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Le cancer de la « correction politique », qui sème ses métastases dans tous les secteurs de la société, a contaminé désormais les institutions les plus brillantes de la nation. Des étudiants préparant l’agrégation de lettres modernes avaient, il y a deux ans, rédigé une demande comminatoire au jury de l’épreuve, où on le sommait de définir « l’attitude à adopter et le vocabulaire à utiliser pour décrire ces textes ». Ces textes sont des œuvres « classiques », soupçonnées de véhiculer des « discours oppressifs », c’est-à-dire promouvant apparemment le sexisme, la misogynie, l’antisémitisme, le racisme, l’homophobie, etc. En l’occurrence, « Oaristys », œuvrette de jeunesse d’André Chénier, présentait prétendument une « scène de viol ».
Sur son site Transitions, revue et séminaire, Hélène Merlin-Kajman, de la Sorbonne nouvelle, vient d’exprimer ce qui est sans aucun doute l’indignation d’une grande partie des membres de l’Université en arguant que la littérature est fondamentalement une convention, c’est-à-dire une forme fondée sur un travail de l’imagination, destinée à susciter des effets de plaisir, d’admiration (et sans doute de rejet), dont l’interprétation est un jeu subtil et complexe de références, de rapprochements, de mise à distance. Or, en ravalant l’œuvre de jeunesse, inspirée du poète grec antique Théocrite, à une apologie du viol, on s’interdit toute analyse authentique.
On ajoutera qu’on se moule dans l’uniforme de la maréchaussée de la pensée, vocation dont semble éprise toute une bande de terroristes intellectuels qui voudraient reconduire ici les dérives de l’Université américaine, où le « trigger warning », qui consiste à « avertir » les étudiants de la « nocivité » idéologique d’un contenu, impose une censure dont sont l’objet les professeurs.
Marc Hersant, professeur, lui aussi, de la Sorbonne nouvelle, qui publiera bientôt un essai sur cette affaire, souligne combien, maintenant, la littérature, y compris celle des Temps anciens, qu’il s’agirait de mettre à distance, est fragilisée et soumise à une inquisition réductrice, niant la notion de code (du reste, la vie, ce roman, est elle-même imprégnée de conventions).
On veut faire de la littérature un canal propagandiste en oubliant que l’humain y est interrogé, par-delà le bien et le mal (les œuvres édifiantes ayant disparu dans les oubliettes de la mémoire culturelle).
Et ce chantage n’est pas seulement intellectuel : il peut aboutir à la violence, comme la séquestration, par exemple, en mars dernier, d’une partie des comédiens qui voulaient jouer, à la Sorbonne, Les Suppliantes, d’Eschyle, dont certains devaient arborer des masques noirs.
Rappelons qu’André Chénier fut emprisonné par les jacobins et guillotiné deux jours avant la chute de Robespierre (lisez Stello, d’Alfred de Vigny !). Le sinistre Fouquier-Tinville aurait déclaré : « La République n’a pas besoin de poète. » Ses héritiers semblent ranimer son programme.
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Installé au premier étage du McDonald’s, place de la République, Michel observe le cortège avec tiédeur. Lui non plus ne travaille pas, aujourd’hui. Divorcé à la veille de sa cinquante et unième année, cet ancien expert-comptable a tout perdu.
Il s’approche de la borne, confus et frigorifié, les bras croisés sur un sac vide : « Excusez-moi… ça ne vous embête pas de me prendre un cheeseburger ? » Son bonnet enfoncé jusqu’aux oreilles et son écharpe levée jusqu’au nez ne laissent passer qu’un regard timide. Cet homme n’a pas l’habitude de mendier. Nous passons la commande et trouvons une table à l’étage. « Si je ne prenais rien, je ne pouvais pas m’installer », dit-il.
Dehors, les manifestants occupent progressivement la place. De premières fumées noires se mêlent aux jets de lacrymo. Il n’est que 14 h 30. « Je les comprends, la vie est dure, soupire-t-il en ôtant son couvre-chef, mais eux, ils ont un travail, peut-être même une famille. »
Michel a 51 ans. Divorcé au printemps dernier, cet ancien expert-comptable vit désormais chez sa sœur aînée, en banlieue parisienne. La journée, il la passe dehors : « Quand vous perdez votre travail, vous êtes exclu de tout. » Après s’être inscrit à Pôle emploi, Michel a presque tout essayé en se formant, notamment, aux nouveaux outils de recherche, sites, réseaux sociaux et autres plates-formes d’annonces professionnelles.
Mais son téléphone portable ne lui permet ni de consulter ses mails ni de télécharger une application : « Comment voulez-vous que je trouve un travail à 50 ans avec ce truc ? » Le moral en berne, les yeux rivés sur l’un des slogans, « rêve générale », il repose la moitié de son cheeseburger sur le plateau : « Finalement, je suis devenu hors système. »
Moins d’emplois en 2020
Le 14 novembre dernier, selon l’INSEE, le taux de chômage avait augmenté de 0,1 point au troisième trimestre (soit 27.000 personnes de plus). Selon la même étude, cette légère hausse concerne les hommes de plus de 50 ans, passant de 6,3 % à 6,4 %. Si l’économie française connaît de meilleurs résultats que la plupart de ses voisins européens, les économistes de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) prévoient une chute brutale des créations d’emplois à partir de l’année prochaine.
Impressions de maraude avec le pasteur Blanchard, Julien Rochedy et Gaëtan Dussausaye
Publié par FNV sur 22 Février 2013, 13:52pm
Catégories : #Communiqués de presse du FNJ
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Impressions de maraude, par Julien Rochedy
Depuis sept ans, le pasteur Blanchard et sa femme arpentent la capitale pour venir en aide aux démunis. Sept ans sans bruit, humblement, du social, du vrai, loin de mots et des postures, seulement la volonté d’être utile, véritablement, concrètement, et de tenir, d’être constant, tous les dix jours, des pluies d’octobre au soleil naissant de mai, chaque année, inlassablement. Ma première impression de maraude, c’est une leçon de persévérance et d’humilité, celle que donnent le pasteur et son épouse au premier coup d’œil, nous rappelant que, loin des vaines expressions médiatiques et vaniteuses, le vrai, le réel, le palpable, c’est une action continue, courageuse et au service des autres.
Ma deuxième impression, c’est évidemment le rappel qu’une misère dramatique existe dans notre beau pays. Oh, on le sait bien, on en a tous entendu parler, mais ça reste du concept, la voir en vrai est une toute autre chose… Combien de ces hommes et femmes dehors, la peau burinée et durcie par le froid, les yeux vides et pâles, nous disent plus sur l’état de notre pays que des statistiques abstraites sur la pauvreté en France ! Il est complètement inadmissible qu’on laisse des gens dormir dehors par ce froid d’hiver, cela prouve qu’il n’y a aucune volonté politique en France, pour quoi que ce soit, que nos dirigeants laissent faire, ne s’occupent de rien, et, avec un cynisme et une désinvolture révoltante, évoquent nos sans domicile fixe dans leur discours sans jamais ni les voir ni s’occuper d’eux. Cette caste politique est à vomir.
Gaëtan Dussausaye, responsable FNJ de Paris et moi-même, avons bien volontiers accompagnés, comme régulièrement des cadres du Front National, le pasteur Blanchard dans ses maraudes. Nous avons distribué café chaud, thé, soupe, vêtements et couvertures. Et puis nous avons discuté, appris beaucoup de choses de la souffrance quotidienne de pauvres êtres sans aucune perspective sinon celle de la rue, jusqu’à ce qu’ils crèvent dans l’indifférence totale au coin d’un boulevard. Nous avons entendu les plaintes de beaucoup d’entre eux qui se font voler au petit matin les affaires qui leur permettent de survivre par les agents de la mairie de Paris, qui expédient couvertures, livres, nourritures et autres expédients dans des bennes à ordures, afin les chasser et de les désespérer. On ne peut pas ne pas penser que la mairie de Paris est une mairie « de gauche », et ressentir dès lors un immense mépris pour tous ces socialistes bobos parisiens qui s’attachent beaucoup plus au bon déroulement de la gay pride ou au financement de je ne sais quelle association culturelle de merde, plutôt que de s’occuper des pauvres parisiens qui se multiplient chaque jour.
J’appelle tous les militants du Front National de la Jeunesse à prendre contact avec le pasteur Blanchard, pour l’aider un soir de maraude, pour lui fournir du matériel et des moyens s’ils le peuvent, et de faire partager ce double sentiment, d’abord celui de l’admiration pour une cause et un homme qui sait véritablement ce que le social veut dire, et puis celui du rejet des politiques menées par nos dirigeants tant de la droite que de la gauche, qui jettent un peu plus chaque jour des hommes et des femmes dans la rue .
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Alors que la police, comme beaucoup d’institutions, est en crise, on apprend par l’AFP que des courriers anonymes auraient été adressés aux domiciles de policiers, notamment de CRS en déplacement. Plusieurs syndicats, dont Alternative Police (CFDT) et Unité SGP Police (FO), ont fait part de leur « inquiétude » et de leur « effroi ». Le premier a « alerté le ministre de l’Intérieur et plus généralement le gouvernement sur la récurrence de ces menaces qui appellent à la plus grande fermeté », tandis que le second déclare que « nous avons passé un palier supplémentaire d’une République en passe de faillir, parce que ses seuls remparts sont attaqués et menacés dans leurs chairs ». Un pas de plus vers le terrorisme intellectuel ?
Il faut dire qu’il y a de quoi être effrayé. Ainsi, l’un des courriers envoyés est signé ACAB, acronyme de « All Cops Are Bastards », soit, en français, « Tous les flics sont des salauds », reprenant le titre d’un film de Stefano Sollima (2012). Mais il ne s’agit pas, ici, de cinéma. On peut y lire : « Je suis sûr que vous êtes fiers, quand vous rentrez de votre sortie hebdomadaire, du nombre de blessés que vous avez laissés sur le carreau. […] Le monde des bisounours est terminé, à partir de maintenant, ce sera œil pour œil. Pensez à votre famille que vous laissez seule les week-ends. Pour chaque citoyen blessé, ce sera un membre de famille de FDO qui subira les mêmes préjudices et sans remord. »
Christophe Castaner a réagi sur Twitter : « Tout doit être fait pour identifier les auteurs de cette infamie. Je n’accepterai jamais que l’on menace ceux qui nous protègent, jusque dans leurs foyers ! Ces actes doivent être condamnés par tous. » On souhaiterait, en effet, que la lumière fût rapidement faite sur ces intimidations, pour éviter que les rumeurs ne se développent, voire des théories du complot. Plaisantins de mauvais goût, membres de groupuscules ultras et anarchistes, barbouzes faisant monter la température pour susciter une demande d’ordre, provocations pour justifier le régime dérogatoire des retraites des policiers ? Toutes les hypothèses peuvent courir, même si la patte de l’extrême gauche semble privilégiée.
Quoi qu’il en soit, de tels faits montrent à quel point l’autorité de l’État s’est délitée et combien la violence est devenue chose ordinaire. La dictature de la bien-pensance étend partout son emprise. Chaque jour s’exerce une forme de terrorisme intellectuel, voire physique contre les dissidents. Qu’on se souvienne, par exemple, comment un conseiller régional du Rassemblement national, qui allait annoncer sa candidature à la mairie de Nîmes, a été agressé, fin octobre, par une dizaine de militants antifas. Faut-il parler de Christine Kelly, victime de menaces de mort parce qu’elle anime, sur CNews, l’émission « Face à l’info » où intervient Éric Zemmour ?
Dans ces occasions, on n’a pas beaucoup entendu notre ministre de l’Intérieur s’émouvoir. Le moulin à paroles du gouvernement ne semble se déclencher que quand il y trouve son intérêt. Beaucoup de commentateurs s’interrogent, d’ailleurs, sur l’impunité dont bénéficient les Black Blocs dans les manifestations. Les autorités seraient-elles incapables d’empêcher quelques centaines de personnes de nuire ? En tirent-elles un bénéfice politique ? Ou, tout simplement, font-elles preuve, dans ce domaine comme dans d’autres, de leur impéritie ? |

Impressions de maraude:
par Laurent Poultier du Mesnil ,
Directeur d'émission sur Radio Courtoisie, ami de l'A.S.P.
Rue d'Alésia, à côté de l'église Saint-Pierre de Montrouge, deux hommes se réchauffent sur une grille d'aération du métro. Un carton leur sert de matelas, ils ne possèdent rien d'autre. Dormir dans la rue nuit gravement à la santé. Nous leur proposons du café, de la soupe et à chacun une modeste couverture.Charité en partage : ils nous remercient d'une façon à la fois digne et respectueuse.
Vingt-deux heures, nous roulons avec le pasteur Blanchard, Catherine son épouse à la rencontre de ceux qui vivent dans la rue : écouter, parler, distribuer vêtements, chaussures linge de rechange, brosses à dents... Une maraude, c'est çà. Le périple de ce soir va en prime réunir à nouveau.
Qui peut ignorer la pauvreté qui, de plus en plus se répand dans Paris et s'insinue, peu à peu, presque partout en province ? L'aveuglement et l'indifférence ne mettront personne à l'abri. Mais, côtoyer à nouveau les yeux dans les yeux ces prisonniers de la rue remet encore plus les pendules à l'heure.
Pourtant, il faut garder espoir et s'armer de courage, comme notre ami Françis ancien ouvrier , qui aujourd'hui dort à l'entrée d'un garage, à cinq cent métre de la place d'Italie. Il nous accueille avec joie, empressementet un grand désir d'échanger des idées.
A présent, nous longeons le métro aérien, ligne Nation-Etoile, de haltes sommaires en refuges plus établis. La petite colonie polonaise de Sèvres-Lecourbe est toujours là. Les uns jouent aux cartes avec animation, les autres, plus discrets, s'apprêtent à dormir car ils travaillent demain. Les chiens méditent, la caravane s'arrête. Congratulations, discussions, distributions et nous repartons.
Vers Chevaleret, nous réveillons des "roumains" qui occupent les amènagements sportifs, grillagés et empèche-misères de la ville. Ils acceptent très volontiers les vêtements que nous leur proposons et nous saluent d'un air à la fois ébahi et endormi.
Enfin, résolument installés au milieu de sacs, de vaisselle, de bouteilles, de cageots de nourriture et de peluches, un cambodgien et deux français nous reçoivent, d'un air affable, dans leur domaine sous les voûtes du métro qui, à cet endroit, rentre sous terre... Vraiment à l'abri ?
Il est une heure du matin, on nous dépose à deux pas de chez nous. Le Pasteur et Catherine continuent comme ils continuent tous les dix jours.
Laurent Poultier du Mesnil


A toutes et tous amis et bénévoles de l’ASP,
Que la magie de cette fin d’année illumine vos vies, et que l’Espérance vous apporte Joie, Sérénité et Paix !
Bien amicalement,
Gilles Clavel vice-président de l'ASP