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11/05/2011

Maraude du 10 Mai 2011

29/04/2011

Impressions de maraude, par Pascal ERRE,Secrétaire départemental FN de la Marne

 

 

Maraude du 21 04 2011 (12).JPG

 

Ce jeudi 21 avril, c’était la première fois que je faisais une maraude. Comme bien d’autres, j’avais en mémoire l’image traditionnelle des « clochards » : des alcoolos, qui font la manche pour aller de bouteille en bouteille. Des « S.D.F. », j’en vois régulièrement à Châlons-en-Champagne, et ils inspirent à la fois pitié et méfiance :

* pitié, car comment des Français qui sont chez eux en France peuvent-ils être abandonnés à ce point par la communauté nationale ?

* et méfiance, en raison de leur attirance supposée pour l’alcool et l’oisiveté.

Mais cette nuit-là je n’aurais jamais imaginé que cette maraude allait changer mon regard sur ces « S.D.F. », qui vivent (ou survivent) en marge de leur communauté nationale (pour les SDF français), ou carrément en dehors (pour les Européens rencontrés, et qui sont loin de leur patrie : polonais, russes).

Dorénavant, et grâce au Pasteur BLANCHARD, je ne me ferai plus la même idée de ceux qu’on appelle les « S.D.F. », un terme impersonnel, inhumain, certainement inventé par un technocrate de service, pour cacher la personnalité éminemment humaine de ces « clochards » des temps modernes.

Oui, ces gens que j’ai rencontrés sont avant tout des êtres humains, vivant en marge de notre « société » (ou « dis-société » ?), et qui désormais ne me sont plus inconnus : ils ont un prénom, en tout cas un visage. Pour beaucoup d’entre eux, je connais maintenant leur prénom et j’ai échangé avec eux quelques mots, des sourires ou des gestes. Je leur ai apporté un pantalon, un pull ou du café, et à chaque fois c’était toujours un merci, un regard, un sourire. A chaque fois, c’était le regard d’une personne rendue heureuse par un petit geste pour nous si banal : le simple fait de proposer un gobelet de soupe ou de café, et voilà un homme ou une femme qui vous regarde et se met à vous sourire. Un petit geste, certes, mais un grand moment de joie ou de bonheur dans les yeux de ceux que vous rencontrez. Un moment intense, qui vous prend aux tripes.

Cette nuit-là, ces petits gestes ont rendu des gens heureux, et c’est l’essentiel. Pendant quelques instants, ils n’étaient plus des « S.D.F. » mais des Hommes. Je ressentais une impression nouvelle : j’offrais une tasse de café ou un pull, mais c’était le « S.D.F. » qui m’apportait quelque chose ! Lui qui ne possédait rien, ou si peu, m’apportait beaucoup plus que ce que moi je pouvais lui apporter : il m’irradiait de ce moment de bonheur que lui

 

 

 

procurait notre rencontre. Un véritable échange, même quand on ne parlait pas la même langue. Un échange bref, mais intense, grâce à de petits gestes si banals.

Alors comment ne pourrais-je pas penser à vous, vous que je n’ai rencontré que le temps d’une maraude, et dont je me souviens par le prénom :

Frédéric, si fier de nous parler de sa rencontre avec Jany LE PEN.

Igor, son voisin, lui aussi fervent supporter du FN, et qui disait n’avoir besoin de rien.

Ulysse, qui se tient régulièrement au courant de l’actualité, et qui fréquente tous les jours une bibliothèque publique. Ouvrier textile pendant 38 ans, il n’a plus qu’un seul espoir : que Marine LE PEN et le FN arrivent enfin au pouvoir, et qu’un désir : créer une entreprise en participation, pour aider ceux qui veulent s’en sortir. Il est écoeuré par les attaques contre Marine LE PEN : « Oui, nous disait-il, Marine a un programme économique, et c’est elle qui a raison : on peut rétablir les frontières et produire en France tout ce dont on a besoin ». Ulysse, tu m’as remis une lettre pour Marine : comme je te l’ai promis, je la lui remettrai en mains propres, et je te téléphonerai pour prendre de tes nouvelles.

Ahmed, le vieux « chaoui », si digne dans sa veste de costume, et qui fait la manche devant une supérette ouverte tard le soir, qui semble être un haut lieu de la discrimination positive…

Francis de Nancy (tu avais longuement discuté avec notre ami Jean-Luc Manoury, secrétaire départemental de Meurthe-et-Moselle), l’ancien militaire toléré par les habitants d’une belle résidence, et pourtant persécuté par les services de M. Delanoë, qui aimerait bien débarrasser son Paris « bobo » des « S.D.F. ».

Nicolas, l’ancien combattant russe d’Afghanistan, qui est tombé amoureux de Paris, et qui a simplement demandé au Pasteur une carte téléphonique pour appeler en Russie.

Josef, le vieil artiste polonais, hélas méconnu, qui a offert à chacun d’entre nous un de ses magnifiques dessins, que je garderai précieusement.

Michel, du quartier latin, lui aussi très heureux de rencontrer les « maraudeurs » de l’A.S.P. (Action sociale et populaire).

Et il y a tous ceux dont je ne connais pas le prénom, mais dont je me souviens, parce qu’eux aussi m’ont touché :

A Palais-Royal, devant les magasins de luxe et des « bobos » faisant la fête, ce couple polonais, dont la femme s’est précipitée vers nous : elle avait reconnu la voiture du Pasteur ! Nous avons échangé par regards et gestes interposés. Je lui ai proposé un châle, je le lui ai mis sur ses épaules : elle rayonnait de bonheur; du coup, je lui en ai donné un autre. Son compagnon me faisait signe : il était fier de sa femme.

 

 

 

Toujours à Palais-Royal, et toujours allongés contre des magasins de luxe, devant de jeunes fêtards argentés : deux vieilles femmes russes, avec un foulard autour de la tête. De vraies « mamouchkas » ! Elles ne parlaient pas français, et je ne parlais pas russe, et pourtant, on s’est compris. Je leur ai proposé du café (« café », un mot international, que tout le monde comprend !) : elles l’ont bu, et pour me remercier, elles m’ont fait des baisers avec leurs mains.

Plus loin, aux Capucines, en face d’un établissement de luxe : deux femmes russes également, deux couples polonais, et un homme seul, tous heureux de recevoir des habits et du café.

Et non loin du Printemps, deux hommes allongés contre un mur. L’un d’eux a 78 ans : il n’avait rien sur le torse. Nous leur avons donné des pulls. C’étaient des Français…que la France a oubliés.

Tous ces « S.D.F. » que nous avons rencontrés sont bien loin des caricatures habituelles (tous ne boivent pas de l’alcool !), et tous ne parlent pas français, mais tous sont heureux qu’une association charitable vienne les visiter toutes les semaines, prendre de leurs nouvelles et leur donner ces petits riens qui les rendent heureux pendant un moment (habits, café, soupe, sardines, rasoirs…). Chacun appartient à une communauté nationale qui les a laissés sur le bord de la route, et c’est l’honneur de l’A.S.P. que de nouer des liens réguliers avec eux : tous ont leur dignité de Français ou d’Européen, qu’ils retrouvent spontanément quand on leur prête un peu d’attention. Voilà qui est riche d’enseignement politique pour un militant du FN : « il faut renouer les liens sociaux au lieu de les briser» (Joseph de Maistre), car « Les pauvres n’ont que la patrie » (Jean Jaurès).

C’est une des grandes leçons que je tire de cette maraude ; c’est donc bien volontiers que je ferai d’autres maraudes, notamment en hiver, si le Pasteur veut bien m’y convier.

 

  Pascal ERRE,

 

Secrétaire départemental FN de la Marne, Conseiller régional de Champagne-Ardenne, Membre du Bureau Politique et Secrétaire national aux fédérations

 

 

 

22/04/2011

La maraude vue par Matthieu COLOMBIER Secrétaire départemental FN de L'Indre

Maraude du 21 04 2011 (15).JPG

La misère sociale est toujours difficile à regarder en face. Or, en cette chaude soirée parisienne où les jeunes bobos dépensaient leur argent dans les bars branchés et les boîtes de nuit de la Capitale, ils ne voyaient pas, ou ne voulaient pas voir, qu'à seulement quelques mètres d'eux des femmes et des hommes vivaient dans une situation d'extrême précarité. Ces personnes auraient certainement aimé avoir ne serait-ce que quelques Euros supplémentaires non pas pour se divertir eux, mais simplement pour survivre...

 

Comme a pu le dire le Pasteur Blanchard, l'UMPS « croit aux vertus du social, mais de toutes évidences ne le pratique pas ». La preuve ? Tous ces laissés pour compte qui vivent sur les trottoirs en essayant de conserver ce qui leur reste de dignité. Pourtant c'est bien l'illusionniste Nicolas Sarkozy qui pendant la campagne présidentielle de 2007 avait assuré qu'avec lui plus personne ne dormirait dans la rue. Encore une promesse non tenue !

 

Les clichés (tenaces) au sujet des SDF les présentent comme des ivrognes invétérés dont la seule occupation serait de boire de l'alcool et accessoirement d'invectiver les passants. Pourtant, la réalité est bien différente. Les personnes que nous avons pu rencontrer ce soir là étaient au contraire des gens posés, cultivés et dont le seul tort est finalement de ne pas avoir été épargnés par la vie. Je pense notamment à Ulysse, ce SDF rencontré dans le quartier Alésia, personnage sincère, attachant, cultivé et réfléchi qui nous a avoué, gêné, qu'en ce moment il peinait à dormir. Mais s'il peinait à dormir ce n'était pas à cause de ses maigres 1,50 € quotidien lui servant à survivre mais parce que son esprit était  trop occupé à réfléchir aux moyens d' aider à son niveau Marine Le Pen à accéder au Pouvoir. Il se tient au courant de l'actualité et est incollable sur les articles concernant le Front National. Pour ce Français qui n'a pas la chance qu'a la grande majorité des immigrés extra-européens, son vrai espoir ; ce qui le tient en vie ; c'est Marine Le Pen et le Front National !

 

Après avoir passé une soirée aux côté de ceux qui n'ont aujourd'hui plus rien, cela m'a confirmé dans l'idée que malheureusement tout le monde peut vite se retrouver dans cette situation. Le parcours infernal se répète inlassablement d'un cas à l'autre : de nombreuses années à travailler, une période de chômage, les premières difficultés financières, l'impossibilité à faire face aux créanciers et pour finir la rue et sa dureté.

 

Il est devenu urgent d'aider nos compatriotes avant d'aider les immigrés extra-européens fraîchement arrivés sur notre sol afin de toucher la ribambelle d'aides sociales leur étant quasi exclusivement destinées. Car une autre réalité du terrain c'est bien que les SDF sont pour l'écrasante majorité d'entre eux de souche européenne !

 

Matthieu COLOMBIER Secrétaire départemental FN de L'Indre

 

 

 

 

Maraude du 21 Avril 2011

15/04/2011

La maraude vue par Philippe LOISEAU Secrétaire départemental FN d'Eure-et-Loir

Maraude du 7 04 2011 (17).JPG

Une maraude, voilà une expérience qui ne laisse pas indifférent. Cela fait partie de ces moments de la vie qui nous poussent à relativiser ce que nous croyons être important dans notre quotidien. Et on peut s’estimer heureux… On ne se rend pas compte de ce que vivent ces êtres humains… on passe devant ces fantômes tous les jours, sans les voir… mais quand on s’arrête un instant, quand on pose un regard sur eux, et surtout quand on leur parle, on se demande dans quel monde on vit ! Toutes celles et tous ceux que j’ai pu rencontrer ne demandent qu’à parler et que quelqu’un s’intéresse enfin à eux. Mais ce que j’ai ressenti est difficilement descriptible. Cet homme, par exemple, la trentaine, cheveux longs, barbu, hirsute, qui ne s’exprime que par geste, refusant de parler, quel avenir pour lui ? Aucun… c’est ça le pire ! J’ai rencontré le désespoir…

Malgré toutes nos difficultés, nos peines, nous qui vivons du bon côté, nous pouvons nous dire dans un élan d’optimisme, ça ira mieux demain, car nous pouvons compter sur la famille, les amis… Pas eux… C’est déjà difficilement compréhensible de voir en 2011, dans notre pays, riche, des hommes dans la rue, mais quand on y voit aussi des femmes et surtout des enfants, là, le choc est terrible. Nos gouvernements qui ne cessent de pondre des lois, pour tout et pour rien, qui ne cessent d’en appeler aux Droits de l’Homme, ne sont pas capables d’appliquer le plus élémentaire des droits : celui de ne pas accepter de voir des enfants dans la rue, non pas parce qu’ils traînent, mais parce qu’ils vivent dans la misère, sans toit. Ceci est proprement scandaleux. Je n’oublierai pas cette expérience. J’ai la chance d’avoir pu rencontrer ces êtres perdus… tout en rentrant chez moi le soir. Je ne vais pas les oublier même si je ressens comme un sentiment d’impuissance. Que puis-je faire pour eux ? Une chose est sûre, je mènerai mon combat politique au Front national en pensant toujours à ces compatriotes sans espoir !

Philippe LOISEAU Secrétaire départemental FN d'Eure-et-Loir

Président du groupe FN, au Conseil régional Centre

 

 

 

08/04/2011

La maraude vue par Erik FAUROT Secrétaire départemental FN du Puy-de-Dôme

 

Maraude du 7 04 2011 (20).JPG

« Je m’étais préparé à cette maraude, du moins le croyais-je. J’avais imaginé les situations que j’allais vivre en cherchant à adapter l’attitude adéquate. Etre efficace, attentif, ne rien espérer et fournir l’effort demandé. Voilà en peu de mots la modeste stratégie que je pensais mettre en place pour assurer au mieux cette mission aux côtés du Pasteur. J’y avais ajouté une précaution essentielle : éviter à tout prix de succomber à l’émotion. « Émotion », comme ce mot est vide depuis que les marabouts de la téléréalité en font commerce. Il se résume généralement aux larmes des mamans voyant leur rejeton hissé par le hasard d’un marketing bien rodé au statut indépassable de « star ». Je sentais qu’il en serait autrement ce soir et que les mots prendraient tout leur sens, comme chaque fois qu’ils se combinent à l’action.

A l’heure dite, le Pasteur et Catherine arrivent. Je remarque chez eux la simplicité commune à ceux qui font profession de faire le bien. Les présentations expédiées, nous partons dans le Paris tiède de ce soir d’avril, serrés dans le confort désuet et cahotant de la désormais mythique Opel Kadett. La mission est simple : un parcours de la porte d’Italie à la gare St Lazare va nous mener à la rencontre des laissés pour compte auxquels nous apporterons des vêtements, de la soupe et du café. Les tâches sont partagées, je m’occuperai des boissons chaudes, Philippe et le Pasteur distribueront les vêtements, Catherine assure le reportage photo.

 La discussion va bon train dans la voiture, le Pasteur est volubile, il nous dit son attachement au Front National, évoque les maraudes passées avec Jany Le Pen, tout cela entre deux digressions sur Blaise Pascal ou Auguste Blanqui.

Nous arrivons à notre premier « rendez-vous ». Trois hommes sont là. Deux d’entre eux sont originaires de Pologne, Igor qui travaille dans le bâtiment la journée et dort la nuit dans la rue, un autre, plus jeune, se jette dans les bras du Pasteur. Il raconte qu’il est allé à Lourdes à pied, « en vacances », dernièrement, en passant par Bordeaux. Le troisième, Yves, est originaire de la grande couronne parisienne et vit dehors depuis 29 ans. Ils font leurs emplettes dans nos sacs de vêtements. L’été arrivant, Catherine a pensé aux tee-shirts et aux polos. Je prends cette misère en plein visage et déjà, je sens que rien ne se passera selon mon plan.

Un quartier plus loin, un vieil homme et un couple de jeunes gens dorment dans un parking, nous recommençons notre distribution. A quelques mètres, des fêtards s’aspergent de champagne devant une boîte de nuit en vogue. Le contraste est évidemment saisissant, nous verrons peu après des gens allongés sur le pas de porte des boutiques les plus luxueuses de la capitale. Plus loin encore, une famille avec une adolescente, je regrette de ne pas avoir de vêtements un peu plus « mode » pour cette jeune fille.

 Nous rencontrerons environ quarante personnes  durant notre périple. Parmi eux, Eddy, chauffeur, vit dehors lui aussi malgré un emploi intermittent. Il nous explique la difficulté à devoir se passer du minimum de confort après une journée de travail. Il est très attaché au Pasteur et à la régularité de ses visites, ce dernier lui apporte ce soir une paire de chaussures neuves promises la fois dernière, c’est un cadeau précieux mais Eddy précise que l’essentiel pour lui reste le temps d’échange et de convivialité que lui accorde le Pasteur qui se démarque ainsi d’autres organismes à la démarche impersonnelle.

 Nous allons plus tard à la rencontre d’Ulysse, personnage charismatique qui, ses quelques affaires rassemblées au pied d’un feu tricolore, fait la manche et accessoirement la morale aux automobilistes. Féru de politique et d’économie, son cheval de bataille est la relance de l’emploi par le contrôle des importations, le rétablissement des frontières et la consommation des produits fabriqués en France. Tout cela me dit quelque chose… Il me remet un texte imprimé dans lequel il expose ses arguments et qu’il souhaite faire parvenir aux différentes administrations. Je trouve dans ces lignes une mine de bon sens et je lui promets de le publier sur le site du FN d’Auvergne.  Nous nous quittons à regret et il me dit en guise d’adieu : « Il nous faut Marine !» Comme il a raison ! Et comme ces simples mots prononcés par lui donnent à notre candidate une légitimité nouvelle ! 

Je verrai plus tard une toute petite fille avec ses parents et je ne pourrai m’empêcher de penser à mes propres enfants, c’est évidemment pour moi le moment le plus dur de la maraude.

La nuit va continuer ainsi, le coffre de la voiture se vidant peu à peu des vêtements entassés dans de grands sacs plastiques. Nous ne réveillons pas les SDF qui dorment. Tels de dérisoires pères noël, nous laissons à côté d’eux ce qui peut leur être nécessaire.

Nous sommes à Saint Lazare, la maraude s’achève. Le Pasteur nous étreint solidement, nous promettons de nous revoir et nous rejoignons le monde des vivants, laissant derrière nous tous ces fantômes frôlés.

Dans le train qui file vers l’Auvergne je rédige ces lignes avec la certitude renforcée de l’absolue nécessité de l’engagement politique pour nos compatriotes derrière Marine Le Pen et le Front National. J’ai souvent dit qu’il fallait se lever le matin avec l’envie de changer le monde ou bien rester couché. Ce matin, je me suis levé animé d’une force nouvelle. »

Merci au Pasteur Blanchard, à Catherine, Ulysse, Igor, Eddy et tous les autres…et à la petite fille.

Erik FAUROT Secrétaire départemental FN du Puy-de-Dôme

 

 

 

 

 

Maraude du 7 Avril 2011

01/04/2011

La maraude vue par Gaël FOUILLEUL canditat FN aux cantonales trésorier de L'ASP

 
 

Maraude du 24 03 2011 (2).JPG


Il faisait doux ce jeudi soir à Paris. Un temps agréable pour sortir, se divertir et profiter des premiers jours du Printemps...
 
J'ai plutôt préféré contribuer à l'oeuvre du Pasteur Blanchard et de sa femme Catherine en partageant ma soirée avec quelques SDF.
 
Ces promeneurs qui passent sans même plus faire attention à ces malheureux ici et là et qui n'osent plus rien demander, se doutent ils un instant de leur histoire et de leur quotidien ? de leur vie qui a basculé en si peu de temps, et pour la plupart il y a si longtemps ?...
 
Au cours de cette maraude, nous avons pu voir des gens de toutes conditions, de toutes origines, chacun avec son vécu, sa personnalité, sa tristesse, son humour, ses espoirs dans un avenir plus radieux... ou sa résignation.
 
Chaque jour, certains font la manche pour améliorer leur quotidien, d'autres essayent d'obtenir un logement, d'autres jouent à cache-cache avec la police.
 
Au final, tous luttent. Contre la mort ou pour s'en sortir. Mais tous avec dignité.
 
Une belle leçon d'humilité à partager.
 
 
 
Gaël FOUILLEUL trésorier de L'ASP

25/03/2011

La maraude vue par Gilles CLAVEL Secrétaire départemental FN du 93

 Changement d’heure ce weekend.

 

 

Maraude du 24 03 2011 (14).JPG

 

Il était une fois, une maraude organisée dans les premiers soirs du printemps de l’année 2011. Depuis quelques jours, le temps en France est radieux et il fait bon vivre la nuit, dans une température parisienne agréable. Pourtant, il y a des personnes qui attendent ce weekend avec impatience. En effet, sans le savoir, elles attendent la nuit de samedi à dimanche car elles vont vivre un peu mois de souffrance, de tristesse et de déshonneur, tout simplement parce que c’est le seul jour de l’année qui ne contient que 23 heures !

 

Voici le monde dans lequel nous vivons : Pendant que certains réclament des droits et ne se préoccupent pas de leurs devoirs, d’Autres n’ont plus de droit et ont le devoir de ne pas perturber l’environnement, de déranger les beaux hôtels et les passants, ont le devoir d’aller plus loin encouragés par les forces de l’ordre. Il m’est impossible de parler de tous les personnes que nous avons rencontrées cette nuit là, mais sachez qu’à l’heure où tout le monde se plaint et réclame, d’autres mènent un combat pour la dignité et la survie.

 

J’ai été très touché par les échanges, parfois sur ton de camaraderie, parfois basés sur un geste ou un regard … Je retiendrai ce petit moment d’espoir et la poignée de main d’un Polonais, après lui avoir dit quelques mots dans sa langue maternelle. Plus loin, du coté d’Alésia, Ulysse, qu’on surnomme « l’italien » est à un feu rouge et essaie de gagner son repas. Il est alerte, dynamique, entrepreneur …. Il avait un bon job et maintenant il n’a même plus un toit sur la tête. Au départ timide, réservé, il se laisse prendre au jeu de la discussion et soudain se rend compte qu’il parlait avec des inconnus …. La langue du cœur venait de nous rassembler comme si on se connaissait depuis longtemps ; ça, s’était ma séquence émotion !

 

Sur les quais de seine, ces « Robinson CRUSOE »  ressemblent à des personnes comme rejetées par la seine sur les bords des berges. Ils n’ont ni la force, ni la lumière dans leurs yeux pour communiquer. Il nous faudra attendre un petit mouvement de tête pour comprendre que ce tee-shirt ou ce pull over les intéressent. Mais qui sommes nous pour nous plaindre !

 

A Saint-Michel, la tête dans un caddie comme pour se protéger, une femme dort en paix. Rue de Rivoli, il ne reste même plus le moindre souvenir de la célèbre chanson de « Paris brûle-t-il ? »

Impossible de crier « vive la libération » tant la gorge se noue et les yeux s’embuent subitement …. Boulevard HAUSSMANN, une famille fait chambre à part. Les patriarches et leurs chiens sont devant les vitres d’un grand magasin ; de l’autre coté des portes vitrées, il y a des vêtements à profusion, mais ils n’y auront peut-être jamais accès. Plus loin, les « gosses » sont entassés devant une porte cochère qui ne s’ouvre plus. Ils sont comme là, blottis comme au fond d’une impasse. Un petit rayon de soleil vient comme les illuminer à 2h00 du matin : c’est l’ASP qui vient simplement leur rendre visite et nous, comme de grands enfants, nous sommes fiers d’avoir partagé quelques sourires avec eux.

 

Juste avant de nous quitter, nous nous sommes penchés au chevet d’une femme qui, dans l’indifférence de la nuit, dormait à même le bêton devant la gare Saint-Lazare. Le bêton : voilà encore et encore ce qui sera une des caractéristiques de cette nuit !

 

C’est le moment pour moi de dire un grand MERCI à l’ASP, à tous ses membres, ainsi qu’à tous les participants aux maraudes, car, ce que j’ai retenu de cette nuit, c’est que pour eux : Pas question de dire : « laisse bêton ! ». Soutenez l’ASP dans tous ses projets et aidez-la ! N’ayons aucun regret de le faire !

 

Gilles

 

Maraude du 24 Mars 2011