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13/03/2018

Virginité et capitalisme :

 

 

 Le cruel destin du féminisme !

 

 

 
 
 
 
Son blog
 
 
 

Être millionnaire en une nuitée, mesdemoiselles, c’est possible. Pour cela, rien de plus simple : il suffit de monnayer votre virginité au plus offrant et de passer une nuit d’amour avec l’élu de votre porte-monnaie. Et paf ! Pif ! Vous voilà avec une jolie suite de zéros sur votre compte en banque !

 

 

C’est le cas, qui défraie la chronique ces derniers jours, pour une jeune mannequin roumaine qui a décidé, du haut de ses 18 ans, que son corps valait bien deux millions. Pour cela, elle devra passer un test de virginité dans le pays de l’acheteur (eh oui, quand on passe un contrat, il faut d’abord être sûr que la marchandise est de qualité) et la jeune fille précise qu’elle prendra la pilule pour ne pas tomber enceinte.

 

 

Évidemment, les féministes déchantent et condamnent ! En tuant le père, elles ont livré la fille au consommateur. Soixante ans de féminisme pour en arriver là, j’espère que ça en valait le coup.

 

 
Le papa de la jeune fille en question a affirmé qu’il la renierait si elle faisait une chose pareille, ce à quoi la jeune femme a répondu : « J’ai dix-huit ans et je fais ce que je veux de mon corps ! » Voilà, prends ça dans ta face, représentant indigne du patriarcat ! Le pater familias doit être bien content que, non contente d’aller se vautrer avec le premier vicieux venu, sa fille se pavane sur les plateaux de télévision pour expliquer sa démarche personnelle, son expérience de vie…
 
 

 

Quand l’individualisme féminin rencontre la loi du marché, les dernières barrières familiales qui permettent de protéger la gourgandine sautent… Merci, Simone !

 

 

« Si quelqu’un paie ce prix, c’est forcément un homme bien », affirme la jeune femme. On ne saurait trop lui dire que non ! C’est un homme riche, voilà tout : en tout cas, assez pour pouvoir satisfaire ses fantasmes de sultan. Ça se saurait, si la bonté était fonction de la hausse du patrimoine.

 

 

Mais c’est un client, et il est roi puisqu’il achète. Ah ! Qu’il est grand, le capitalisme moderne : on peut tout consommer, que ce soit enfants ou femmes, et tout ça au nom de la liberté… Fameux !

 

 

La représentante d’Osez le féminisme condamne la « vision romantique » de la prostitution. « Dieu rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », disait Bossuet. Le féminisme, en libérant la femme de sa famille, en a fait une proie idéale pour le marché. Puisqu’elle peut avoir plusieurs vies, plusieurs carrières, plusieurs époux/concubins/pacsés, pourquoi ne pourrait-elle pas se vendre au plus offrant ? Dans un monde où l’argent est roi et où le corps est la propriété de celui qui en dispose, pourquoi ne pas lier les deux ?

 

 

 

Alors, oui, c’est choquant ! Mais cette jeune fille ne fait que mettre en exergue les paradoxes du combat féministe en poussant sa liberté jusqu’à en sacrifier une part d’elle-même.

 

 

Il ne fallait pas tuer le père !

 

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06/03/2018

Pauvre avocate Florence Fraga, son client Youssef lui pique sa voiture !

 

 

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 Je n’ai plus la foi, je vis un enfer depuis lundi. Je suis là pour aider les gens et dès que je tourne le dos, celui-ci me vole ». Et de poursuivre :  « Il était mon client depuis plus de deux ans ! » Maître Florence Fraga est dépitée. Elle se sent trahie et ne croit pas au hasard ; pour elle, l’auteur a réfléchi son coup.

 

 

« Les faits : Toute la journée de lundi, Youssef, son client, a tenté de la joindre avec insistance. Il veut la rencontrer. L’après-midi, l’avocate reçoit le trentenaire qui vient juste de sortir de prison. Avec lui, une jeune femme qui veut connaître les modalités pour aménager la peine de son compagnon incarcéré. Les rendez-vous s’enchaînent et après 20 heures, au moment de partir, Maître Fraga ne trouve plus les clés de sa Golf. Elle passe du temps à chercher puis dépose plainte au commissariat. Très tôt le lendemain matin, les policiers lui signifient que la barrière du parking Brauhauban a été fracturée par sa voiture puis apprend que le voleur a foncé sur un barrage de police, à Lourdes, avant d’exploser la voiture contre un mur. Si personne n’est blessé, la voiture est largement abîmée et les policiers sérieusement choqués. »

 

 

Tels sont les faits rapportés par La Dépêche le 07/01/2018. Un fait divers, banal hélas, à notre époque. Seulement cette fois, il s’agit d’une avocate visiblement dégoulinante de bons sentiments, qui n’a sans doute pas imaginé une seule seconde qu’elle pouvait être à son tour roulée dans la farine par ce qu’il est convenu d’appeler « une chance pour la France » et se retrouver de l’autre côté de la barrière. Elle vient de découvrir la vraie vie, ce que vivent au quotidien les Français lambda, dont les plaintes sont traitées « par-dessus la jambe » par une justice qui applique le deux poids, deux mesures, des avocats prêts à gober tous les mensonges de menteurs-nés, tandis que les coupables jouissent d’une scandaleuse impunité.

 

 

Avec ce cas particulier, on observera que ladite justice a fait preuve de diligence et aussi d’une relative sévérité puisque : « Le tribunal se conformera aux réquisitions du procureur de la République et condamnera Youssef à 30 mois de prison dont 6 mois de sursis et mise à l’épreuve pendant laquelle il devra trouver un travail, passer le permis de conduire, se soigner et rembourser la victime. » A peine sorti, retour à la case prison…

 

 

Au travers du verdict, on comprend la situation, tellement « classique » si je puis dire : mise à l’épreuve – tu parles Charles ! -; passer le permis, qu’il n’avait donc pas ; se soigner – donc c’est encore un déséquilibré – et rembourser la victime – vœu pieux, il est bien évidemment insolvable !

 

 

L’avocate connaissait son client depuis plus de 2 ans, mais pour celui-ci aucun état d’âme, aucun scrupule : cela ne fait pas partie de l’éducation musulmane. Pour la remercier il vole les clés de sa voiture, et comme si cela n’était pas suffisant, il fonce sur un barrage de police et écrase la voiture contre un mur : la totale ! Encore une chance qu’il n’y ait pas eu de victime !

 

 

Maître Florence Fraga déclare : « Je n’ai plus la foi, je vis un enfer depuis lundi.» Allons, allons, Maître, c’est évidemment très contrariant, mais l’enfer ce n’est pas ça ! Pensez donc à tous ceux et celles qui se font agresser, voler, violer, ou tuer chaque jour par ce genre d’individu sans état d’âme, sans foi ni loi !

 

 

Non, l’enfer, c’est autre chose qu’un simple vol de voiture. Et je vais emprunter un extrait d’un article de Manuel Gomez, paru le 10/11/2014 sur Boulevard Voltaire, pour vous en donner un petit aperçu.

 

 

Cela s’est passé dans un petit village minier près de Philippeville (Algérie) le 20 août 1955, une rescapée raconte :

 

 

« Les fellaghas ont fait irruption en cassant la porte à coups de hache. C’était Chérif qui le dirigeait. Chérif, le chauffeur de taxi, notre ami, lui qui avait assisté à notre mariage et était venu nous chercher à la gare à notre retour du voyage de noces. Il commandait les fellaghas qui hurlaient : ‘Nous voulons les hommes’.

 

 

Chérif a tiré en pleine poitrine sur ma pauvre mère avec son fusil de chasse. Elle est morte sur le coup, avec Roland dans ses bras, grièvement blessé. Rosé a été tuée d’un tir dans le dos et son bébé écrasé contre le mur.

 

 

Ensuite, Chérif a tiré sur moi et j’ai reçu la balle à la hauteur de ma hanche. Olga, ma sœur, a été violée puis assassinée et mon autre sœur, Suzanne, blessée à la tête (elle en porte encore aujourd’hui la marque  […]

 

 

Treize membres de ma famille ont été tués ce même jour ».

 

 

Voilà, Madame, un exemple de ce qu’est l’enfer… On me dira pas d’amalgame, pas de généralisation. Certes, il y a des musulmans parfaitement intégrés, oui mais lesquels ? Cela n’est pas écrit sur leur front…

 

 

Et la méfiance au cas particulier n’est jamais qu’une « réponse » :

 

 

« O les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes. (Sourate 5 verset 51).

 

09:27 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

27/02/2018

Pourquoi la prohibition de l’usage du cannabis ne fonctionne pas:

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT).

 
 
 
 

La prohibition de l’usage du cannabis fonctionnant très mal en France, certains candidats à la présidentielle, tout comme le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, qui relativise ses méfaits sanitaires (ce qui est inattendu, s’agissant d’un médecin), prônent sa dépénalisation – préalable à sa légalisation. En politicien habile, M. Le Guen assortit, d’ailleurs, sa proposition de quelques précautions d’usage pour enfumer le « bigot de la prohibition », selon ses termes. C’est un de ces « bigots » qui lui répond ici.

 

 

Si, comme lui, nous constatons que la prohibition du cannabis, instaurée par la loi de 1970, n’a pas empêché les Français d’être, parmi les 28 États membres de l’Union européenne, les recordmen de sa consommation, il faudrait peut-être tenter de comprendre pourquoi et par la faute de qui cette prohibition ne fonctionne pas, avant d’envisager d’y renoncer.

 

 

 

La loi de prohibition du cannabis est largement incomprise des adolescents – comme de leurs parents, d’ailleurs. Il faudrait l’expliquer et, encore plus, la justifier à partir des considérations sanitaires qui devraient prévaloir ; si on n’explique pas pourquoi le cannabis est délétère pour la santé physique et pour la santé psychique, la loi apparaît tel un oukase de « papys grognons », conçue pour « emmerbéter les mômes ». Ainsi a-t-on vu croître le nombre des parents qui ignorent cette loi et qui, y contrevenant eux-mêmes, se mettent hors jeu pour en faire la pédagogie.

 

 

Les enseignants, dont les efforts sont ruinés au quotidien par l’intrusion du cannabis dans le cerveau des élèves avec les catastrophes éducatives corrélatives, ne sont pas formés pour en parler. Dans mes actions pour exposer les méfaits du cannabis, je me suis heurté à la bastille imprenable de l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de mon académie. Cette obstruction à la formation sur ce thème des formateurs de nos jeunes paraît délibérée.

 

 

Ce n’est que depuis peu que les parents prennent conscience de l’envahissement de notre société et de la menace de contamination de leurs enfants par le cannabis, au pays qui compte près de 100.000 dealers de cannabis ; nos jeunes, quant à eux, sont très régulièrement destinataires de messages biaisés, fallacieux, dont certains émanent même de membres du gouvernement ou des assemblées.

 

 

 

La Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) eut pour directrice Nicole Maestracci, puis pour directeur Didier Jayle, qui se démasquèrent prolégalisateurs.

 

 

Et quand, à un prix exorbitant, la MILDT, alors dirigée par Étienne Apaire, faisait passer un clip de quelques dizaines de secondes fustigeant cette drogue (clip abscons pour des esprits embrumés de cannabis), dans les jours suivants, une chaîne de télévision présentait une émission interminable qui entonnait un hymne au cannabis, sans la moindre allusion à ses méfaits.

 

 

Dans ce contexte, qui peut raisonnablement s’étonner que la prohibition ne fonctionne pas. La pandémie cannabique est le résultat de manipulations délibérées, entretenues et périodiquement ranimées.

 

 

Cette situation n’est pas irréversible, comme le montre l’exemple suédois, si peu cité qu’il est ignoré. Il devrait, pourtant, inspirer nos politiques publiques. Dans les années 1970, le cannabis (cinq fois moins riche en THC que celui qui circule actuellement) coulait à flot sur la jeunesse suédoise quand fut établie (Sven Andréasson, 1983) sa responsabilité dans la survenue de la schizophrénie (« la folie »). La réponse fut l’adoption d’une loi proche de la loi française, mais que la Suède a su faire respecter. Elle y est parvenue par une pédagogie qui, de la maternelle jusqu’à l’université, comporte une quarantaine d’heures d’enseignement, d’entretiens dirigés, de débats sur les méfaits des drogues. Aujourd’hui, la Suède peut s’enorgueillir de compter (en proportion, bien sûr) dix fois moins de toxicomanes que la moyenne européenne…

 

 

 

Le cannabis n’obscurcit pas seulement l’esprit de ses consommateurs, il atteint aussi gravement celui des bigots de sa légalisation. Ceux qui, aujourd’hui, requièrent la légalisation du cannabis ont déjà, pour beaucoup d’entre eux, exprimé leur volonté de voir autoriser toutes les drogues. Ils ont aussi plébiscité les « salles de shoot » qui pourront accueillir les multiples victimes supplémentaires de leurs choix irresponsables.

 

 

 

 

 

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23/02/2018

PERSONNES ÂGÉES EN DANGER :

 

 

 

ET SI ON INVESTISSAIT DANS LES FAMILLES ?

 

 

 
 
Ecrivain, journaliste
 

Son blog

 

 

 

Les personnes âgées maltraitées… n’est-ce pas honteux dans un pays dit civilisé ? C’est le sujet qui occupe tout un chacun, en ce mardi matin, puisque les salariés des EHPAD sont en grève, dénonçant un manque de moyens, et donc de personnel, induisant un travail mal fait, et dans l’urgence : « Je suis stressée donc stressante et à mon sens maltraitante », confiait, fin décembre, dans une lettre ouverte au ministre de la Santé, une infirmière d’EHPAD épuisée, tant physiquement que psychologiquement.

 

 

 

Pour répondre à cette détresse, celle des soignés comme celle des soignants, Agnès Buzyn a posé sur la table 50 millions d’euros. C’est à dire bien trop peu, disent les professionnels, au vu des besoins.

 

 

 

Évidemment, on serait tenté de rester dans une optique comptable. Et de conseiller quelques transferts salutaires : on pourrait, au hasard… supprimer les subventions à la presse ! 387 millions d’euros en 2015, selon Contribuables associés, soit huit fois ce qu’Agnès prévoit de donner aux EHPAD. Et comme la presse papier, essentiellement lue par les personnes âgées, finira de toute façon par disparaître avec elles, ce principe de vases communicants en direction d’une population qui, l’achetant et payant des impôts, l’a doublement soutenue pendant des dizaines d’années ne serait que justice.

 

 

 

Mais ce ne serait pas voir tellement plus loin que le bout de son nez, car ces millions-là, aussi, seront vite consommés. Et après ?

 

 

 

Et après, on se repentira d’avoir, comme des abrutis finis, des demeurés patentés, de viles imbéciles… détruit la famille. Pierre par pierre, réforme après réforme, loi après loi. Méticuleusement. Oh, bien sûr, je sais : nous ne sommes plus au XIXe siècle, ma petite dame, il y a bien longtemps que les personnes âgées – en tout cas, la majorité d’entre eux – ne vivent plus sous le même toit que leurs enfants : les logements sont trop petits, les vieux vivent trop longtemps.

 

 

 

 

N’empêche qu’il reste une toute petite chose, non monnayable – il en existe encore -, pour la bonne raison qu’elle n’a pas de prix, qui s’appelle l’affection filiale. Naturellement, j’ai lu comme vous Hervé Bazin et André Gide et sais qu’il est des familles où l’on se déchire plus qu’on ne s’étreint. Mais, enfin, les faits sont là : la plupart des parents, tout imparfaits qu’il sont, aiment leurs enfants, et vice versa. Et ce vice versa est infiniment plus précieux, y compris pour le gouvernement, que toutes les subventions que l’on pourra allouer. Car lorsqu’ils visitent leurs vieux parents, c’est un coup de main gratuit qu’ils donnent aux aides-soignants : un repas qu’ils ont la patience d’accompagner, une position confortable dans le lit qu’ils aident à trouver, des inquiétudes qu’il savent apaiser, des idées noires qu’ils s’ingénient à dissiper, une surveillance qu’ils peuvent, l’espace de quelques heures, assurer. Et pendant ce temps, le personnel soignant peut vaquer ailleurs, laissant sereinement ce patient. Et tout cela… bénévolement.

 

 

 

 

Sous Hollande existait encore un ministère des Familles, que l’on aurait pu écrire ministère Défamille, tant il a œuvré avec le succès que l’on sait – son dernier trophée ? Les chiffres désastreux de la natalité – à tout détricoter. Sous Emmanuel Macron, il n’y en a carrément plus, comme si, à l’instar du ministère de la Guerre passé jadis à la trappe, le mot était vaguement effrayant et, en tout cas, complètement dépassé. Et l’on s’apprête à brouiller un peu plus la filiation, à la disperser façon puzzle aux quatre coins du monde – et ce n’est pas une image – avec la PMA/GPA. Comment des enfants pourraient-ils assister des parents qu’ils n’ont, in fine, pas tout à fait identifiés ? Sans affection désintéressée, il ne faudra donc plus compter que sur les prestations de soignants rémunérés.

 

 

 

 

Mais le problème restera entier : comment trouver des subventions, via les impôts, sans renouvellement des générations ? C’est toute la question.

 

 

 

 

 

09:49 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

20/02/2018

DES CENTENAIRES À NE PLUS SAVOIR QU’EN FAIRE…

 

 

 

 

 

Louis-Victor Baillot, qui participa à la bataille de Waterloo

 

 

 

 

Des centenaires, et depuis belle lurette et même depuis Mathusalem, il y en a toujours eu !

 

 

 

 

 

 

 
 
 
Colonel à la retraite
 
 
 
 
 
 

L’homme le plus âgé de l’humanité est mort dans sa 114e année vendredi dernier. Yisrael Kristal était né en 1903 à Żarnów, bourgade aujourd’hui située en Pologne mais à l’époque sous la domination du tsar. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut déporté à Auschwitz, perdit sa femme et ses deux enfants emportés dans l’Holocauste. Mais il survécut, refit sa vie et émigra en 1950 en Israël où il vient de mourir.

 

 

 

 

Le nombre de centenaires ne cesse de croître, nous dit-on, et c’est sans doute vrai, mais je me garderai bien d’entrer sur le terrain laborieux et borné de la statistique pour me contenter de celui, plus plaisant, de l’anecdotique à travers les annales historiques. Car des centenaires, et depuis belle lurette et même depuis Mathusalem, il y en a toujours eu ! « Abraham mourut après une heureuse vieillesse, âgé et rassasié de jours, et il alla rejoindre les siens », nous dit le Livre de la Genèse, précisant qu’il était âgé de 175 ans. Mais nous n’irons pas si loin et resterons en France.

 

 

 

 

Puisque nous jouons à saute-mouton avec les siècles, comment ne pas évoquer Jean Thurel, qui serait né en 1699 en Bourgogne et qui mourut en 1807 à Tours. Il s’engagea à l’âge de 17 ans au régiment de Touraine et y servira… 75 ans. C’est ainsi que lui fut remis, en 1788, le triple médaillon de vétérance, distinction créée par Louis XV en 1771. En 1805, il reçut la toute nouvelle croix de la Légion d’honneur.

 

 

 

 

 

Le Moniteur universel rapporte, dans son édition du 18 décembre 1840, que « dans un coin de Périgord, vient de mourir à l’âge de 117 ans un vétéran de l’armée française, nommé Ligneras, qui avait figuré dans cette belle charge de cavalerie dont le succès décida de la victoire de Fontenoy ». Né sous le règne de Louis XV, il mourait sous celui de Louis-Philippe. Ce Ligneras laissait une veuve de 98 ans…

 

 

 

 

 

L’Impartial de Besançon, en 1841, raconte qu’« il vient de mourir à Blamont (Doubs) un vieillard âgé de 105 ans, 7 mois et 24 jours, nommé Lamant (Frédéric), horloger ». Notre ami Nicolas Gauthier apprendra avec intérêt que « cet homme, grand fumeur, a joui toute sa vie d’une bonne santé » et qu’« une demi-heure avant son décès, il avait encore fumé sa pipe à tabac ».

 

 

 

 

 

Toujours dans L’Impartial de Besançon, et toujours dans le Doubs, on découvre qu’à la même époque est morte à Dommartin, près de Pontarlier, une centenaire dénommée Marie-Antoinette Bourdin. « Douée d’une constitution vigoureuse, elle a conservé toutes ses facultés intellectuelles et sa gaieté naturelle jusqu’à ses derniers moments… Cette femme, vivant dans une honnête aisance, ajoutait à ses aliments un usage fréquent, mais sans excès, de vin, de café et de liqueurs. » Peut-être buvait-elle cette horrible piquette qui « faisait des centenaires à ne plus savoir qu’en faire », comme le chantait Jean Ferrat !

 

 

 

 

La Presse du 13 mars 1842 nous apprend qu’en Auvergne, « une centenaire de Saint-Martin-Valmeroux vient de mourir à 110 ans. Depuis trente ans, elle avait perdu l’habitude de se mettre au lit ; néanmoins, la veille de son décès, elle a trouvé assez de force pour asséner un coup de bâton sur le front de sa fille aînée, âgée de 72 ans. »

 

 

 

 

Nous terminerons cette petite chevauchée à travers les siècles en évoquant l’un des derniers survivants des guerres napoléoniennes. Il s’agit de Louis-Victor Baillot, né en 1793 à Percey dans l’Yonne, qui participa à la bataille de Waterloo dans les rangs du 105e régiment d’infanterie. Chevalier de la Légion d’honneur, médaillé de Sainte-Hélène, il mourut à Carisey dans l’Yonne, en 1898, c’est-à-dire cinq ans à peine avant la naissance d’Yisrael Kristal, mort avant-hier. Nous sommes peu de chose…

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16/02/2018

UN CAS SOCIAL EPINEUX.

 

 


  

 

Il m'arrive souvent, et de plus en plus, suite à des articles dans la presse amie, ou à des passages sur les ondes de radio Courtoisie, de recevoir des appels téléphoniques qui sont de véritables SOS. Comme celui de cette famille de province, obligée d'accueillir un oncle marginal revenant d'Amérique, cet extravagant leur rendait la vie impossible, je pus, grâce au bon soin d’Oscar, lui trouver un hébergement en région parisienne.

 

 

 

 

 


Quelque mois plus tard, je reçois un appel d'une des filles de la famille qui vit dans la capitale. Elle me téléphone pour me dire qu'il avait quitté le centre de réinsertion où il ne se plaisait pas, pour venir squatter chez elle. Elle lui avait trouvé une chambre chez un particulier, mais il refusait d'y aller, sous prétexte que la propriétaire ne voulait pas que l'on fume à l'intérieur. Elle était désemparée. Ne sachant que faire, je lui dis qu'il ne fallait pas céder au chantage, c'était la chambre ou le retour en foyer. N'ayant pas d'autre choix, il accepta. Elle me téléphona pour me remercier. Il fallait entendre les mots de gratitude et de soulagement de cette femme, pour être conforter dans la conviction que nos modestes actions et conseils ont leur utilité.

 


  
Pasteur Blanchard   

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13/02/2018

La violence au quotidien :

 

 

 L’enfer, c’est pour les autres !

 

 

 

 

 

 

Deux faits divers récents, rapportés dans Le Parisien, n’ont pas fait la une des médias. Trop ordinaires, sans doute. Ils sont pourtant révélateurs de deux formes de violence dont les autorités publiques ne veulent pas reconnaître la gravité.

 

 

 

 

Jeudi 18 janvier: les cours sont interrompus dans un lycée d’Étampes. Deux mineurs se sont introduits dans une salle de classe pour agresser une élève : deux professeurs, voulant s’interposer, ont été frappés. Les deux jeunes sont finalement interpellés. « Ceux qui ont vu l’agression nous ont dit que c’était super violent », témoigne un élève.

 

 

 

 

Ces adolescents auraient mené une expédition punitive contre la copine de l’un d’entre eux. Ils auraient sauté par-dessus la clôture et tranquillement demandé leur chemin. L’un avait déjà été condamné pour violences dans un établissement scolaire. Pire encore ! Un exercice anti-intrusion avait eu lieu la semaine précédente : cette fois, l’alarme n’aurait même pas sonné.

 

 

 

Nul doute qu’on va dénoncer le manque de moyens, accuser la région qui assume la charge et la protection matérielle des lycées, trouver des excuses aux deux jeunes : ils doivent être bien mal dans leur peau, la société doit être bien injuste envers eux pour qu’ils en arrivent à cette extrémité ! Bref, on ne fera pas grand-chose, jusqu’au prochain incident.

 

 

 
C’est le lot quotidien de certains établissements solaires.
 
 
 

 

Dans le même temps, un autre article du Parisien nous apprend que le quartier Chapelle-Pajol, dans l’est de Paris, est interdit aux femmes. Elles ne peuvent se déplacer sans subir les remarques et les insultes des hommes. L’une d’entre elles déclare : « L’ambiance est angoissante, au point de devoir modifier notre itinéraire, notre tenue vestimentaire. Certaines ont même renoncé à sortir de chez elles. »

 

 

 

Une autre raconte que « ça fait des mois que [sa] fille de 12 ans ne va plus seule au collège, ni nulle part dans le quartier, d’ailleurs ». Dernièrement, c’est une vieille dame de 80 ans qui a été agressée sexuellement, en rentrant dans son immeuble : elle reste désormais retranchée dans son appartement. Les filles ne peuvent pas porter un pantalon trop serré, encore moins une jupe, sans se faire insulter. Pas question de fréquenter un café, bien sûr !

 

 

 

Ce ne sont pas quelques machistes ou quelques maniaques en manque qui ont ce comportement : d’après Le Parisien, ce sont des vendeurs à la sauvette, des dealers, des migrants et passeurs qui tiennent les rues, harcèlent les femmes, imposent leur loi. Cela fait plus d’un an que ça dure… Les habitantes de La Chapelle-Pajol tentent de résister : elles organisent des marches dans les quartiers où elles sont indésirables et ont rédigé une pétition, intitulée « Les femmes, une espèce en voie de disparition au cœur de Paris ».

 

 

La secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes va avoir du boulot !

 

 

 

Ces deux exemples montrent combien les autorités démissionnent devant la violence physique ou verbale. Elles pratiquent la politique de l’autruche, la culture de l’indulgence, la victimisation des coupables pour minimiser la situation et se donner – hypocritement – bonne conscience. Elles ne nomment pas le mal, pensant ainsi l’effacer. Et puis, tant que cela ne se produit pas dans les beaux quartiers, c’est comme s’il ne se passait rien.

 

 

 

Une fois de plus, ce sont les plus défavorisés qui pâtissent de ce laxisme général, de cet angélisme complice. Dormez tranquilles, braves gens des beaux quartiers : l’enfer, c’est pour les autres ! Le nouveau gouvernement réagira-t-il plus fermement que le précédent ?

 

 

 

09:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

09/02/2018

LA FRANCE SUR UNE ROUTE SANS ISSUE ?

 

 

 

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Examinons et analysons la situation actuelle de la France

avec une objectivité totalement apolitique.

notre proche futur est irréversible,

 

 

nous allons vers le défaut de paiement et la faillite.

 

 

 

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Que peut-on faire ?

 

 

Rien.

 

 

Car tout ce qui pourra être tenté

afin d’améliorer cette situation dramatique est voué à l’échec

par l’opposition politique

quelle soit de gauche ou de droite,

par les syndicats,

par les corporatismes,

par les grèves.

Qui interdira le droit de grève ?

Qui autorisera les manifestations (sans violence)

uniquement les dimanches et jours fériés ?

Vous connaissez déjà la réponse, n’est-ce pas ?

 

 

Je reste persuadé

Qu’ Emmanuel Macron a la ferme intention de réformer depuis 2017

mais il ne va pas jusqu’au bout,

comme il devra également renoncer s’il était réélu

ou comme devra renoncer celui qui sera élu,

le nouveau président.

 

 

En 1789, le roi, les courtisans, la noblesse, etc.

ont ruiné la France

et le peuple s’est soulevé et la royauté a disparue.

Les régimes qui ont suivi n’ont guère apporté d’améliorations,

ni les républiques successives.

 

 

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Alors quoi ?

Une nouvelle révolution est-elle obligatoire ?

 

 

Sans aucun doute oui

mais pour installer quoi ou qui à la tête du pays?

La royauté certainement pas,

une énième république inopérante,

le communisme,

un nouveau de Gaulle,

une démocratie différente mais laquelle ?

L’Islam, il arrivera peut être sans révolution.

Alors ?

 

 

Seul un homme fort peut nous sauver.

Une dictature donc ?

Un Staline,

un Hitler,

un Franco ?

Bien sur que non.

Nous sommes capables de nous révolter

mais incapables de savoir

par quoi ou par qui remplacer ce que nous avons.

 

 

Comment nous retrouvons-nous devant un tel marasme ?

Contrairement à l’analyse générale qui dit que

«l’euro est une monnaie sans nation»

je dirai que «l’euro est une monnaie avec trop de nations».

 

 

 

 

La paternité du système monétaire européen revient à Jacques Delors.

Il savait qu’une monnaie devait suivre la création d’une nation

mais qu’elle ne devait jamais la précéder.

Il a inversé sciemment l’ordre naturel des choses

afin que d’aboutissement de l’euro devienne moyen

de faire avancer la construction de l’Europe.

Il a tenté ainsi un énorme pari qui aujourd’hui se retourne contre l’Europe.

 

Tous les chefs de gouvernements analysent objectivement les situations

mais leur désir légitime d’être réélus est le plus fort.

 

Donc, puisqu'il n'existe pas de solution,

que va-t-il se passer ?

 

Demain, les marchés financiers prendront le pouvoir

et ils le feront à leur manière,

c'est-à-dire sans états d’âme, sans pitié et avec brutalité.

Les effets seront désastreux

surtout comme toujours pour le peuple.

 

 

Nous serons confrontés à une crise d’ampleur

bien plus dramatique qu’en 1929.

 

Seules une saine et rigoureuse gestion des deniers publics, de l’économie

et une réglementation  drastique du secteur financier

pourraient nous sortir du gouffre…

 

 

 

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Mais ne rêvons pas !!

 

 

Pasteur  BLANCHARD

 

.

 

 

 

09:24 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

16/01/2018

Quelle alternative : une monnaie réelle ou une monnaie virtuelle?

 

 

 

A l’heure où la Commission Européenne planche pour la suppression du cash et force à nous diriger vers la carte plastique, unique modèle de nos paiements futurs pour toutes nos dépenses qui seraient bien évidemment contrôlées, existe-t-il une autre solution ?

 

 

Le Bitcoin est une première devise monétaire électronique décentralisée. Cette devise circule via Internet et possède un avantage par rapport aux autres monnaies alternatives : transmission (échanges) via un réseau (le net) sans passer par une banque ou un intermédiaire financier, ce qui réduit les coûts éventuels de transactions et le temps nécessaire à l’exécution de la transaction qui est plus rapide et rend l’opération mieux sécurisée que les transactions financières classiques.

 

 

L’utilisation du Bitcoin est planétaire, le compte ne peut pas être bloqué, et il n’existe pas de conditions préalables pour son ouverture. Pour effectuer des transactions, il est nécessaire de passer par des bourses d’échanges et recevoir des devises ou même payer des services comme le taxi, voir l’achat de biens de consommation. Les Bitcoins sont conservés dans un portefeuille électronique dont l’accès est assuré via un ordinateur ou un téléphone. La sécurité des transactions est assurée par des opérateurs rémunérés sur les Bitcoins nouvellement créés. Ces transactions sont enregistrées dans un registre tenu à la disposition du public : la transparence est donc bien supérieure aux flux financiers classiques trop souvent indétectables. Comme ce système de transactions n’est pas soumis à des règles contraignantes, les intervenants comme les entreprises pourraient l’utiliser pour effectuer des opérations sans pertes de changes, à l’instar du WIR en Suisse qui garantit ainsi une meilleure stabilité à l’économie suisse.

 

 

 

 

 

 

 

Malgré les quelques déboires enregistrés depuis sa conception en 2009, cette devise cryptographique est nettement moins vulnérable que les devises émises par les banques centrales : pas de contrefaçon possible, vols insignifiants par rapport à l’argent classique, impossibilité de stopper les transactions par un quelconque moratoire, inflation par définition impossible car la création de bitcoins est limitée à 21 millions d’unités.

 

 

Cependant la volatilité du Bitcoin est en fait une « devise » spéculative plus qu’une devise d’échanges car le nombre d’intervenants n’est pas encore suffisant pour assurer une stabilité des transactions. Plus le nombre d’usagers du bitcoin augmentera plus le cours se stabilisera, sans pour autant ne plus varier parfois fortement. En effet, le cours du bitcoin est passé de 15 USD début 2015 à 1000 USD en décembre 2015 avant de replonger à 215 USD début 2015. En ce début d’année 2017, le cours avoisine les 1000 USD.

 

Cliquez ici pour le lien permettant de visualiser l’évolution du cours depuis ses débuts.

 

 

De plus, comme le compte sur lequel vos bitcoins sont déposés est lié à votre ordinateur il convient de bien protéger celui-ci ainsi que de s’assurer que le fournisseur d’accès à votre portefeuille l’est aussi.

 

 

Pieter Kerstens

08:54 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

09/01/2018

Facebook, Google, Le Monde : les média dominants dénoncent les « fake news » sur internet pour imposer leur vérité

 

 

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Menacés par la concurrence sur internet, les médias dominants s’allient avec Facebook et Google pour censurer les « fake news » : sous couleur de lutter contre la désinformation, il s’agit d’imposer leur vérité au monde, en faisant jouer au public le rôle de policier.


 
Qu’est-ce que la vérité ? Cela fait longtemps que Ponce Pilate a posé la question, et les médias dominants y donnent aujourd’hui leur réponse : la vérité est ce qui leur permet de subsister et de garder leur pouvoir d’influence. Ils souffrent depuis plusieurs années d’une défiance croissante du public, les gens ne croient plus à ce que disent la radio et la télévision, grâce au retour de l’esprit critique nourri d’éléments d’information alternatifs trouvés sur internet ? Qu’à cela ne tienne, les médias dominants ont trouvé la parade : seuls (Le Mondedécodex, Slate, this is fake), ou avec l’aide des réseaux sociaux (huit grands médias français s’associent à Facebook) ou de Google, ils discréditeront ceux qui les gênent en les accusant de répandre des « fake news », de la désinformation. Cette campagne ne vise pas à réduire le nombre de fausses nouvelles (la presse n’en fut jamais avare), mais à persuader le public que les sites alternatifs sur Internet en regorgent.
 

Facebook, Google, le Monde, au secours !

 
 Les expériences lancées par Google et Facebook sont particulièrement intéressantes. Ces deux géants de l’informatique sont devenus des géants de l’information et devraient être considérés par les médias établis comme de dangereux concurrents : or nos principaux journaux et télévisions s’associent à eux, non pas pour les étouffer comme des rivaux qu’on embrasse, mais pour étouffer ensemble l’information alternative transmise par internet. Et la presse française loue cette initiative avec ferveur.


 
En ce qui regarde « l’expérience » lancée par Facebook et huit grands médias français (Le Monde, l’AFP, BFM-TV, France Télévisions, France Médias Monde, l’Express, Libération et 20 Minutes, bref, sauf TF1 et Le Figaro, toute la grosse presse), le vocabulaire utilisé est sans équivoque : « Facebook vient au secours des médias français », pour lutter « contre la désinformation en ligne ».  Quant à Google, qui projette Cross Check en collaboration avec First Draft, vaste réseau de presse à travers les monde qui comprend dix-sept rédactions françaises dont Le Monde l’AFP, BuzzFeed, Streetpress et Ouest France,  même Télérama, qui a le compliment difficile à l’ordinaire, juge que son expérience fait partie des « initiatives salutaires ».
 

La petite boutique des médias dominants:

 
Bien sûr, il y a un côté boutique dans cette ferveur. La grosse presse française est une toute petite famille dont les intérêts et les financiers sont communs. Le Monde appartient au socialiste homosexualiste Pierre Bergé et au banquier Mathieu Pigasse, l’AFP à l’Etat, comme France Télévision. Libération, BFMTV et l’Express ont pour propriétaire Patrick Drahi, milliardaire israélo-français qui soutient Macron. Tous appartiennent à la gauche de l’argent et de la dérive sociétale, vivant soit de subside gouvernementaux soit de revenus publicitaires distribués par les acheteurs d’espace. Tout ce qui est publié sur papier touche en outre une subvention d’Etat dont le montant total s’élève à cinq milliards d’euros par an.

 


 
Comme le dit très joliment Michèle Léridon (un nom qu’on dirait inventé par Boileau), directrice de l’information de l’AFP : « On a tout intérêt à se serrer les coudes et à travailler ensemble sur ces questions ». Dame oui, le meilleur moyen de ne pas souffrir de la concurrence est de lui tordre le cou.
 

Ce qui aide Trump ne peut être que des fake news:

 
Mais il y a surtout un souci politique, on allait dire moral. RTL relate « l’inquiétude manifestée récemment par les autorités » à l’égard des fausses informations. Le Monde nous dit plus précisément que Facebook aurait été soumis « à l’importantes pressions ces dernières semaines pour lutter davantage contre la prolifération de fake news, considérée par beaucoup comme un élément marquant de la dernière campagne électorale aux Etats-Unis ». Admirons au passage la langue de barbe à papa pratiquée par le Monde : l’information fournie par la phrase est à la fois floue (beaucoup : qui, combien ? élément marquant : marquant, comment cela, a-t-il eu une incidence importante ou a-t-il été seulement bruyant ?) et très légère, mais l’accusation implicite est sans mystère : ce sont les fake news véhiculées par Facebook qui ont fait élire Trump.


 
Autrement dit, « l’élection américaine » a été « polluée par une diffusion massive de fake news » et Facebook a « décidé de réagir ». Afin de ne pas « rééditer le précédent américain » lors de la présidentielle française. Télérama est formel, « les infaux sur lesquelles Donald Trump a bâti sa campagne », c’est malheureux, « s’immiscent aussi insidieusement » chez nous. L’objectif assigné aux « initiatives salutaires » est donc le maintien du système politique et des médias dominants face à la menace populiste.
 

Comment imposer sa vérité automatiquement sur Internet:

 
Comment fonctionne cet instrument de défense du pouvoir ? En ce qui regarde Facebook, de la manière la plus simple. C’est le public qui est censé faire la police des fake news. « L’utilisateur pourra dénoncer une information qu’il considère comme fausse » à Facebook qui transmettra à ses partenaires. « Si deux médias partenaires établissent que le contenu signalé est faux et proposent un lien qui en atteste, alors ce contenu apparaîtra aux utilisateurs avec un drapeau mentionnant que deux « fact-checkers » (vérificateurs de faits, NDLR) remettent en cause la véracité de cette information. Quand un utilisateur voudra partager ce contenu, une fenêtre s’ouvrira pour l’alerter ».
Ce n’est pas tout. L’algorithme qui règle automatiquement la diffusion des contenus « réduira la circulation » du fake : en d’autre termes, il y aura censure automatique. Et cette censure sera salvatrice, comme l’explique aimablement Jérôme Fenoglio, directeur du Monde : « C’est cet élément qui nous a décidé (à collaborer, NDLR). Pour la première fois, il serait possible d’agir sur un algorithme quand un contenu pose un problème éditorial ».
 

Facebook, Le Monde, Google : la vérité des copains:

 
Le terme problème éditorial est un nouveau délice de barbe à papa : il n’est pas plus défini que la vérité du Monde, moins encore si cela se peut. En effet, on peut déduire de ce qui vient d’être écrit plus haut que la vérité est l’inverse de ce que deux (2) « fact-checkers » ont « remis en cause » en se fondant sur un (1) lien. C’est formidable : il suffit que deux comparses d’un consortium étroitement liés par l’argent et le projet politique trouvent une source, une seule, pour justifier leur jugement, et ils peuvent décider souverainement de la vérité, et justifier la censure de leurs adversaires !


 
Je comprends que ça l’ait décidé, ce brave Fenoglio ! J’adorerais être fact-checker au Monde. Ou carrément chef de meute chez les fact-checkers. De notre mieux, mieux, mieux, pour satisfaire au politiquement correct. Car, RTL nous met au jus, la notion de problème éditorial s’étend aux « informations erronées, non vérifiées et autres articles susceptibles de manipuler l’opinion ». Avec une telle définition, c’est toute la presse qui risque de poser un problème éditorial, et il va falloir dénoncer un sacré paquet de contenus dans le Monde lui-même.
 

Les médias dominants au service des dominants:

 
 Mais il faut aller jusqu’au bout de sa lecture pour comprendre la portée morale et la nécessité de la censure libératrice ainsi promue par Facebook, Google, Le Monde et les plus vertueux de nos médias dominants. Ce n’est pas seulement la vérité qu’ils protègent, c’est l’amour, le vivre ensemble, la tolérance. L’utilisateur est appelé en effet à participer à une police vertueuse de la pensée en signalant les « contenus douteux » et les « discours haineux ».
 
Il ne reste alors plus qu’à applaudir à ce flicage citoyen, auquel Google donnera une dimension supplémentaire avec Crosschek, et se réjouir de l’événement qui signalera le début de l’expérience le 27 février. Ce jour-là, le public sera appelé à un exercice de délation positive qui sera soumis à un « pannel » d’élèves journalistes du CFJ et de l’EDJ de Sciences Po Paris. Ceux-ci « remettront dans leur contexte » les « fake news » dépistées. Voilà vingt-cinq ans, ayant été mise au placard, j’étais préposée à dégrossir des jeunes gens comparables : leur orthographe, leur esprit critique et leur culture générale m’avaient laissée rêveuse. Mais il suffit de se rappeler que leurs pareils ont voté Hollande à 100 % lors de l’élection de 2012 pour être rassurée : avec des têtes aussi bien formatées, la censure manuelle est encore plus sûre qu’un algorithme.
 

Pauline Mille

 

 

 

 

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