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11/03/2011

Maraude du 10 Mars 2011

04/03/2011

Impressions de maraude par Lionel Stiefel Secrétaire départemental FN de l'Orne

 

Maraude du 24 02 2011 (4).JPG

Je tiens à remercier le Pasteur BLANCHARD d'avoir pensé à nous pour l'accompagner lors de la maraude du 24 février dernier.

Nous avons pu voir de plus près cette misère insupportable dans laquelle vivent nos concitoyens dans les rues de la capitale et dans l'indifférence complète.

Le Président Sarkozy avait pourtant promis, durant la campagne présidentielle, qu'il n'y aurait  plus de gens dans la rue, une fois élu !

Nous pouvons nous apercevoir que cela est très loin de la réalité.

J'ai pu en parler autour de moi et faire prendre conscience de cette misère inadmissible (photos à l'appui) que l'on se garde bien de montrer dans les journaux ou à la télévision.

Encore bravo pour le courage du Pasteur BLANCHARD et de sa femme pour cette action, qui mérite beaucoup de respect et d'admiration.

 

Lionel STIEFEL

Secrétaire Départemental Front National de l'Orne

25/02/2011

Impressions de maraude par Christian, bénévole de l'ASP

 

Maraude du 10 02 2011 (19).JPG

Il m'arrive la plupart du temps de parler de ceux qui n'ont rien : ces SDF, majoritairement les Nôtres, qui sont les premières victimes de la crise, les plus touchés par les injustices sociales. J'ai moins l'occasion de parler de l'équipe des bénévoles.
 
Suite à un passage dans une émission de Radio Courtoisie, nous avons fait la connaissance de Christian. Au début, il venait nous amener du linge au départ de nos maraudes. Tout naturellement, avec le temps, il est devenu maraudeur à son tour, puis un pilier de notre association. Il s’est tellement investi que, pendant la période où nous ne maraudons pas, il continue les visites, avec le souci de s'enquérir de ce que deviennent nos protégés. Il suit plus particulièrement Francis, mascotte de l'ASP, qui va de plus en plus mal. Il nous tient régulièrement au courant de son état de santé, pendant les périodes creuses.
 
Notre ami se plaignait qu'il ne trouvait jamais de pantalons à sa taille, parmi les affaires qu'on lui donnait. Preuve que la solidarité n'est pas un vain mot : sur le champ, ses mensurations furent prises et commande passée chez un tailleur, remise lors de notre dernière maraude. Il fait preuve d'une telle modestie qu'il ne souhaite pas qu’on parle de son action, qu'on cite son nom, il s'applique cette maxime de l'Evangile : « que ta main droite ne sache pas ce que fait ta main gauche ». Quel président d'association ne serait pas heureux d'avoir des collaborateurs d'une telle qualité ? Pour la notre c’est certainement là sa vraie richesse.
 
                                           Pasteur  Blanchard

Maraude du 24 Février 2011

19/02/2011

Impressions de Maraude

A Igor, Zoltan et Anna

Maraude du 27 01 2011 (3).JPG

 

Face à ses hommes et ses femmes venus de Pologne, de Russie ou de Roumanie j’ai la douloureuse impression de revenir un siècle en arrière.

1918, la France manque cruellement  de bras et recrute des volontaires à l’Est. Zoltan et sa femme Anna font partie de ces migrants-là…

Mais pour eux, pas de longues nuits exposés à tous les vents sur la bouche du métro recrachant son trop plein de chaleur, pas de mendicité ou de dépendance au SAMU social. Qu’est ce qui a bien pu changer en 100 ans ?  Le prix du toit sur sa tête ? Ils étaient pourtant si pauvres qu’Anna attendait à la sortie des usines Renault, pour vendre des torchons propres aux ouvriers et cuisinait chez elle des gâteaux slaves pour les revendre aux restaurants parisiens…toujours dignes, toujours propres, s’appliquant scrupuleusement à perdre cet accent hongrois qui les différenciait des autres. Mais ils avaient un logement, minuscule, mais un logement tout de même. Ils ont échappé à l’humiliation de recevoir les vêtements des autres et le regard des autres…

Alors pourquoi Igor dort-il dans sa tente Quechua en plein centre de Paris ? S’il travaille, s’il est bien portant, pourquoi ne trouve-t-il pas une place dans la cité ? Pourquoi des fonctionnaires de la ville de Paris dorment-ils dans leur voiture ? Pourquoi Isabelle préfère-t-elle les trottoirs parisiens aux foyers disponibles en appelant  le 115 ? Beaucoup trop de questions pour une seule soirée, une seule maraude.

L’intégration des migrants travailleurs ou la non-exclusion des français « de souche » relève d’une même impérieuse nécessité. Nous devons leur permettre de se loger décemment, de s’insérer dans notre société respectueusement, pour qu’ils soient fiers de s’en être sortis et fiers d’être devenus Français comme l’ont toujours été Zoltan et Anna… mes grands-parents.

 

Isabelle

11/02/2011

Maraude du 10 Février 2011

04/02/2011

La maraude vue par Philippe CHAPRON Secrétaire départemental FN du Calvados

 

 

Maraude du 27 01 2011 (14).JPG

 

 

Suite à mon engagement pour participer à une « maraude » en faveur des « SDF » parisiens, je me suis donc rendu au RDV fixé par le Pasteur Blanchard, organisateur des opérations, à 21h00, porte d'Italie en ce 27 janvier 2011.

C'est à la fois une certaine « curiosité » par rapport au problème et le désir de participer à une action utile en faveur des « SDF », la plupart du temps d'origine « occidentale », qui m'ont animé en la matière. Je connaissais, bien évidemment, par mon passé  d'ancien « professionnel » de la Sécurité, le monde de la nuit, avec tous ses aspects plus ou moins brillants, la question des « SDF » en faisant intégralement partie, mais je ne m'étais jamais soucié de leur tendre une main secourable, le souci étant plutôt de les chasser des lieux indument occupés, que de les aider.

Plusieurs éléments m'ont interpellé durant ces quelques heures passées sur le terrain.

Concernant le pasteur Blanchard et son épouse, j'ai été réellement impressionné par leur  connaissance du milieu et des malheureux qui le compose. Cette connaissance est d'ailleurs parfaitement partagée, les « SDF » les identifiant immédiatement et établissant un contact la plupart du temps, immédiatement chaleureux.

Concernant leurs conditions de vie, si l'on peut dire, celles ci sont très variables, certains étant installés dans des tentes relativement bien « équipées » tandis que d'autres dorment à même le sol, à l'air libre , en plein vent et parfois sans même une couverture pour les protéger. On reste réellement « interloqué » devant de telles conditions, notre intervention en faveur de tels indigents apportant un réel sentiment d'utilité à notre action.

La présence de nombreuses autres organisations caritatives, parfois très modestes et « improvisées » comme ces deux jeunes du quartier faisant le tour de leurs habitués en Fiat 500, m'a également surprise. On constate d'ailleurs une certaine inégalité de traitement selon les endroits, certains semblant « suréquipés » tandis que d'autres restaient pratiquement sans rien.

Enfin les origines étrangères, mais dans l'écrasante majorité des cas « européennes », des SDF rencontrés, sont un point essentiel de réflexion, cette fois plus « politique », sur l'évolution de nos sociétés occidentales plus préoccupés du sort des ressortissants d'un tiers monde irresponsable et en grande partie inassimilable sur le fond, que de celui de ses propres « frères » dont la misère est pourtant exposée sous leurs yeux jusque dans les « beaux quartiers » et les magasins de luxe.

Notre action en leur faveur doit se poursuivre et je participerai volontiers à d'autres actions similaires.

 

Philippe CHAPRON

Chargé de mission FN pour le département du Calvados

et la région Basse Normandie

 

 

28/01/2011

Impressions de maraude par Annie PHILIPPON Secrétaire Départementale FN de PARIS

Maraude du 27 01 2011 (5).JPG



PARIS beaux quartiers - Température aux alentours de zéro . Vent glacial - La misère - un sourire. Toute une philosophie.
Notre vieille voiture chauffée nous semble un palace. Comment un être humain peut il survivre dans de telles conditions ?
Et pourtant , il survit . C'est un vrai miracle.

Une paire de chaussettes vaut un manteau de vison. Un bol de soupe chaude ,un dîner chez Maxim's; et un mot, un sourire ,
un bal à l'Opéra . L'Opéra ,parlons en....Boulevard des Capucines,un vieux carton est un Palace pour la nuit. La rue est
implacable . PARIS by nignt inconnu.....

Une nuit ordinaire en somme, pour le Pasteur BLANCHARD. Vous n'en sortez pas indemne. Merci JEAN PIERRE de me l'avoir
fait connaître, avec au bout du parcours le bien être du devoir accompli, et un sentiment de reconnaissance infini lorsque
vous rentrez dans votre appartement douillet.

Annie PHILIPPON.
Secrétaire Départementale de PARIS ;

Maraude du 27 Janvier 2011

21/01/2011

La Maraude vue par la Merveilleuse Jany

 

 

 

Maraude du 21 12 2010 (13).JPG

Ce matin, 21 décembre, se clôturait la saison 2010 des « maraudes » de l’Action Sociale Populaire (ASP).

 

Pour cette occasion, nous étions réunis, à l’approche de Noël autour du Pasteur Jean-Pierre BLANCHARD avec l’espoir de venir en aide, l’espace d’une veillée, à nos compatriotes en souffrance.

 

Noël est un moment de fête et de réjouissance pour la majorité d’entre nous mais c’est encore trop souvent un temps de solitude, de froid et de faim pour un nombre croissant d’êtres humains tout proches de nous.

 

Un peu de temps consacré à chacun, des paroles simples, des confidences, quelques poignées de mains ou des embrassades chaleureuses, voilà le bien le plus précieux que nous avons apporté à nos amis, victimes souvent d’une société égoïste ouverte aux quatre vents du « mondialisme » qui ne parvient pas à assurer la subsistance à ses propres compatriotes souvent victimes, parfois lâches mais toujours vaincus. LA RUE !! Implacable caisse de résonnance des maux traversés, des logements introuvables, des « abris » essentiels à une dignité menacée qu’ils ne trouvent qu’aux abords des métros, sur les grilles réchauffées par les sous-sols et dans quelques tunnels condamnés à la circulation.

 

Nous avons rencontrés quelques femmes, beaucoup d’hommes affaiblis, avinés aussi, mais si désarmés devant les obstacles immenses d’une « réinsertion » parmi nous, leurs frères !...

 

Une circonstance majeure, nouvelle et formidable : le Secrétaire Départemental de la Moselle Eric VILAIN est arrivé à Paris avec de merveilleux cadeaux : des duvets, des tentes démontables, des chaufferettes.

 

Nous avions aussi des cafés, soupes chaudes, boîtes de sardines, chocolats et ce « petit objet superflu » qui marque l’époque des Fêtes.

 

Mais une chose nous semblait essentielle : faire la jonction avec nos amis malheureux du boulevard Auguste Blanqui, Gustave Lenoir, de Grenelle, des quais d’Austerlitz… Bercy… loin encore retrouvant autour des ronds-points quelques connaissances, barbus solitaires écrasés de paquetages intransportables, quelques dormeurs farouches, dérangés dans leur sommeil par notre sollicitude, Henri raisonneur égaré, Grégore et sa bande, Isabelle Nicolas si dévêtue, si jeune, si perdue divaguant entre les voitures.

 

Puissions-nous, maraude après maraude au fil des saisons, ne plus les retrouver ni là… ni là… ni ailleurs…

 

Cette soirée si intense s’est terminée pour nous à 4 heures du matin près de l’Opéra par un froid glacial. Fatigués… impuissants… Rois Mages sans prestige, n’arrivant que trop tard mais décidés à poursuivre derrière Jean-Pierre cette belle œuvre commencée déjà en 1994. Depuis si longtemps ?

 

 

 JANY LE PEN  MARRAINE DE L'ASP