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Roger Holeindre nous a quitté , son panache nous manque déjà… Les hommes font-ils l’Histoire ? Certainement.
Roger Holeindre était un infatigable militant et surtout combattant contre le communisme qu’il avait affronté les armes à la main au cours de plusieurs engagements. Ouvrier métallurgiste en 1948, il est volontaire pour la guerre d’Indochine. Il est ensuite volontaire pour la guerre d’Algérie. Engagé dans l’OAS contre les gaullistes et contre le FLN, il purge une peine de prison avant d’être amnistié. Dans la période précédant Mai 68, il dirige le Front uni de soutien au Sud-Vietnam, et dispose d’un « quartier général » au Cercle du Panthéon, rue Quincampoix à Paris. Il y est blessé par un commando de maoïstes des Comités Vietnam de Base (CVB) venus détruire une exposition sur les crimes des Vietcongs, le 28 avril 1968. Il fonde en 1985, puis préside, le Cercle National des Combattants.
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par Arnaud D....., membre de l'Action Française
Mardi 10 mars, je participais avec Elie Hatem pour la première fois à une maraude organisée par le Pasteur Blanchard, avec Catherine, son épouse pilier de l’A.S.P. Nous sommes partis au devant de ceux que l’on appelle communément les "exclus" de notre société.
Notre première rencontre, ce fut un homme allongé à même le sol, sans bagage, il nous explique que ses affaires sont en lieu sûr, mais que s’il est dehors, c’est qu’à plusieurs reprises, ces derniers jours, il a appelé le 115, en vain… Toujours occupé…
Puis d’autres découvertes…
Patrick, dont le visage s’est éclairé dès qu’il a reconnu le Pasteur et n’a de cesse de le remercier, encore et encore, de le serrer dans ses bras… et de draguer gentiment les trois femmes présentes…
Puis un groupe, dont Yvan «vedette» pleine d’humour, «élégant» dans sa manière de nous baiser la main et qui nous invite à danser sur une musique «virtuelle»… Puis Ulysse, intarissable, avec une analyse tellement claire sur l'état de notre société… Enfin, en bord de Seine, cet homme, qui démuni de tout, nous demande d’offrir ce que nous avons à plus pauvre que lui…
Dans les alcôves des boutiques de luxe, rue de Rivoli, où le moindre article n’est pas vendu en-dessous de centaines d’euros, près des grands magasins, nous trouvons des êtres d’une rare gentillesse et d’une humilité dont beaucoup devraient s’inspirer…
Des personnes sans plainte, mais pleines de gaieté et d’optimisme, qui, généreusement et pour que d’autres qu’eux puissent «recevoir» aussi, nous disent «stop»
lorsqu’ils estiment que nous leur avons suffisamment donné… et qui font l’effort (que ne font pas souvent les clients des boutiques) de replier le linge que nous leur avons proposé mais qu’ils n’ont pas pris… Une belle leçon de vie… et d’humilité.
Arnaud
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Je ne suis pas un économiste et justement pour cette raison, je me suis souvent et naïvement posé la question de la dictature économique des USA au travers du dollar, dans les échanges internationaux.
Les exemples récents des injonctions américaines, immédiatement suivies d’effet pour éviter des sanctions contre les États ou sociétés commerçant avec l’Iran, en particulier la France, ne laissent pas de m’étonner !
Je pensais simplement qu’un système de troc entre deux pays commerçant de façon bilatérale pouvait contourner les diktats yankee d’un président qui dénonce sans vergogne des accords pris par son prédécesseur ! Et que, mieux encore, l’Union européenne, grande puissance économique, et son euro pouvaient s’opposer à l’arbitrage international autoproclamé de Washington…
Las, en dépit de ses 514 millions d’habitants – 448 millions après le Brexit -, l’Europe ne pèse que peu face aux 330 millions d’Américains. Car, en dépit de son sigle officiel, UE, l’union ne fait pas sa force car elle est factice et aléatoire, bien que désignée comme « une association politico-économique ».
Une excellente analyse de ses faiblesses m’est justement donnée dans Le Figaro par un collectif d’experts qui répond à mes innocents questionnements.
Politique commune, en particulier étrangère, puissance militaire et surtout monnaie renforcée et donc internationalisée sont les voies que l’Union doit intégrer pour peser à égalité avec l’Oncle Sam qui ne se retient pas de nous « trumper » à son pur et unique profit !
Je retiens la conclusion des auteurs qui interpelle le nouveau Parlement européen : « Si nous ne nous réveillons pas, si le Parlement ne fait pas pression sur les États pour davantage de souveraineté et plus d’euro, nous risquons de subir encore longtemps des décisions américaines unilatérales. »
Et de conclure très justement : « N’est-il pas temps pour l’Europe de se mobiliser enfin pour définir et mettre en œuvre sa propre politique étrangère ? »
Et chacun sait qu’une politique étrangère résolue ne peut être engagée et affirmée que grâce à son bras armé. Et, en l’occurrence (cherchez l’erreur), c’est encore l’OTAN !

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Le cancer de la « correction politique », qui sème ses métastases dans tous les secteurs de la société, a contaminé désormais les institutions les plus brillantes de la nation. Des étudiants préparant l’agrégation de lettres modernes avaient, il y a deux ans, rédigé une demande comminatoire au jury de l’épreuve, où on le sommait de définir « l’attitude à adopter et le vocabulaire à utiliser pour décrire ces textes ». Ces textes sont des œuvres « classiques », soupçonnées de véhiculer des « discours oppressifs », c’est-à-dire promouvant apparemment le sexisme, la misogynie, l’antisémitisme, le racisme, l’homophobie, etc. En l’occurrence, « Oaristys », œuvrette de jeunesse d’André Chénier, présentait prétendument une « scène de viol ».
Sur son site Transitions, revue et séminaire, Hélène Merlin-Kajman, de la Sorbonne nouvelle, vient d’exprimer ce qui est sans aucun doute l’indignation d’une grande partie des membres de l’Université en arguant que la littérature est fondamentalement une convention, c’est-à-dire une forme fondée sur un travail de l’imagination, destinée à susciter des effets de plaisir, d’admiration (et sans doute de rejet), dont l’interprétation est un jeu subtil et complexe de références, de rapprochements, de mise à distance. Or, en ravalant l’œuvre de jeunesse, inspirée du poète grec antique Théocrite, à une apologie du viol, on s’interdit toute analyse authentique.
On ajoutera qu’on se moule dans l’uniforme de la maréchaussée de la pensée, vocation dont semble éprise toute une bande de terroristes intellectuels qui voudraient reconduire ici les dérives de l’Université américaine, où le « trigger warning », qui consiste à « avertir » les étudiants de la « nocivité » idéologique d’un contenu, impose une censure dont sont l’objet les professeurs.
Marc Hersant, professeur, lui aussi, de la Sorbonne nouvelle, qui publiera bientôt un essai sur cette affaire, souligne combien, maintenant, la littérature, y compris celle des Temps anciens, qu’il s’agirait de mettre à distance, est fragilisée et soumise à une inquisition réductrice, niant la notion de code (du reste, la vie, ce roman, est elle-même imprégnée de conventions).
On veut faire de la littérature un canal propagandiste en oubliant que l’humain y est interrogé, par-delà le bien et le mal (les œuvres édifiantes ayant disparu dans les oubliettes de la mémoire culturelle).
Et ce chantage n’est pas seulement intellectuel : il peut aboutir à la violence, comme la séquestration, par exemple, en mars dernier, d’une partie des comédiens qui voulaient jouer, à la Sorbonne, Les Suppliantes, d’Eschyle, dont certains devaient arborer des masques noirs.
Rappelons qu’André Chénier fut emprisonné par les jacobins et guillotiné deux jours avant la chute de Robespierre (lisez Stello, d’Alfred de Vigny !). Le sinistre Fouquier-Tinville aurait déclaré : « La République n’a pas besoin de poète. » Ses héritiers semblent ranimer son programme.
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Installé au premier étage du McDonald’s, place de la République, Michel observe le cortège avec tiédeur. Lui non plus ne travaille pas, aujourd’hui. Divorcé à la veille de sa cinquante et unième année, cet ancien expert-comptable a tout perdu.
Il s’approche de la borne, confus et frigorifié, les bras croisés sur un sac vide : « Excusez-moi… ça ne vous embête pas de me prendre un cheeseburger ? » Son bonnet enfoncé jusqu’aux oreilles et son écharpe levée jusqu’au nez ne laissent passer qu’un regard timide. Cet homme n’a pas l’habitude de mendier. Nous passons la commande et trouvons une table à l’étage. « Si je ne prenais rien, je ne pouvais pas m’installer », dit-il.
Dehors, les manifestants occupent progressivement la place. De premières fumées noires se mêlent aux jets de lacrymo. Il n’est que 14 h 30. « Je les comprends, la vie est dure, soupire-t-il en ôtant son couvre-chef, mais eux, ils ont un travail, peut-être même une famille. »
Michel a 51 ans. Divorcé au printemps dernier, cet ancien expert-comptable vit désormais chez sa sœur aînée, en banlieue parisienne. La journée, il la passe dehors : « Quand vous perdez votre travail, vous êtes exclu de tout. » Après s’être inscrit à Pôle emploi, Michel a presque tout essayé en se formant, notamment, aux nouveaux outils de recherche, sites, réseaux sociaux et autres plates-formes d’annonces professionnelles.
Mais son téléphone portable ne lui permet ni de consulter ses mails ni de télécharger une application : « Comment voulez-vous que je trouve un travail à 50 ans avec ce truc ? » Le moral en berne, les yeux rivés sur l’un des slogans, « rêve générale », il repose la moitié de son cheeseburger sur le plateau : « Finalement, je suis devenu hors système. »
Moins d’emplois en 2020
Le 14 novembre dernier, selon l’INSEE, le taux de chômage avait augmenté de 0,1 point au troisième trimestre (soit 27.000 personnes de plus). Selon la même étude, cette légère hausse concerne les hommes de plus de 50 ans, passant de 6,3 % à 6,4 %. Si l’économie française connaît de meilleurs résultats que la plupart de ses voisins européens, les économistes de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) prévoient une chute brutale des créations d’emplois à partir de l’année prochaine.