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09/05/2012

MARAUDE DE CLÔTURE DU 8 MAI 2012.

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04/05/2012

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

Maraude du 19 04 2012 Philip G 1.jpg 

 

Par Philippe Gauthier,

auteur et essayiste

 

En ce 19 avril 2012, j'ai eu l'honneur d'être invité en tant qu'écrivain, notamment autour de "La Toussaint Blanche", célèbre livre  prévoyant les conséquences absolument catastrophiques de l'immigration en France de populations déracinées inassimilables, par le Pasteur Jean-Pierre Blanchard à participer à sa traditionnelle maraude de nuit  auprès des pauvres gens qui vivent habituellement dehors sur nos trottoirs.

Cette grande maraude, démarrant de la Porte d'Italie, nous donne l'occasion unique de découvrir, à travers tous les grands axes parisiens, un autre monde que nous tous, y compris en cette soirée très proche des élections présidentielles, les ceux qui collent encore des affiches pour Mélanchon, embourgoisés dans notre confort habituel, avons du mal à comprendre.

Avec l'expérience du Pasteur Blanchard qui sait où se trouve son monde, car cette population n'est pas spécialement nomade, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Elle habite son coin de trottoir ou son abri sous le métro aérien  ou encore sa bouche d'aération à ciel ouvert.

 

Maraude du 19 04 2012 Philip G 2.jpg

 

On découvre aussi parmi ces personnes sinistrées beaucoup d'européens, des polonais, des russes et même un allemand, sans doute échappé de sa patrie au miracle économique permanent.

Vers 1h30 du matin, nos provisions de vêtements sont déjà épuisées et notre clientèle commence à dormir à poings fermés sur les trottoirs. Il est temps de regagner notre confort.

 

Philippe

27/04/2012

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

 

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Par le Pasteur Blanchard

 
 
Comme chaque année en fin de saison, le problème des bénévoles se pose cruellement. La longueur de la saison des maraudes à laquelle vient s'ajouter cette année, une fatigante campagne présidentielle, a rendu ce problème très épineux. Pour cette avant-dernière sortie, j'ai eu la joie de revoir mon ami Philippe Gauthier, auteur de renom de notre famille politique. Je l'ai connu quand nous allions dédicacer nos ouvrages au salon du livre de Toulon.

Pour nous accompagner, il y avait le fidèle Christian, pilier de l'association, toujours disponible quand nous sommes en difficulté pour trouver des volontaires.
 
Au métro Sèvres-Lecourbe, nous retrouvons nos amis polonais en état de grand abattement : le légendaire gars du nord Stéphane Wynnysky, qui avait tenu tête à Edouard Balladur, venait de décéder quelques jours auparavant d'un cancer de la gorge. La cérémonie s'est déroulée dans la paroisse de Saint-Georges de la Villette. Il a été inhumé au carré des indigents du cimetière de Thiais. Que dire face au drame de la mort, si ce n'est de reprendre deux temps forts de la liturgie ?


Un cantique :

"Tu entends mon cri, Tendre Père                        

Toi l'infinie miséricorde

Je m'appuie sur toi, je t'espère                       

Par le Seigneur, mon coeur est prêt."

 
 
Un passage de l'épître de Paul aux Philippiens :

"Frères, nous sommes citoyens des cieux,

c'est à ce titre que nous attendons comme Sauveur Jésus-Christ,

lui qui transformera nos pauvres corps

à l'image de son corps glorieux,

avec la puissance qui le rend capable aussi de tout dominer."
 

Repose en paix, nous ne t'oublierons pas.
 
             

Pasteur  Blanchard

20/04/2012

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

Maraude du 5 04 2012 Christophe Joie.JPG

 

Par Christophe Joie,

secretaire adjoint FN du XIVème à Paris

 

Cette soirée de maraude du 5 avril fut une expérience enrichissante. J'avais vécu ce style d'action quelques années auparavant avec une autre association et je me posais des questions : l'attitude des personnes, leur état de santé, etc... et j'ai été agréablement surpris par un accueil plus que chaleureux.

Je pense, par exemple, au groupe de polonais, très avenants mais bien conscients de leur sort. Ils nous apprennent qu'ils ont perdu Stéphane, un de leurs compagnons de misère et la tristesse de ce départ difficile pèse sur le groupe. Notre oreille attentive les touche quant même. Justement, c'est cela le plus important, ne pas rentrer dans de grandes conversations mais écouter ce que la personne a sur le coeur, savoir rester simple, discret mais disponible.

Ensuite, plus matériellement, distribution de café et de soupe pour se réchauffer un peu car pour un mois d'avril il fait plutôt froid.

Un autre fait me vient à l'esprit, cette personne qui dormait en grelottant : cela m'a scandalisé. Nous avons pu lui remettre un duvet.

Mais ce que je retiens le plus de cette maraude, c'est la rencontre de personnes aimables malgré la galère, très réalistes sur leur situation mais souriantes. J'en tire la leçon qu'un sourire vaut mieux que des paroles vaines.

 

Christophe

13/04/2012

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

Maraude du 22 03 2012, Pascal Erre.jpg

  

Par Pascal Erre,

membre du Bureau politique,

conseiller régional de Champagne-Ardenne,

secrétaire départemental de la Marne

 

C'est la deuxième fois que je suis invité par le Pasteur Blanchard  à participer à une maraude sur Paris. J'en ai fait une en 2011 et me voici de nouveau parmi ceux qui souffrent, qu'ils soient Français ou non.

Je revois nos deux polonais du quartier Alésia,  l'un d'entre eux est en France depuis une dizaine d'années : ils n'ont presque pas changé et sont toujours aussi sympathiques. Ils n'ont jamais oublié Jany Le Pen et la portent dans leur coeur. Un soir, elle est venue les visiter. Ils lui avaient demandé des dédicaces de Jean-Marie Le Pen et elle leur avait promis de revenir avec. Une nuit, une voiture aux vitres teintées s'arrête. Une femme en descend, c'est Jany Le Pen, amenant les dédicaces promises.

Avec nos deux polonais, un français, bien malheureux. Il nous demande un cigare, une couverture et un café. Le standard du 115 lui a promis une visite, il attend depuis deux jours.

Près de l'église, nous parlons avec Ahmed. Cela fait quatre ans qu'il est en France... pour se faire soigner du coeur (il connaît bien l'hôpital Pompidou). Mais, il espère repartir un jour en Algérie.

Plus loin, sous un pont, d'autres polonais : Gregor et Patrick, accompagné de son chien, mais aussi Yves et Spiguel. Ils nous demandent aussi des cigares. Yves a été attaqué au couteau par un "jeune" et se plaint de certains policiers.

Nous changeons de quartier. Sous un autre pont du boulevard Blanqui, nous visitons quatre roumains dont une femme, Elisabeth. Ils sont très heureux de nous voir et se plaignent qu'ils n'ont droit à rien... Pas très loin et toujours sous un pont, heureusement qu'il y a des ponts à Paris, nous croisons six sdf français. L'un d'entre eux nous annonce qu'il a un cancer. Et tous nous racontent la même histoire : lorsque les policiers arrivent pour les déloger, ils ne leur donnent que cinq minutes pour faire leurs (maigres) bagages et ils sont toujours suivis de camions-benne qui embarquent systématiquement le peu qu'ils possèdent. Ce sont des français qui n'ont pas grand chose et on leur enlève le peu qu'ils possèdent. C'est déguelasse ! Le Système est fort avec les faibles et faible avec les forts...

Autre quartier, autres gens. Face à la gare d'Austerlitz, près de la brigade fluviale, cinq sans-abri viennent d'être visités par des membres d'une association locale,"Tout part du coeur" qui mise sur l'action de proximité. Elle n'intervient que sur son quartier. Tout comme les "dames de charité" du XIXème siècle, cette association a "ses" pauvres. Ce n'est peut-être pas un mauvais principe. Cela permet de mettre un peu d'humanité dans l'inhumain et dépasse souvent en efficacité les actions désincarnées des grosses bureaucraties associatives ou institutionnelles...

 

Nicolas ancien militaire.jpg 

 

Nous arrivons finalement rue de Rivoli. La pauvreté aux portes du luxe ! Le long du Louvre des antiquaires et des entreprises, des malheureux dorment contre les devantures huppées. En particulier Nicolas... Nicolas, ton nom reste gravé dans ma mémoire. Tu as fait le Liban en tant que soldat français et te voilà aujourd'hui à la rue cherchant à vendre tes dessins. Tous les soirs, tant bien que mal, tu t'aménages ton "chez toi" et tous les matins, tu dois tout remballer. Ah, qu'ils sont beaux et généreux nos gouvernants. Tu as risqué ta peau pour la France : tu es, maintenant à la rue. Quel remerciement ! Louis XIV, lui, avait créé les Invalides pour ses vieux soldats. Mais tout le monde n'est pas un Roi !

Nous roulons vers l'Opéra et je découvre une nouvelle pauvreté. Je n'avais rien vu de semblable il y a un an. Sur les boulevards des Capucines et Haussmann, j'avais le souvenir de quelques individus allongés, çà et là contre les vitrines des magasins. Cette nuit, c'est différent et il faut le voir pour y croire. Nous tombons sur des familles entières de sdf. Elles viennent des pays de l'est et sont de plus en plus nombreuses. Elles me rappellent ces familles biélorusses et arméniennes que ma femme et moi avons aidées en plein froid une nuit de janvier à Châlons-en-Champagne. A la rue, sur le trottoir, avec six jeunes enfants, sans que le SAMU ne cherche à leur trouver un endroit chaud pour les accueillir et les abriter. Cette nuit-là, il a fallu plus de quatre heures ... et la ténacité de deux "affreux" du Front National pour que la préfecture trouve enfin un endroit décent pour ces braves gens qui croyaient, eux aussi que la France était un "Eldorado"...

Nouvelle maraude, nouveaux souvenirs... Ils resteront dans mon coeur. Comment oublier de telles images ? Comment oublier tous ces gens, français ou étrangers, broyés par ce "système à tuer les peuples" ? Une réalité ignorée du plus grand nombre mais qui confirme les analyses du Front National. C'est donc bien volontiers que j'ai accepté de revenir l'année prochaine pour faire une nouvelle maraude. 

Pascal

06/04/2012

MARAUDE DU 5 AVRIL 2012.

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IMPRESSIONS DE MARAUDE...

 Maraude du 22 03 2012 Philippe Lecoq.JPG

 

Par Philippe Lecoq,

secrétaire départemental adjoint FN 45 Loiret

et conseiller régional région Centre

 

4 heures pour une réponse... Ici le 115... Un Samu Social débordé et toujours plus de demandes.Cela ne semble pas trop déranger la mairie de Paris, le désarroi des oubliés de la capitale, le calvaire des sans logis, la fuite en avant de ceux qui survivent dans ces conditions d'hygiène inacceptables.

A la vue de cette soirée du 22 mars dernier, de cette maraude en compagnie du Pasteur Blanchard,de son épouse Catherine et de Pascal Erre, c'est la conclusion qui s'impose. 

Nous avions rendez-vous pour accorder un moment, simplement quelques heures, à ceux qui n'ont plus rien ou presque... A ceux qui sont plongés dans la détresse morale, sociale et physique.

 

La belle équipe.jpg



Au fil des rues, je découvre que beaucoup d'entre eux sont de pauvres gens qui, attirés par le miroir aux alouettes de notre "prospérité",  se retrouvent finalement dans des conditions inhumaines.

Notre démarche durant cette maraude : essayer de les réconforter par des gestes, des paroles, un peu de gentillesse...

Créer un lien et sensibiliser à un projet de vie, le blessé, l'offensé, le pauvre ou le maladeceux que le "malheur" a poussé sur le bord de la route tel est bien le paradoxe ! Mais, on peut toujours offrir un café...

La misère cachée éclate de plus en plus dans notre société si développée et si rassasiée et qui se veut tellement celle de la solidarité...

J'accuse...

 

Philippe

29/03/2012

UNE MARAUDE DANTESQUE....

A toi chef d'équipe.jpg


A coeur Vaillant, rien d'impossible.


 
Il en est des maraudes comme de la vie, elles ne sont pas toujours un long fleuve tranquille. Et, si en général, nous sommes bien accueillis par les SDF, nos périples nocturnes ne sont pas sans tribulations, notamment d'origine mécanique.

La triste fin de notre vieille Opel en est la parfaite illustration. Un soir, quelques heures avant le début de notre action, des fumées de mauvaises augures sortaient déjà du moteur. "Une légère fuite de la pompe à eau", déclara l'un de mes collaborateurs, "On peut encore rouler ce soir sans trop de risques mais les yeux rivés sur l'indicateur de niveau".

Ah oui ! La maraude battait son plein, quand je vis l'aiguille témoin tomber. Une fois en route, à la moitié de notre périple, le niveau d'eau baissait dangereusement ! Dieu merci, j'avais dans le coffre un bidon de deux litres de liquide de refroidissement ; pourtant une forte inquiétude m'envahissait.

 

Piste en enfer.jpg

 

A juste titre, puisqu'arrivé gare d'Austerlitz je vidais d'urgence dans le circuit la totalité du bidon... qui s'évapora en un clin d'oeil ! 

Quid de la maraude et trois heures pour rentrer chez nous, en roulant à dix kilomètres à l'heure en cette nuit d'hiver. Trois heures fatales pour le joint de culasse, malgré les nombreux arrêts quand le moteur chauffait trop. Les trois dernières heures de notre chère Opel ! 

 

Que faire ? Comment marauder et mener à bien nos actions sans véhicule ? Mais l'ami Thierry (notre mécanicien amateur) avec sa gentillesse coutumière nous prêta sa voiture. Cela ne pouvait être qu'une solution provisoire.

Mais la providence faisant bien les choses, c'est à cette époque qu'arriva notre nouveau secrétaire général  Monsieur Benoît Vaillant. Il fit preuve de débrouillardise et d'efficacité : une annonce pour proposer l'Opel... qu'un collectionneur vint chercher, une Volvo V 40... trouvée en un temps record. Celle-ci remplace magnifiquement notre ancienne voiture depuis la première maraude de l'année 2012.

 

Le Prince Vaillant.jpg

 

C’est la preuve qu’à cœur Vaillant, rien n’est impossible. Merci mon cher Benoît, vous êtes un prince et nous avez déjà sorti d'une situation délicate.

 

Pasteur  Blanchard

23/03/2012

MARAUDE DU 22 MARS 2012

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IMPRESSIONS DE MARAUDE...

Les dormeurs.jpg

 

Par Jean Chabernaud,

membre du C.A de l'Action Sociale Populaire.

 

Allo ! Ici, les sapeurs-pompiers...

Ce soir, il y a pas mal de remue-ménage à Sèvres-Lecourbe, sous les voûtes du métro aérien, au croisement de la rue Lecourbe, de la rue de Sèvres, du boulevard Garibaldi et du boulevard Pasteur.

Je suis le Pasteur Blanchard ! Un SDF est blessé, très malade sa jambe gauche est gonflée, ulcérée, elle saigne... Pouvez-vous venir ?...

Nous arrivons !

L'homme a peut-être une phlébite, il souffre et il est agité ; nous l'aidons à s'asseoir sur une couverture. A quelques mètres, un autre sans-logis installé sur une bouche d'aération du métro, où grouillent des poissons d'argent s'entretient avec un riverain compatissant.

 Valise.jpg

 

Nous continuons à distribuer des vêtements et du café. Le Pasteur trie quelques paires de chaussures tout en gardant un oeil attentif sur le blessé.

Soudain, une voiture s'arrête ! La police ?... Non, c'est Alexandre Simonnot  qui, de retour de la pêche aux signatures pour Marine passe par hasard dans le coin et vient nous saluer. Pin pon, pin pon... Les pompiers arrivent. Nous reprenons notre route.

 

Caddie.jpg 

 

Une grande partie de l'équipe sont des anciens de l'A.S.P, dont Gérard, l'intrépide chauffeur de nos premières maraudes, de nos repérages et pérégrinations du début. 

Le temps passe et cela tourne au cauchemar. Certaines rues deviennent de véritables dortoirs. Beaucoup de personnes reposent à même le trottoir. La nuit, tout un monde hétéroclite s'agglutine ou s'isole pour dormir dans la rue.

Sur les pavés, ce n'est pas la plage.

 

Jean 

PS. 2ème jour sans facebook  pour le Pasteur Blanchard et ses "3600" amis ! ? !