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24/03/2015

Se libérer du libéralisme ?

 
 

Depuis la crise financière de 2008, crise qui a permis de mieux mettre en lumière à la fois la financiarisation de l’économie et l’abandon du politique face à des marchés financiers surpuissants guère contrôlés, la question de la perversité du libéralisme, dans le contexte de la mondialisation, est de plus en plus souvent posée.

 

 

 

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Question complexe, car le mot recouvre différentes acceptions : il est habituel de distinguer parmi les libéralismes, le politique (la démocratie libérale issue de Tocqueville), l’économique (le libre marché autorégulé par la « main invisible » d’Adam Smith), voire le philosophique (à chacun sa vérité, maxime de nos modernes relativistes). Et à l’intérieur de ces catégories, l’homogénéité est loin d’être la règle, les divergences pouvant être notables et variées – entre les libéraux nationaux et les libéraux mondialistes, par exemple. Bref, c’est précisément parce que nous avons affaire à une réalité ambivalente complexe, qu’il nous a paru nécessaire d’engager une vaste enquête pour recueillir les analyses argumentées d’un nombre significatif de penseurs concernés par cette réflexion. Ainsi démarre ce mois-ci notre série « Se libérer du libéralisme ? » avec le premier article de Falk van Gaver qui pose les jalons de notre consultation. C’est en effet l’ami Falk qui a eu l’idée de cette série et c’est lui qui en est le principal maître d’œuvre, il était donc normal que cet honneur lui revînt. Cette enquête est menée en partenariat avec l’Observatoire socio-politique (OSP) du diocèse de Fréjus-Toulon, sous la responsabilité du Père Louis-Marie Guitton, et nous tenons à le remercier ici pour cette fructueuse et originale collaboration. Une quarantaine de personnalités ont été contactées, principalement des chrétiens ayant sur le libéralisme des analyses très différentes, allant de la critique la plus radicale au soutien le plus inconditionnel. Nous publierons chaque mois dans La Nef un ou plusieurs textes, et ce durant une année entière ; nous ne pourrons cependant pas passer tous les articles reçus, mais ceux-ci seront systématiquement mis en ligne progressivement sur le site de l’OSP (1) et le blog de La Nef (2). Nous espérons, à l’issue de cette série, publier un ouvrage reprenant au moins la partie la plus substantielle de ces interventions, afin de contribuer, à notre modeste place, à un nécessaire débat d’idées sur la question incontournable du libéralisme.

 

 

Je disais que le libéralisme recouvre des réalités multiples. Il existe néanmoins un critère qui justifie les liens qui existent entre eux : tous, dans leur domaine, font de la liberté la fin poursuivie : liberté politique, liberté économique, liberté des mœurs… Il y a donc entre eux une parenté difficilement niable, même s’il est vrai, encore une fois, que l’on peut revendiquer un libéralisme et pas un autre : beaucoup sont, par exemple, favorables au libéralisme politique et critiques sur le libéralisme économique, de même que ce dernier se conjugue fort bien avec la dictature politique comme le Chili de Pinochet – avec ses fameux « Chicago boys » – l’a bien prouvé. En ce qui concerne notre série, nous avons centré la question sur le libéralisme économique, d’une part pour mieux cibler notre réflexion, d’autre part parce que c’est lui qui aujourd’hui nous interpelle et représente pour beaucoup un danger mortel. [....]

 

 

 

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07/12/2014

TRADITION ET TRADITIONS.

Touche

21/01/2014

Pourquoi manifester ces prochains dimanches ?

 

 

Pourquoi manifester ?


Pris par une certaine fatigue, on peut se demander à quoi tout cela peut bien servir. Et oublier alors qu’il est difficile de se plaindre qu’on n’est pas entendu si on ne cherche pas à se faire entendre. Les médias ont bien du mal à comprendre les désapprobations silencieuses. Ils ne connaissent que les grands nombres et les agitations visibles.
La répétition et la constance jouent aussi un rôle dans l’espace public. Ne pas avoir été écouté une première fois ou une première année ne suffit pas à expliquer qu’on rentre chez soi. Certains pensent qu’une protestation massive ne sera pas oubliée. Il faut au contraire beaucoup de répétitions pour que les médias accordent un petit espace à la résistance.
Il n’est pas non plus nécessaire d’avoir une perspective de succès rapide pour s’engager. Il peut y avoir bien de l’honneur dans une action pour une cause juste, même si elle semble inutile. Ceux qui ont lu le Seigneur des anneaux de Tolkien se souviennent certainement de la bataille de Pelennor, quand les cavaliers venus du nord chargent à l’heure de la plus profonde obscurité, sans espoir visible, mais pour rester fidèles à leur alliance et à l’esprit de jeunesse et de liberté qu’ils ont su retrouver.

Pourquoi manifester pour la Vie ?


L’avortement continue à déchirer en silence la société française. Un quart des femmes y passeraient au cours de leur vie et le profond malaise qu’elles éprouvent à propos de l’avortement n’est jamais écouté dans l’espace public. Le gouvernement veut même aller encore plus loin en étouffant le plus possible la voix méconnue du réel à propos de « l’IVG » qui n’est pas une interruption mais une suppression, qui ne supprime pas une grossesse mais un homme et qui bien souvent se fait à contre cœur. C’est avec notre argent que le gouvernement a payé un site internet prétendument neutre et objectif. On n’y trouve pas un mot sur les douleurs de l’avortement, et pas un mot non plus sur les alternatives possibles pour celles qui veulent y échapper.
Manifester est donc un moyen de faire entendre un peu la voix des oubliés et des inconsolables. C’est une possibilité de parler de tous ces enfants interrompus, transformés en déchets et en matériau de laboratoire. Parler pour eux, c’est aussi parler pour ceux qui ne sont plus désirés et qu’on méprise si facilement, les isolés, les grands malades, les prisonniers méprisés et les vieux abandonnés.


Appeler au changement de la loi, c’est un début insuffisant mais nécessaire. Cela peut en effet être un début de mouvement vers un grand effort de charité en faveur des mères, des pères et des enfants du mauvais moment. L’avortement se nourrit bien souvent de la gêne matérielle et des obstacles pratiques à l’éducation d’enfants quand on est jeune et précaire. Qui dira comment les jeunes mères réagiront si elles savent qu’elles pourront trouver de l’aide après la naissance. Un peu d’argent mais surtout des structures de solidarité et de garde d’enfants offertes par des familles bénévoles, par exemple pour pouvoir sortir le soir quand on a un enfant abandonné par son père, et qu’on cherche à fonder une famille, ou quand on est une famille pauvre qui a des horaires de travail décalés et pas de possibilité de vacances.

 

Pourquoi manifester pour un « jour de colère » ?
La colère n’est pas bonne conseillère ! A quoi mènerait une démission du président de la république ? Ces arguments ne sont pas sans portée, mais … Ils laissent de côté la situation politique générale. Les grands médias ont besoin d’une manifestation visible d’opposition politique aux actions du gouvernement et les grands partis politiques en place, UDI, UMP ou FN ne font pas leur travail de mobilisation visible d’une opposition cohérente. Alors, faute de mieux, il me semble qu’il faut aller porter une protestation politique sur des sujets qui ne sont ni la famille ni la vie.
Les bonnets rouges portent en effet une nécessaire protestation sociale, contre un gouvernement qui avait promis qu’il ne serait pas celui des « riches » et qui fait l’inverse : ouverture encore plus large du travail du dimanche, pas de TVA anti délocalisations, politique en faveur des grandes entreprises monopolistiques, déficits incontrôlés, augmentation des charges sur les petites entreprises créatrices d’emploi.


Dieudonné n’est pas un modèle pour ce qu’il dit. Il montre le visage inversé de la propagande des socialistes Mitterrandiens qui prétendaient être les meilleurs défenseurs des Juifs ; mais la persécution qu’il subit est un moyen de resserrer encore un peu plus le nœud coulant qui étouffe la liberté d’expression. Les paroles devraient pouvoir se réfuter par d’autres paroles, et surtout par la Parole de Dieu bien plus que par des actions de basse police.

 

Pourquoi continuer à manifester pour la famille et contre le mariage homosexuel ?
Le sens du vent peut changer, l’abrogation de la loi Taubira n’est pas pour tout de suite, mais rien n’est impossible à Dieu et à ceux qui persévèrent. Depuis les grandes mobilisations de l’an dernier, la nature du combat entre le gouvernement et les amis de la famille devient plus claire. Il oppose le parti de la déliaison, de l’individu sans relations et sans engagements à ceux qui prennent les relations humaines et la solidarité au sérieux. Solidarité envers les enfants qu’on voudrait priver d’un père ou d’une mère, mais aussi solidarité pour les familles nombreuses par des allocations et des retraites justes. Solidarité aussi de la nation envers ceux qui se sont engagés l’un envers l’autre et qui ont apporté au pays plus d’enfants et donc plus de personnes capables d’échanger de l’amour.


Le comportement privé du président est tout à fait en harmonie avec sa politique non familiale. Il fait encore plus peser les charges de l’Etat sur ceux qui donnent et qui partagent directement par leurs familles. Il allège par contre le poids des impôts et des cotisations sur ceux qui font le choix de l’isolationnisme personnel.
Toutes les plus grandes espérances sont permises contre une politique aussi desséchée. Tous les blessés de la famille, les enfants de parents séparés, ceux qui essaient de construire au temps du divorce banalisé, mais aussi tous ceux qui se précipitent sur les réseaux sociaux et plébiscitent le lien familial dans les sondages espèrent mieux.

Continuer le mouvement pour une politique de respect du lien familial est aussi un moyen de faire pression sur les hommes politiques, en montrant qu’ils risquent de perdre leurs précieuses fonctions s’ils négligent encore et toujours la question relationnelle et familiale.

 

Source ndf

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23/04/2013

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 Paul Kruger 2.jpg  

Un Afrikaner d'origine Luthérienne :

 le Président Paul Kruger (2)

 

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16/04/2013

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Un Afrikaner d'origine Luthérienne :

le Président Paul Kruger (1)

 

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26/03/2013

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Le Saint-Empire romain

de la nation germanique

 

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19/03/2013

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L'Ordre des Chevaliers Teutoniques (2)

 

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12/03/2013

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L'Ordre des Chevaliers Teutoniques (1)

 

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20/07/2012

BRÊVE HISTOIRE DE MAZAMET (2).

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Au XVI ème siècle, Mazamet était une simple bourgade qui vivait de l'artisanat du textile. Ce petit peuple d'artisans et de marchands circulait pour vendre sa production. Côtoyant des prédicateurs calvinistes, il est peu à peu gagné aux idées de la réforme. Le protestantisme s'installe dans la cité.
 
Mazamet étant loin du pouvoir royal, les protestants jouissent d'une certaine autonomie. De plus, les mesures qui les excluent de diverses charges ne font que fortifier leur investissement dans l'industrie textile. La ville ne connaîtra pas la répression qui va s'abattre sur les Cévennes. Et après une période de relative tolérance, en 1787 la liberté religieuse est reconnue.

Tout au long du XVIII ème siècle, la fabrication locale mérite la flatteuse réputation acquise dès 1708. Il sera même dit qu'on y travaille "à la perfection". Le progrès technologique s'accélérant, en 1780 l'intendant du Languedoc Ballainvilliers affirme, "la ville de Mazamet possède une des plus florissantes manufactures de la province". Par le démarchage de ses représentants, Mazamet élargit  ses filières et s'implante sur les marchés de Paris et Londres.
 
Maintenant, le travail va se concentrer dans les usines.  Il n'y a pas besoin de moteurs à vapeur, ni de charbon coûteux, l'eau de l'Arnette suffit pour actionner les nombreuses machines hydrauliques. Pierre Olombel, son gendre Houlés, puis le gendre de celui-ci Cormouls, tous protestants se trouvent à la tête du mouvement, suivis par de nombreux autres.

En 1851, la nouvelle industrie de délainage prend son essor. A cette époque, la ville compte dix mille habitants, sept mille dans l'agglomération et trois mille dans la montagne. Les protestants représentent 31%. Cette proportion ira en décroissant avec l'arrivée d'une main d'œuvre catholique, attirée par le travail dans les usines. Mais, 84% des grands patrons restent de religion réformée comme 80% des petits patrons et 60% des cadres. Les mariages mixtes sont rares et ces différences sociales expliquent que la majorité des domestiques dans les familles protestantes, sont des catholiques.

 

A suivre...

07:40 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

BRÊVE HISTOIRE DE MAZAMET (3).

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Une place textile en pleine expansion a besoin de plus en plus de laine. En Argentine, les peaux de moutons pourrissent sur place. Un mazamétain installé près du Rio Plata organise des expéditions vers sa ville natale. Les usines de fabrication textile se dotent d'une annexe pour traiter les peaux. Un nouveau procédé permet de récupérer la laine sans abîmer le cuir. Des usines spécialisées dans le délainage sont construites, d'autres se reconvertissent dans cette activité plus lucrative que le textile. La vallée de l'Arnette devient " la route des usines", des mégisseries apparaissent pour traiter le cuir.
 
La petite ville enclavée est devenue aux mains des industriels protestants une championne du commerce international. Elle va le rester de 1880 à 1980. Le développement des échanges provoque l'installation d'usines de plus en plus haut dans la vallée de l'Arnette et d'autres ouvriers arrivent des hameaux et des métairies de la montagne. Salariés dans l'industrie du délainage, ils sont aussi paysans. C’est un milieu traditionaliste encadré par l'église catholique. Ils vont rendre la famille Reille  toute puissante au point d'imposer sa devise sur la façade de la mairie de Saint-Amans Valtoret.

Le champion des protestants, Edouard Barbey (1831-1905), petit fils de pasteur, fils d'industriel deviendra bien maire de Mazamet et sénateur mais échouera sans cesse aux législatives contre le baron Reille. Nous retrouvons le paradoxe d'un patronat plus à gauche que les ouvriers. Mais, est-ce vraiment un paradoxe ?  Et qu'en est-il aujourd'hui ? 

La fin du XX siècle sonne le déclin de l'industrie du délainage, la prospérité de la ville s'écroule et le chômage s'installe.

 

Pasteur  Blanchard

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