QUOI

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le Blog du Pasteur Blanchard - Page 189

  • LES GESTICULATIONS FISCALES

     

     

     

    Philosophie (5).jpg

     

    Depuis des semaines tous les journaux bruissent d'informations diverses autour d'une réforme fiscale sur le patrimoine et les revenus du patrimoine. Va-t-on ou ne va-t-on pas supprimer l'ISF ? Les dernières nouvelles annoncent une modération de cet impôt mais avec la création d'un impôt nouveau : l'IRF. Le tout se passe dans une atmosphère irrespirable d'usine à gaz, comme si des impôts nouveaux pouvaient créer du gaz là où il n'existe pas.

    Personne ne peut imaginer l'intensité de la ruine imposée à tous les entreprenants du pays par ces inondations de lois auxquelles s'ajoutent les variations permanentes dans la loi et les annonces de ces variations ; chacun est alors obligé de s'adapter à des éventualités dont personne ne sait si elles arriveront. L'inondation de lois est comme une marée noire où la vitalité du pays vient s'engluer.

    La seule question qui vaudrait la peine d'être annoncée c'est-à-dire la réduction massive des dépenses publiques est un sujet tabou dont personne ne parle, sauf pour l'évoquer en vitesse, les prédateurs publics se contentant d'en rire sous cape.

    Toute cette agitation autour de la fiscalité du patrimoine se résume à des gesticulations politiques et n'empêche pas de voir filtrer dans les mêmes journaux par divers échos le crime silencieux des impôts locaux en folie.

     

    LA TAXE PROFESSIONNELLE

    C'est l'occasion de rappeler une autre gesticulation, à savoir la suppression inattendue et par une sorte de coup d'état fiscal de la taxe professionnelle. Un beau jour en 2009 notre bien-aimé leader sans avoir prévenu personne a brusquement annoncé la disparition de cette taxe en 2010. Le budget de cet exercice comporte à cet égard 235 pages avec 1257 alinéas !

    L'enfer fiscal français, alimenté largement au feu de l'imagination débordante de Bercy, est toujours pavé de bonnes intentions. Apparemment, en effet, la suppression de la taxe professionnelle serait justifiée puisqu'elle frappait principalement les investissements, sources de richesse future, et qu'à ce titre elle pourrait sauver les entreprises et freiner les délocalisations.

    Cette considération est mensongère, car cette taxe n'est pas la seule à nuire aux entreprises et tous les impôts sont mauvais. Ceux qui remplacent la taxe sont meurtriers comme d'autres, soit directement quand les entreprises les paient, sont indirectement quand ce sont leurs clients ou leur personnel qui les supportent.

    Dès l'annonce de l'événement, les courtisans se sont activés de multiples manières. Les uns, pour ne pas être en retard dans la flagornerie, ont salué le prétendu génie de la mesure. Les autres ont dû dans la hâte actionner leurs méninges pour imaginer comment remplacer cet impôt qui finançait 50 % des budgets des collectivités locales. L'évènement est intervenu au moment où l'on s'occupait du millefeuille des ces collectivités. L'embrouillamini introduit par la perspective du changement dans les collectivités s'est donc entremêlé avec celui qui provenait de la suppression de la taxe professionnelle.

    Les phrases idiotes ont fleuri : nous savons que, s'il détruit les industries, le dirigisme est expert dans la fabrication de telles phrases ; un énarque a dit : « la suppression de la taxe professionnelle assure l'avenir de la France » (sic et resic). Un politique a renchérit : « Cette mesure sera un accélérateur de la sortie de crise ». !

     

    LES COLLECTIVITES LOCALES

    Des promesses mensongères ont été tout aussitôt lancées dans le public : les ressources perdues par les collectivités locales seraient retrouvées à l'équivalent par la création de nouvelles taxes ou par des transferts étatiques. C'est une promesse structurellement mensongère car, dans les usines à gaz incroyables du système fiscal français, personne ne sait jamais où va exactement l'argent et d'où il vient, ceci malgré tous les jeux d'ordinateurs possibles.

    Depuis lors l'imagination fiscale s'est développée comme prévu en majesté et une kyrielle d'impôts nouveau a été créée. La tête de pont est la contribution économique territoriale (CET). Elle comprend la cotisation foncière des entreprises (CFE), qui reprend une grande partie des dispositions qui étaient applicables jusqu'à maintenant à la taxe professionnelle, et la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) qui remplace la cotisation minimale de taxe professionnelle. Chacune de ces cotisations est soumise à des règles différentes !

    La somme de ces deux cotisations correspond au montant global de la contribution économique territoriale à payer par l'entreprise, qui peut faire ensuite l'objet d'une réduction au titre du plafonnement de la valeur ajoutée et de la réduction temporaire pour accroissement de taxe pour les entreprises qui existaient déjà avant 2010.

    Les usines à gaz prolifèrent décidément comme du chiendent et elles influent nécessairement sur les délocalisations d'entreprises.

    Avec la disparition de la taxe professionnelle se profilait d'une façon dramatique l'équilibre des finances des collectivités locales.

     

    SUPPRESSION DES DEPENSES

    Si les acteurs au sommet avaient supprimé des dépenses étatiques avec en premier lieu les dépenses les concernant personnellement ils auraient pu conseiller fortement dans cette occurrence aux dirigeants des collectivités locales de faire de même. Supprimer les dépenses c'eût été d'abord supprimer les montants extravagants qui profitent à ces élus et aux dirigeants de ces collectivités ; il aurait aussi fallu tailler dans le vif de leurs activités soit inutiles soit faisant double ou triple emploi avec d'autres. Le sinistre méfait aurait pu ainsi se transformer en bienfait. L'exemple nécessaire ne venant pas du sommet, les collectivités locales ont été tout simplement conduites à trouver d'autres ressources sans ralentir en rien leurs dépenses à la grande joie des élus et de leurs bureaucratie.

    Rappelons, que ces collectivités locales, dont l'importance s'est considérablement accrue suite aux deux décentralisations, sont largement à l'origine de la paupérisation de la France.

    Un point important est à signaler avant de conclure ce point n'étant jamais mis en lumière. Il est parfaitement vain de parler de simple réduction des dépenses publiques et de simple réduction de la fiscalité. Ces objectifs sont parfaitement impossibles à atteindre dans l'état d'esprit des politiques au sommet et cela s'inscrit dans les échecs successifs des projets de réforme de l'État. A supposer qu'après des palabres interminables et des délais insupportables il puisse y avoir un résultat celui-ci serait minime. En outre si l'on parle, dans les deux cas, de simple réduction, on laisse en place la souche dont les rejets vénéneux repousseront très vite.

     

    UNE FEUILLE DE ROUTE

    Un pouvoir « Libérateur » finira bien par arriver un jour sous les décombres du désastre français. La feuille de route comporterait une direction impérative : suppression immédiate et complète de certains impôts particulièrement meurtriers et de beaucoup de dépenses notablement idiotes. Les dépenses supprimées devront dépasser le montant des impôts supprimés afin de conduire, avec d'autres éléments, à une régression de la dette.

    La suppression totale des impôts signifie la disparition des déclarations, des réglementations, des bureaux, du personnel nécessaire et des contentieux. Celle des dépenses conduit aussi à la disparition de l'appareil d'État correspondant, avec en plus celle de l'effet négatif propre à une foule de dépenses inutiles.

    Le public, à tous les niveaux de la société, ne pourra qu'applaudir dès lors qu'il retrouvera très vite, grâce aux impôts supprimés et dans son niveau de vie, de l'argent dont il avait perdu le souvenir.


    Michel de Poncins

     

  • Magistrats : oubliez votre « ego » et descendez de votre piédestal.

     

    Philosophie D (1).jpg

    Votre devoir est de défendre la veuve et l’orphelin, donc l’innocent et non pas le coupable.

     

    Lorsqu’un criminel est condamné par un jury populaire de cour d’assises à 20 ans de prison ce n’est pas pour que vous le fassiez libérer à la moitié de sa peine ou alors faites-le en engageant votre pleine responsabilité et en vous rendant complice de ses prochaines exactions et en supportant toutes les conséquences de votre décision.

    Vous vous considérez comme le troisième pouvoir mais ne perdez jamais de vue que le premier pouvoir c’est le peuple qui le détient (théoriquement et jusqu’au jour où il le reprendra…). Vous vous prenez pour une caste supérieure mais vous n’êtes pas des « intouchables ». Vous êtes au service de la société, des Français, et non à celui des assassins, violeurs, marchands de drogue, braqueurs et j’en passe ;

    Il est trop facile pour vous de rejeter vos disfonctionnements sur le manque moyens alors que vous savez pertinemment que c’est faux : est-ce le manque de moyen qui rend à la liberté les délinquants du Tribunal de Bobigny au mépris de toute justice ? Est-ce le manque de moyen qui vous autorise à rendre la liberté à un malfrat, un marchand de morts (drogue) en recherchant la moindre erreur de procédure alors que vous le savez coupable ? Vous outrepassez vos devoirs et vous vous mettez ainsi au service des criminels.

    - Libéré par le Tribunal d’Aix-en-Provence pour avoir « oublié » de renouveler dans les délais… Lucien Boursier incarcéré pour actes de tortures et de barbarie et complicité d’assassinat.

    - Remise en liberté par la cour d’Appel d’Aix-en-Provence et sans contrôle judiciaire  des quatre auteurs de l’enlèvement crapuleux du PDG de Sud-Est Assainissement pour simple erreur de procédure.

    - X…Accusé de viols, enlèvement, séquestration et déjà condamné pour des faits de même nature et remis en liberté parce que le greffier a écrit « infirmé » au lieu de « confirmer ».

    - X…Condamné à 20 ans pour avoir enlevé et tué deux femmes Jacques Maire est remis en liberté parce qu’une greffière a « omis » de signer le procès-verbal.

    - X…Mis en examen pour 5 viols il est remis en liberté pour ne pas avoir été présenté au juge dans le délai de 20 heures.

    Je m’arrête là car la colère me monte à la gorge mais vous pouvez consulter sur GOOGLE la très longue liste des « libérés pour erreur de procédure » vous en avez pour plusieurs jours.

    Etes-vous convaincu véritablement d’avoir dans ces centaines de cas défendu la veuve et l’orphelin, donc l’innocent ?

    Votre premier devoir en tant que citoyen est de mettre hors état de nuire tous les criminels, violeurs et délinquants de toutes sortes. Etes-vous certains de ne pas avoir de comptes à rendre à la société ?

    Vous savez pertinemment, car vous n’êtes pas tous bornés ou de gauche, que même davantage de moyens n’empêcheront pas un violeur de récidiver il faut donc l’éloigner impérativement de la société soit chimiquement soit physiquement et puisque la peine de mort a été abolie…au mépris de l’opinion du peuple français, il reste l’éloignement définitif, la relégation. Le bagne de Cayenne n’existe plus depuis 1946. Il était (peut-être) inhumain mais il nous préservait du retour du « mal ».

    Peut être serait-il temps d’en ouvrir un nouveau, plus humain sans doute afin de ne pas choquer les « biens pensants » de tous bords où seront relégués tous les criminels de sang condamnés par une cour d’assises et les récidivistes violeurs et autres…nous seront au moins assurés qu’ils ne reviendront pas tuer nos enfants.

    Contrairement à ce que vous préconisez haut et fort et qui est totalement illusoire l’objectif principal d’un emprisonnement n’est pas la réhabilitation mais la punition pour un acte commis contre la société.

    Manuel  GOMEZ

     

  • La Maraude vue par Aurélia BEIGNEUX, Secrétaire FN (10 arrondissement) de Paris

    Maraude du 10 03 2011 (20).JPG

    C'est avec un mélange de hâte, appréhension et quelques préjugés (je l'avoue) que j'ai rejoint le Pasteur Blanchard, son épouse Catherine, Tristan et Jérôme,  bénévoles de l'ASP, pour ma première maraude ce jeudi 10 mars. 
    La voiture chargée de vêtements, chaussures, couvertures, café et soupe nous sommes allés à la rencontre des SDF parisiens.
    Mes préjugés ont vite été dissipés avec la rencontre d'Igor, Patrick et Yves, un trio attachant, drôle et chaleureux.
    J'ai également été très touchée par ce jeune sans-abris qui, le regard plein de honte, n'osait pas prendre le gobelet de soupe que je lui tendait.
    Que faire? Insister au risque de le mettre encore plus mal à l'aise ou le laisser dans le froid sans couverture ni boisson chaude? 
    Il a finalement pris ce que nous lui proposions en nous murmurant un timide et sincère "merci"..

    Il était émouvant de constater que rien que rien qu'une poignée de main chaleureuse, un sourire ou une conversation apportait souvent bien plus qu'un café chaud. 
    Nous avons pris le temps de parler avec chacun d'eux et leur regard plein de reconnaissance m'apportait une satisfaction personnelle.

    Yvon le breton, Stéphane le ch'ti ou encore Eddy le rockeur, autant de personnalités différentes et attachantes que j'ai hâte de revoir. 
    Merci donc au Pasteur car cette maraude fût pour moi remplie d'émotion, de belles rencontres mais aussi une belle leçon d'humanité. 

    Aurélia Beigneux, 
    Secrétaire FN du 10ème arrondissement, fédération de Paris

     

  • Impressions de maraude par Lionel Stiefel Secrétaire départemental FN de l'Orne

     

    Maraude du 24 02 2011 (4).JPG

    Je tiens à remercier le Pasteur BLANCHARD d'avoir pensé à nous pour l'accompagner lors de la maraude du 24 février dernier.

    Nous avons pu voir de plus près cette misère insupportable dans laquelle vivent nos concitoyens dans les rues de la capitale et dans l'indifférence complète.

    Le Président Sarkozy avait pourtant promis, durant la campagne présidentielle, qu'il n'y aurait  plus de gens dans la rue, une fois élu !

    Nous pouvons nous apercevoir que cela est très loin de la réalité.

    J'ai pu en parler autour de moi et faire prendre conscience de cette misère inadmissible (photos à l'appui) que l'on se garde bien de montrer dans les journaux ou à la télévision.

    Encore bravo pour le courage du Pasteur BLANCHARD et de sa femme pour cette action, qui mérite beaucoup de respect et d'admiration.

     

    Lionel STIEFEL

    Secrétaire Départemental Front National de l'Orne

  • LA VENTE DU PATRIMOINE

    Philosophie (52).jpg

     

    Voici encore un sujet controversé, à savoir la vente de l'immense patrimoine public, sujet où abondent les faux raisonnements. Il y a un lien direct entre l'immensité de ce patrimoine et la paupérisation évidente du peuple français.

    La vente très éventuelle vient de ressurgir à la surface à propos l'Hôtel de la Marine, ancien garde-meuble royal, place de la concorde la mal nommée quand l'on pense aux horribles massacres qui y furent perpétrés il y a plus de deux cent ans lors de la révolution prétendument française. Giscard d'Estaing, soi-même, a été nommé président de la commission chargé de proposer un usage après le déménagement du Ministère de la Marine. L'historien Pierre Nora fait partie de la commission.

    Nous allons montrer comment l'immense patrimoine de l'État pourrait, dans le cadre d'un gouvernement de salut public, servir à éponger les dettes incroyables résultant de la légèreté, la complicité et l'avidité des gouvernements socialisants que nous connaissons depuis des décennies et qui plombent l'économie française.

    Le patrimoine public peut, grosso modo, se diviser en trois catégories : les palais et bâtiments, les appartements et les œuvres d'art. Laissons de coté les entreprises.

    Dans plusieurs livres, dont « Parlottes et Fêtes (divertissements pour accompagner le désastre français » paru chez François-Xavier de Guibert), j'ai indiqué qu'un gouvernement de salut public mettrait en vente environ 500 palais, dès son arrivée au pouvoir ; en fait, il y a bien plus d'autres bâtiments à vendre. L'État détient 1750 monuments historiques.

    Madame Nathalie Kosciusko-Morizet est ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement (sic). A ce titre, elle règne sur 100 000 fonctionnaires environ dont le groupe central se trouve dans une tour de la Défense à Paris. La dame ne se voit pas franchement émigrer dans cette banlieue lointaine. Elle se trouve donc avec son cabinet et le train correspondant dans un somptueux hôtel particulier à Paris plus conforme à son standing. C'est un exemple parmi des milliers.

    La liste des résidences réservées au sommet de l'État est à peu près connue : château de Rambouillet, fort de Brabançon, manoir de Soucy-la-Briche et bien d'autres ; en regard, le président des États-Unis ne dispose que de la Maison-Blanche et de camp David lequel est plutôt tristounet.

    La liste des palais à vendre dépasse abondamment ce que l'on remarque au sommet de l'État et se démultiplie dans toutes les échelons successifs : ministères et dépendances, millefeuille des collectivités territoriales, organismes publics et para-publics.

    Il est estimé généralement que 12 000 châteaux appartiendraient à la puissance publique sous ses diverses formes. Tel conseil général que nous connaissons possède un magnifique hôtel particulier dans la plus belle rue de la ville pour les réceptions intimes, les réceptions plus « solennelles » ayant lieu dans la magnifique salle à manger du président.

    Après les palais se trouvent les appartements d'État. Un rapport de l’Inspection des finances indique qu’il y en aurait 137 507 au total. Leur valeur locative est de 1,4 milliard d’euros et ils sont loués pour 30 millions d’euros seulement. Le profit moyen pour chaque bénéficiaire est donc de 10 000 euros environ par an. Comme ces bénéficiaires ne doivent pas payer d’impôts ni de charges sur cet avantage, cela fait en gros un bénéfice annuel de 20 000 euros. En Suisse, pays riche parce que libre, seuls le Président de la Confédération et deux conseillers fédéraux ont un logement de fonction et, nullement, dans un palais !

    Les œuvres d'art représentent un patrimoine considérable et, dans leur évaluation, il ne faut pas oublier les collections étatiques dont beaucoup dorment dans les caves des musées ou au mobilier national ; la gestion de tout cet ensemble a été souvent critiquée par la Cour des comptes qui n'a pas manqué de signaler des disparitions inquiétantes. J'avais remarqué un très grand tapis de la Savonnerie qui, mine de rien, avait dévalé les étages pour que sa trace se perde dans les bas-fonds !

    Dans le désordre des comptes publics, il n'y a pas d'inventaire car personne n'a intérêt à le faire.

    LES OBJECTIONS

    A l'idée de vendre, les très riches cavaliers de la dépense publique se lèveront en corps serré et inventeront de multiples arguments mensongers pour contrer le projet. Faire l'inventaire par exemple, ce qui veut dire noyer le poisson. Des Chinois pourraient racheter des palais : Il faudra répondre que ce sera le prix à payer pour arrêter la paupérisation du peuple français et permettre au pays de retrouver les chemins de la prospérité perdue. Chacun des bénéficiaires abusifs s'efforcera de minimiser la valeur potentielle ou de cacher les biens dans des structures opaques : « pas vu pas pris » est un des principes de la « République Fromagère ». Une objection probable est que des lois interdisent la vente de ce patrimoine : certes, mais ce qu'une loi interdit une autre peut l'autoriser.

    La seule vraie difficulté est la rapacité connue des prédateurs publics qui sont toujours prêts à se saisir des proies passant à leur portée. Dans le niveau zéro de la morale publique, il y a le risque d'assister à la mélancolique histoire des oligarques russes qui ont capté la richesse étatique à leur profit au moment des grands changements. Dans les mêmes rapports de la Cour des comptes, il y a des exemples assez décourageants de vente de certains biens avec des pertes considérables, non sans des effluves de corruption.

    Quel que soit l'immensité inconnue de l'endettement public, ce patrimoine est capable de le rembourser, ce remboursement étant le chemin nécessaire bien que non suffisant pour reprendre le chemin de la prospérité.

     

    LES CONDITIONS

    Il y a, toutefois, des conditions et avant de les énoncer il faut faire justice d'une thèse mensongère. Il est des politiques qui prétendent que ce patrimoine serait en quelque sorte le garant des dettes, comme dans l'actif d'une entreprise qui équilibre et au-delà le passif. C'est un pur mensonge d'autant plus que beaucoup d'éléments coûtent fort chers à gérer. Les tenants d'une telle théorie veulent tout simplement continuer les déficits à leur profit en justifiant la fuite en avant !

    Quelles sont ces conditions ?

    Il est impératif que les immenses fonds récoltés servent réellement au remboursement des dettes et ils faut pour cela qu'ils ne se perdent pas dans les méandres nauséabonds des déficits publics. A cette fin, il est indispensable qu'un nouveau pouvoir crée sans délai, non le simple espoir d'une faible réduction des déficits publics pour la Saint-Glinglin, mais que, dès la première année, il crée un surplus public comme c'est possible et comme cela existe dans plusieurs pays.

    Est-ce avec des pyromanes que l'on éteint l'incendie ? Évidemment non. Or, quelles que soient les partis ou les personnalités dont les programmes encombrent abusivement les journaux pour 2012, il est clair qu'il n'y a que des pyromanes. Un gouvernement de salut public implique donc l'arrivée de personnalités nouvelles capables des plus grands sacrifices, principalement, pour eux-mêmes : alors, la rigueur au sommet s'accompagnera de la prospérité à la base.

     

    LA DANSE DEVANT LE BUFFET

     

    Si rien ne bouge vraiment en profondeur, la danse devant le buffet va continuer avec la même allégresse ; les danseurs se cooptent, depuis des décennies, par de multiples réseaux communicants avec d'étranges transmissions familiales. L'orchestre médiatique, à la fois acteur et complice, chante la gloire des danseurs, non sans décrire parfois des entrechats très audacieux. Le tintamarre est tel que personne n'entend le bruit de la rue.

    Pourtant, dans le village global qu'est devenue la planète et pas loin du tout, des danseurs tout aussi endiablés ont vu des parquets réputés très solides s'écrouler sous leurs pieds avec fracas !

    Michel de Poncins

  • Impressions de maraude par Christian, bénévole de l'ASP

     

    Maraude du 10 02 2011 (19).JPG

    Il m'arrive la plupart du temps de parler de ceux qui n'ont rien : ces SDF, majoritairement les Nôtres, qui sont les premières victimes de la crise, les plus touchés par les injustices sociales. J'ai moins l'occasion de parler de l'équipe des bénévoles.
     
    Suite à un passage dans une émission de Radio Courtoisie, nous avons fait la connaissance de Christian. Au début, il venait nous amener du linge au départ de nos maraudes. Tout naturellement, avec le temps, il est devenu maraudeur à son tour, puis un pilier de notre association. Il s’est tellement investi que, pendant la période où nous ne maraudons pas, il continue les visites, avec le souci de s'enquérir de ce que deviennent nos protégés. Il suit plus particulièrement Francis, mascotte de l'ASP, qui va de plus en plus mal. Il nous tient régulièrement au courant de son état de santé, pendant les périodes creuses.
     
    Notre ami se plaignait qu'il ne trouvait jamais de pantalons à sa taille, parmi les affaires qu'on lui donnait. Preuve que la solidarité n'est pas un vain mot : sur le champ, ses mensurations furent prises et commande passée chez un tailleur, remise lors de notre dernière maraude. Il fait preuve d'une telle modestie qu'il ne souhaite pas qu’on parle de son action, qu'on cite son nom, il s'applique cette maxime de l'Evangile : « que ta main droite ne sache pas ce que fait ta main gauche ». Quel président d'association ne serait pas heureux d'avoir des collaborateurs d'une telle qualité ? Pour la notre c’est certainement là sa vraie richesse.
     
                                               Pasteur  Blanchard

  • L'ARNAQUE DU SOLAIRE

    Philosophie (4).jpg

     

     

    Voici encore une belle arnaque publique dont nous lisons tous les jours les détails dans les journaux. Le pouvoir tire à hue et à dia dans l'énergie solaire, qui est une icône de choix dans la mensongère religion écologique. Un jour, il appuie le solaire de toutes ses forces et le même jour il lui tape dessus. Panneaux photovoltaïques et éoliennes sont tour à tour entrainés dans la sarabande avec l'effet de ruine coutumier des actions publiques virevoltant dans le désordre. En plus, la ruine, comme on va le voir, n'est pas pour tous !

    Jean-Louis Borloo, grand architecte du solaire pour le malheur des Français, a incité massivement par des crédits d'impôt à l'installation sur les toits de ces horribles panneaux. L'électricité est rachetée par l'Edf ; c'est un engagement à long terme qui fait supporter par tous les consommateurs des surcouts invraisemblables.

    Comme nous l'avions prévu, un tel engagement est sans aucune valeur, comme tant d'autres promesses publiques. En effet, Borloo a décidé soudain de lutter contre les effets d'aubaine, car selon lui les investisseurs veulent trop s'enrichir ; pour la deuxième fois en 6 mois le pouvoir a donc baissé de 12 % le prix de rachat de l'électricité. Cela veut dire que les agriculteurs et les propriétaires d'immeubles qui avaient, sur la parole de commerciaux talentueux, fait des calculs légitimes pour s'enrichir avec le solaire en seront pour leurs frais ; imaginons le sort de ceux qui, effet de levier aidant, se sont endettés avec, ô malheur, des taux variables : la ruine peut être non partielle mais vraiment totale. Saluons au passage la haine officielle contre les spéculateurs : ces gens au pouvoir ignorent que tout investissement est une spéculation normale dans le cadre d'un calcul sur l'avenir.

    Le 28 janvier 2011, Edf annonce le projet d'une centrale photovoltaïque de 700 hectares dans le Gard en 2013 : nous revoici dans la politique pro-solaire ! Du coup, l'on frémit devant ce projet qui malgré toutes dénégations réduira encore le surfaces agricoles. Comme c'est l'Edf qui utilisera le courant, la ruine probable sera camouflée inévitablement dans des comptes où personne n'y voit clair.

    LE MORATOIRE

    La contradiction s'accélère ; en effet, avec la bénédiction toute récente du Conseil d'État, le gouvernement a décidé de geler tous les projets de panneaux jusqu'au 9 mars 2011, le prétexte étant précisément de « tout remettre à plat », ce qui n'augure rien de bon. Résultat : des dizaines d'entreprises du métier sont en plein désarroi. Mieux encore : les journaux de décembre 2010 ont annoncé que l'État voulait diviser par deux le coût du solaire ; quant à Eric Besson, ministre de l'industrie chargé de l'énergie, il a déclaré que « La France veut multiplier par six ses économies d'énergie. Personne ne peut imaginer l'intensité de la ruine infligée ici ou là par cet interventionnisme fébrile.

    Le Président de la République vient de rencontrer à la télévision de supposés représentants des Français triés sur le volet, ceci pour une conversation préparée dans tous les détails pendant huit jours. Il a versé des larmes publiques sur le départ des usines hors de France : son propre interventionnisme au hasard de son bon plaisir est l'une des causes majeures du départ des usines !

    Parallèlement, l'État annonce la construction de 600 éoliennes en mer pour 10 milliards d'euros. Il fait miroiter la création d'emplois, mais personne ne peut calculer les déperditions d'emplois venant, par suite des impôts nécessaires, de cet investissement gigantesque ; très probablement ces déperditions sont supérieures aux faux emplois qui seront créés. Faudra-t-il démonter un jour ces éoliennes maritimes ? Rappelons la terrible menace qui pèse sur les éoliennes terrestres dont la destruction future sera non seulement coûteuse mais peut-être impossible.

     

    LE BAL DES CHIMERES

    A la racine de tous ces maux se situe le bal des chimères lesquelles s'épaulent entre elles jusqu'à devenir du béton.

    Au centre se trouve le réchauffement climatique et sa provenance supposées des activités humaines. Rappelons que Vaclav Klaus, président tchèque, fut président de l'Europe pendant six mois. C'est un savant qui a examiné en détail les études concernant le prétendu réchauffement et son rattachement au Co2 ; il a montré dans plusieurs livres que c'était pure fantaisie.

    La lutte contre le Co2 est devenu un des commandements de la nouvelle religion. Des calculs, avec une précision impressionnante autant que ridicule, prétendent mesurer l'impact de toute action humaine sur ce Co2. C'est ainsi que les grands-prêtres de la religion affirment que le solaire réduit le Co2, ce que personne ne sait véritablement : certains prétendent même valablement que c'est le contraire.

    Le réchauffement bénéficie d'une autre chimère parallèle et antérieure : celle du monopole des « écolos » sur la gestion de la nature ; ces personnages ont acquis d'une façon surprenante un statut particulier sous le prétexte mensonger qu'ils seraient seuls à aimer la nature. Terrorisant les pouvoirs publics dans tous les pays ils se sont saisi des autres chimères ceci, d'ailleurs, avec beaucoup d'incohérences. C'est par eux que le solaire est présenté comme faisant partie du « verdissement » obligatoire de l'économie.

     

    LES INTERETS

    Au niveau de la coalition des intérêts l'on retrouve les combinaisons habituelles. La France doit souffrir de la présence de Madame Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, ainsi que d'une foule de bureaucraties adjacentes ; le prélèvement fiscal indu et indispensable pour nourrir tout ce monde empêche précisément les gens de s'adapter librement aux aléas climatiques s'ils existent réellement ce qui n'est pas prouvé. Les intérêts des écolos sont connus et leur formidable bataille pour se saisir des fonctions officielles le montrent assez. Parmi les intérêts, se trouvent au premier rang ceux des intermédiaires : comme toujours dans les actions publiques les avantages fiscaux quand ils existent sont, en fait, captés par les intermédiaires.

     

    LE DOMMAGE MORAL

    Deux conclusions s'imposent dans ce tour d'horizon mélancolique.

    D'abord la liste impressionnante des chemins qui mènent à la ruine : consommateurs d'électricité pénalisés, entreprises détruites, investisseurs floués, accroissement des impôts, instabilité permanente de la fiscalité, destructions d'emploi.

    Au sommet se trouve une conclusion morale. Les engagements de l'État dans quelque domaine que ce soit ne sont vraiment rien qu'un chiffon de papier ; il ne faut pas chercher plus loin le véritable fossé qui sépare l'ensemble du peuple français des élites frelatées qui le gouvernent.

     

    Michel de Poncins

  • Impressions de Maraude

    A Igor, Zoltan et Anna

    Maraude du 27 01 2011 (3).JPG

     

    Face à ses hommes et ses femmes venus de Pologne, de Russie ou de Roumanie j’ai la douloureuse impression de revenir un siècle en arrière.

    1918, la France manque cruellement  de bras et recrute des volontaires à l’Est. Zoltan et sa femme Anna font partie de ces migrants-là…

    Mais pour eux, pas de longues nuits exposés à tous les vents sur la bouche du métro recrachant son trop plein de chaleur, pas de mendicité ou de dépendance au SAMU social. Qu’est ce qui a bien pu changer en 100 ans ?  Le prix du toit sur sa tête ? Ils étaient pourtant si pauvres qu’Anna attendait à la sortie des usines Renault, pour vendre des torchons propres aux ouvriers et cuisinait chez elle des gâteaux slaves pour les revendre aux restaurants parisiens…toujours dignes, toujours propres, s’appliquant scrupuleusement à perdre cet accent hongrois qui les différenciait des autres. Mais ils avaient un logement, minuscule, mais un logement tout de même. Ils ont échappé à l’humiliation de recevoir les vêtements des autres et le regard des autres…

    Alors pourquoi Igor dort-il dans sa tente Quechua en plein centre de Paris ? S’il travaille, s’il est bien portant, pourquoi ne trouve-t-il pas une place dans la cité ? Pourquoi des fonctionnaires de la ville de Paris dorment-ils dans leur voiture ? Pourquoi Isabelle préfère-t-elle les trottoirs parisiens aux foyers disponibles en appelant  le 115 ? Beaucoup trop de questions pour une seule soirée, une seule maraude.

    L’intégration des migrants travailleurs ou la non-exclusion des français « de souche » relève d’une même impérieuse nécessité. Nous devons leur permettre de se loger décemment, de s’insérer dans notre société respectueusement, pour qu’ils soient fiers de s’en être sortis et fiers d’être devenus Français comme l’ont toujours été Zoltan et Anna… mes grands-parents.

     

    Isabelle