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01/11/2010

BIODIVERSITE : LA CHIMERE EN CROISSANCE

La chimère de la biodiversité est une petite sœur jumelle de celle du réchauffement et lui ressemble étrangement.

 

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Elle a rassemblé du 18 au 29 octobre 2010 pour une grande parlotte à Nagoya au Japon les plus hauts dirigeants de 193 pays s'y sont succédés avec des milliers d'experts venus à grand renfort de CO2 ! Un accord a été obtenu pour faire avancer la chimère. L'exemple plutôt douteux du GIEC était couramment invoqué afin d'essayer de consolider l'ensemble.

L'arme de la terreur est manipulée sans vergogne. Les dauphins du Mékong meurent. En 2050 les requins auront disparu. Il s’ajoute que les albatros, splendides oiseaux océaniques dont l'envergure peut atteindre jusqu'à 3,5 mètres, sont très menacés. Tous les experts annoncent que la population mondiale du tigre a chuté de 95 %, seuls 4000 spécimens résistants encore dans la nature.

Avec le réchauffement nous serons cuits selon les experts. Si nous ne portons pas remède à la supposée disparition des espèces, la vie sur terre deviendra impossible et si des mesures totalitaires au niveau des États ne sont pas prises, il faudra dans l'urgence chercher une planète de rechange (sic).

Pour donner une apparence scientifique à tous ces cauchemars, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), qui est au centre du dispositif, rêve de chiffrer la valeur des écosystèmes afin que les décisions étatiques les prennent en compte. La pyramide de l'édifice statistique nécessaire pour faire ces calculs sans fondement fait frémir. Sans attendre et sans rire, des experts arrivent d'ores et déjà à chiffrer à 23 500 milliards d'euros par an les services rendus par la nature, soit la moitié du PIB mondial.

 

LA COMPLEXITE EFFROYABLE DU PROJET

Une différence existe cependant avec la grande sœur du réchauffement, car les adorateurs de cette nouvelle religion sont arrivés à simplifier les objectifs : l'ennemi abattre est le CO2, devenu l'objet d'une haine universelle, légale et commerciale. Pour la biodiversité la complication est extrême ce qu'au Japon les fidèles ont du admettre.

Des interrogations redoutables se présentent. Faut-il reconstituer les espèces telles qu'elles étaient en 1900, ceci au risque d'une histoire incertaine à explorer ? Faut-il protéger les espèces telles qu'elles sont en septembre 2009 ? Faut-il protéger la totalité des espèces ? Nous nous trouvons devant une tâche évidemment impossible car le Créateur a disposé des centaines de millions d'espèces dont une toute petite partie, simplement, est connue ; le début de l'exploration des abysses sous-marins nous découvre des horizons infinis.

En outre, des découvertes permanentes dévastent les statistiques déjà fausses par nature. Il ne restait plus, parait-il, que 50 000 à 60 000 orangs-outangs vivant à l'état sauvage dont 80 % en Indonésie et 20 % en Malaisie. Or une colonie de plusieurs milliers d'individus fut découverte à l'est de Bornéo.

 

LES INTERETS EMBUSQUES

Comme dans toute chimère mondialiste, les intérêts qui poussent à l'extension sans limite du cauchemar sont considérables et étroitement soudés. La secte des écolos s'y prélasse avec délices. La France a une secrétaire d'État à l'écologie (sic), Madame Chantal Jouanno. Dans son sillage et jusqu'au niveau local ainsi que dans les ONG subventionnées se trouvent une foule de fonctionnaires, para-fonctionnaires ou experts s'enrichissant soit modestement soit grassement sur la bête si l'on ose dire. Des homologues existent partout dans le monde : cela fait éventuellement dix millions de fonctionnaires embarqués pour la magnifique croisière.

Un seul exemple : en France il existe partout des personnes payées pour compter les oiseaux ( sicissime) ; au demeurant, c'est un travail fort sympathique qui se passe dans la nature et évite de s'ennuyer dans un bureau ; c'est moins dangereux que de compter les orangs-outangs. La complication est forte car quoi de plus fugace qu'un oiseau ? Mais justement d'autres intérêts arrivent pour faciliter la tâche ; pour compter ce qui est impossible à recenser il faut du matériel et d'autre part des consultants qui travaillent à la méthode ; une fois le matériel créé et la méthode bâtie, des formateurs surviennent : que de marché juteux !

 

L'EFFET DE RUINE

Ce dernier arrive comme toujours dans toute activité publique et par les mêmes canaux.

D'abord les immenses sommes d'argent dérobées par la force fiscale aux peuples bien conditionnées en vue de financer ce cirque mondialiste génèrent de la pauvreté par une succession de mécanismes bien connus.

Ensuite surviennent des dégâts collatéraux pour faire plaisir à des membres de la secte plus actifs que d'autres. Le coût du TGV pour Marseille a été majoré à l’époque pour protéger un unique couple d’aigles de Bonnelli, dont, au demeurant, il n’est pas sûr que la trace ait été retrouvée. A cette fin, le trajet a été modifié et le chantier fut interrompu à plusieurs reprises. Il a fallu aussi complaire aux castors et, notons bien la précision, aux plobates cultripèdes qui sont, comme tout le monde ne le sait sans doute pas, de rarissimes crapauds.

Puis arrive l'effet habituellement destructeur des règlementations publiques, telle Natura 2000. C'est une directive européenne qui depuis 1992 établit partout des zones rurales où aucune activité n’est autorisée, sauf accord des bureaucrates de Bruxelles. Le prétexte est de défendre précisément cette biodiversité. La France a proposé 800 zones représentant 5 % du territoire. A ce titre des camarades des chauves-souris ont voulu sévir dans une commune parce qu’un quart des chauves-souris prétendues rares avaient élu domicile dans une caverne se trouvant sur son territoire. La directive a pour effet de paralyser ou de ralentir toute nouvelle activité, sauf accord du préfet, dans les territoires malheureusement visés. De ce fait, elle génère chômage et paupérisation.

 

L'HOMME EST-IL DE TROP ?

Voici une autre ressemblance avec la grande sœur jumelle . L'homme serait de trop dans la nature, idée voisine de la culture de mort et de la propagande pour l'adoration de la déesse terre-mère, dénommée Gaïa.

Que faire dans tout ce tumulte ?

Pour échapper à la ruine et aux tendances totalitaires des écolos, il faudrait reconnaître et diffuser sans cesse que l'homme n’est pas capable de diriger les espèces et qu'il doit simplement dans le cadre de sa raison voisiner avec ces espèces telles qu'elles sont, tout en en tirant d’ailleurs le meilleur parti.

A cette fin, laissons jouer le droit de propriété et son corollaire la liberté des contrats. Ceux qui aiment particulièrement les chauves-souris ou les tigres, ou les vipères peuvent très bien s'organiser à leur propre échelle dans le cadre du droit naturel et sans nuire aux autres. De même les plus grands et plus beaux animaux peuvent être exploités librement avec parfois la création de fonds d'investissement. Si ces animaux risquent de disparaître, leur valeur augmentera et les propriétaires légitimes prendront les mesures adéquates.

Il est important en terminant de constater que la quasi-totalité de la population aime la nature et peut fort bien s'en occuper dans la liberté et la variété des situations. Seuls les dirigeants écologistes peuvent être considérés comme des ennemis objectifs de la nature puisqu'ils veulent l'asservir à leur propre pouvoir ainsi qu’à leur richesse personnelle, tout en empêchant les autres de s’en occuper… .

Michel de Poncins

 

micheldeponcins@orange.fr

18:38 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Le Tea Party ou le visage de la nouvelle droite américaine

 

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Le mouvement Tea Party est un mouvement populaire des États-Unis d’Amérique, partisan du moindre État, dont l’émergence a eu lieu au début de la présidence Obama. Son nom fait référence à la Tea Party de Boston, un événement historique qui a marqué les débuts de la Révolution américaine contre la monarchie anglaise au XVIIIe siècle.

Le mouvement a pour origine des manifestations organisées en réaction aux plans de sauvetage du secteur bancaire, suite à la crise financière de 2008, et plus particulièrement contre le plan de relance fédéral de 787 milliards de dollars proposé par le gouvernement de Barack Obama et adopté par le Congrès des États-Unis.

On attribue généralement à une blogueuse de Seattle, Keli Carender, l’organisation d’une des premières manifestations du mouvement. Carender a convaincu 120 personnes de participer à une manifestation contre le plan de relance économique de 787 milliards de dollars que Barack Obama devait promulguer le lendemain. Le 19 février 2009, Rick Santelli, journaliste de la chaîne financière CNBC, proposa sur YouTube de protester contre la décision du président de débloquer 75 milliards de dollars pour aider les propriétaires endettés à éviter la saisie de leur maison en organisant un « Tea Party » à Chicago.

Le mouvement a gagné de l’ampleur lors de la révélation au public du montant des primes versées aux dirigeants d’AIG, renfloué par le premier plan de relance du gouvernement. Il a encore gagné de l’importance lors des débats sur la réforme de santé menée par Barack Obama et a apporté un soutien décisif à l’élection du républicain Scott Brown au Sénat des États-Unis pour l’un des deux sièges du Massachusetts.
Il devrait encore avoir de l’influence lors des élections de mi-mandat de novembre 2010 et pourrait envisager de présenter des candidats sous ses couleurs et concurrencer le Parti républicain.

A l’approche des élections de mi-mandat, le poids croissant du courant populiste.

 Les hautes sphères du Parti républicain se sont longtemps réjouies de l’offensive du mouvement Tea Party, ultraconservateur et hostile aux réformes de Barack Obama. Mais voilà que ces rebelles populistes, nombreux parmi les militants républicains, ont profité, le 14 septembre, des élections primaires au sein du parti pour imposer leurs candidats. Certains sont des novices et la plupart semblent condamnés à perdre lors des élections partielles à mi-mandat, le 2 novembre prochain. Mais ils symbolisent un renouveau de la droite américaine, plus populaire et plus enracinée. Une rupture avec le courant néoconservateur qui s’est imposé ces dernières années.

Dans l’Etat du Delaware, par exemple, le républicain Michael Castle, réélu neuf fois au Congrès depuis 1993, a été écrasé aux primaires par une dénommée Christine O’Donnell, qui effraie les électeurs centristes avec sa campagne incessante en faveur des valeurs morales…

“L’establishment républicain s’aperçoit qu’il a sous-estimé le mouvement Tea Party, reconnaît Mark McKinnon, ancien stratège de George W. Bush. D’autant que ces nominations augurent de celles de l’élection présidentielle de 2012, et – pourquoi pas ? – d’une candidature de Sarah Palin.

Tea Party: le poujadisme made in america ?

18% d’Américains soutiennent le Tea Party, jeune mouvement de génération quasi spontanée.

« C’est un homme. Il est blanc, marié, il a plus de 45 ans et il se déclare volontiers républicain. La crise économique ne l’effraie pas particulièrement et il ne craint pas de descendre dans l’échelle sociale ».
C’est le portrait type d’un membre des Tea Party brossé par un sondage du New-York Times et de CBS.
Deux autres caractéristiques distinguent les 18% d’américains qui soutiennent ce mouvement : ils passent leur temps à vitupérer contre la pression fiscale et qualifient Obama de valet des multinationales.

Le Tea Party n’est pas un parti politique. C’est un mouvement de contestation populaire aussi puissant que mystérieux dans sa composition et ses buts, mais dont la structure reste largement rudimentaire notamment du fait de son absence de leader. Selon Kate Zernike, journaliste du New York Times qui vient de faire paraître Boiling Mad, un livre sur le Tea Party, l’attention de la grande majorité des militants est monopolisée par son anti-étatisme, la question de la dette, la contestation fiscale et la constitutionnalité des lois fédérales.

Professeur d’histoire française à l’Université de Houston, l’historien américain Robert Zaretsky comparait le mouvement au poujadisme : «Dans les deux cas, le désespoir et la déconnexion avec le politique est réel, tout comme cette tendance qui veut fournir des solutions simples à des problèmes complexes» note Robert Zaretsky qui conclut sur le fait que les deux mouvements «n’apportent rien au débat électoral sinon la colère ». Reste à voir si, comme le mouvement de Pierre Poujade, le Tea Party se révèlera un feu de paille, si passée la crise, son discours deviendra obsolète ou s’il se transformera en parti politique offrant aux Américains une véritable alternative

 

 

18:20 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)