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Le Blog du Pasteur Blanchard - Page 58

  • Ancienne maraude.......In memoriam:

     

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          UN MOMENT INOUBLIABLE ! 

     

     

    Francis, Isabelle, Yves, François, Raymond… Des héros anonymes en bas de chez nous ! Le blessé, le pauvre, la victime, le malade, sont au cœur de nos villes ; la société les nomme sans domicile fixe. Accidentés ou simplement mal partis, poussés par le malheur sur le bord du chemin, ils sont réellement là ; ce sont des enfants du Bon dieu. Avec des amis du Front national, j’ai passé une soirée de grande fraternité avec ces gens plein d’honneur, de dignité et de gentillesse dans le cadre de la maraude de l’Action Sociale Populaire. Tous les 10 jours, le Pasteur Blanchard, son épouse Catherine et une équipe de maraude bénévole partent dans les premiers arrondissements de Paris, à la rencontre de ces hommes et femmes qui dorment dehors.

     

     

    Mais plus qu’une distribution de soupe, de café chaud ou de linge, le Pasteur Blanchard est à l’écoute de ces Français ou étrangers qu’il embrasse et réconforte chaudement par des paroles magnifiques. Affublé de son col romain notre homme de Foi procède à la reconnaissance de l'autre au-delà de sa situation de vulnérabilité. Bravo à toi Pasteur ; tu fais honneur à ta foi et à ces gens. Merci aussi à Marie-Christine Arnautu cheville ouvrière des opérations et à Jany Le Pen qui me succèdera pour la maraude de Noël en apportant des cadeaux à ces hommes et femmes merveilleux. Merci Pasteur pour ce grand moment de bonheur ; sois remercié au nom du Front national.

     

     

     

    Edouard Ferrand

    Membre du Bureau politique

    Président du Groupe FN Bourgogne

     

  • Hommage à Jean GUILLOU par Alexandre SIMONNOT Secrétaire Général de l’ASP :

     

     

     

     

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    N’oublions pas dans nos prières notre grand Maître Jean GUILLOU rappelé à Dieu le 26 janvier 2019 dans sa 89ème année.

     

     

    Je dis notre grand Maître car j’ai eu l’immense privilège autrefois de le rencontrer très souvent à la tribune de Saint-Eustache, à l’époque merveilleuse où mon propre Maître Jean-Paul IMBERT était son suppléant de 1971 à 1993.

     

     

    Mon plus beau et émouvant souvenir de jeune organiste restera cette soirée magique où j’ai fait la connaissance de Jean GUILLOU. Ce soir-là nous sommes montés le voir Jean-Paul IMBERT et moi à sa tribune, et il m’a fait l’honneur, alors que je n’avais que 13 ans, de jouer sur ce fabuleux instrument de Saint-Eustache. Jean-Paul IMBERT me tournant les pages et Jean GUILLOU me tirant les jeux sera pour moi un souvenir impérissable.

     

     

     

    Disciple du Maître Marcel DUPRE, Jean GUILLOU était le dernier survivant de toute une génération d’organistes disparus récemment, comme Michel CHAPUIS, Suzanne CHAISEMARTIN, André ISOIR, Marie-Claire ALAIN et tant d’autres …

     

     

     

    Organiste, pianiste, compositeur, écrivain, professeur, concepteur d’orgues, Jean GUILLOU était aussi très connu pour ses improvisations extraordinaires. Sa virtuosité était époustouflante, il était le PAGANINI de l’orgue. Le regarder jouer était un spectacle aussi beau à voir qu’à entendre. Sa technique était parfaite, très sûre et très précise. Il pensait chacune des notes qu’il jouait. Il détestait la médiocrité, et recherchait toujours, par son travail acharné, la perfection. Il était un Maître de la registration qui fait que sur chaque orgue où il se produisait, il en faisait entendre toutes les capacités sonores…

     

     

     

    L’une de ses plus belles réalisations restera incontestablement l’orgue de l’Alpe-d’Huez, dont Jean-Paul IMBERT est le titulaire et dont le buffet en forme de main est connu dans le monde entier

     

     

     

    L’argent et les honneurs n’intéressaient absolument pas Jean GUILLOU. C’est ainsi qu’en 2010 il refusa la Légion d’Honneur car il estimait, à juste titre, que c’était de l’hypocrisie et que l’Etat ferait bien mieux de s’occuper de ces innombrables orgues françaises, dont il est le propriétaire, et qui sont dans un état lamentable …

     

     

     

    On peut le dire sans aucune exagération : Jean GUILLOU était un génie.

     

     

    Il avait reçu cette grâce du Bon Dieu d’être un musicien hors du commun, un virtuose comme il y en a peu. Un journaliste du Figaro avait parfaitement décrit Jean GUILLOU en écrivant qu’il « transcendait la tradition sans jamais lui être infidèle »

     

     

     

    Evidemment il avait, comme nous tous, ses défauts, des comportements qui pouvaient être ressentis comme cruels par ses plus proches amis et fidèles. Sa volonté de vouloir sortir l’orgue des églises et de vouloir séparer la musique de la religion était très triste. 

     

     

     

    L’orgue est au service de la Liturgie et donc au service de Dieu. Uniquement au service de Dieu. C’est ce qui est gravé dans le magnifique pupitre en bois de la console de Saint-Eustache : SOLI DEO GLORIA, pour l’unique Gloire de Dieu. 

     

     

     

    Là où il est maintenant, Jean GUILLOU le sait. 

     

     

    Qu’il repose en paix.

     

     

     

     

    Alexandre SIMONNOT

     

  • En attendant la reprise des maraudes ...........

     

     

     

     

     

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    Maraude du 16 / 05/ 2013:

    Marie-Christine ARNAUTU

  • LES SDF ET LEURS CHIENS (2).

     

     

     

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    Que va-t-il se passer ?

     

     

    Les journées sont longues quand on n'a pas de toit sur la tête. Il faut trouver un abri au chaud, faire de longues marches pour rejoindre les centres qui offrent un repas ou la possibilité de se laver...

     

     

     

    Un chien ou un chat peuvent tenir compagnie et réchauffer, un chien peut éviter  les agressions. Et pour beaucoup de SDF,  ils sont la  seule source d’affection. Une confiance totale, chose rarissime dans la rue, règne entre les hommes et leurs bêtes. Aussi, combien de sans-abri dorment-ils dehors à cause de l’interdiction des animaux domestiques dans les lieux d’hébergements traditionnels ? 

     

     

     

     

     

     

    Inversement, quelques malins possèdent un chien pour ne pas être embarqués par la police. En effet, les commissariats ne permettant pas l’accueil des animaux, en cas de mise en garde à vue,  les agents qui laisseraient des chiens sur le trottoir peuvent s'exposer à une plainte de la SPA. Enfin, tout le monde a entendu parler du trafic dont sont victimes de pauvres bêtes, utilisées pour attirer la pitié des passants.

     

     

     

    Mais il faut  savoir que pour de nombreux sans-logis , un chien ou un chat reste une porte ouverte sur le monde. Un animal de compagnie leur donne l’affection qu’ils n’ont pas pu ou su trouver auprès des autres hommes. Un animal de compagnie leur procure l'occasion d'un ultime reste du sens du devoir envers l'autre. Certes, il ne  remplace pas la sociabilité mais il permet au moins de créer un lien affectif. Si l'on retire à ces hommes ou à ces femmes ce seul rapport affectif qu’ils entretiennent encore ici-bas, la seule responsabilité contraignante qu’ils possèdent  : Que va-t-il se passer ? 

     

     

    Pasteur Blanchard

     

     

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  • Pourquoi la prohibition de l’usage du cannabis ne fonctionne pas:

     

     

     

     

     
     
     
     
     
     
     
     

    Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT).

     
     
     
     

    La prohibition de l’usage du cannabis fonctionnant très mal en France, certains candidats à la présidentielle, tout comme le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, qui relativise ses méfaits sanitaires (ce qui est inattendu, s’agissant d’un médecin), prônent sa dépénalisation – préalable à sa légalisation. En politicien habile, M. Le Guen assortit, d’ailleurs, sa proposition de quelques précautions d’usage pour enfumer le « bigot de la prohibition », selon ses termes. C’est un de ces « bigots » qui lui répond ici.

     

     

    Si, comme lui, nous constatons que la prohibition du cannabis, instaurée par la loi de 1970, n’a pas empêché les Français d’être, parmi les 28 États membres de l’Union européenne, les recordmen de sa consommation, il faudrait peut-être tenter de comprendre pourquoi et par la faute de qui cette prohibition ne fonctionne pas, avant d’envisager d’y renoncer.

     

     

     

    La loi de prohibition du cannabis est largement incomprise des adolescents – comme de leurs parents, d’ailleurs. Il faudrait l’expliquer et, encore plus, la justifier à partir des considérations sanitaires qui devraient prévaloir ; si on n’explique pas pourquoi le cannabis est délétère pour la santé physique et pour la santé psychique, la loi apparaît tel un oukase de « papys grognons », conçue pour « emmerbéter les mômes ». Ainsi a-t-on vu croître le nombre des parents qui ignorent cette loi et qui, y contrevenant eux-mêmes, se mettent hors jeu pour en faire la pédagogie.

     

     

    Les enseignants, dont les efforts sont ruinés au quotidien par l’intrusion du cannabis dans le cerveau des élèves avec les catastrophes éducatives corrélatives, ne sont pas formés pour en parler. Dans mes actions pour exposer les méfaits du cannabis, je me suis heurté à la bastille imprenable de l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de mon académie. Cette obstruction à la formation sur ce thème des formateurs de nos jeunes paraît délibérée.

     

     

    Ce n’est que depuis peu que les parents prennent conscience de l’envahissement de notre société et de la menace de contamination de leurs enfants par le cannabis, au pays qui compte près de 100.000 dealers de cannabis ; nos jeunes, quant à eux, sont très régulièrement destinataires de messages biaisés, fallacieux, dont certains émanent même de membres du gouvernement ou des assemblées.

     

     

     

    La Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) eut pour directrice Nicole Maestracci, puis pour directeur Didier Jayle, qui se démasquèrent prolégalisateurs.

     

     

    Et quand, à un prix exorbitant, la MILDT, alors dirigée par Étienne Apaire, faisait passer un clip de quelques dizaines de secondes fustigeant cette drogue (clip abscons pour des esprits embrumés de cannabis), dans les jours suivants, une chaîne de télévision présentait une émission interminable qui entonnait un hymne au cannabis, sans la moindre allusion à ses méfaits.

     

     

    Dans ce contexte, qui peut raisonnablement s’étonner que la prohibition ne fonctionne pas. La pandémie cannabique est le résultat de manipulations délibérées, entretenues et périodiquement ranimées.

     

     

    Cette situation n’est pas irréversible, comme le montre l’exemple suédois, si peu cité qu’il est ignoré. Il devrait, pourtant, inspirer nos politiques publiques. Dans les années 1970, le cannabis (cinq fois moins riche en THC que celui qui circule actuellement) coulait à flot sur la jeunesse suédoise quand fut établie (Sven Andréasson, 1983) sa responsabilité dans la survenue de la schizophrénie (« la folie »). La réponse fut l’adoption d’une loi proche de la loi française, mais que la Suède a su faire respecter. Elle y est parvenue par une pédagogie qui, de la maternelle jusqu’à l’université, comporte une quarantaine d’heures d’enseignement, d’entretiens dirigés, de débats sur les méfaits des drogues. Aujourd’hui, la Suède peut s’enorgueillir de compter (en proportion, bien sûr) dix fois moins de toxicomanes que la moyenne européenne…

     

     

     

    Le cannabis n’obscurcit pas seulement l’esprit de ses consommateurs, il atteint aussi gravement celui des bigots de sa légalisation. Ceux qui, aujourd’hui, requièrent la légalisation du cannabis ont déjà, pour beaucoup d’entre eux, exprimé leur volonté de voir autoriser toutes les drogues. Ils ont aussi plébiscité les « salles de shoot » qui pourront accueillir les multiples victimes supplémentaires de leurs choix irresponsables.

     

     

     

     

     

     

  • LES SDF ET LEURS CHIENS (1).

     

     

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    Il n'est pas rare de rencontrer des SDF accompagnés d'un ou plusieurs chiens. Cette situation est à l'origine d'un débat où deux points de vues s’affrontent.

     

     

     

    Certains pensent que ces animaux seraient mieux lotis auprès d'une famille, dans une maison traditionnelle. D'autres suggèrent, qu’à partir du moment où l'animal a une personne pour s'occuper de lui, l’amour prévaut sur le confort d’un foyer stable.

     

     

     

     

    Par-delà ces discussions, une raison poignante mène ces personnes sans-abri à s'accrocher à leurs compagnons : ces derniers ne les jugent pas et leur restent fidèles malgré une existence difficile. L'animal devient leur seule source de compagnie et d'amour inconditionnel. 

     

     

      

    A suivre...

     

     

     

    Pasteur Blanchard

     

     

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  • Un ami maraudeur nous a envoyé :

     

     

     

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     Objet: Simple constat.

     

     

     

     

     

    Les Espagnols sont venus par millions

      

    Les Italiens sont venus par millions

      

    Les Polonais sont venus par millions

      

    Les Arméniens sont venus par millions

      

    Les Juifs sont venus par million

      

    Rappelez-moi s’il vous plait combien

    il y a eu de terroristes  

    Parmi eux ou parmi leurs descendants ?

      

    Rappelez-moi quand un Polonais

    a tiré sur des enfants ?

      

    Des Espagnols ont-ils massacré

    gratuitement des militaires non armés ?

      

    Qui parmi les Italiens s’est fait

    sauter au milieu de passants ?

      

    Combien de Portugais ont tiré

    sur des adolescents pendant un concert ?

      

    Dites-moi s’il vous plait où

    et quand un Arménien

    a tiré sur des restaurants ?

      

    Combien de Juifs ont tiré sur un enfant

    au cri de "Moïse est grand" ?

      

    Alors, qu’est-ce qui cloche ?  

     

      
     Constatons plutôt : Pas d’italien,

    pas d’espagnol, pas de portugais, pas de Suisse,

    pas de Belge, pas de juif, pas de Grec,

    pas d’allemand,


    > > > > > > > > > > > > > > > > 
    pas d’autrichien, etc. 
    > > > > > > > > > > > > > > > > 
      
    > > > > > > > > > > > > > > > > 
    Pas d’européens donc ! 
    > > > > > > > > > > > > > > > > 
           

    Les auteurs d'attentats en France

    depuis 20 ans :

    Que des Français !

       
    > > > > > > > > > > > > > > > > 
      

    Khaled Kelkal 1995 -

    Boualem Bonsai 1995

    - Karim Boussa 1995 -

    Abdelkader Bouhadjar1995 

      

    - Abdelkader Mameri 1995 -

    Main Ait Ali Belkacem 1995 -

    Nasserine Slimani 1995 -

    Rachid Ramda 1995 -

    Safe Bourada 1995 

      

     - Mohamed Merah 2012

      

    - Abdelkarim Dekhar 2013

      

    - Mehdi Nemmouche 2014 -

    Bilal Nzohabonayo 2014

      

     - Chérif Kouachi 2015 -

    Said Kouachi 2015

    - Amedy Coulibaly 2015 -

    Sid Ahmed Ghlam2015 -

    Yassin Salhi 2015 -

    Ayoub El-Khazzani 2015

      

    - Ahmad Al Mohammad 2015 -

    Samy Amimour 2015

    Omar Ismaïl Mostefaï 2015 -

    Salah Abdeslam 2015 -

    Brahim Abdeslam 2015 -

    Bilal Hadfi 2015

      

     

      

      
     
                           Juste un constat !

     

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  • LES MEMBRES FONDATEURS DE L'ASP...

     

     

     

     

     

     

     

     

    NICOLAS PONS

     

     

     

     

     

    Ce fut lors d'une de nos premières réunions, dans un local prêté par un ami à Vanves, que nous avons fait la connaissance de Nicolas. Il demeurait à l'époque à deux pas du lieu de réunion. C’est sur internet qu'il découvrit l'annonce de notre association, qui lui était totalement inconnue. C’est un peu par hasard qu'il fut présent à nos tout débuts.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il a été aussi pour la toute première maraude, et lors des premières saisons il fut un pilier de nos sorties. Avec le temps sa présence s'estompa un peu, mais pas son engagement au sein de l'association, dont il fut le trésorier. C’est aussi lui qui m'installa internet et m'initia à l'informatique. Comme beaucoup de gens du sud-ouest, il avait la nostalgie du pays, où il retourna suite à une mutation dans sa ville natale de Toulouse. Pour autant il reste un actif vice président de l'ASP. Le temps passant, bien des éléments de notre association disparurent, mais il est toujours bon de retrouver ceux qui sont restés fidèles, et qui depuis les temps héroïques de nos débuts, nous ont fait confiance. Nicolas est de ceux-là, et même plus : un ami véritable.

     

     

     

    Pasteur   Blanchard

     

                                                                                                        

     

     

     

  • Les seuls héros qu’on admire aujourd’hui sont ceux qui se font tuer….......

     

     

     

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    Entretien avec Alain de Benoist

     

     

     

    Naguère, le héros, le combattant, le sage et le saint étaient admirés et donnés en exemple. Aujourd’hui, les victimes semblent avoir pris leur place. Comme expliquer une telle mutation symbolique ?

     

     

    Deux causes fondamentales : le discrédit des valeurs héroïques, la montée de l’idéologie victimaire, lacrymale et exhibitionniste.

    Il est clair que les valeurs héroïques sont aujourd’hui perçues comme des valeurs d’une époque que l’idéologie dominante, avant tout hédoniste, individualiste et utilitariste, s’emploie à présenter de façon répulsive. Comme tout ce qui touche à la patrie, elles sont décrétées « ringardes », c’est-à-dire à la fois vieillottes et obsolètes. On admire à la rigueur les héros qui se sont fait tuer (le colonel Beltrame, les soldats français tombés au Sahel), car leur mort a fait d’eux des victimes, mais on se méfie des héros vainqueurs. Trop guerriers dans une époque qui rêve de paix universelle, trop virils à l’époque de la « masculinité toxique » (le « repos du guerrier » ayant déjà été mis hors-la-loi par les pétroleuses du mitou).

     

     

    Parallèlement, la sensibilité s’efface, mais la sensiblerie ne cesse de s’étendre. Il y a moins d’un siècle (en France, cette disposition n’a été abolie qu’en juin 1939), les exécutions capitales se faisaient en public, et les parents emmenaient volontiers leurs enfants y assister en raison des vertus “éducatives” du spectacle. Aujourd’hui, la vue d’un pigeon mort traumatise les shampouineuses et les bobos.

     

     

    La « lutte-contre-toutes-les discriminations » relève elle aussi de l’idéologie victimaire. Le philosophe Denis Collin y voit à juste titre « un mot d’ordre creux qui sert à passer en contrebande de la camelote frelatée pour le plus grand bénéfice des classes dominantes ». Le tour de passe-passe consiste à confondre discrimination et injustice. Or, il y a des discriminations qui sont parfaitement justes : il est normal, par exemple, qu’un citoyen bénéficie de prérogatives qui ne sont pas accordées aux non-citoyens. Inversement, il y a des injustices qui n’impliquent aucune discrimination de race ou de sexe : les inégalités sociales ne procèdent pas de la discrimination, mais de l’exploitation du travail vivant par un système capitaliste peu regardant sur la source de la plus-value. L’aspiration au « safe place », en « non-mixité sans hommes cis-hétéro et sans personnes blanches », est l’ultime souhait des néoféministes et des indigénistes pour éviter les discriminations. L’idée, importée des États-Unis, est qu’il faut soustraire les victimes potentielles à tout contact avec les méchants aux intentions « pas claires ». On est loin du temps des héros !

     

     

    Désormais, dans tel ou tel conflit, au lieu d’analyser les motifs des belligérants, le poids de l’histoire et de la géographie, nos préférences paraissent réservées aux « agressés », négligeant le fait que l’« agresseur » puisse aussi avoir ses raisons. De plus, la compassion est également parfois à géométrie variable, selon la nature de l’agresseur ou de l’agressé. Une nouvelle étape dans le recul du politique ?

     

     

    Notons d’abord que la compassion est un sentiment, pas une vertu. Elle « peut devenir vertu, écrit Pierre Manent, si elle est guidée par ces vertus que sont le courage, la justice et la prudence. Sans cette éducation, elle fait plus de mal que de bien ».

     

     

    La guerre, comme l’a dit Clausewitz, n’est que la politique poursuivie par d’autres moyens. Or, en politique, il y a aussi des amis et des ennemis. Mais cette distinction n’est pas un critère moral. On savait bien autrefois que dans une guerre, chacun peut avoir ses raisons et que les débordements qu’elle engendre ne sont l’exclusivité d’aucun camp. Le respect du « juste ennemi » (justus hostis) était même le fondement de l’ancien droit des gens. Aujourd’hui, l’interprétation de la guerre est devenue manichéenne : elle est censée relever d’une morale juridique qui s’impose aussi au politique. La « juste cause » (justa causa) a remplacé le « juste ennemi », l’ennemi n’est plus une simple figure de l’adversité, mais l’incarnation du Mal. Les « agressés », comme les victimes, se situent nécessairement du côté du Bien. Bien sûr, comme vous l’avez observé, cette approche ne va pas sans partialité. Quand les victimes sont du côté des « agresseurs », on parle de crimes contre l’humanité ; quand elles sont du côté des agressés, ce sont des « dommages collatéraux ».

     

     

    Très logiquement, ce phénomène débouche sur ce que l’on appelle la « compétition victimaire », laquelle se déroule généralement en invoquant la « mémoire ». N’y a-t-il pas dans cette dérive quelque chose de malsain, sinon d’obscène ?

     

     

    Ah, la mémoire ! La mémoire de l’esclavage et la mémoire du génocide vendéen, la mémoire des camps, la mémoire des anciens jours, la mémoire des dieux et des héros. Vous observerez d’abord que cette mémoire est toujours subjective, raison pour laquelle elle se distingue fondamentalement de l’histoire, qui vise au contraire à l’objectivité. Tout naturellement, celui qui a beaucoup souffert a tendance à penser que personne ne peut avoir souffert autant que lui. Mais le statut de victime peut aussi s’avérer éminemment rentable : non seulement on est plaint, mais ça rapporte. Il suffit de susciter un sentiment de « culpabilité », d’en appeler à la « repentance » et de demander des « réparations ». Certains lobbies se sont spécialisés dans cette industrie, tels ces mouvements indigénistes qui prétendent parler au nom des « afro-descendants ». La société ne se compose plus de sujets-citoyens mais de victimes qui, tous à qui mieux mieux, demandent réparation pour des dommages souvent imaginaires, et exigent que ceux qui ne pensent pas comme eux soient envoyés devant les tribunaux.

     

     

    La mémoire a ses mérites, mais elle peut aussi être encombrante, sinon paralysante. Sans tomber dans l’amnésie volontaire, il faut parfois se décharger l’esprit pour retrouver une certaine « innocence ». Nietzsche faisait de la « plus longue mémoire » le trait caractéristique de l’homme de l’avenir, qui était pour lui le pire des hommes. Il ne conviait pas à cultiver la mémoire, mais la volonté d’agir. « On ne ramène pas les Grecs, mais on peut s’en inspirer », disait-il encore. Heidegger dira après lui à peu près la même chose : il ne faut pas chercher à répéter le passé, et encore moins vouloir s’y réfugier, mais s’inspirer de ceux qui dans le passé ont su créer une culture nouvelle pour apprendre, à leur exemple, à œuvrer en vue d’un nouveau commencement.

     

     

    Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.

     

    Source : site Boulevard Voltaire