
Alain de Benoist :
Le message publicitaire ?
Le bonheur réside dans la consommation…



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Alain de Benoist :
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Une nouvelle bannière pour une nouvelle campagne d'hiver qui commence. Marauder dans les rues de Paris à la rencontre de ceux qui se retrouvent sur le pavé. Dessous et en cherchant bien, ils n'ont pas trouvé la plage, même à Paris. Une nouvelle bannière mais un voyage ininterrompu depuis huit ans. A l'exception, notable, de quelques bénévoles ou généreux donateurs, nous restons isolés et parfois bien démunis. Ce qui, d'une certaine façon et modestement, nous rapproche de nos sans logis ; nous rend libre. Essayant de fuir le virtuel pour la réalité, nous ne roulons pas au volant d'une coquille vide mais d'une vieille Mercedes Vito remplie grâce à vous de vêtements.
L'aide hummanitaire quésaco ? L'Action Sociale et Populaire, ni titulaire, ni contractuelle, cherche dans la nuit, au gré de l'aventure, du populisme et de la charité, des pauvres. Et elle en trouve et les retrouve au fil des ans. Et aussi des nouveaux et encore des nouveaux, il n'y a pas de problème. Mais les pavés du vieux Paris, sous le bitume, c'est plus compliqué...
Jean Chabernaud
membre du CA

Le Centre d’Études et de Prospective sur la Science (CEP) tient son colloque annuel, ouvert à tous, sur le thème : « Vers une civilisation chrétienne » les samedi 27 & dimanche 28 septembre 2014, à la Clarté-Dieu, 95 Rue de Paris, 91400 Orsay.
Conférenciers : François Vallançon ("Les leçons de l'édit de Milan"), Dominique Tassot ("Les deux lignées dans la science"), Hugues Petit ("Il n'est pas de pouvoir politique sans principes religieux"), François de Siebenthal ("Solutions suisses à la crise économique"), Pierre Hillard ("Ils ne savent pas ce qu'ils font"), Didier Rochard ("Qu'est-ce qu'une radio chrétienne ?"), Alain Didier ("La tragédie chrétienne et nationale aux quatre derniers siècles"), Benoît Neiss ("Après l'incendie de Rome et des arts... Quel avenir pour notre culture ?"), Eric Davoust ("L'art peut-il ne pas être chrétien ?").
Programme détaillé sur le site Internet du CEP (http://le-cep.org/activite.html), formulaire d’inscription à imprimer et renvoyer à l’adresse indiquée. Pour tout renseignement, courrier électronique à cep.colloques@gmail.com , ou téléphone : 01 70 25 14 45 (Maxime), doté d'un répondeur.
Au fondateur Jean-Marie,
à Marine digne héritière.
Depuis tout ce temps que je les connais, il m'est souvent arrivé de me poser cette question : où trouvent-ils leur force ? Comment font ils contre vents et marais, dans des moments bien souvent délicats, pour tenir le coup ? Comment font ils pour sortir des situations les plus périlleuses en gardant la tête hors de l'eau, maintenant toujours la ligne qu'ils se sont fixée, évitant les écueils où bien d'autres ont sombré ?
Bien sûr il y a la figure tutélaire du légendaire Jean-Marie, de qui on peut dire, après une carrière aussi longue et fructueuse, qu'il est un être d'exception, un roc, le père fondateur de la dynastie. Mais il y a aussi chose que j'ai mis des années à découvrir, un véritable esprit de clan où la solidarité n'est pas un vain mot, pour reprendre une métaphore marine, ils savent se serrer les coudes par temps de tempête. C’est là certainement une des clef de leur succès. Au-delà de la personnalité de chacun, c’est une force qui se démultiplie, c’est certainement la clef du "leadership" de cette famille dans les milieux de droite nationale depuis si longtemps.
Pasteur Blanchard

Le message de Péguy
Il y a juste cent ans, le 5 septembre 1914, Charles Péguy tombait au champ d’honneur, foudroyé par une balle en plein front, entre Villeroy et Penchard, à la veille de la bataille de la Marne. Un an plus tôt, il avait en quelque sorte annoncé ce sacrifice héroïque dans un long poème, Ève : « Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle… »
Cet immense essayiste et poète, ce républicain et patriote fervent, ce mystique chrétien est aujourd’hui l’un des grands oubliés des manuels scolaires et des commémorations officielles du centenaire de la Grande Guerre. Alors que le juste hommage rendu à Jaurès a occupé une grande partie de l’espace médiatique ces derniers mois, l’absence de Péguy est choquante, pour ne pas dire honteuse. Les deux hommes, d’abord proches, avaient ensuite vivement polémiqué sur le socialisme, sur le patriotisme et sur le danger allemand. Les événements allaient pourtant rapidement donner raison à Péguy qui avait dénoncé, dix ans avant 1914, les dangers du pangermanisme et du nationalisme exacerbé. Mais là où la mémoire mythifie Jaurès, Péguy dérange.
Il dérange d’abord parce qu’il fut complexe et ne se laisse pas aisément cerner, en raison de la tension qui l’habitait et que traduisent ses écrits. Imagine-t-on : un socialiste devenu un catholique mystique quoique pourfendeur des excès de l’Église, un révolutionnaire universaliste doublé d’un patriote épris d’ordre ?
Péguy défendit avec fougue le capitaine Dreyfus broyé par la raison d’État et par l’armée, mais il s’en prit aussi à tous ceux qui dénigraient la nation, encensa Jeanne d’Arc et Richelieu et qualifia la République de « royaume de France » au nom d’une forme de continuité historique qui ne niait pas pour autant les ruptures et qui était dénuée de toute idée d’une quelconque pureté des origines.
De Zeev Sternhell à Bernard-Henri Lévy, dont la vision de la réalité historique est si déformée qu’ils font de la France la matrice du fascisme et de Péguy l’un de ses précurseurs, nombreux sont ceux qui se sont laissés abuser par une lecture rapide, partielle, partiale, décontextualisée de son œuvre ou encore par le fait qu’il avait pu être récupéré par Vichy, en oubliant un peu vite qu’il fut aussi lu dans les maquis comme à Londres. De Gaulle se plaisait à dire qu’il était l’écrivain qui l’avait le plus influencé.
Péguy dérange d’ailleurs aussi parce qu’il incarna une République exigeante, quelque peu mythifiée et qui nous est devenue étrangère. Modèle méritocratique, il était ainsi le fils d’une rempailleuse de chaises qui l’éleva quasiment sans ressources, après le décès prématuré de son père, menuisier. Il put poursuivre ses études grâce à une demi-bourse et accumula tous les prix d’excellence. Son parcours et ses écrits soulignaient l’importance de l’élévation par l’école, le culte de l’effort et la vénération des instituteurs pour lesquels il inventa l’expression de « hussards noirs de la République ».
Péguy nous rappelle aussi ce que fut historiquement notre laïcité, une magnifique invention française qui doit permettre de vivre ensemble dans le respect mutuel, à l’heure où certains ultras rêvent de détruire ce modèle et ou d’autres souhaiteraient au contraire éradiquer toute forme de religion de notre société
Péguy dérange également parce qu’il dénonça le régime d’assemblée, le sectarisme, les idéologies et la caporalisation des esprits et souhaita une République à la fois respectueuse des libertés et à exécutif fort, capable de maintenir l’ordre sans être jamais oppressive. « L’ordre et l’ordre seul fait en définitive la liberté, écrivit-il. Le désordre fait la servitude. »
Il dérange encore parce que, venu du socialisme, d’un socialisme libertaire et idéaliste, il ne se reconnut plus dans la gauche de son temps et accusa les chefs du Parti socialiste d’être des « bourgeois intellectuels » qui n’avaient que le progrès à la bouche ou sous la plume, mais qui étaient coupés du peuple. Dans Notre Patrie, il écrivit ainsi : « On ne saura jamais tout ce que la peur de ne pas paraître assez avancé aura fait commettre de lâcheté à nos Français. »
Plus largement, il dérange les puissants. Il les dérange par sa morale exigeante. Il les dérange par son vrai anticonformisme qui lui fit écrire : « Il y a pire que d’avoir une mauvaise pensée, c’est d’avoir une pensée toute faite. » Il les dérange par sa prescience qui lui fit dénoncer les principaux travers de notre temps : la toute-puissance de l’argent, le culte de l’immédiateté, la société du spectacle, l’abrutissement des masses par les « bourreaux mous », plus dangereux que les « bourreaux de torture », parce qu’ils répandent plus insidieusement la ruine et au final le sang. Péguy écrivit qu’« il y a des ordres apparents qui sont les pires désordres ». Ce pessimiste, et là n’est pas son moindre paradoxe, nous délivre un message ultime d’espérance : aux heures les plus sombres, le salut réside dans la résistance, dans le don de soi et dans la foi en la jeunesse.
Il y a plus qu’un fil qui va d’Émile Ollivier, le républicain libéral rallié au Second Empire, au philosophe Bergson qui lui succéda à l’Académie française, de Bergson à Péguy qui fut l’élève de celui-ci et enfin de Péguy à de Gaulle.
Décidément trop complexe, trop exigeant, trop iconoclaste, trop dangereux, trop français, ce Péguy, pour recevoir un hommage public de nos dirigeants actuels !

Mise à Jour du 02/06/2018
Nouvelle Plaquette !

page 1/4
Ancienne Plaquette

ILs "boîtent" des plaquette de présentation de l'Action Sociale et Populaire qu'ils ont acquises pour la modique somme de 0.10 euros pièce, port compris, en envoyant un chèque à :
Action Sociale et Populaire
BP 7
91201 Athis-Mons Cedex

Il m'arrive souvent, et de plus en plus, suite à des articles dans la presse amie, ou à des passages sur les ondes de radio Courtoisie, de recevoir des appels téléphoniques qui sont de véritables SOS. Comme celui de cette famille de province, obligée d'accueillir un oncle marginal revenant d'Amérique, cet extravagant leur rendait la vie impossible, je pus, grâce au bon soin d’Oscar, lui trouver un hébergement en région parisienne.

Quelque mois plus tard, je reçois un appel d'une des filles de la famille qui vit dans la capitale. Elle me téléphone pour me dire qu'il avait quitté le centre de réinsertion où il ne se plaisait pas, pour venir squatter chez elle. Elle lui avait trouvé une chambre chez un particulier, mais il refusait d'y aller, sous prétexte que la propriétaire ne voulait pas que l'on fume à l'intérieur. Elle était désemparée. Ne sachant que faire, je lui dis qu'il ne fallait pas céder au chantage, c'était la chambre ou le retour en foyer. N'ayant pas d'autre choix, il accepta. Elle me téléphona pour me remercier. Il fallait entendre les mots de gratitude et de soulagement de cette femme, pour être conforter dans la conviction que nos modestes actions et conseils ont leur utilité.
Pasteur Blanchard

Renaud Camus :
L’antiracisme nous impose un monde atroce…
Jean-Marie Le Pen s’est encore illustré il y a quelque temps par un nouveau “bon mot” dont il nie a posteriori toute connotation antisémite. Il est de bonne foi, selon vous ?
Écoutez, je vais sans doute vous surprendre, et je sais bien que je vais là contre le flot grondant, au risque de me faire emporter par lui moi aussi, mais je ne serais pas du tout étonné qu’il soit de bonne foi, oui. Pour l’immense majorité des Français le mot fournée n’évoque pas du tout les fours crématoires, et pas même les fours, malgré l’étymologie. On songe plutôt à un regroupement pour la commodité : une fournée dans l’ordre de la Légion d’honneur, le pape a fait une fournée de cardinaux. Jean-Marie Le Pen s’exprime beaucoup, on peut difficilement lui interdire d’employer le mot fournée, qui est très courant en français dans le sens que je viens d’évoquer. Il serait antisémite en l’occurrence, parce qu’il venait juste après le nom de Patrick Bruel. Oui, mais juste avant il était question de Yannick Noah, qui n’est pas juif. Ces messieurs ne sont pas contents des succès du Front national, qu’ils s’en aillent, regroupons leur cas, ça fera une fournée — voilà ce que je comprends, et rien d’autre.
Mais peut-être suis-je influencé dans ma façon d’en juger par deux mésaventures qui me sont arrivées ces jours-ci. D’une part je suis couvert d’opprobre, à forte connotation homophobe, d’ailleurs, par un certain “bougnoulosophe”, c’est ainsi qu’il se nomme, en fait un vague sociologue belge nommé Jamal Es Samri. Je trouve toujours très ridicules ces antiracistes patentés qui, se contredisant eux-mêmes, ne parlent jamais qu’à partir de leurs origines. Et, poussé à bout, songeant à Cocteau et à ses poètes qui « chantent dans leur arbre généalogique », il m’est arrivé de demander au “bougnoulosophe” anonyme s’il lui arrivait jamais de « descendre de son arbre généalogique » — c’est-à-dire, dans mon esprit, de s’exprimer autrement qu’en tant que Marocain immigré en Belgique. Qu’est-ce que je n’avais pas dit ! Voilà qu’un researcher in international relations, Jean-Philippe Dedieu, m’apprend qu’il me dénonce à la police judiciaire ! Parler d’arbre, même généalogique, à un Africain, c’est le traiter de singe, paraît-il. Je vous jure mes grands dieux que rien n’était plus éloigné de mon esprit.
Autre exemple, encore plus vertigineux. Je mets en ligne, sur les dits réseaux sociaux, des œuvres musicales, des textes ou des tableaux que j’aime, ou que je trouve intéressants. Et je viens de me faire traiter d’antisémite parce que j’avais mis en ligne un bel autoportrait du peintre Bernard… Dufour !
Je me répète : l’antiracisme est un roi tout à fait légitime, de par ses origines, mais fou. Et à présent on ne subit plus que sa folie. Seulement on n’arrive pas à se débarrasser de lui, à cause de la légitimité de ses origines. Il nous impose un monde atroce sous prétexte qu’il est seul fondé à régner.
Pensez-vous que Marine Le Pen devrait définitivement “tuer le père” et lui demander de ne plus intervenir au nom du FN ?
Je pense que Marine Le Pen devrait renouveler son parti et l’élargir à tous ceux qui pensent que le plus grave, en France et en Europe, c’est la substitution ethnique et civilisationnelle en cours. Mais ça n’a rien à voir avec cet épisode.
NKM appelle à un changement de nom de l’UMP. Pensez-vous que ce soit prioritaire et suffisant ?
URM, Union des Remplacistes Mous, ça serait bien. Ou bien, si Nicolas Sarkozy revient, MCR, Mouvement Crypto-Remplaciste. Au cas où Alain Juppé l’emporterait, PACP, Parti des Amis du Changement de Peuple, me paraîtrait judicieux. Mais dans l’ensemble je dois avouer que le sort de l’UMP me préoccupe assez modérément…
Le mois de juin a été marquée par les commémorations du débarquement allié durant la Seconde Guerre mondiale. Bonne chose pour la France ou simple tapage médiatique ?
Pourquoi faut-il que nous ayons toujours honte de ce pays que nous aimons tant ? Pourquoi ne nous vaut-il que des humiliations ?

Réflexions de Bruno Raju,
Membre de l'ASP
Le mardi 19 Août 2014, le Pasteur Blanchard et son épouse, infatigables dans leur volonté de venir en aide aux plus pauvres d'entre nous, nous embarquent dans leur arche de Noé de la pauvreté. Tout est prêt, nous voilà sur le pont pour notre maraude nocturne. Le Seigneur nous accompagne sans que nous nous en apercevions. Les premiers sans domicile fixe sont dans votre visée, c'est l'arrêt et les premières distributions, vêtements, chaussures, café, soupe et thé. Les pauvres hères sont contents de voir celui qui depuis 2005 leur vient en aide, sans aucune subvention, puisant dans ses propres deniers pour faire face. Des visages connus se réjouissent de voir leur ami, le pasteur Blanchard, et les nouveaux se pressent pour recevoir ces quelques dons qui sont pour eux comme un cadeau de Noël .

Nous terminons notre virée dans le monde de la grande pauvreté à l'Opéra. Nous avons rencontré des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, des enfants qui vivent dans la rue sur des matelas ou dans des cartons. Mais qui les regarde? la pauvreté est devenue tellement commune dans notre pays. Levez-vous âmes de bonne volonté et rejoignez l'arche de Noé que le Pasteur Blanchard a mise sur pied et qui ne vit que grâce à l'amour pour ses frères.
Bruno