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Jean Cau n'est pas parti sans laisser d'adresse... Avant de tirer sa révérence à un monde qui lui inspirait un mépris souriant, il avait confié à des mains amies les manuscrits de ses dernières charges, de ses dernières « embestidas », comme disent les aficionados :Contre-attaques et Composition française sont remplis d'une sainte et joyeuse colère, ainsi que d'une nostalgie bouleversante. Nostalgie d'une civilisation où les mots avaient encore un sens, où les objets avaient du poids, et les hommes un nom. À lire d'urgence. Pour apprendre à résister...
« Comme Jean-Jacques Rousseau – écrit Alain de Benoist –, Jean Cau abandonnait ses enfants à l'Assistance publique. Je veux dire qu'une fois ses livres écrits, leur sort lui devenait indifférent [...]. Il aimait écrire, il ne cherchait pas à paraître. Aux deux sens de ce mot. » (1). Jean Cau était avant tout un homme libre. Les 2 livres qui ont été publiés depuis sa disparition confirment cette attitude tout aristocratique. Confiant le manuscrit deComposition française (Plon, 1993) à Olivier Orban et celui de Contre-attaques à A. de Benoist, il avait dit au premier : « Je ne sais pas ce que ça vaut », et au second : « C'est un texte pour vous, faites-en ce que vous voudrez » ! Superbe élégance d'un Cyrano délaissant les petits papiers du « Mercure François ».
On retrouve la droiture du Gascon dans Contre-attaques, second ouvrage posthume de Jean Cau. Tous les thèmes qui ont nourri ses pamphlets depuis 25 ans y sont réunis. Sévère diagnostic de notre décadence, l'ouvrage se situe entre le testament, la profession de foi et l'épitaphe. Puissant et plein de fraîcheur, c'est un de ses meilleurs livres. Quel plaisir, quelle tristesse aussi, de voir ce picador enfourcher une dernière fois son cheval de bataille en déclarant avec le héros d'Edmond Rostand : « J'aime raréfier sur mes pas les saluts, et m'écrier avec joie : un ennemi de plus. »
L'INSOUTENABLE LÉGÈRETÉ DES CHOSES
Mi-essai, mi-pamphlet, Contre-attaques s'ouvre sur un Éloge incongru du lourd. « Jean Cau, écrit Gérard Spiteri, qui a toujours pris soin de multiplier les anticorps contre l'obésité intellectuelle, ne parle pas de l'esprit. Il s'en prend avec une ironie féroce à cette légèreté physique et symbolique de notre époque qui a fait du jetable le nec plus ultra de la civilisation » (2). Cet éloge du lourd n'est pas anodin. À partir d'objets courants, c'est à une formidable charge contre la modernité que se livre Jean Cau. « A-t-on réfléchi, écrit-il, à ce que recèle l'acte de jeter, en son sens le plus profond ? Il recèle le mépris. Et si je te jette, rasoir, ce n'est pas parce que tu es vieux mais, mets-toi bien ça dans la tête, parce que tu ne vaux plus rien. Le rasoir Bic ou les briquets Cricket deviennent la remarquable illustration d'une société qui fait l'impasse sur la question du sens. Jetables, ils « ont tué l'amour et détruit la sensibilité puisqu'ils nous ont désappris à être, à quelque chose et partant à quelqu'un, fidèles ». Et, nous dit Jean Cau, essayez de dire : « J'aime mon Cricket » !
Son éloge incongru du lourd ne s'oppose pas tant au léger qu'au mou et à l'éphémère. La force, la durée ont laissé la place à l'immédiat, au jetable. Rien ne tient, rien n'est dur, rien ne dure. La civilisation du « progrès » émousse les sentiments, raccourcit les deuils et ramollit les idées. La société de consommation se charge de fournir perpétuellement des objets neufs, sans histoire, sans mystère et sans âme. L'homme, qui dans un premier temps a fait du monde un objet, s'est ensuite lui-même perdu dans un système d'objets. On aimait, naguère, conserver et transmettre. On estimait en chaque chose la solidité. « Le temps lui aussi, remarque Jean Cau, faisait un long usage et il y avait de la durée partout, dans les fiançailles et les mariages, dans les rêves et les amours. C'était solide. Même la miche de pain que mes bras d'enfant arrivaient à peine à embrasser, tant elle était énorme, durait huit jours et l'acte de jeter du pain relevait des tribunaux sacrés. » Et ce respect disparu, tout ce qui est « vieux » est condamné : « Comme nos sociétés sont en perpétuelle fuite, elles s'allègent pour que leur course soit plus rapide. »
Si Jean Cau se bat, c'est d'abord et avant tout contre un monde envahi par la laideur. « La beauté, écrit encore Spiteri, est la seule divinité à laquelle il ait jamais cru. » Son éthique, sans aucun doute, était avant tout esthétique. Il ne pouvait écrire, par ex., qu'à la main, pour la beauté du geste. L'écriture reste une cérémonie (3). L'encre, le papier, la plume qui court, voilà pour lui une joie physique, palpable : « Je m'ébahis aussi d'être ce moine qui écrit à la main, à l'encre (je préfère ne pas connaître sa composition), sur du papier (même observation), à l'aide d'un lourd stylo à la plume or 18 carats. Mon contemporain se moque en me voyant tracer mes humides sillons [...]. Mon contemporain, lui, écrit (?) à la machine. Soit ! Mais imagine-t-on Racine écrivant Bérénice, toc, toc, toc, à la machine ? [...] Jean, à Patmos – mille regrets ! – n'a pas tapél'Apocalypse ».
Jean Cau, enfant, n'a connu ni vinyle et nylon, ni Bic et Cricket. Fidèle à sa première jeunesse (4), il se souvient, avec style et pudeur, de l'époque où les objets étaient des trésors et les meneurs de chahut des seigneurs de la guerre, où le sac de billes devenait un butin inestimable et le vieux couteau du père un bien presque sacré. Mais dans Contre-attaques, c'est aussi un Jean Cau orphelin que l'on retrouve, étranger dans un monde peuplé d'anonymes : « Notre prochain n'a plus qu'un prénom. Finie l'époque où le nom renvoyait à l'histoire d'une famille, d'une lignée. Notre voisin ne peut se distinguer ni par ses habitudes, ni par ses vêtements, ni par son travail qui sont semblables aux nôtres ou presque ».
QUE RESTE-T-IL DE SON ESPAGNE ?
Journal de ses rêveries d'écriture, Composition française n'a sans doute pas l'éclat de Contreattaques. Passé maître dans l'art du pamphlet ou de la nouvelle, Jean Cau se livre plus difficilement dans ce genre littéraire qu'il n'avait jamais exploré. Quelques éclairs foudroient pourtant. Que la modernité vienne menacer « son » Espagne (5), et aussitôt renaissent son style et son élan : « Des monstres d'acier jaune, bulldozers, pelleteuses, bétonneuses, tracent des autoroutes. Bientôt, il n'y aura plus de boue, ni de poussière dans ce pays d'Espagne. Déjà, un âne s'y éteint et la mouche et le curé s'y font rares ainsi que l'enfant. Boue, poussière, ânes, mouches, curés et enfants disparus, que resterat-il de mon Espagne ? Le soleil lui-même y est combattu, grâce à l'air conditionné, et, propos inouï ! des Espagnols qui naguère ironisaient sur la mine accablée du touriste s'épongeant et en lequel ils voyaient un vaincu, se plaignent aujourd'hui de la chaleur. »
Ainsi jaillit par intermittence la force imprécatoire du digne héritier d'un Bloy ou d'un Bernanos. Contraint d'affronter une époque sans géants, il s'est battu avec rage contre le mou, le flasque : « Tu as voulu opérer le renversement de toutes les valeurs, dit-il à l'adresse de Nietzsche, mais, ce que tu ne soupçonnais pas, c'est que viendrait un siècle, le XXe en son agonie, où ton courage titanesque serait sans emploi parce qu'il n'y aurait plus de valeurs à renverser. »
► Xavier Marchand, éléments n°80, juin 1994.
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Jean-Michel Dubois et le Front National de Paris en maraude avec le Pasteur Blanchard
Dans la nuit du 12 au 13 mai, Jean-Michel Dubois, tête de liste du FN pour les européennes en Ile-de-France, Philippe Coulnecheff, Chargé de mission départemental du FN Paris, François Cerruti, Secrétaire départemental du FNJ Paris, ainsi que l’équipe de bénévoles de l’Action Sociale et Populaire, se sont lancés dans la dernière maraude de l’année sous l’égide du Pasteur Blanchard !
« A celui qui n’a rien, la Patrie est son seul bien ! »
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LES SÉNÉGALAISES INSTRUITES TROUVERAIENT DU CHARME À LA POLYGAMIE… BEN VOYONS !
Un titre : « Au Sénégal, la polygamie ne rebute plus les femmes instruites. » Un chapeau : « La pratique, combattue autrefois par les féministes, attire une nouvelle génération de femmes. Par choix, mais aussi du fait de la pression sociale. »
Voilà, en résumé, tout ce que ne dit pas l’enquête de Coumba Kane, parue pourtant sous cette accroche le 11 mai dernier dans Le Monde Afrique.
En réalité, le racolage journalistique aura beau sous-entendre qu’on puisse donner envie de mœurs néo-païennes, ladite polygamie, loin de faire rêver, conserve visiblement toute son amertume. C’est pourquoi il convient de lire son papier en retirant soigneusement son titre et son chapeau.
« La polygamie ne rebute plus les femmes instruites ? » Certaines iraient même jusqu’à choisir ce brin de liberté supposée, un mari étant bien vite encombrant à l’entretien. Il serait donc appréciable, pour la femme, de partager le travail avec l’une ou l’autre de ses co-épouses. C’est, du moins, le seul avantage qu’on réussira à lui trouver, malgré tout bien maigre face à l’accablante perspective qui s’ensuit.
« La polygamie ne rebute plus les femmes instruites ? » Pourtant, cela ressemble toujours autant à l’apanage des hommes, seuls capables de dire « Je t’aime » à plusieurs femmes dans la même journée. Il les aime donc, et les jeux de l’amour et du hasard auront tôt fait de transformer un mariage sur trois en « polyamour », luxe que les femmes ne s’offrent pas (à supposer que cela les intéresse). Faire des études susciterait donc le même intérêt multiséculaire pour les vieux grippe-sous, à même de s’amouracher d’un joli minois en complément d’une femme surfaite. Si la polygamie ne rebute pas les femmes instruites, c’est que, loin d’être idiotes, elles en tireraient parti. Souffrons qu’elles ne soient pas la majorité.
« La polygamie ne rebute plus les femmes instruites ? » On parle, là, de jeunes journalistes pimpantes, qui ont tout pour elles face au premier amour flétri, bien qu’on ignore si la flétrissure soit de la femme ou de l’amour. On croyait à ce dernier plus de vertu au point de traverser les âges et les sentiments. Du moins, c’est ce que vise le mariage (le vrai, monogame, celui-là). L’amour n’exclut pas le béguin, encore faut-il qu’il reste à sa place. Si l’on déchoit à l’épouse son exclusivité, c’est bien qu’on accepte d’y mettre un brin de concurrence.
« La polygamie ne rebute plus les femmes instruites ? »Cependant, la concurrence est bien là. Certains l’avouent sèchement : la polygamie est une arme de dissuasion, et un pouvoir face à l’épouse. L’homme qui doit tenir ses femmes joue la sécurité. Qu’il s’exaspère de l’une, il ira dans les bras de l’autre. La seule chose qu’il garde, c’est le contrôle, tandis qu’elles subissent, ni plus ni moins. Lâcheté de l’homme qui, en filigrane, admet avoir tant besoin d’elles.
« La polygamie ne rebute plus les femmes instruites ? » À moins qu’elles n’aient finalement compris que l’instruction n’a pas eu raison de leur culture. L’enquête nous le dit : la pression sociale est telle qu’on préférera être un numéro d’épouses plutôt que de divorcer. La véritable raison, c’est la misère sociale qui guette la femme qui divorce.
Coumba Kane a bien fait de nous reparler de la polygamie. On se souviendra ainsi qu’elle n’a rien de glorieux. Pauvreté de l’homme, misère pour les femmes, nos sociétés moins patriarcales qu’on ne le dit avaient fait de la monogamie non seulement un idéal de l’amour mais, en substance, une sécurité sans précédent pour les femmes. Nonobstant nos divorces ravageurs, souhaitons qu’on la conserve intacte.
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"Martin Heidegger, Philosophe incorrect" de Jean-Pierre Blanchard, 2e édition "Dualpha"(Paris) en 2017 et "La Révolution et comment la faire dans une société moderne"de Kai Murros, éditions "Ars Magna"(Nantes) en 2007.
Nous allons d'abord essayer de répondre à la question cruciale"Pourquoi avoir choisi ces essais écrits par deux militants tout à fait différents" ? C'est vrai que le Pasteur Blanchard est une personne très humaniste et la preuve serait le fait qu'avec son "Action Sociale Populaire" il pratique l'aide aux nombreux clochards de la capitale. "La faim justifie les moyens" serait le titre d'un autre ouvrage à lui. L'éditeur du finlandais Kai Murros par contre serait Christian Bouchet, qui avait écrit sa thèse sur le "sataniste" (personellement nous préférons le qualificatif de "magicien" pour lui) Aleister Crowley et que cette dernière a été éditée par son ancienne maison "éditions du Chaos".
Même si Kai Murros utilise un style d'écriture "néo-marxiste"et que plusieurs citations de Marx et Engels sont reprises sur son site officiel, pourtant cet essai ci-dessus est tout à fait anti-marxiste: "le vrai capital ne consiste pas en billets de banque" (op.cit.p.6). Il nous tire l'attention sur le fait que la nation serait l'élément le plus important de l'humanité. Nous avions lu les escroqueries de Marx pendant notre période universitaire et nous avions été frappé par le fait que sa doctrine est creuse et utopique dans un degré extrême. Deirdre Manifold écrivait sur lui:"Marx fut un imposteur, un menteur et, pire de tout, sataniste"(citation reprise aux éditions Saint Remi, page 128 en 2007). Cette conclusion plairait sûrement à Monsieur Bouchet (qui a fait dernierement une grande ouverture aux thématiques musulmanes et parfois intégristes) et pour cette raison nous la reproduisons ici.
Murros fait l'apologie de la violence gratuite comme moyen de Révolution :il dit qu'il faura utiliser le vide créé par le capitalisme. "Nous triompherons du crime organisé" (op.cit.page 5).
Blanchard par contre prône l'amour de nos Supérieurs : "L'être jeté au monde renvoie à l'Être tout-puissant, créateur tout puissant, Dieu"(op.cit.page 60). Méme si cette deuxième édition de son essai a été fait par "Dualpha", un éditeur reputé comme "paganiste", nous avons adoré son essai sur le plus grand philosophe du vingtième siècle.
écrit par Dionysos ANDRONIS
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ON A LE CHOIX ENTRE LE HALAL… ET RIEN !
Pendant qu’une certaine France laïcarde frémit d’angoisse face à « l’invasion des crèches profanatrices de laïcité », le communautarisme musulman, tranquille comme Baptiste, use les nerfs de la nation.
Jugez plutôt : « La justice doit en effet trancher un litige opposant l’office de logement social de Colombes (Hauts-de-Seine), Colombes Habitat Public, au magasin d’alimentation Good Price, installé au pied des tours de la cité des Grèves, dans l’ouest de la ville. L’office, présidé par la maire Les Républicains de Colombes, Nicole Gouéta, reproche au commerce et à son gérant de ne pas respecter le contrat de location stipulant que le local doit être occupé par un “commerce général d’alimentation”. Or, Good Price est de facto une épicerie halal où le porc et le vin sont proscrits. Et l’office HLM attaque pour non-respect d’une clause du contrat dans l’intention affichée de ne pas permettre une “communautarisation” des commerces de la ville » (Le Figaro).
Mais comme l’a expliqué le gérant de l’enseigne incriminée, sa clientèle ne raffole pas du cochon et de l’alcool. Toutefois, la justice a tranché en ordonnant « la fermeture de l’épicerie halal qui ne vend pas de vin [estimant] que le commerce ne correspond pas à la “notion large d’alimentation générale” » (20minutes).
Ne boudons pas notre plaisir, pour une des rares fois que la justice décide de sonner la fin de la récréation à l’égard de ces exigences, pour la plupart incompatibles avec notre société.
Ces restrictions alimentaires islamiques s’invitent quelquefois violemment. En juin 2016, à Nice, une serveuse s’était vue menacée et giflée par un Tunisien – en situation irrégulière – parce qu’elle servait de l’alcool en période de ramadan. L’agresseur avait écopé de huit mois de prison ferme, au lieu d’être expulsé du territoire manu militari.
Des violences qui ne datent pas d’hier. Déjà en 2010, un boucher-charcutier portait plainte suite à une énième agression subie au marché de Sarcelles (Val-d’Oise) parce qu’on trouvait de la viande haram sur son étal, « le seul endroit dans la ville où on peut acheter des côtes de porc », soupirait à l’époque une cliente (Le Parisien).
Pourtant, en 2012, Le Monde, avec son sens aigu du déni, parlait d’« un passage de témoin en douceur » lorsque le dernier boucher traditionnel de Pantin prenait sa retraite, ce dernier reconnaissant « la disparition des bouchers “traditionnels” et l’essor des “halal” ». Son successeur a ouvert une boucherie confessionnelle musulmane.
Au-delà des quartiers à forte présence musulmane – où les commerces traditionnels de bouche jettent massivement l’éponge et cèdent la place au halal –, il suffit de se promener dans les rayons des enseignes de la grande distribution pour constater que le halal s’est installé confortablement sur l’ensemble du territoire, ce qui pose de sérieux problèmes de vivre ensemble, cette antienne qu’on nous sert pourtant matin, midi et soir !
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