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FAUT-IL AVOIR HONTE D’ÊTRE POPULISTE ?
Commentant, sur TF1, son limogeage, Virginie Calmels a reproché à Laurent Wauquiez d’imposer à son parti « une ligne identitaire et populiste ». L’argument est fragile, dans la forme comme dans le fond. Dans la forme, parce qu’utiliser une épithète à connotation péjorative vise à porter le discrédit sur la personne incriminée et à l’assimiler aux démagogues. Sur le fond, parce que prendre en compte les inquiétudes du peuple n’a rien de honteux : ce devrait être l’objectif de la droite authentique.
Le prétexte du divorce entre l’ex-dauphine d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux et le président des Républicains, c’est le fameux tract intitulé « Pour que la France reste la France ». Il souligne six problèmes majeurs auxquels notre pays est confronté : la hausse des impôts, le nombre important des immigrés, la menace terroriste, la pression communautariste, la délinquance, les fractures territoriales. Quoi de scandaleux ? Le Rassemblement national, « horribile dictu », dit la même chose !
Et alors ? Gérard Collomb lui-même déclare que « certaines régions sont en train de se déconstruire parce qu’elles sont submergées par les flux de demandeurs d’asile ». Les personnalités de droite qui s’offusquent que Laurent Wauquiez utilise ce vocabulaire devraient se souvenir que le RPR et l’UDF, en 1990, évoquaient sans rougir la « fermeture des frontières », la « suspension de l’immigration », envisageaient sans vergogne de « réserver certaines prestations sociales aux nationaux », parlaient d’« incompatibilité entre l’islam et nos lois ».
Certes, c’était pour riposter à la montée du Front national, alors dirigé par Jean-Marie Le Pen, et attirer les électeurs frontistes. L’objectif de Laurent Wauquiez est peut-être aussi d’attirer ces voix. Mais qu’elles soient sincères ou opportunistes, cela ne signifie en aucun cas que ces propositions sont « populistes » et ne doivent jamais être exprimées par la droite.
Ne sont-ce pas les valeurs de la droite qui sont, ainsi, défendues ? La droite couchée, qui joue les vierges effarouchées, n’est pas la droite. Tout au plus est-ce un avatar du libéralisme. Voyez comme une partie de LR a rejoint le camp des macronistes – pourtant en grande partie issu du Parti socialiste. Voyez ceux qui n’attendent que le moment opportun pour le faire. Voyez comme, selon les sondages, de nombreux électeurs de droite, même fillonistes, sont satisfaits de la politique économique et sociale d’Emmanuel Macron.
La véritable droite, c’est celle qui défend l’identité de la France, qui préserve ses frontières, non pas pour la refermer sur elle-même, mais pour étendre son influence. Car il n’est pas honteux d’estimer qu’elle dispose d’un patrimoine historique et culturel que beaucoup de nations pourraient lui envier. La véritable droite, ce n’est pas celle des mondialistes pour lesquels la valeur suprême est la finance, ni celle des partisans du multiculturalisme pour qui toutes les cultures se valent. Ce n’est pas celle qui se désintéresse des questions éthiques et suit le courant des dérives sociétales : la constance de Marion Maréchal sur ces sujets est préférable au louvoiement de Valérie Pécresse.
C’est une droite qui sait dépasser les clivages traditionnels pour rassembler tous ceux qui sont fiers d’être Français, qui croient au destin de la France, qui ne font pas débuter son histoire à la révolution de 1789, qui reconnaissent le rôle prépondérant de la monarchie et du christianisme dans la constitution de la France. Ils sont nombreux, dans tous les milieux sociaux. C’est celle qui, comme le disait Kipling à l’intention de son fils, peut « rester digne en étant populaire », « rester peuple en conseillant les rois ». Elle n’est pas au service d’intérêts politiciens ou financiers, elle est plus proche du peuple que les prétendus démocrates qui le méprisent : elle est au service de la France et des Français.
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Nouveau gendarme de la liberté d’expression ?

Il y a 1.030 ans, la Russie, alors connue sous le nom de Rus’ de Kiev, se convertissait à la religion chrétienne, que les bolcheviques ont aussitôt rejetée comme étant le pire opium du peuple ! Eh bien, juste retour des choses qui nous permet, à nous Français, d’espérer qu’un jour… ce sont des dizaines de milliers de fidèles orthodoxes qui se sont retrouvés sur la place des Cathédrales à Moscou pour célébrer l’anniversaire de la christianisation de la Russie lors d’une grandiose cérémonie religieuse.
Célébrée par le patriarche de toutes les Russies, Kirill, et le patriarche Théodore II d’Alexandrie, cette longue célébration spectaculaire par son décorum et sa solennité avait un fidèle de marque en la présence de Vladimir Poutine, qui ne perd jamais une occasion de venir prier au milieu de ses concitoyens – j’allais écrire de ses sujets – auxquels, au pied de la statue géante du prince Vladimir, il déclara que le baptême de la Russie est « un événement clef de notre histoire ». Le prince Vladimir, dont il a le prénom, fit comme Clovis en consacrant son pays au Christ. « Il a adopté les valeurs chrétiennes […] l’orthodoxie s’est tournée vers l’âme humaine, le bien, l’amour […] Le baptême de la Russie a offert une grande liberté, celle de choisir entre le bien et le mal, et nous avons choisi le bien […] Notre devoir sacré, c’est de maintenir cet héritage. »
Il y a 1.522 ans, le 5 décembre 496, le roi Clovis Ier se faisait baptiser à Reims avec trois mille de ses guerriers. Le royaume franc qui précédait la France encore balbutiante venait de sceller une alliance durable avec l’Église catholique. Une alliance qui allait s’achever dans le sang d’une révolution à la fin du XVIIIe siècle.
Peut-on, un instant, imaginer Emmanuel Macron, qui avait, comme Clovis, demandé le baptême dans son adolescence, célébrer la christianisation de la France ? Non, bien sûr, puisque la religion catholique de nos rois a laissé place à la religion de la laïcité de nos républicains. Emmanuel Macron, comme aucun autre président de la République française, ne pourra jamais venir à Reims, sur le baptistère de Clovis, pour rappeler aux Français ce qu’ils doivent à l’Église. L’article Ier de la Constitution voulue par le général de Gaulle est formel : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. »
Et lorsqu’on apprend, en cette fin du mois de juillet, par le hasard des réseaux sociaux condamnés par le pouvoir macroniste, que jamais la France n’a subi autant d’actes christianophobes, on ne s’étonne guère, hélas, que notre Président, il est vrai embourbé dans une mauvaise affaire, se taise en ne condamnant aucun de ces actes. Ne pas réagir devant ces 34 incendies criminels, dégradations et autres actes barbares effectués contre des églises, des cimetières ou des calvaires est un signe tout à fait éclairant de ce que nos gouvernants sont devenus.
Je reprends un écrit de Vincent Peillon que ce gouvernement pourrait faire sien : « Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. »
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Jean Cau n'est pas parti sans laisser d'adresse... Avant de tirer sa révérence à un monde qui lui inspirait un mépris souriant, il avait confié à des mains amies les manuscrits de ses dernières charges, de ses dernières « embestidas », comme disent les aficionados :Contre-attaques et Composition française sont remplis d'une sainte et joyeuse colère, ainsi que d'une nostalgie bouleversante. Nostalgie d'une civilisation où les mots avaient encore un sens, où les objets avaient du poids, et les hommes un nom. À lire d'urgence. Pour apprendre à résister...
« Comme Jean-Jacques Rousseau – écrit Alain de Benoist –, Jean Cau abandonnait ses enfants à l'Assistance publique. Je veux dire qu'une fois ses livres écrits, leur sort lui devenait indifférent [...]. Il aimait écrire, il ne cherchait pas à paraître. Aux deux sens de ce mot. » (1). Jean Cau était avant tout un homme libre. Les 2 livres qui ont été publiés depuis sa disparition confirment cette attitude tout aristocratique. Confiant le manuscrit deComposition française (Plon, 1993) à Olivier Orban et celui de Contre-attaques à A. de Benoist, il avait dit au premier : « Je ne sais pas ce que ça vaut », et au second : « C'est un texte pour vous, faites-en ce que vous voudrez » ! Superbe élégance d'un Cyrano délaissant les petits papiers du « Mercure François ».
On retrouve la droiture du Gascon dans Contre-attaques, second ouvrage posthume de Jean Cau. Tous les thèmes qui ont nourri ses pamphlets depuis 25 ans y sont réunis. Sévère diagnostic de notre décadence, l'ouvrage se situe entre le testament, la profession de foi et l'épitaphe. Puissant et plein de fraîcheur, c'est un de ses meilleurs livres. Quel plaisir, quelle tristesse aussi, de voir ce picador enfourcher une dernière fois son cheval de bataille en déclarant avec le héros d'Edmond Rostand : « J'aime raréfier sur mes pas les saluts, et m'écrier avec joie : un ennemi de plus. »
L'INSOUTENABLE LÉGÈRETÉ DES CHOSES
Mi-essai, mi-pamphlet, Contre-attaques s'ouvre sur un Éloge incongru du lourd. « Jean Cau, écrit Gérard Spiteri, qui a toujours pris soin de multiplier les anticorps contre l'obésité intellectuelle, ne parle pas de l'esprit. Il s'en prend avec une ironie féroce à cette légèreté physique et symbolique de notre époque qui a fait du jetable le nec plus ultra de la civilisation » (2). Cet éloge du lourd n'est pas anodin. À partir d'objets courants, c'est à une formidable charge contre la modernité que se livre Jean Cau. « A-t-on réfléchi, écrit-il, à ce que recèle l'acte de jeter, en son sens le plus profond ? Il recèle le mépris. Et si je te jette, rasoir, ce n'est pas parce que tu es vieux mais, mets-toi bien ça dans la tête, parce que tu ne vaux plus rien. Le rasoir Bic ou les briquets Cricket deviennent la remarquable illustration d'une société qui fait l'impasse sur la question du sens. Jetables, ils « ont tué l'amour et détruit la sensibilité puisqu'ils nous ont désappris à être, à quelque chose et partant à quelqu'un, fidèles ». Et, nous dit Jean Cau, essayez de dire : « J'aime mon Cricket » !
Son éloge incongru du lourd ne s'oppose pas tant au léger qu'au mou et à l'éphémère. La force, la durée ont laissé la place à l'immédiat, au jetable. Rien ne tient, rien n'est dur, rien ne dure. La civilisation du « progrès » émousse les sentiments, raccourcit les deuils et ramollit les idées. La société de consommation se charge de fournir perpétuellement des objets neufs, sans histoire, sans mystère et sans âme. L'homme, qui dans un premier temps a fait du monde un objet, s'est ensuite lui-même perdu dans un système d'objets. On aimait, naguère, conserver et transmettre. On estimait en chaque chose la solidité. « Le temps lui aussi, remarque Jean Cau, faisait un long usage et il y avait de la durée partout, dans les fiançailles et les mariages, dans les rêves et les amours. C'était solide. Même la miche de pain que mes bras d'enfant arrivaient à peine à embrasser, tant elle était énorme, durait huit jours et l'acte de jeter du pain relevait des tribunaux sacrés. » Et ce respect disparu, tout ce qui est « vieux » est condamné : « Comme nos sociétés sont en perpétuelle fuite, elles s'allègent pour que leur course soit plus rapide. »
Si Jean Cau se bat, c'est d'abord et avant tout contre un monde envahi par la laideur. « La beauté, écrit encore Spiteri, est la seule divinité à laquelle il ait jamais cru. » Son éthique, sans aucun doute, était avant tout esthétique. Il ne pouvait écrire, par ex., qu'à la main, pour la beauté du geste. L'écriture reste une cérémonie (3). L'encre, le papier, la plume qui court, voilà pour lui une joie physique, palpable : « Je m'ébahis aussi d'être ce moine qui écrit à la main, à l'encre (je préfère ne pas connaître sa composition), sur du papier (même observation), à l'aide d'un lourd stylo à la plume or 18 carats. Mon contemporain se moque en me voyant tracer mes humides sillons [...]. Mon contemporain, lui, écrit (?) à la machine. Soit ! Mais imagine-t-on Racine écrivant Bérénice, toc, toc, toc, à la machine ? [...] Jean, à Patmos – mille regrets ! – n'a pas tapél'Apocalypse ».
Jean Cau, enfant, n'a connu ni vinyle et nylon, ni Bic et Cricket. Fidèle à sa première jeunesse (4), il se souvient, avec style et pudeur, de l'époque où les objets étaient des trésors et les meneurs de chahut des seigneurs de la guerre, où le sac de billes devenait un butin inestimable et le vieux couteau du père un bien presque sacré. Mais dans Contre-attaques, c'est aussi un Jean Cau orphelin que l'on retrouve, étranger dans un monde peuplé d'anonymes : « Notre prochain n'a plus qu'un prénom. Finie l'époque où le nom renvoyait à l'histoire d'une famille, d'une lignée. Notre voisin ne peut se distinguer ni par ses habitudes, ni par ses vêtements, ni par son travail qui sont semblables aux nôtres ou presque ».
QUE RESTE-T-IL DE SON ESPAGNE ?
Journal de ses rêveries d'écriture, Composition française n'a sans doute pas l'éclat de Contreattaques. Passé maître dans l'art du pamphlet ou de la nouvelle, Jean Cau se livre plus difficilement dans ce genre littéraire qu'il n'avait jamais exploré. Quelques éclairs foudroient pourtant. Que la modernité vienne menacer « son » Espagne (5), et aussitôt renaissent son style et son élan : « Des monstres d'acier jaune, bulldozers, pelleteuses, bétonneuses, tracent des autoroutes. Bientôt, il n'y aura plus de boue, ni de poussière dans ce pays d'Espagne. Déjà, un âne s'y éteint et la mouche et le curé s'y font rares ainsi que l'enfant. Boue, poussière, ânes, mouches, curés et enfants disparus, que resterat-il de mon Espagne ? Le soleil lui-même y est combattu, grâce à l'air conditionné, et, propos inouï ! des Espagnols qui naguère ironisaient sur la mine accablée du touriste s'épongeant et en lequel ils voyaient un vaincu, se plaignent aujourd'hui de la chaleur. »
Ainsi jaillit par intermittence la force imprécatoire du digne héritier d'un Bloy ou d'un Bernanos. Contraint d'affronter une époque sans géants, il s'est battu avec rage contre le mou, le flasque : « Tu as voulu opérer le renversement de toutes les valeurs, dit-il à l'adresse de Nietzsche, mais, ce que tu ne soupçonnais pas, c'est que viendrait un siècle, le XXe en son agonie, où ton courage titanesque serait sans emploi parce qu'il n'y aurait plus de valeurs à renverser. »
► Xavier Marchand, éléments n°80, juin 1994.
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Jean-Michel Dubois et le Front National de Paris en maraude avec le Pasteur Blanchard
Dans la nuit du 12 au 13 mai, Jean-Michel Dubois, tête de liste du FN pour les européennes en Ile-de-France, Philippe Coulnecheff, Chargé de mission départemental du FN Paris, François Cerruti, Secrétaire départemental du FNJ Paris, ainsi que l’équipe de bénévoles de l’Action Sociale et Populaire, se sont lancés dans la dernière maraude de l’année sous l’égide du Pasteur Blanchard !
« A celui qui n’a rien, la Patrie est son seul bien ! »
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