :

    les cheminots en ont profité pour punir cruellement les voyageurs

    en paralysant le pays pendant plusieurs jours.

    Et rebelote quelques jours après pour d'autres motifs.

     

    En fait, nous nous trouvons devant une sorte de guerre ouverte

    par les cheminots contre le reste de la population.

    Depuis des décennies, la vie quotidienne de millions de Français

    et en particulier de dix millions de banlieusards

    est empoisonnée par des grèves à répétitions

    qui ont pour résultat que les usagers sont brusquement cloués sur le quai.

    Il est évident que si le droit de grève est inscrit dans la constitution,

    le droit de circuler librement est inscrit dans le droit des gens

    et devrait être très supérieur au droit de grève.

    Dans ces circonstances,

    il est exact de dire que depuis des décennies les cheminots

    à la remorque de certains syndicats

    ont déclaré une véritable guerre au peuple français.

    Ces dysfonctionnements techniques nombreux

    sont directement liés à l'idéologie du  "tout TGV".

    Parmi eux, se trouvent les passages à niveau.

    Le tout récent et terrible accident de passage à niveau

    est loin d'être le premier :

    il existe 15 100 carrefours

    où quotidiennement le trafic routier rencontre le trafic ferroviaire

    et en 2007, ils ont été l'occasion de 115 collisions

    au cours desquelles trente-huit personnes ont perdu la vie.

    Les programmes de sécurisation sont terriblement lents

    puisqu’il n’y a plus d’argent nulle part.

    Au même moment en Allemagne,

    il n’existe pratiquement plus de passages à niveau dangereux.

     

    SNCF...SNCF...SNCF.jpg

     

    Il est encore un aspect majeur à signaler dans cette triste histoire.

    La SNCF est soumise au bon plaisir des pouvoirs publics

    ainsi que des syndicats et échappe donc au contrôle du marché.

    Or, lorsque les pouvoirs publics interviennent

    ils mettent du temps à s'apercevoir de leurs erreurs

    alors que lorsque le marché règne

    les erreurs sont corrigées au plus vite sous la pression des clients.

    C'est pour cela que le 30e anniversaire de la création des TGV est à signaler.

    En effet, les élus qui nous ont apporté cette catastrophe

    ont pris largement leurs retraites fastueuses et imméritées,

    alors que c'est maintenant seulement que les pouvoirs publics

    commencent à s'apercevoir de l'erreur qui remonte à trente ans !

     

    A suivre le 24/11/2011 à 9 heures 25 précises...

  • LES TGV ROULENT SUR LE PAIN DES PAUVRES (4).

    Escargot.jpg

     

    Le train pour quelque part,

    initialement prévu à 9 heures 25

    est annoncé avec un retard d'environ quelques heures.

     

    A suivre...

  • LES TGV ROULENT SUR LE PAIN DES PAUVRES (5).

    Terminus.jpg

     

    LES AVEUX OFFICIELS

    DE L'ERREUR

     

    Les dirigeants reconnaissent maintenant

    que le prétendu succès

    s'est fait au détriment

    de toutes les autres lignes secondaires et régionales.

    Des spécialistes remarquent même qu'il faudrait fermer

    un certain nombre de lignes à grande vitesse

    ou les transformer en ligne à moindre vitesse.

    Le président de la SNCF lui-même, Guillaume Pepy

    a déclaré que la SNCF transporte cinq millions de voyageurs par jour

    et que les TGV n'en transportent que 300 000.

    Il a lancé un cri d'alarme en septembre 2010 :

    "Trop de TGV risquent de tuer la SNCF et le système ferroviaire français".

    Une question peut se poser :

    que se serait-il passé si, au lieu de l'arbitraire, le marché avait régné ?

    Il y aurait peut-être eu un seul TGV

    par exemple sur la ligne Paris-Lyon-Marseille.

    De riches clients auraient payé à son prix le confort incroyable

    et les chemins de fer auraient eu beaucoup d'argent

    pour s'occuper des lignes secondaires.

     

    La conclusion ne peut être que mélancolique.

    L'information des politiques est désormais totale

    sauf aveuglement volontaire.

    La SNCF est un mammouth parmi plusieurs autres

    qui font souffrir le peuple français.

    Un changement ne pourrait intervenir

    que si le personnel politique lui-même changeait

    et ce n'est pas en vue actuellement !

     

    Michel de PONCINS

  • IMPRESSIONS SUR MA PREMIERE MARAUDE...

    Maraude du 25 octobre 2011.jpg

     

    Par le Professeur SULZER

    membre du bureau politique  du FN.  

     

    Porte d'Italie, le 25 octobre à 21 heures :

    je retrouve le Pasteur, son épouse,

    ainsi que Stéphane, un jeune militant dévoué.

     

    Nous voilà partis

    et mon rôle est de servir la soupe et le café :

    les thermos seront vite épuisés.

    Stéphane vous a déjà narré ses impressions sur le site

    et je partage entièrement ses constats.

     

     Cliquer ICI

     

    Permettez-moi donc de ne vous décrire que les faits frappants.

    D'abord et surtout,

    nous n'avons rencontré que des européens de souche,

    à l'exception d'un maghrébin émèché .

    En clair, les minorités visibles protègent les leurs.

    Il est probable que leurs familles s'entassent

    dans des logements à la salubrité douteuse

    mais aucun des leurs n'est obligé de dormir à la belle étoile.

     

    Seul, l'Européen blanc est obligé de coucher dans la froidure.

    Au vu de cela, il ne faudra pas nous étonner

    de la montée en flèche des communautarismes.

    J'ai découvert ce soir là une vraie question.

    D'ailleurs, les SDF eux mêmes vivent en groupes

    afin sans doute d'éviter les agressions.

     

    Gaulois en détresse.jpg 

    Les SDF que nous avons rencontrés

    sont d'abord des compatriotes françaises et  français.

    Le dialogue avec ces concitoyens, affectueux, sans agressivité

    et parfois assez cultivés

    montre les ravages de la désindustrialisation dans notre économie.

    Leur galère est jalonnée de fermetures d'usine :

    il est temps de protéger nos frontières .

     

    Nombreux sont également les femmes

    et les hommes venus des pays de l'Est.

    Ils ne pensaient pas trouver un eldorado français.

    La raison de leur présence est toute autre :

    pour un miséreux, la France est un pays de cocagne

    où le froid nocturne ne tue pas.

     

    Ce qui donne une idée de la détresse sociale

    qui règne à l'Est de l'Europe.

    Et pourtant Bruxelles a versé des milliards d'euros

    aux anciens pays communistes.

    Où est donc passé l'argent du Fonds Social Européen ?

    Et pourtant, la France s'est lourdement endettée

    pour engraisser sans doute des oligarques corrompus.

    Et quid du principe de libre circulation

    des personnes dans l'espace Schengen ?

    L'UMPS a eu tout faux.

     

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    Reste enfin l'accueil chaleureux qui nous a été réservé.

    La centaine de personnes

    que nous avons secourues ce soir-là

    étaient heureuses de pouvoir retisser un lien humain :

    la joie se lisait dans leurs yeux.

    Mais, en même temps, nous n'avons pas pu rencontrer

    les dizaines de milliers de leurs compagnons d'infortune ;

    lesquels peuplent les boulevards des Maréchaux

    ainsi que les départements de petite ceinture.

    Aucune structure caritative ou publique ne peut plus traiter

    le cas de ces milliers de malheureux.

     

    Ressaisissons nous les Amis !

    Car cette effroyable montée des dérives individuelles

    pourrait bien être le signe avant coureur d'un naufrage collectif .

     

    Professeur Jean Richard SULZER

    CREFIGE

    Université Paris Dauphine

  • G.O + G.S.O = A.S.Plus.

    Lumière.jpg

     

    Le conseil d'administration de l'ASP s’est réuni

    pour étudier deux candidatures,

    afin d'ouvrir deux nouvelles délégations.

     

    Les candidatures ont été acceptées.

    Monsieur Thierry PELOUIN nous représentera pour le Grand Ouest,

    et Monsieur Christophe GILLET pour le Sud-Ouest.

     


     
    Pour le Bureau                        Pour le Conseil d'administration
     

    Pasteur  BLANCHARD               Jean  CHABERNAUD
     

    Président                                    Oscar  WESLEY

  • DEXIA : LA RUINE DES CONTRIBUABLES.

    Mister Who.JPG

     

    Il n'est pas possible actuellement

    d'ouvrir un journal sans lire de gros titres sur Dexia.

    C'est l'heure des mensonges.

    Un grand quotidien énonce :

    "Dexia, la première banque victime de la crise".

    Ce n'est pas vrai

    car cette banque est victime de l'incompétence de ses dirigeants

    et sans doute de beaucoup de compromissions.

    Malheureusement, de nombreuses banques

    souffrent du fait de la médiocrité de leurs dirigeants :

    voir tous ces établissements qui, avec une légèreté coupable

    ont prêté à l'État grec et, ceci, depuis longtemps

    alors que les dangers étaient connus des bons analystes.

     

    Un peu d'historique sur Dexia est nécessaire.

    En 1987, c'était une obscure petite division

    de la Caisse des Dépôts et Consignations,

    finançant les collectivités locales.

    Elle s'en émancipa pour devenir le crédit local de France,

    coté en Bourse et privatisé.

    En 1996, eût lieu un mariage avec un voisin belge à vocation similaire,

    l'union recevant un nouveau nom :

     

    Dexia.jpg

     

    L'objectif était de devenir un des leaders mondiaux

    dans le financement des collectivités locales.

    L'inconvénient de ce métier est la faiblesse des marges.

    Au lieu de chercher à améliorer le coeur de la profession,

    les dirigeants partirent à l'aventure.

     

    Ce fut, tout d'abord, la "transformation".

    Ils empruntèrent à court terme pour pas très cher

    et prêtèrent à long terme pour plus cher ;

    une mécanique infernale était lancée.

    Comme cela faisait de l'argent,

    les mêmes mauvais banquiers

    se lancèrent dans une boulimie d'acquisition d'entreprises,

    d'activités ou même de portefeuilles :

    Espagne, Italie, Japon, États-Unis étaient leurs terrains de chasse.

    Tout baignait, mais ce n'était qu'une apparence.

    En 2008, brusquement Dexia eût besoin

    de deux cents soixante milliards d'euros,

    la banque n'ayant que quatre jours de liquidités devant elle.

    Les États belges, français et luxembourgeois furent appelés au secours.

    Chemin faisant, l'action a perdu 94 % de sa valeur...

     

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    UN SAUVETAGE

    EN URGENCE

    Nous en arrivons à la situation actuelle

    où le sauvetage est organisé en urgence.

    Sous réserve d'autres évolutions, car cela bouge tous les jours,

    il semble que l'on s'oriente vers la seule solution logique :

    vendre tout ce qui est vendable

    et cantonner le reste dans une "bad bank" ou banque pourrie,

    que le contribuable sera appelé à supporter,

    bien sûr sans que son avis lui soit demandé.

    Cela rappelle de tristes souvenirs des années 1990 :

    le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier, la compagnie d'assurances GAN,

    autres responsables de scandales d'Etat.

     

    Les enseignements à tirer de cette triste histoire sont nombreux.

    Il y eût certainement des multiples compromissions.

    Dans ce monde, où les uns et les autres se tiennent par la barbichette,

    les dirigeants principaux n'étaient certainement pas les seuls à fauter.

    Avant la découverte soudaine du scandale,

    il est évident que des signaux devaient exister :

    pourquoi le silence ?

    Les Etats sont directement responsables.

    Parmi les actionnaires se trouvent non seulement les Etats français et belge,

    mais aussi de faux nez comme la Caisse des Dépôts et Consignations,

    instrument tout puissant de l'économie dirigée en France.

     

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    LES MILLIARDS

    DES CONTRIBUABLES

    L'appui des Etats pour sauver les meubles a pris de multiples formes :

    garanties accordées aux déposants et aux créanciers,

    perspective d'accroissement des pourcentages dans le capital,

    garanties des futurs emprunts éventuels lors de la remise en ordre.

    Personne ne peut à ce jour, mesurer le nombre de milliards

    que les contribuables devront supporter en définitive

    et tout chiffre avancé peut être dépassé le lendemain.

     

    Les mauvais banquiers qui siègeaient avec d'autres

    dans les conseils d'administration de Dexia

    ont été parfaitement enclins à pousser aux secours étatiques,

    dans l'espoir que ces Etats seraient prêts

    de même à venir au chevet de leur banque le cas échéant.

    Simultanément, ils ont été encouragés dans leurs mauvaises pratiques.

     

    Dans l'historique, nous constatons une boulimie d'acquisitions.

    Rien de plus dangereux que de se lancer dans une telle course folle :

    c'est se heurter inévitablement au manque de temps et de talents

    pour analyser les cibles et mener à bien leur bonne gestion ultérieure,

    ainsi que la cohérence de l'ensemble.

     

    Pire encore, cette voracité s'est développée

    dans un grand nombre de pays ;

    il est périlleux de se présenter avec un grand appétit dans un pays étranger

    que l'on ne connaît pas.

    Les nationaux ne manquent pas de vous "refiler" des patates chaudes

    ou même des traquenards juridiques

    car eux seuls connaissent à fond la loi et les us et coutumes locaux.

     

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    LA

    RUINE

    PAR LES

    COLLECTIVITES LOCALES

    Le métier d'origine, à savoir le financement des collectivités locales,

    était considéré comme ne comportant pas de risque :

    à voir !

    En effet, hier, ces collectivités locales n'étaient pas tellement endettées

    et ce sont les lois de décentralisations

    qui les ont conduites à s'endetter davantage.

    Erreur funeste, ces collectivités s'engagèrent

    dans des dépenses tout à fait insensées,

    pour des besoins artificiels,

    parfois contractant des emprunts toxiques ;

    des palais ont été bâtis sur endettement public !

    La richesse nationale a gravement souffert de cet emballement.

     

    La conclusion de cet ènième scandale d'Etat

    est que si les dépôts ou les créances ont pu, éventuellement, être garantis,

    il n'y a nul espoir pour les actionnaires.

    La conséquence malheureuse

    est de décourager une nouvelle fois les gens de placer leur argent

    à la bourse en achetant des actions.

    Ce qui est grave car, dans la déroute actuelle des marchés,

    c'est justement le bon moment pour acheter,

    avec évidemment la plus grande prudence,

    les plus belles affaires qui sont littéralement sous évaluées.

    Cette dernière conséquence est particulièrement tragique

    car le développement de l'actionnariat

    est une vraie nécessité pour l'accroissement de la richesse nationale.

     

    Michel de Poncins

     

    A suivre...

  • LA TETE A TOTO REVELEE AU GRAND PUBLIC DEFAVORISE.

    Salaire.jpg

     

     

    Dexia.jpg

    Pierre Mariani
     
    Président du comité de direction de DEXIA
     
     
    Rémunération fixe
       1.200.000 euros 
    Rémunération variable
          600.000 euros
    Jetons de présence
                   0 euros
    Avantages en nature et autres
            9. 411 euros
     
      1.809. 411 euros

     

    La Banque Postale.jpg

    Patrick Werner
     
    Président de la Banque Postale
     
    Rémunération fixe
    430.000 euros
    Rémunération variable
    275.000 euros
    Jetons de présence
              0 euros
    Avantages en nature et autres
        5.712 euros
     
    710.712 euros

     

    Crédit Agricole.jpg

    Jean-Paul Chifflet
     
    Directeur général du Crédit Agricole
     
    Rémunération fixe
      750.000 euros
    Rémunération variable
      916.000 euros
    Jetons de présence
        51.000 euros
    Avantages en nature et autres
        88.731 euros
     
    1.805.731 euros

     

    BNP.jpg

    Baudouin Prot
     
    Directeur général de BNP Paribas 
     
    Rémunération fixe
       950.000 euros
    Rémunération variable
    1.674.053 euros
    Jetons de présence
        84.907 euros
    Avantages en nature et autres
          4.055 euros
     
    2.713.015 euros

     

    Pour fermer la boucle...                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

  • LE PASTEUR PRESQUE EN DIRECT.

    Le Pasteur J.P B.jpg

     

    Le Pasteur Jean-Pierre Blanchard vous parle.

    Ecoutez-le avec vos oreilles, tout votre coeur et votre raison.

    Mais, d'abord cliquer ICI avec l'index droit

    pour mieux entendre.

  • UNE MARAUDE AVEC LE PASTEUR BLANCHARD...

    Maraude du 8 novembre 2011.jpg

     

    Par Olivier Perceval

    Secrétaire Général de l'Action Française.

     

    Mardi 8 novembre,

    sortant d’une réunion plus tôt que prévu,

    je m’excusais auprès des personnes présentes un peu perplexes,  

    leur expliquant que je me rendais à une maraude sur Paris.

     

    Porte d’Italie, il est 21h.

    Je tourne et retourne dans le quartier

    avec des sens interdits toujours mal placés,

    tel un maraudeur,

    pour trouver enfin, avec un peu de retard,

    le point de rendez-vous avec le Pasteur Blanchard,

    sa femme Catherine (ben quoi, c’est pas un prêtre catholique)

    et Thibault de la Tocnaye,

    le fils de celui qui tenait la carabine à l’attentat du petit Clamart.

     

    Le Pasteur, jovial et volubile,

    nous prend en charge dans sa vieille Opel break remplie de vêtements

    et nous voilà parti à la rencontre de la misère nocturne parisienne.

     

    Ainsi de la porte d’Italie à Saint-Lazare,

    nous distribuerons  vêtements, soupe, café

    et bonnes paroles à de pauvres hères couchés dehors sous la pluie

    ou un peu à l’abri sous un porche.

     

    Ce qui est frappant, c’est l’accueil qui nous est fait à chaque fois :

    sourires et paroles de reconnaissance nous comblent

    pour un pull ou une paire de chaussettes.

    Certains sont déjà endormis

    lorsque nous arrivons à minuit et demi ou une heure du matin,

    mais le plus souvent c’est avec bonne humeur

    et même une véritable joie dans le regard

    que nos Seigneurs les pauvres reçoivent

    en se réveillant péniblement, notre visite.

     

    Le regard.jpg

     

    Je garde une forte impression de cette expérience 

    en direction de ceux qui "habitent" la rue.

    Qu’ils soient français ou étrangers,

    leur dénuement nous amène à les regarder tous de la même façon,

    solidaires dans la précarité,

    ils ont besoin de l’aide

    de ceux qui ont un toit qui les attend chaque soir.

     

    L’Action Française doit être capable

    de prendre en compte sans arrière-pensée cette réalité

    qui va en s’accroissant en cette période de crise

    car c’est en France que cela se passe.

     

    J’ai été heureux de mieux connaître ce Pasteur atypique

    aux couleurs stendhaliennes, "rouge et noir"

    plébéien Sorélien et Barrésien tendance Coluche,

    qui a commencé son ministère

    comme éducateur spécialisé à l’Armée du Salut.

     

    Dans un flot de paroles, quasi-ininterrompu,

    lorsque nous cherchions les SDF à bord de sa voiture poussive

    mais désormais célèbre,

    l’homme qui se raconte facilement nous expliqua son itinéraire

    qui le conduisit de la Gauche Prolétarienne en 68

    au Front-National aujourd’hui,

    ce qui ne l’empêche pas de garder fort heureusement un réel esprit critique.

    Personnage fort sympathique au demeurant dont l’épouse,

    très présente auprès de lui et très discrète quant à elle,

    semble constituer la source et le secret de son énergie.

     

    Je crois que notre compagnon d’un soir Thibault de La Tocnaye,

    qui était comme moi un maraudeur occasionnel

    est arrivé à la même conclusion :

    ces gens là font partie de ceux qu’il faut absolument connaître,

    car au delà de l’affichage "idéologique",

    il y a du cœur, de la spontanéité

    et une profonde et salutaire générosité.

     

    Olivier Perceval