Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/01/2016

Chemins de luttes...........

 

 

 

 
 
 
 

 pour les libertés:

 

 

Trop d’anniversaires, cela envahit la Mémoire. Et cela tue décidément la compréhension même de l’Histoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Certaines dates pourtant restent occultées. On les a trop souvent oubliées si tant est qu’on les ait apprises. La démarche aboutit au même résultat que la surabondance des commémorations frelatées.

 

 

 

Qui donc a osé ces derniers mois évoquer le 150e anniversaire de trois tournants conjoints de l’Histoire sociale de la France ?

Le 19 janvier 1865 en effet mourait à Paris Pierre-Joseph Proudhon, âgé de seulement 56 ans.

 

 

 

La même année, en mai, fut édité son livre testament « De la Capacité politique des classes ouvrières » qu’il avait remis sur épreuves à son ami Gustave Chaudey quelques jours avant sa mort, avec mission d’en rédiger la conclusion, texte d’une immense importance dans l’Histoire des idées puisqu’il conclut dans le sens le plus radicalement opposé au marxisme.

Je ne résiste pas à la tentation d’en reproduire ici quelques lignes :

 

 

 

« Les classes ouvrières partagent encore presque toutes les fausses idées du temps. » »Elles aiment le militarisme ; elles se complaisent aux jactances du sabre ; elles ont un faible pour la crânerie du soldat ; elles en sont encore à donner la préférence à celui qui se bat bien sur celui qui pense bien ou travaille bien, comme si le courage ne devait pas être seulement l’auxiliaire des grandes énergies morales. »

 

 

« Dans les questions de politique étrangère, elles se laissent toujours troubler par la passion. Ou elles exagèrent les vanités et les prétentions françaises, ou elles oublient trop les intérêts français. Elles n’ont, sur lanationalité, que des notions pleines d’erreurs. Elles cèdent, sans réflexion, aux impulsions d’une sentimentalité banale, et ne veulent plus comprendre, dans les rapports de nation à nation, cette idée de justice, de pondération, d’équilibre, qu’elles aspirent à faire prévaloir dans les rapports d’individus à individus. »

 

Ces réflexions sont-elles vraiment inactuelles, si l’on songe aux admirateurs et aux continuateurs de Georges Marchais, ce grand « patriote », ce modèle de « souverainisme », qui après avoir été travailleur volontaire dans les usines Messerschmidt sera imposé, 25 ans plus tard, à la tête du PCF par l’appareil soviétique ?

 

 

Jean-Gilles Malliarakis

 

 

La suite sur Nouvelles de France

09:51 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.