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17/05/2013

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

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Par Benoit Vaillant,

secrétaire général de l'ASP

 

Sonné ! C’est le mot que je retiens pour cette maraude qui était la seconde pour moi. Sonné dans mon ressenti, sonné par la confrontation avec une réalité qu’on aperçoit mais qu’on ne voit pas. Pourtant il n’y a pas de passage à franchir, pas d’avertissement sur une réalité difficile. J’aime beaucoup le mot du pasteur sur cet âge de fer qui est arrivé. L’âge de fer ! Terrible expression qui laisse les progrès d’une civilisation disparaître, qui laisse entrevoir un paysage gris, défiguré, poussiéreux, ruiné et inhumain.

Plus que de la révolte, on ressent de l’amertume. La pilule du bonheur qu’on avale chaque jour ne fait plus effet. Elle a même un drôle de goût ! Regarde près de toi ami ! Ne vois-tu pas que ton frère est à terre ? On ne peut pas chasser l’image de cette misère comme on détourne le regard d’une séquence télévisée qui nous met mal à l’aise. On ne zappe pas aussi facilement si on a un peu de conscience ou de dignité. D’un coup on se retrouve nu, sans arguments ou poncifs mille fois entendus sur les ondes ou dans des canapés bien confortables. Ici c’est l’asphalte brut, la grille de chauffage, le coin près d’une décharge en pleine rue ! Le bruit et l’odeur comme l’a dit un sinistre personnage qui n’a jamais côtoyé la misère et ne la côtoiera jamais !

On y croise parfois des regards vides ou blessés. Chacun a son histoire mais nous ne sommes pas là pour juger quiconque, si ce n’est soi-même ! Alors le geste de donner se fait naturellement. Il est accepté tout aussi naturellement. On n’attend pas de remerciement, la seule politesse est celle du cœur.

 

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L’ampleur de la tache est immense. Ce n’est pas tant la misère elle-même qui est choquante, c’est de ne pouvoir faire davantage. L’inégalité est un fait, l’injustice aussi. A l’image se saint Martin on peut trancher la moitié de son manteau pour le donner à celui qui n’a rien. Et encore que cela nous coûte-t-il vraiment ? Y penser est dérisoire quand on voit une personne qui n’a absolument rien, pas un sac, pas une paillasse, RIEN !

Le tableau est bien sombre... Mais même au cœur de l’obscurité il peut y avoir une lumière. Les poignées de main franches, les accolades amicales, une plaisanterie échangée et la distribution de ce qu’on a pu récolter font penser, si je me risque à cette expression, à une virée amicale. Mais on ne s’improvise pas dans le social... C’est un métier, une démarche spirituelle, un acte de complet désintéressement et, surtout, de l’expérience. Il faut avoir vécu une maraude pour s’en faire une juste opinion. L’esprit d’équipe et le savoir-faire du Pasteur sont des ingrédients essentiels d’une maraude bien réussie. Condition nécessaire mais non suffisante, car sans les volontaires et les dons on ne pourrait pas faire œuvre utile.

J’ai eu la chance et le privilège de faire cette maraude avec le brillant Paul-Marie CouteauxOn ne pouvait espérer mieux pour une seconde fois. Merci Paul-Marie , merci Pasteur, merci Catherine et merci à tous ces anonymes qui ne le sont plus !

 

Benoit

MARAUDE DU 16/05/2013.

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10/05/2013

REFLEXIONS SUITE A UNE MARAUDE...

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Par Pierre-Claude Pailhoux,

membre du FN

 

Ce soir nous avons approché quelques membres d’une grande tribu humaine pour laquelle les mots « famille », « politique », religion », « projets », n’ont plus de sens. Ces mots qui, en général, composent une « vie sociale », un curriculum vitae, un parcours de vie, ces mots n’appartiennent plus à leur patrimoine. Ils sont devenus des « hors patrimoine ». Exclus ! Ces citoyens de la nuit de Paris et d’ailleurs n’appartiennent à aucune chapelle. Ils sont libres et esclaves de leur liberté. Ils échappent à tout débat, ils n’ont aucune tribune, pas de pub, pas de com. Et ils sont libres. Libres de ne pas gémir. Libres de refuser un café ou une soupe. Libres d’accepter l’accolade chaleureuse du Pasteur. Ils sont dépouillés des scories de l’orgueil et de toute possession superflue. Leur programme est rationnel : 2 000 calories par jour, une couverture l’hiver. Ces enfants de Dieu accueillent avec un calme joyeux les visites du Pasteur et de la douce Catherine. Ces visites illuminent leur regard. C’est du rab ! Je n’imagine pas que nous, les passagers de la nuit, puissions être, dans cette intimité profonde, indispensables, importants, utiles. Bla bla bla … Bien au contraire ! Nous les passagers savont très vite que ce sont eux les héros et nous les voyeurs. C’est eux qui me manquent déjà, c’est dire leur pouvoir ! Exemplaires, moqueurs, paisibles, lucides, fatigués, amicaux, sincères.

 

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Ces hommes dépouillés de tout le bazar matériel sont forcément sincères, vrais. J’insiste la – dessus : je n’ai pas vu ou cru voir, des hommes désespérés, des victimes sociales. J’ai cru percevoir des hommes d’un au-delà pudique, des hommes nus et de bon goût. Il en faut du bon goût pour choisir la plus belle ville du monde pour y faire, seul, son nid. Ces oiseaux rares de la nuit parisienne se sont sacrifiés pour nous signifier, sur leur chemin de croix, notre immense médiocrité. Les enfants de Dieu ne seront jamais les clients des marchands du temple. Hier soir ils étaient mes héros. Merci Jean-Pierre, Pasteur Blanchard, chauffeur de l’Amour.

 

Pierre-Claude 

03/05/2013

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

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Par Michel de Zuchowicz

Fidèle auditeur de Radio Courtoisie, je suis un jour tombé sur une émission où le Pasteur parlait de ses maraudes.

Pour être franc, j’ai été très intrigué par ce personnage haut en couleur, au débit verbal impressionnant et surtout d'un enthousiasme hors du commun. Cet homme simple et étonnant qui voulait des vêtements pour ses maraudes m'a séduit. Voulant le connaître et j'ai vidé tous mes placards pour récupérer les vêtements de la famille gardés au cas où, mais ne servant jamais. Alors, j’ai pris contact avec le Pasteur Blanchard.

Arrivé chez lui vers 10h du matin, je plonge dans un autre monde.  Tout juste réveillé, il avait maraudé la veille, à peine la porte ouverte,  au milieu des amas de vêtements à ranger, il me parle comme si on se connaissait depuis toujours, des maraudes, de son parcours atypique et du …FN. Quel personnage !

En partant, je lui propose en cas de besoin de m'appeler pour une maraude. Cela n’a pas tardé, la convocation fut rapide. 

Je me présente à l’heure dite, tout curieux de connaître, enfin, ces fameuses maraudes. Un quiproquo sur les dates nous a fait tourner à cinq dans l’antique voiture de l'Action Sociale et Populaire, pleine de vêtements, de thermos de soupe et de café. Nous étions serrés, mais l’ambiance était excellente. Et durant cinq heures, nous avons circulé avec le Pasteur, qui, entre deux arrêts, nous communiquait avec force détails son projet et son enthousiasme. Je me suis senti très vite à l’aise et distribuant vêtements et boissons à ses "habitués", nous parcourons Paris sous la pluie.

 

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Ma première surprise, certains sans-logis occupaient le même trottoir, au même endroit depuis plus de … seize ans et semblaient s'y trouver bien ! Qu’ils soient français ou polonais, ils ne demandent rien, si ce n’est ce petit moment de convivialité et de chaleur que distille le Pasteur. Ils évoquent ensemble des souvenirs, les bons et les mauvais, par exemple quand la police ou des voleurs font leur œuvre. Sept années de maraude ont forgé cette complicité.

Ma deuxième surprise, la découverte de tous ces pauvres gens venant des pays de l'est qui dorment sous de tristes couvertures en plein centre de Paris. Ils parlent à peine français mais réclament beaucoup.  

Que retenir de cette maraude ? Bien sûr, ce ne sont pas ces quelques pauvres vêtements ou ces bols de café qui changeront grand chose à leur situation ! Mais l’amour fraternel émanant du Pasteur au cours de ces rencontres leur apporte une véritable chaleur humaine, une considération, voire une certaine amitié.

Je veux aussi parler de l’épouse du Pasteur, aussi discrète que lui est volubile mais efficace et très présente.

Je terminerais en remerciant le Pasteur et son épouse de leur accueil et pour m’avoir fait partager ces moments qui m’ont fait changer de regard sur ces gens. J’en avais un peu peur et les évitais, craignant de me faire insulter. Maintenant, je sais que beaucoup sont gentils, aimables  et ne cherchent qu’à vivre paisiblement sur leur bout de trottoir. Merci Pasteur.

 

Michel

26/04/2013

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

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Pascal Erre,

 

secrétaire départemental du FN de la Marne, membre du Bureau Politique, conseiller régional Champagne-Ardenne, se mobilise pour l'ASP avec la section FN de Vitry le François.

  

C'est le jeudi 21 mars 2013 qu'une délégation du FN 51 est venue à l'ASP remettre le produit d'une collecte d'habits réalisée à l'initiative de la section de Vitry-le-François et complétée par d'autres initiatives individuelles.

Pascal Erre, secrétaire départemental, conseiller régional et membre du bureau politique était accompagné de Pascal Lorin, responsable "propagande" et accessoirement chauffeur du véhicule, un fourgon remplit par une vingtaine de cartons et de gros sacs...

Des habits destinés à nos compatriotes dans le besoin, il y en a pour tout le monde, hommes, femmes et enfants. Ces vêtements seront bien utiles à l'ASP pour son action, ô combien nécessaire et bienfaisante.

 

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Cette initiative locale s'inscrit dans la droite ligne de l'action sociale menée à Châlons-en-Champagne par Edith Erre, ancienne conseillère municipale FN et ne demande qu'à être répètée.

Ce que le FN 51 ne tardera pas à faire, appel est donc lancé à tous les adhérents et sympathisants du FN qui souhaitent aider "LES FRANCAIS D'ABORD".


Pascal

24/04/2013

MARAUDE DU 23/04/2013.

Cliquer ICI

19/04/2013

LES MARAUDES DU PASTEUR BLANCHARD...

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Et le réseau identité en IDF

 

Et si vous donniez de l’amour aux autres ? Pourquoi ne pas accompagner le Pasteur Blanchard dans ses maraudes auprès des SDF (ici) ?

Soeur Emmanuelle disait à propos de l’amour (article original ici) :

"L’amour vrai, l’amour don, l’amour qui cherche la joie de l’autre. Mais combien de fois ne baptise-t-on pas amour ce qui n’est que recherche de soi-même ! Il est difficile de sortir du cercle de l’ego. Sortir de son ego, c’est jour après jour, heure par heure, minute par minute. On en est tous là. On ne sort de son ego que si on brise le cercle, le carcan dans lequel il nous enferme en nous laissant happer par quelqu’un qui nous dit que nous pouvons lui être utile, et qu’on choisit de marcher avec lui. J’ai toujours vu des hommes et des femmes refuser certains plaisirs pour lutter de toutes leurs forces vives, pour faire ressusciter ce qu’il y a d’étincelles de vie dans les autres, pour faire naître du vivant et traverser les forces de mort. C’est fantastique ! Je remercie chaque jour Dieu d’avoir donné à chaque être humain cette capacité extraordinaire d’être à sa ressemblance."

 

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Nous pensons qu’il faut arriver à décrypter le sens de la vie. C’est ardu. Pourquoi sommes-nous là ? Quel sens donner à notre vie ? La vie file très vite, comme une étoile filante. On cligne des yeux et on a déjà 20 ans, puis 30 ans, puis 40 ans … On se retourne et on regarde. Et si vivre n’avait finalement de sens que dans une participation active au grand schéma de Dieu et pas simplement vivre pour soi ? L’intuition qui est la nôtre consiste à se dire : « Il n’est pas possible que depuis la création de l’univers et après plusieurs milliards d’années d’évolution, l’étape finale de tout ce processus soit celle qui a permis la naissance de la télé-réalité et de la junk food » . L’homme doit prendre sa part dans la construction de la cité de Dieu. Participer à l’harmonie du tout. Devenir un jardinier de Dieu. Et si notre bien-être et notre bonheur ne se construisaient pas contre les autres ou en dépit des autres (vision capitaliste), mais avec les autres ? Et si le bonheur passait pas l’amour que l’on apporte à autrui, à ses enfants, à ses amis, à ses concitoyens, à notre nation, aux nations étrangères ? Vivre pleinement, sagement, respectueusement d’autrui ? Prendre sa part sans en exiger plus ? Laisser la Terre plus belle que lorsqu’on l’a soi-même trouvée ? La question est ouverte.

 

10/04/2013

MARAUDE DU 09/04/2013.

Cliquer ICI

04/04/2013

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

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Par le Pasteur Blanchard

 

Les amis qui viennent marauder, dont les derniers Marcel Stéphan et Farid Smahi ont été surpris de notre familiarité avec les SDF.

Il faut dire qui nous sommes. Nous terminons notre sizième campagne de maraudes. Le temps a fait que nous avons fini par nous connaître, d'un certain point de vue on peut parler d'amitié : nous finissons par avoir des informations sur leur vie, leurs épreuves, ce dont ils ont réellement besoin au-delà des problèmes matériels qu'ils traversent.

C’est de véritable empathie dont ils ont besoin. Celle-ci, ils ne la trouvent pas dans les grandes associations. Il faut croire qu'elles finissent par les perdre de vue, elles qui ont à gérer la misère à l'échelle nationale, elles ont du mal à répondre aux véritables questions que génèrent le train-train quotidien. 

 

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Il y a un autre problème qui prend de l'ampleur : les rondes de la police pour déloger les sans domicile du pavé parisien. La loi interdisant de les déloger "manu militari", on fait tout pour les dégoûter en raflant leur bardas, les laissant sans rien sur le trottoir, avec le secret espoir que par lassitude ils quitteront Paris.

A l'origine de la démarche, il y a la gauche caviar du maire, pour qui la misère est une lèpre dans la Capitale, un abcès pullulant qu'il faut éradiquer. Il peut sembler paradoxal que des hommes classés à gauche se définissant comme humanistes au service de l'humanité soient ceux qui organisent la chasse à la misère dans les rues de la cité; force est de constater que les bobos sont parmi ceux dont les valeurs sont totalement antagonistes avec le peuple véritable, les petits, les sans-grades et cela au nom de principes désincarnés.  

Quant à nous, continuons notre travail, pour la défense des Nôtres, pour la véritable cause du peuple.


 

Pasteur Blanchard      

28/03/2013

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

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Par Marcel Stéphan,

SD/FN de la Nièvre(58),

conseiller régional de Bourgogne.

 

Sous l'égide du Pasteur Blanchard et de sa fidèle épouse Catherine est organisée par cette nuit glaciale une maraude dans les rues de Paris. Deux volontaires ont accepté d'être de la partie. Farid Smahi très connu de nos militants de longue date et votre serviteur Marcel Stéphan, conseiller régional de Bourgogne et secrétaire départemental Front National de la Nièvre. Le Pasteur Jean-Pierre Blanchard, pour ceux qui ne le connaîtraient pas est une figure de la droite nationale prolétarienne française. Chapelain de Madame Jany Le Pen, il est à l'origine des mémorables "soupes de Saint-Lazare".

Pour revenir à ce soir, la température moyenne frôle les moins zéro degrès et la tournée bat son plein. Farid Smahi offre des soupes chaudes, du café ou du thé tandis que je m'attèle à distribuer les vêtements confortables, bienvenus contre ce froid qui perdure.

Un coup de poing : le nombre de SDF qui dorment à même le sol et doivent braver l'hiver. En majorité, ils sont français de souche ou polonais et connaissent bien le Pasteur Blanchard qui leur apporte ce soir-là un peu de chaleur inespérée...

La distribution est une chose mais ce que nos yeux voient et ce que nos oreilles entendent en est une autre. Cela dépasse l'imagination. D'abord, tous ces hommes, ces femmes, ces enfants qui dorment sur le trottoir devant les vitrines des boutiques chics du quartier de l'Opéra. Ensuite, un peu plus loin, comme pour préserver une  certaine intimité, ces hommes jeunes ou moins jeunes qui, le visage livide et cachés sous de misérables couvertures nous interpellent..."Soupe !" "Soupe SVP !" "Café ?"...

Des images poignantes se gravent à vie dans nos mémoires... Celles de ces bagnards du dehors, prisonniers de la manche et figés dans le froid de cette nuit du mois de mars. Une énigme ? 

 

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"....L'argent, les femmes..., j'ai tout eu soupire, Gérard, mais tout a foutu le camp ! J'ai tout perdu et je suis devenu une loque ! Sans famille, c'est dur !"  Xavier, quarante-cinq ans nous fait savoir qu'il a les moyens de travailler et qu'il peut s'en sortir seul mais le problème : "avoir un logement, c'est très difficile. Pouvez-vous m'aider ? Je ne suis pas du tout raciste mais il faut d'abord donner la priorité aux francais... car il y a de plus en plus de profiteurs venus de l'étranger !" Il est 1h00 du matin, sur le conseil du Pasteur, j'appelle le 115. Au bout d'une quarantaine de minutes, toujours le même refrain : "Bonjour, toutes les lignes de votre correspondant sont occupées. Veuillez rappeler ultérieurement."

1h30 du matin sous le pont de Grenelle, Patrick est heureux de nous voir et nous demande d'emblée un café et un pantalon.  Nous lui rajoutons un pull bien épais. Sur un ton agressif, il s'emporte contre le système d'hébergement d'urgence qui privilégie les étrangers "qui ne parlent même pas le français.". Il  rajoute que la visite de Madame Jany Le Pen, un soir d'hiver l'avait ému aux larmes.

2h00 du matin, sur un trottoir qui longe le ministère des finances (tout un symbole), un homme dort sur des ordures. Son visage est tuméfié, rongé par la tristesse. Lui aussi nous appelle "Soupe !" "Soupe !"  Farid Smahi, bouleversé par son état de délabrement s'empresse de le servir deux fois.  Tout aussi ému, je pose la question : "combien de SDF comme celui-ci dans toute la France ?" .  

Comment des femmes et des hommes peuvent-ils tomber si bas ? La rupture du lien familial est-elle la caractéristique des sans-logis ? En France, nous avons tendance à sacrifier la solidarité familiale naturelle au profit d'une solidarité d'Etat, souvent artificielle et parfois inaccessible. Cette maraude pour laquelle Farid Smahi et moi remercions le Pasteur a été riche d'évènements et d'enseignements. Nous sommes d'accord pour dire que renforcer la cellule familiale française est un remède primordial. 

 

Marcel Stéphan