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19/05/2017

501 SDF morts dans la rue en 2016:

 

 

 

 

 Mais on achète des hôtels pour les migrants…

 

 

 

 

 

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Le nouveau mobilier urbain de Madame Hidalgo a été conçu pour éviter que les SDF ne viennent y trouver refuge…

 

 

 

 

 

 
Journaliste
 
 
 
 
 

Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

 
 
 
 
 

Ce quinquennat misérable s’achève sur un bilan peu glorieux qui n’est pas celui, pourtant désastreux, du chômage. Celui des 501 SDF, ces laissés-pour-compte de notre société, qui sont morts dans la rue, comme 501 bougies qui se seraient éteintes dans l’indifférence de la nation. 501 cadavres relevés dans nos rues pendant les 365 jours de 2016. Pour cette année 2017, déjà, ce sont 84 corps qui ont été retrouvés sur le macadam, dont Christina, âgée de 45 jours, et Christian, un pauvre hère abandonné de 72 ans.

 

 

 

 

Un terrible bilan, en effet, peu glorieux mais hélas endémique, pour ceux qui ont la charge de la survie de leurs concitoyens. Et lorsque les statistiques vous annoncent froidement que la moyenne d’âge de ces victimes de l’indifférence est de 49 ans, on ne peut que s’offusquer du peu de réalisme de notre devise républicaine : liberté (oui, celle de crever dans la rue), égalité (non), quant à la fraternité, qu’en dire ?

 

 

 

 

Chacun d’entre nous est responsable, bien sûr, quand nous tournons la tête devant ce pauvre homme qui nous tend une main crevassée.

 
 
 
 
 
Chacun d’entre nous devrait remettre une piécette à cette main qui appelle au secours afin de pouvoir dormir ce soir, dans un foyer ou un petit hôtel. Mais que penser de cet État dit républicain qui abandonne ainsi les plus faibles ? Que penser, par exemple, de Mme Hidalgo, que les bobos parisiens ont placée pour six ans à la tête du destin de la capitale, lorsque l’on apprend que le nouveau mobilier urbain a été conçu pour éviter que les SDF ne viennent y trouver refuge ? Que penser lorsqu’une dépêche très peu diffusée par nos médias nous informe que la République vient de racheter à Accor 62 hôtels Formule 1 pour y     loger, non pas des Français, mais une dizaine de milliers de migrants ?
 
 

 

 

 

En effet, la SNI, filiale de la Caisse des dépôts qui vient de remporter l’appel d’offres du gouvernement afin de créer des logements d’urgence, a donc acquis, dans un premier temps (ce qui veut dire que les achats d’hôtels vont se poursuivre), 62 hôtels économiques dont les chambres vont être réhabilitées et leur gestion confiée à Adoma.

 

 
 
 

Allez-vous continuer à dormir tranquilles lorsque cette injustice est institutionnalisée ? Allez-vous continuer à voter pour des hommes et des femmes aussi peu soucieux du sort de leurs concitoyens et qui leur préfèrent une population allogène venue d’ailleurs et en toute illégalité ? Car, nous le savons bien, en dehors de quelques milliers de migrants venus chercher la paix chez nous, et que nous devons accueillir, l’immense majorité sont des clandestins économiques qui viennent tenter d’occuper nos villes et nos campagnes, et souvent dans un but de nous inculquer, insidieusement, leur religion.

 

 

 

 

Le quotidien La Croix a eu le courage de publier le nom de ces 501 morts anonymes pour qui le collectif Les Morts de la rue avait organisé, le 23 mars dernier, un hommage solennel sur la place du Palais-Royal à Paris. Face au Louvre, posées sur de petits tapis verts figurant le gazon d’un cimetière, 501 feuilles portant le nom des 501 victimes de notre société avaient été disposées au pied d’un petit pot de primevères. Chaque feuille, bordée d’un liseré noir, mentionnait le nom du défunt, son âge, la date et l’endroit où son corps avait été trouvé.

 

 

 

 

46 de ces personnes étaient des femmes, 11 des mineurs. 5 étaient réputées mortes de froid, les autres avaient succombé à une maladie, un accident, une agression ou à leur suicide. De fait, ils étaient surtout morts de notre insensibilité. De la lâcheté endémique de notre société et de ses gouvernants.

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

08:43 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

16/05/2017

L’Europe ne fait plus rêver. Partout, la peur a remplacé l’espoir:

 

 

 

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Elle n’ouvre pas un avenir, elle rend le présent angoissant.

 

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Homme politique

Ancien député UMP, Président du Rassemblement pour la France, Président de La Droite Libre

 
 
 

Partout en Europe, la peur a remplacé l’espoir. L’Europe ne fait plus rêver. Elle n’ouvre pas un avenir, elle rend le présent angoissant.

 

 

La peur – qui est loin d’être un fantasme – de voir les Européens submergés par une immigration excessive venue de cultures par trop différentes et rétives à l’assimilation, la peur de n’être plus chez soi, de perdre une identité qu’on a reçue et qu’on désire transmettre, voilà qui a joué le rôle principal dans le vote des Anglais en faveur du Brexit. S’y est ajoutée la crainte de voir les étrangers occuper les emplois et, ce faisant, peser sur les salaires et le chômage.

 

Maintenant que le peuple s’est prononcé, d’autres inquiétudes se font jour sur les conséquences de ce choix. Les Irlandais du Nord redoutent de voir réapparaître la frontière avec leurs voisins du sud et de ne plus pouvoir circuler aussi facilement sur le continent. Beaucoup cherchent à obtenir la citoyenneté de la République d’Irlande. Les Écossais demandent un nouveau référendum sur l’indépendance, de peur de se trouver pris dans les difficultés économiques britanniques issues du retrait de l’Union européenne.

 

 

Les Espagnols ont élu leurs députés hier. Durant ces élections, deux peurs se sont affrontées. La première avait expliqué le recul du Parti populaire et la montée de l’extrême gauche de Podemos en décembre 2015. Ce parti a utilisé et développé une véritable phobie à l’encontre du capitalisme et de la mondialisation, en mélangeant dans son réquisitoire les soucis de justice sociale et de risque environnemental. Il est, en Espagne, le parti de la peur.

 

Mais c’est le Parti populaire qui a remporté les élections du 26 juin, plus fortement que prévu, sans toutefois atteindre la majorité. On pourrait penser que les résultats relativement bons sur le plan économique et la baisse du chômage expliquent ce succès modéré de Mariano Rajoy. Il n’en est rien. Le gain de 700.000 voix et la perte de plus d’un million d’électeurs par Podemos proviennent de la panique qui a saisi nombre d’Espagnols après le Brexit. Immédiatement, les taux d’intérêt ont bondi dans ce pays où la dette vient de franchir les 100 % du PIB, la Bourse a chuté de 12 % à Madrid. Les Espagnols ont, pour beaucoup, préféré ce qu’ils tenaient plutôt que le risque et l’incertitude d’un bouleversement politique qui pouvait aussi conduire au démembrement du pays avec le souhait d’indépendance des Catalans.

 

 

L’Europe est soumise au balancier des peurs. La chancelière allemande, madame Merkel, a joué dans ce choc des peurs le rôle essentiel. L’Allemagne a été portée par l’espoir de la réunification qu’elle a réussie. Elle est, grâce à son mark bon marché, qu’on appelle l’euro, la première puissance européenne. Elle ignore la peur beaucoup plus que les autres. La seule frayeur qui l’habite est celle de son terrible passé. Elle a donc, sans vergogne, appelé les autres États à plus de sérieux. Beaucoup ont du mal à répondre à son attente : ni la Grèce, ni l’Espagne, ni même la France n’ont pu atteindre les objectifs imposés. Elle a aussi appelé les migrants à venir chez elle, par générosité certes, par souci de se faire pardonner aussi, mais surtout devant l’effroi que suscite son hiver démographique.

 

 

Assiégée par le terrorisme, envahie par des étrangers qui ne s’assimilent pas, dépassée par les nouveaux venus de l’économie planétaire, l’Europe n’est plus gouvernée que par les peurs antagonistes. La seule révolution qui vaille serait que des hommes politiques soient capables de lui rendre l’espoir, l’espoir d’être elle-même, d’être une puissance qui protège, certes, mais qui compte dans le monde. Il faudrait, pour cela, que quelques hommes à la tête des principales puissances du continent redonnent sa vigueur au projet du général de Gaulle d’une confédération de nations. L’Europe n’a pas besoin d’autre chose.

 

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09/05/2017

Elle n’avait que 7 euros dans son petit sac noir en bandoulière !

 

 

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Brutalement, un scooter tapi en embuscade s’élance derrière la vieille dame…

 

 

 

 

 
 
Ancien officier de Gendarmerie

Diplômé de criminologie et de criminalistique

                                                                                      

Le temps hésite,  lundi 24 avril après-midi, entre nuages et soleil dans la région parisienne, plus exactement à Malakoff, dans les Hauts-de-Seine. À l’angle de la rue Savier et de la rue d’Hébécourt, une octogénaire rentre chez elle. Elle a mis son sac en bandoulière en sécurité sur son épaule. À cet âge-là, les plaisirs sont simples et c’est une joie de rejoindre son appartement pour profiter de la fraîcheur et retrouver son mari qui l’attend impatiemment.

 

Brutalement, un scooter tapi en embuscade s’élance derrière la vieille dame, elle n’a pas le temps de se retourner que l’homme qui conduit l’engin essaie de lui arracher le sac en tirant sur la courroie. Mais la vieille dame résiste, elle ne veut pas lâcher son bien. Alors, l’homme la traîne par terre sur plusieurs mètres. Sonnée, presque évanouie, son sac se libère enfin de son bras et l’agresseur prend la fuite avec son butin.

 

 

Deux personnes, une automobiliste et un piéton qui viennent d’assister à la scène, se portent à son secours, la relèvent, vérifient son état de santé et la raccompagnent chez elle.

 

 

Elle est meurtrie mais saine et sauve, elle a retrouvé son foyer. Certes, son sac manque mais elle est vivante. À son compagnon, bouleversé de découvrir son épouse dans cet état, elle parle de son agression. Ses pensées sont flous mais elle se souvient qu’il y avait au moins un homme sur le scooter.

 

 

Quelques heures plus tard, la douleur qu’elle ressentait au poignet s’est accentuée, le mari contacte le médecin de famille qui, inquiet, décide de la faire hospitaliser.

 

Le personnel médical est obligé de noter un état bien plus grave qu’un simple os cassé. Ils détectent une hémorragie cérébrale due à la chute. Malgré les soins, la situation ne fait qu’empirer. Finalement, elle décède le lendemain matin. Elle n’aura survécu que quelques heures à son agression.

 

 

Le plus affreux, dans cette histoire, est que la victime est morte pour un total de sept euros, le nombre de pièces qu’elle avait dans son petit sac en bandoulière avant qu’il ne lui soit dérobé, selon la police judiciaire chargée de l’enquête.

 

 

Le parquet a immédiatement saisi le SDPJ 92 pour vol avec violence sur personne vulnérable ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Les enquêteurs ont lancé un appel à témoins et recherchent notamment les deux passants (l’homme et la femme) qui se sont arrêtés pour porter secours à la victime.

 

 

Cette personne avait exactement 85 ans, l’âge du père Jacques Hamel égorgé dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray. Les médias ne se sont pas emparés de son accident funeste de la même manière. On peut le comprendre : il ne s’agissait pas de terrorisme et la mort n’est pas survenue de façon aussi horrible.

 

 

Pourtant, il ne se passe pas de mois sans que des personnes âgées ne soient attaquées dans la rue pour s’emparer de leurs quelques économies. Il ne se passe pas de mois sans qu’en prenant le métro ou en sortant d’une discothèque, une femme ne soit agressée physiquement.

 

 

Le gouvernement nous répète que nous sommes en guerre, que Daech est devenu l’ennemi absolu. Il est regrettable qu’on nous parle moins d’une guerre présente sur notre sol, une guerre insidieuse qui infecte nos quartiers. Une guerre que l’État ne veut pas reconnaître et, pourtant, qu’il est en train de perdre. Celle que nous livrent les bandes et leur violence quotidienne.

 

 

Elle était fière de son petit sac en bandoulière de couleur noire, elle se méfiait (on n’est jamais assez prudent), elle le tenait fermement contre elle. Hélas, cet humble joyau a été fatal à sa propriétaire.

 

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06/05/2017

Il s’agit d’un choix de civilisation. Nul ne pourra dire qu’il ne savait pas !

 

 

 

Tout est sur la table, rien n’est caché, le choix est d’une absolue clarté.

 

 

Le 7 mai, les Français auront à se prononcer de façon simple sur l’avenir de leur pays, en répondant à la question suivante : souhaitez-vous que la France historique perdure, ou préférez-vous qu’elle se transforme en une région multiculturelle soumise à une Europe centralisée, possédant tous les pouvoirs ? Car telle est la question fondamentale.

 

 

Emmanuel Macron ne s’en cache pas : il souhaite une ouverture complète des frontières, sans la moindre restriction, la chance qu’offre l’immigration se traduisant par la création de communautés multiples, autonomes, n’ayant aucun passé historique et n’ayant pas utilité à communiquer entre elles.

 

Son objectif est de transformer la France chrétienne en une sorte de patchwork multiconfessionnel, coupé de toutes racines nationales, et transformant la personnalité française en une collection d’individus anonymes censés s’accepter les uns les autres. De cela résulte une politique résolument européiste, s’appuyant sur une économie totalement libérale et ouverte, dans un cadre moral et culturel axé sur la seule recherche de la jouissance individuelle effrénée, le dieu Argent devenant l’alpha et l’oméga de la vie sociale. Il s’agit donc de créer un magma de « citoyens du monde » indifférenciés, une France déculturée remplaçant définitivement la France bimillénaire détestée.

 

 

À l’inverse, Marine Le Pen affiche un programme résolument axé sur le rétablissement de la souveraineté française, afin que la France historique renaisse de ses cendres. Il s’agit d’un projet de reprise en main du destin de notre pays, ayant pour objectif le meilleur épanouissement de chaque Français.

 

 

 

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Le communautarisme et l’islamisation de la France doivent donc être prioritairement combattus, par le rétablissement des frontières permettant de stopper une immigration devenue invasion. L’économie se doit d’être au service de la nation, et non l’inverse, et c’est dans ce cadre que le projet d’une réorganisation monétaire doit s’insérer. Le libéralisme libertaire, aboutissant à la destruction des repères moraux et culturels traditionnels, doit être combattu, par la remise en perspective de ce qui est naturel à la personne : c’est à ce titre que la loi Taubira doit être abrogée.

 

 

Les électeurs vont donc devoir se prononcer sur deux projets clairement antinomiques : un projet Macron, pouvant être qualifié de libéral-libertaire mondialiste, axé sur l’exaltation de l’individu anonyme itinérant, et un projet Marine, conservateur et souverainiste, axé sur l’épanouissement de la personne charnelle enracinée. Les électeurs de droite peuvent donc faire leur choix en toute connaissance de cause, et ne pourront dire, ultérieurement : je ne savais pas, je ne m’en suis pas rendu compte, je n’aurais jamais cru que, si j’avais su…. Tout est sur la table, rien n’est caché, le choix est d’une absolue clarté. Si l’Église officielle de France demande sans surprise le vote Macron, des évêques et prêtres viennent d’indiquer qu’ils voteront Marine. À chacun de voter en connaissance et en conscience, et bien évidemment d’accepter toutes les conséquences futures de son vote, que chacun peut désormais connaître sans la moindre ambiguïté.

 

 

 dans Boulevard Voltaire

 

 

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25/04/2017

Enfin la vérité sur les agressions sexuelles commises en Allemagne ?

 

 

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La police s’est résolue à avouer que ce sont près de 1.200 femmes qui ont été victimes d’agressions:

 

 

 

 

Décidément, les autorités allemandes ont bien du mal à dire la vérité sur les agressions commises durant la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne, Düsseldorf et d’autres villes. Après avoir minimisé les faits, avec la complicité de médias occidentaux, la police s’est résolue à avouer que ce sont près de 1.200 femmes qui ont été victimes d’agressions, dont environ 650 à Cologne et 400 à Hambourg.

 

 

 

Si la police allemande avait d’abord pointé la responsabilité des migrants dans ces faits, la presse s’était empressée de les contester. Ainsi lexpress.fr publiait, le 12 février, un article intitulé « Agressions de Cologne : non, les migrants ne sont pas les principaux auteurs ». Pourtant, la plupart des suspects sont originaires d’Afrique du Nord et la moitié de ceux qui ont été identifiés étaient en Allemagne depuis moins d’un an. Difficile, dans ces conditions, de ne pas établir de lien entre ces crimes et l’arrivée massive d’immigrés en 2016.

 

 

 

Au nom du « padamalgam », de nombreuses « consciences » ont nié ce lien, allant jusqu’à expliquer ces agressions par la misère sexuelle de ces « réfugiés », non sans contradiction, d’ailleurs. Mais les autorités germaniques en ont eu tellement conscience qu’elles ont, début 2016, diffusé des documents rédigés dans des langues exotiques pour rappeler qu’en Europe, lorsqu’une femme dit non, c’est non.

 

 

 

Mais, toujours au nom de cette idéologie qui nie la réalité des faits, la justice allemande n’a identifié que 120 personnes. Et celles qui ont été condamnées – parfois bien légèrement à des peines de prison avec sursis – se comptent sur les doigts d’une main. La justice française n’aurait pas fait mieux. À la décharge des magistrats, comment identifier avec certitude des clandestins dont les papiers sont de pure complaisance, et qui sont par définition inconnus dans un pays où ils ont pénétré illégalement ? Seule une véritable présence policière aurait permis, en arrêtant sur place les violeurs, de déférer aux tribunaux les auteurs de ces intolérables agressions.

 

 

 

Le législateur a réagi. Le Bundestag a voté, le 7 mars, une loi prévoyant que tout acte commis « contre la volonté identifiable d’une autre personne » est désormais une infraction pénale. Une faible consolation pour ces femmes et ces jeunes filles victimes de la concupiscence d’individus habitués à des plaisirs moins raffinés, qui préfèrent sans aucun doute la mini-jupe à la burqa…

 

 

 

Il faudrait bien, pourtant, ouvrir les yeux. Ces fameux réfugiés d’une vingtaine d’année, fuyant le terrifiant régime de Bachar el-Assad, ressemblent surtout à nos propres voyous, et n’ont rien à faire dans nos pays où le respect de la femme est consubstantiel à notre culture. Ce n’est pas en durcissant la loi qu’on réglera le problème, mais bien en empêchant ces hordes de s’implanter sur notre sol. En France, les banlieues connaissent des phénomènes similaires ; les centres-villes aussi, et pas seulement dans les quartiers « chauds ». Il devient imprudent, pour une jeune fille, de rentrer seule chez elle le soir, après un pot entre copains, au risque d’être importunée – au mieux – par des individus qui n’en verront que les attraits juvéniles et les rondeurs mal dissimulées.

 

 

 

Et, malgré toutes les leçons de morale du monde et du Monde, ce sont ces faits qui dessillent peu à peu nos compatriotes.

 

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11/04/2017

Après le Brexit, comprendre que l’Europe politique est perdue:

 

 

 

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Les partis et les responsables politiques qui ont souci du bien commun doivent à tout prix sortir de deux dénis symétriques.

 

 

 

Écrivain et philosophe
 
 
 
 
 

Après le Brexit, l’avenir est bien sombre pour l’Union européenne. Ce qui a été fait sans mandat clair des peuples ne tiendra pas devant la révolte citoyenne qui s’annonce. Car c’est une utopie que de prétendre construire l’Europe contre sa tradition de liberté. Et la liberté des peuples n’est pas simplement la liberté d’élites qui déclarent froidement incarner, par définition, la démocratie, au besoin contre le peuple. Or, c’est là, clairement, ce qui est en train d’advenir.

 

 

L’Europe politique, c’est la construction d’un super-État européen qui annule progressivement les souverainetés nationales, avec une bureaucratie, un Parlement, des cours de justice, un pouvoir réglementaire allant bien au-delà de la nécessaire réglementation de la monnaie commune. La révolte des peuples contre cette Europe politique doit devenir un des scenarii majeurs de tout parti politique.

 

 

 

On doit envisager, maintenant, un possible désastre de la construction européenne. « Extrémisme » n’est pas, pour nous, un slogan, mais un concept. Nous concevons, en effet, sans difficulté des réactions à l’universalisme abstrait de l’Europe amnésique et sans identité, sous forme de particularismes arbitraires et fermés, réactivant les logiques d’avant 1914.

 

 

 

Les partis et les responsables politiques qui ont souci du bien commun doivent à tout prix sortir de deux dénis symétriques : le déni conservateur de l’Union européenne, aussi bien que le déni des risques de l’extrémisme révolutionnaire. Il faut absolument entrer dans une logique réaliste. Les anciens partisans de l’Union politique doivent prendre acte de sa dissolution de fait, car dès qu’on sort des beaux quartiers et des plateaux télé, elle n’existe plus que contre la démocratie et toute la tradition européenne de liberté. Des catastrophes internationales redeviennent possibles si seuls les partis extrémistes sont pour la démocratie, la souveraineté nationale et la consultation populaire, alors que les partis modérés seraient perçus comme voulant dissoudre les nations dans une construction bureaucratique, inefficace et injuste.

 

 

 

Il faut souhaiter que les pouvoirs comprennent que l’Europe politique est perdue, et qu’ils sauront la sacrifier au profit de l’Europe économique, idée initiale. L’Europe se recentrerait alors sur les domaines où elle est pleinement légitime : 1) l’union douanière pour les échanges intra-européens ; 2) une politique d’investissement dans l’industrie et les infrastructures européennes ; 3) la coopération des nations sur certains points clés pour bénéficier de la taille des marchés européens.

 

 

 

Un tel recentrage serait, bien entendu, un changement considérable, mais cela permettrait à des dirigeants modérés de préempter un mouvement probablement inévitable, ainsi que de démontrer aux peuples qu’ils ont compris les raisons du rejet de l’Europe et qu’ils recentrent le projet européen sur le service des peuples et le développement économique. Sans un tel repli stratégique, c’est toute l’idée de construction européenne qui est condamnée, sauf fuite en avant (heureusement improbable) dans le despotisme dur. Et ceux qui bénéficieront du déni seront des extrémistes.

 
 



                                                    

 

 

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04/04/2017

Salah Abdeslam a sa salle de sport privée… Pourquoi se gêner ?

 

 

 

 

Pas moins de quatre cellules mises à disposition pour le prisonnier le plus dangereux de France !

 

Ancien chef d'entreprise
 
 
 
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Estomaqué, le député LR Thierry Solère raconte sa visite, accompagné de deux journalistes du Journal du dimanche, à la prison de Fleury-Mérogis.

 

 

Il se lève vers 11 heures tous les matins, dévoile un gardien, il cuisine beaucoup, « fait surprenant pour un homme de cette dangerosité » (remarque non moins étonnante de la part du figaro.fr, quand on sait qu’un petit moustachu qui se qualifiait lui-même comme « un ami des bêtes » était 100 % végétarien ET nazi !) et il regarde inlassablement les émissions de télé-réalité ; il prie et lit le Coran ainsi que des livres donnés par sa famille transmis par la prison, il se montre aussi d’une maniaquerie obsessionnelle… De qui s’agit-il ? De Salah Abdeslam. L’État ne peut rien refuser, selon ledit site, au « seul survivant des commandos terroristes du 13 novembre 2015 ».

 

 

Si ce n’était que cela ! Thierry Solère n’en est pas revenu : pas moins de quatre cellules mises à disposition pour le prisonnier le plus dangereux de France ! La première est évidemment occupée par Salah Abdeslam lui-même ; une seconde est dédiée au service de surveillance 24 h sur 24, la hantise de l’administration étant le suicide du détenu ; une autre est censée pallier une éventuelle dégradation de celle occupée par le terroriste — là, on croit rêver !

 

 

Mais ce n’est pas tout : alors que l’établissement enregistre un taux d’occupation de 190 %, le député a failli s’étrangler en constatant la présence d’un rameur dans la dernière cellule ! Mieux que des séances de pompes, n’est-ce-pas, pour à la fois secouer et canaliser un détenu perçu comme « fatigué et nerveux » par le député lui-même. Vous trouvez que les privilèges pour un tueur d’innocents, ça suffit ? D’autres appareils de musculation vont pourtant bientôt arriver. Et, logique pour un terroriste islamique placé à l’isolement, une aire de promenade a été spécialement aménagée sur le toit. Le tout financé par devinez qui ?

 

 

 

Quand on pense que l’État n’aurait jamais exonéré les familles des victimes des impôts dus par ces dernières si l’une d’entre elles ne s’était pas insurgée à la réception de sa feuille de déclaration, tant de sollicitudes à l’égard d’un Salah Abdeslam laissent pantois. Thierry Solère veut des explications. Nous aussi ! Dans une lettre adressée au garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, il demande la raison de ce traitement de faveur. C’est le rameur qui lui reste en travers de la gorge, en plus d’avoir appris « que son usage était exclusivement réservé à cet individu »

 

Abdeslam nous coûte un pognon fou. Cela fait rager. Cependant, le plus amoral de cette histoire, c’est que ces privilèges sont réservés à un individu de cet acabit. Popote à demeure à volonté, télé par-ci, appareils de muscu par-là : plus tu es dangereux, plus tes conditions de détention s’améliorent… Et dire que, pendant ce temps-là, à l’extérieur, les Français rament…

 

 

 

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28/03/2017

Apparu ignore-t-il que le multiculturalisme est la cause du communautarisme ?

 

 

                                               

 

 

 

 

 A l’origine de tous nos maux, il y a une politique migratoire parfaitement déraisonnable, depuis un peu plus de 40 ans.

 

 

Juriste



 
 
 
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Je ne vais pas citer à nouveau cette célèbre phrase attribuée à Bossuet, un peu galvaudée. Vous la connaissez trop bien. Pourtant, cette sentence décrit à merveille les dernières déclarations de Benoist Apparu. Quand le porte-parole d’Alain Juppé affirme que l’« identité heureuse », concept cher à son mentor, paraphrasant trompeusement Alain Finkielkraut, s’accorderait avec le multiculturalisme, tout en refusant le communautarisme, il déplore les conséquences de ce dont il chérit les causes. Il ne fait, en effet, aucun doute que le multiculturalisme, conséquence négative d’une immigration qui ne s’est pas assimilée, est la cause première du communautarisme.

 


 
À l’origine de tous nos maux, il y a une politique migratoire parfaitement déraisonnable, depuis un peu plus de 40 ans. Cette politique porte un nom : l’immigration massive. D’abord voulue par le patronat pour jouer à la baisse sur les salaires des autochtones, l’immigration répondait aussi à une vision du monde universaliste dévoyée faisant suite aux conflits post-coloniaux. Je ne ferai pas ici l’historique de cette idéologie, mais elle domine désormais la pensée occidentale. Sur le plan politique, elle se traduit par le multiculturalisme, c’est-à-dire le fait de ne pas reconnaître une culture majoritaire, enracinée dans l’Histoire, pour une nation. On supposera donc que la France, État-nation multiséculaire, puisse ne pas procéder intégralement d’une culture française et européenne.

 


 
En ce sens, les déclarations de Benoist Apparu font écho à l’affirmation du théologien musulman Tariq Ramadan qui voudrait que l’« islam [soit] une religion française ». Il existe un islam en France, c’est un fait. Mais il n’existe pas d’islam de France. Plus précisément : l’islam n’a pas d’enracinement charnel en France. C’est donc à l’islam de s’adapter à la culture française, et non l’inverse. Dès que l’on imagine que la France puisse être multiculturelle, on admet qu’elle puisse accepter la présence de catégories différenciées de Français organisées en communautés d’intérêts selon des affinités le plus souvent ethno-religieuses.

 


 
Le multiculturalisme est opposé à l’essence de la France, sa substance, mais aussi à son incarnation politique qu’est la République, laquelle distingue les nationaux des étrangers par la citoyenneté. Si le multiculturalisme est officialisé politiquement, il se traduira concrètement par l’apparition d’une multi-citoyenneté. Que voulait dire Benoist Apparu, au fond ? Que la France est une société multiethnique, multiculturelle. Qu’au fond, les pouvoirs politiques agissent sur le réel, et qu’il serait impossible de mettre en place une politique d’assimilation. Plus encore, que notre pays doit accepter toujours plus d’immigration pour répondre aux injonctions de l’ONU et de l’Union européenne, organismes supranationaux sans identités culturelles et politiques, tétanisés par la démographie délirante du Sud.

 

 

 


 
N’étant pas d’une nature défaitiste, et étant attaché à la France historique, présentant une permanence culturelle, je pense qu’il faut refuser farouchement les volontés des juppéistes. Elles sont dangereuses. Oui à la France polyculturelle, de Charlie Maurras à Charlie Hebdo. Non à la France multiculturelle et multiconflictuelle. Voilà l’enjeu des prochaines décennies. Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.

 

 

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21/03/2017

Ces journalistes qui s’évertuent à nier le réel…

 

                                

 

 

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Qui nie l’évidence n’inspire pas franchement confiance.

 

Ecrivain, journaliste
 
 
 
 
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Comment endiguer la montée de l’extrême droite ? Telle est la question angoissante, lancinante, inextricable qui vient et revient, comme la marée, dans tous les débats politiques de la grande presse française, et maintenant européenne. On se gratte le menton, on conjecture, on échafaude : jouer de la flûte traversière, sauter à l’élastique, mimer « le papa pingouin » ? Et simultanément, même, si cela pouvait fonctionner.

 

 

Parfois, pourtant, il s’agit moins de faire que de ne pas faire.

 

 

Ne pas faire, par exemple, comme Michel Veron, envoyé spécial de MyTF1News.fr, lit-on, au Rendez-vous de Béziers. Il a flairé les tables rondes et, heureux comme un chien truffier, a rapporté triomphalement, au petit trot, la « théorie complotiste du Grand Remplacement » dont il s’est employé, dans un morceau de bravoure, à démontrer l’inanité, avec cette conclusion : « Moins de 250.000 personnes viennent en France chaque année (ce chiffre diminue d’ailleurs d’année en année) (sic). Une partie significative d’entre eux étant des étudiants, beaucoup ne restent que quelques années en France (resic). On est donc loin du prétendu raz-de-marée que laissent entendre Renaud Camus et ses partisans. »

 

 

On ne peut m’accuser d’être une groupie exaltée de toutes les thèses de Renaud Camus. Son malthusianisme revendiqué (je l’ai souvent dit ici) me semblant être, pour notre pays, l’ultime défaite, la mise au tombeau consentie : si la famille n’a pas d’héritier, la maison est vendue. Ainsi va la vie.

 

 

Mais tout cela commence à bien faire, non ? Qu’a donc fait le pauvre mot « remplacement » pour être précipité dans la géhenne de feu du dictionnaire ?

 

 

Les Français prennent le métro, se promènent dans la rue, fréquentent les hôpitaux, emmènent leurs enfants à l’école, font leurs courses dans des grandes surfaces, et tutti quanti. Ils ont des yeux pour voir, en lesquels ils n’ont pas de raison de douter, et qui leur semblent même, à dire vrai, plus fiables que les analyses statistiques laborieuses de monsieur Veron. La population de notre pays a changé, c’est un fait, et dans des proportions telles que l’on utilisera plus volontiers, pour en parler, l’adjectif « grand » que « négligeable », « anecdotique » ou « infinitésimal ».

Le dire ne signifie pas d’ailleurs qu’on le déplore — certains peuvent s’en réjouir, ou n’en avoir strictement rien à cirer —, ni que l’on soupçonne un Docteur No à petites lunettes métalliques et gros rire sardonique de tirer les ficelles d’un obscur « complot ». C’est un constat – pas un jugement de valeur – que chacun fait par-devers soi. Évidemment. Or, qui nie l’évidence n’inspire pas franchement confiance. Si, lorsque je constate qu’il pleut, ma voisine de palier me regarde d’un sale œil et crie au complot dans toute la cage d’escalier, on me permettra de ne pas voter pour elle au conseil de quartier, et de lui préférer le bonhomme du dessus qui évite de m’engueuler quand je lui dis une vérité. D’où ce conseil bienveillant à l’attention de Michel Veron : veut-il rester l’idiot utile de « l’extrême droite », comme il dit ? Qu’il continue ainsi.

 

 

 

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06/03/2017

Alain de Benoist sur les responsables européens :

 

La rédaction de Breizh-Info a interrogé Alain de Benoist, intellectuel majeur de la Nouvelle Droite, sur l’actualité et sur les évènements qui s’enchaînent, en France, en Europe et dans le monde. Nous reprenons ici cette entretien publié par Breizh-Info.
 
 

 

Nice, Turquie, Brexit : est-on en train d’assister à une accélération de l’histoire ?

 

 

 

Alain de Benoist : Il y a déjà eu des attentats en France (et il y en aura d’autres), comme il y a déjà eu des coups d’État en Turquie (et ce n’est sans doute pas le dernier). Le Brexit est plus important, surtout s’il s’avère qu’il aura marqué le début de la déconstruction européenne. Mais cela suffit-il à parler à d’« accélération de l’histoire », expression dont une définition précise est encore à donner ? Plus intéressante me paraît être l’accélération sociale, à laquelle Hartmut Rosa a consacré un excellent livre : « L’accroissement de la vitesse, écrit-il, constitue le véritable moteur de l'histoire moderne."

 

 

 

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Mais cette accélération-là n’a pas grand-chose à voir avec les événements qui font la une des médias.
C’est une accélération silencieuse, d’autant plus efficace qu’elle ne fait pas de bruit. Si l’on recherche le décisif, plus que vers Ankara, c’est vers la Silicon Valley qu’il faut se tourner.

 

 

Les responsables européens sont-ils à la hauteur des événements ?

 

 

Alain de Benoist : Vous connaissez très bien la réponse. Ces gnomes ne sont même pas à la hauteur d’eux-mêmes.

 

 

Que vous inspire la tentative de coup d’État en Turquie ?

 

 

Alain de Benoist : Ses auteurs s’y sont véritablement pris comme des manches, ce qui confirme une fois de plus que les militaires putschistes sont rarement intelligents. Erdogan, comme de Gaulle en avril 1961, a au contraire réagi avec une rapidité et un sens du moment historique qui méritent l’admiration. C’est une belle illustration du propos de Carl Schmitt : « Est souverain celui qui décide dans le cas d’exception ».

 

 

Le président turc est évidemment le grand vainqueur de ce coup d’État avorté : ses adversaires lui ont offert sur un plateau d’argent les circonstances qui vont lui permettre de museler son opposition. Reste à savoir si l’événement ne va pas également dégrader les relations de la Turquie avec les Etats-Unis, ceux-ci n’ayant condamné le coup d’État qu’avec un retard assez suspect. Il faudrait alors s’attendre à une confirmation du rapprochement entre Ankara et Moscou. Mais rien n’est sûr. La Turquie étant une spécialiste du triple ou quadruple jeu, il est difficile d’en dire plus pour le moment.

 

 

Du Front national au Parti communiste français, il semblerait que la solution du « tout sécuritaire » soit prisée pour combattre l’islamisme. Partagez-vous cet avis ? Le mal n’est-il pas plus profond, et à traiter à la racine ?

 

 

Alain de Benoist : La quasi-totalité de la classe politique estime que la réponse au terrorisme doit être avant tout « sécuritaire ». Cela revient à vouloir agir sur les conséquences plutôt que sur les causes, c’est-à-dire à chercher à régler en aval ce qui doit se régler en amont. Les mesures dites de sécurité ne servent en outre pas à grand-chose. La présence des militaires dans les rues rassure, mais ne protège pas. Le renseignement reste inefficace aussi longtemps qu’il n’est pas orienté vers le décèlement précoce. Quant aux mesures d’exception, que réclament les hystériques, elles ne font que restreindre les libertés sans améliorer la situation.

 

 

Comprendre le djihadisme, afin de mieux lutter contre lui, implique un changement radical des mentalités. Nos contemporains estiment pour la plupart que rien n’est pire que la mort, idée dont ils ignorent qu’elle est assez récente (mais à laquelle l’idéologie libérale apporte sa caution : l’Homo œconomicus étant posé comme fondé à toujours rechercher son meilleur intérêt, il n’est objectivement rien au nom de quoi on puisse lui demander de sacrifier sa vie).

 

 

Ils se sont par ailleurs habitués à penser que la religion trahit sa vocation quand elle encourage le fanatisme. Cela leur interdit de comprendre la dimension existentielle d’un activisme islamiste dont les protagonistes, non seulement ne craignent pas la mort, mais la recherchent volontairement avec passion. Cela leur interdit aussi de comprendre ce fait brutal qu’à l’heure actuelle, le djihadisme est apparemment la seule cause pour laquelle des milliers de jeunes sont prêts à aller mourir loin de chez eux. L’explication psychologique par la « folie » et la « radicalisation » des « déséquilibrés » arrange tout le monde. Grande différence culturelle, que les Américains ont déjà éprouvée en Afghanistan :

 

quand un Occidental est tué, sa famille le pleure ; quand un djihadiste est tué, sa famille prend les armes. Les armes ou les larmes : il faut choisir. »

 

La France peut-elle basculer dans la guerre civile ?

 

 

Alain de Benoist : Vous m’avez déjà posé la question, et ma réponse est la même : pour l’instant, c’est non. Des colères ne suffisent pas à déclencher une guerre civile, et il en va de même des actes de violence, même répétés, ou des éventuelles dérives individuelles ou groupusculaires de sociopathes du type Breivik.

 

 

Il ne peut y avoir une guerre civile que lorsque des masses ont le désir, la volonté et les moyens de se battre. Je ne vois rien de tel actuellement. Les réactions qui font suite aux attentats le démontrent amplement : ce que les Français veulent aujourd’hui, ce n’est pas la guerre, mais la paix – et même la paix à tout prix.

 

 

Propos recueillis par Yann Vallerie

 

 

 

 

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