QUOI

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le Blog du Pasteur Blanchard - Page 47

  • Ancienne maraude..........

     

     

     

    MARAUDEUR UN JOUR...

     

     

     

    M 1.jpg

     

     

     

     

    Maraudeur toujours ! ? !

     

     

    Le temps ne fait rien à l'affaire, les années passent la fidélité reste intacte. Nous avions, lors de cette maraude, Jérome Triomphe et sa fille Clara, qui venaient pour la seconde  fois . Mais aussi pour leur début Béatrice Bourges et l'équipe de TV Libertés, pour sillonner comme avec nous les rues de la Capitale.

     

     


    Certes depuis l'époque héroïque, bien de l'eau est passée sous les ponts, beaucoup de SDF sont partis dans le tourbillon de la vie, quelques-uns sont restés tels que nous les avions connus, beaucoup sont venus s'ajouter. Dans les bénévoles quelques changements aussi mais la  complicité nous  fait trouver les bons automatismes, comme si nous avions maraudé  ensemble depuis toujours.

     

     

     

    M 2.jpg

     

     

     

    Cette sortie est pour moi l'occasion de remercier tous ceux qui, depuis le début, alors que peu de personnes nous croyaient capables de réussir, nous ont fait confiance. Ce petit groupe a tenu bon contre vents et marées. Certes, il y a pu avoir des moments de tensions, qui n'en a pas ? Mais, à l'arrivée, force est de constater que nous avons tenu le cap et que depuis 2005 notre association tourne. Nous savons par expérience que dans ce bas monde, rien n'est jamais acquis, et que pour durer, l'humilité et la persévérance sont des vertus essentielles.

     

     

     

    Pasteur Blanchard

     

  • Impressions de maraude par Emmanuel Pérone, membre du CA de l’ASP :

     

     

     

     

    ma 1.jpg

     

     

     

    Sous l'égide du Pasteur Blanchard et de sa fidèle épouse Catherine est organisée par cette nuit glaciale une maraude dans les rues de Paris.Trois volontaires ont accepté d'être de la partie. Marie membre du CA de l’ASP, Gérard et Bruno maraudeurs de longue date, et votre serviteur Emmanuel Pérone, membre du CA de l’ASP. Le Pasteur Jean-Pierre Blanchard, pour ceux qui ne le connaîtraient pas est une figure de la droite nationale prolétarienne française. Chapelain de Madame Jany Le Pen, il est à l'origine des mémorables "soupes de Saint-Lazare".

     

     

     

    Pour revenir à ce soir, la température moyenne frôle les moins cinq degrès et la tournée bat son plein. Marie offre des soupes chaudes, du café ou du thé tandis que je m'attèle à distribuer les vêtements confortables, bienvenus contre ce froid qui perdure.

     

     

     

    Un coup de poing : le nombre de SDF qui dorment à même le sol et doivent braver l'hiver. En majorité, ils sont français de souche ou polonais et connaissent bien le Pasteur Blanchard qui leur apporte ce soir-là un peu de chaleur inespérée...

     

     

    La distribution est une chose mais ce que nos yeux voient et ce que nos oreilles entendent en est une autre. Cela dépasse l'imagination. D'abord, tous ces hommes, ces femmes, ces enfants qui dorment sur le trottoir devant les vitrines des boutiques chics du quartier de l'Opéra. Ensuite, un peu plus loin, comme pour préserver une  certaine intimité, ces hommes jeunes ou moins jeunes qui, le visage livide et cachés sous de misérables couvertures nous interpellent..."Soupe !" "Soupe SVP !" "Café ?"...

     

     

     

    Des images poignantes se gravent à vie dans nos mémoires... Celles de ces bagnards du dehors, prisonniers de la manche et figés dans le froid de cette nuit du mois de novembre. Une énigme ? 

     

     

     

     

    "....L'argent, les femmes..., j'ai tout eu soupire, Gérard, mais tout a foutu le camp ! J'ai tout perdu et je suis devenu une loque ! Sans famille, c'est dur !"  Xavier, quarante-cinq ans nous fait savoir qu'il a les moyens de travailler et qu'il peut s'en sortir seul mais le problème "avoir un logement, c'est très difficile. Pouvez-vous m'aider ? Je ne suis pas du tout raciste mais il faut d'abord donner la priorité aux francais... car il y a de plus en plus de profiteurs venus de l'étranger !" Il est 1h00 du matin, sur le conseil du Pasteur, j'appelle le 115. Au bout d'une quarantaine de minutes, toujours le même refrain : "Bonjour, toutes les lignes de votre correspondant sont occupées. Veuillez rappeler ultérieurement."

     

     

     

    1h30 du matin sous le pont de Grenelle, Patrick est heureux de nous voir et nous demande d'emblée un café et un pantalon.  Nous lui rajoutons un pull bien épais. Sur un ton agressif, il s'emporte contre le système d'hébergement d'urgence qui privilégie les étrangers "qui ne parlent même pas le français.". Il  rajoute que la visite de Madame Jany Le Pen, un soir d'hiver l'avait ému aux larmes.

     

     

     

    2h00 du matin, sur un trottoir qui longe le ministère des finances (tout un symbole), un homme dort sur des ordures. Son visage est tuméfié, rongé par la tristesse. Lui aussi nous appelle "Soupe !" "Soupe !" Gérard, bouleversé par son état de délabrement s'empresse de le servir deux fois.  Tout aussi ému, je pose la question : "combien de SDF comme celui-ci dans toute la France ?" .

      

     

     

    Comment des femmes et des hommes peuvent-ils tomber si bas ? La rupture du lien familial est-elle la caractéristique des sans-logis ? En France, nous avons tendance à sacrifier la solidarité familiale naturelle au profit d'une solidarité d'Etat, souvent artificielle et parfois inaccessible. Cette maraude pour laquelle nous  remercions le Pasteur a été riche d'évènements et d'enseignements. Nous sommes d'accord pour dire que renforcer la cellule familiale française est un remède primordial. 

     

     

    Emmanuel

     

     

    ma 2.jpg

     

  • QUARTIERS AUX MAINS DES DEALERS :

     

     

     

     

     

     

     LES HABITANTS DOIVENT ÊTRE ENTENDUS

     

     

     

     

     
     
     
     
     

    Docteur en droit – Commissaire divisionnaire honoraire
     
     

     

     

     

     

    À quelques heures d’intervalle, la presse régionale rendait compte de l’état d’insécurité dans lequel se trouvent un nombre de plus en plus important de nos quartiers. À commencer par Marseille, où un nouveau règlement de comptes, sur fond de trafic de drogue, vient de faire une nouvelle victime. La treizième depuis le début de l’année. Et puis Carpentras où, en pleine journée, des échanges de coups de feu ont retenti, nécessitant l’intervention du RAID. Là encore, un probable « différend » entre dealers.

     

     

     

    La presse nationale n’a évidemment pas relayé ces informations, préférant les selfies de notre Président au ski ! Il est vrai qu’au moment où le projet d’Emmanuel Macron sur la « nouvelle » police de sécurité du quotidien s’apprête à être diffusé, il convenait de ne pas inquiéter l’électeur.

     

     

     

    Pourtant, le phénomène prend chaque jour de l’ampleur. Solidement installées dans les quartiers de certaines villes qui deviennent des territoires perdus de la République, des bandes de criminels se livrent à tous les trafics et agissent en parfaite impunité, ou presque. À ce point que de nombreux habitants n’en peuvent plus et portent sur la place publique un mal-être qu’il est facile d’imaginer.

     

     

    À l’image des résidents d’un quartier HLM de Toulouse, celui des Izards, qui dénoncent être quotidiennement pris en otages par des trafiquants qui dictent leur loi, allant même jusqu’à menacer par voie d’affichage public quiconque tentera de s’opposer à leurs activités criminelles. Ils racontent comment des locataires, à qui, sous peine de représailles, obligation a été faite de laisser les portes de leurs appartements ouvertes, se sont retrouvés, chez eux, nez à nez, avec des dealers qui cherchaient à échapper à la police.

     

    Comment s’étonner, dans ces conditions, que près de deux Français sur trois (66 %) ne se sentent plus en sécurité nulle part ? Comment ne pas comprendre ce renouveau du sentiment d’insécurité (+7 % depuis juin dernier) qui, amplifié par une menace terroriste diffuse, pourrit la vie d’un nombre croissant de nos concitoyens ? Face à cette situation qui ne peut plus durer, la solution n’est certainement pas dans une nouvelle police pour « bobos » qui, elle, n’en doutons pas, sera largement médiatisée. Il est plus que temps de prendre le taureau par les cornes et de s’attaquer à ceux qui défient les lois de la République et s’en tirent toujours à bon compte.

     

     

     

    Pour cela, il faut revenir aux « peines plancher ». Il convient, en effet, que des peines dissuasives écartent pour un temps suffisamment long celles et ceux qui n’hésitent pas à faire régner la terreur dans nos villes.

     

     

     

    Il appartient aussi aux juges, à titre de peines principales ou complémentaires, de faire un large usage des interdictions de séjour afin de casser les réseaux qui sévissent aujourd’hui en toute impunité.

     

     

    Il faut enfin, pour qu’ils soient entendus, associer les habitants des quartiers concernés aux instances communales de prévention. Ainsi, par tirage au sort, des habitants seraient appelés à participer à des « conseils citoyens de prévention de la délinquance », instances où ils auraient, à parité avec les représentants des collectivités, voix délibératives.

     

     

    Il est grand temps, désormais, de redonner, dans le domaine de la lutte contre le crime, la parole au peuple. Première victime, il est normal qu’il puisse participer à sa juste place, à la lutte contre un phénomène que le laxisme politique, qui sévit depuis de trop nombreuses années, a largement favorisé.