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29/10/2019

Pas d’amalgame entre « salafiste » et « salafiste » !

 

 

 

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La première décapitation perpétrée sur le sol français à peine annoncée, les républicains de gauche, comme à l'accoutumée, ont agité leur gri-gri favori : « Pas d'amalgame ».

 

 

 

Les attouchements dans le cadre familial ne justifieront plus la prison…Quand NVB autorise le voile dans l’espace public.Pour une piscine « muslim-friendly »

 

 

 

      

L’attentat contre l’usine de gaz, en Isère, et la première décapitation perpétrée sur le sol français à peine annoncés, les républicains de gauche, comme à l’accoutumée, ont agité leur gri-gri favori : « Pas d’amalgame ». Pas d’amalgame entre islam et islamisme, pas d’amalgame entre musulmans modérés et musulmans radicaux, ou, autre variante, entre islam et salafisme. Entre eux, point de socle commun, ni même quelque supposé lien de parenté.

 

 

 

Mais, stupeur, ce dimanche 28 juin, présentatrice et journaliste du journal de 19 h d’Antenne Réunion nous en révèlent un nouveau. Alors que Yassin Salhi – qui avait été fiché par les renseignements généraux précisément pour appartenance à la mouvance salafiste, donc en voie de radicalisation terroriste – est en garde à vue, on nous apprend que « le terme salafisme » ne doit pas être confondu avec celui de « djihadisme » ! Stupeur, encore, d’entendre définir le salafisme comme étant « un courant rigoriste de l’islam fondé sur une stricte interprétation du Coran », immédiatement suivi de cette affirmation : « La plupart des salafistes sont pacifistes. » » Mieux : « Les salafistes qui versent dans le djihadisme seraient ceux qui l’étudient le moins et ceux qui sont motivés par un sentiment d’oppression contre les musulmans. »» Ce n’est pas l’avis de Yadh Ben Achour, professeur de droit à l’université de Tunis :

 

 

L’erreur serait de supposer que ce salafiste est un pauvre hère égaré dans l’histoire de l’islam. Cessons de croire à la théorie de l’aberration qui veut que le salafiste ne représente pas l’islam ou que c’est l’enfant maudit de la famille […] »

 

 

 

Alors, on se dit que les médias réunionnais pèchent par naïveté ou par méconnaissance profonde de l’islam. Parce qu’en métropole, ce sont bien les salafistes qui y contrôlent une centaine de mosquées (chiffres de 2010), et une quarantaine d’autres soupçonnées de les rallier.

 

 

 

Pourtant, même son de cloche du côté de Saint Priest, à la mosquée fréquentée par Yassin Salhi où, étonnamment, personne ne semble le connaître. Le Monde nous apprend que le salafisme, pour Franck, un chrétien converti, « c’est le contraire du terrorisme, c’est prôner la paix, vivre ensemble, respecter l’autre […] »« Pour nous, c’est pas des salafistes, ces gens-là », ajoute Belgacem, 60 ans, et assez énervé : « Ce sont ce que les savants appellent “les chiens de l’enfer” […], un salafiste, ça ne tue pas. ». Pas d’amalgame !

 

 

 

C’est à y perdre son latin… Djihadiste ou salafiste ? Salafiste modéré ou salafiste radical ? Salafiste pacifique ou non ? Cela va devenir vraiment très compliqué !

 

 

Caroline Artus

09:05 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

22/10/2019

Classes moyennes : vers le grand déclassement ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réalité socio-économique ou fantasme de sociologue, la notion de « classes moyennes » est loin de faire l’unanimité. Et il est vrai que sa définition ne fait pas consensus. Quant aux critères de revenus qui permettraient de cerner le concept, ils sont tellement déconnectés qu’ils en perdent toute crédibilité.

 

 

 

Cependant, selon certains économistes, pour appartenir à la classe moyenne en France, le revenu mensuel pris en compte s’établirait entre 1.300 et 4.000 euros. Soit entre 75 et 200 % du revenu médian, qui est de 21.415 euros par an dans l’Hexagone. Un tel écart ne peut que surprendre. En effet, vit-on pareillement dans une famille en disposant du SMIC ou d’un revenu qui lui est 3,5 fois supérieur ? Certainement pas. Mais une telle distorsion n’a pas empêché l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) de se livrer à une vaste enquête sur le sujet.

 

 

 

Ainsi, l’organisme international, qui compte 36 États membres et dont le siège se trouve à Paris, a-t-il enquêté dans plusieurs pays développés et a conclu au « déclassement » et à la « paupérisation » des classes moyennes. Pour être précis, toujours selon l’OCDE, la part des classes moyennes dans la population des pays concernés serait passée, en trois décennies, de 64 % à 61 %. Par ailleurs, d’après les auteurs du rapport, « dans la zone OCDE, à l’exception de quelques pays, les revenus intermédiaires sont à peine plus élevés aujourd’hui qu’il y a dix ans, progressant de 0,3 % tout juste par an, soit un tiers de moins que le revenu moyen des 10 % les plus aisés ». En parallèle, « le coût des dépenses pour assurer le mode de vie des classes moyennes a augmenté plus vite que l’inflation ».

 

 

 

Pour bien saisir l’ampleur du phénomène ainsi que sa gravité, il faut se rappeler que les classes moyennes ont, au cours des dernières décennies, largement contribué à la prospérité des pays dans lesquels elles ont émergé. Nées en tant que réalité socio-économique après la Seconde Guerre mondiale, elles se sont particulièrement développées au cours des Trente Glorieuses, permettant l’instauration d’un cercle vertueux production/consommation qui a favorisé le développement et l’enrichissement de nombreux États. Par ailleurs, l’arrivée dans le jeu économique de cette nouvelle composante socio-démographique a permis à l’ascenseur social de se mettre en place et de conforter l’essor de nos sociétés modernes.

 

 

 

 

Mais c’est bien la fin d’un cycle que semble annoncer le rapport en question. Publié ce mercredi 10 avril, il vient apporter les bases qui semblaient manquer, du moins d’un point de vue théorique, à la crise des gilets jaunes que nous connaissons depuis plusieurs mois. Car c’est bien cette France déclassée ou en voie de le devenir qui a notamment occupé nos ronds-points et alimenté nos manifestations. Et pour comprendre la peur et l’exaspération de cette catégorie de Français qui craint, aujourd’hui, pour son avenir, il faut se souvenir qu’ils sont près de 52 % à déclarer connaître désormais des difficultés pour boucler leurs fins de mois. Pour ceux-là, la part prise par les dépenses liées au logement, à la santé ou à l’éducation des enfants est devenue tellement importante qu’elle met en difficulté des familles qui, il y a quelques années encore, pensaient vivre à jamais à l’abri du besoin.

 

 

 

C’est prioritairement à cette question que le grand débat devra répondre. Il doit apporter des réponses qui remettront les classes moyennes dans le jeu économique. À défaut, l’accélération de leur paupérisation, qui est inéluctable, risque bien de déboucher sur une crise sociale dont celle des gilets jaunes n’aura été qu’un modeste aperçu.

 

 

 

 

09:30 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

15/10/2019

Si ce n’est de l’amour, c’est donc de la haine…

 

 





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Claude Chollet, de l’Observatoire du journalisme, évoquait  la subjectivité bien pratique de la notion de « message de haine ». Réflexion ô combien pertinente. Clou qui mérite d’être enfoncé.

 

 

Une caricature, une contestation, une critique, par définition, ne constituent pas un message d’amour. Et si ce n’est de l’amour, qu’est-ce donc ? De la haine, je ne vous le fais pas dire.

 

 

Emmanuelle Ménard estime, ironiquement, que Greta mérite une bonne fessée. C’est de la haine. Mais attention, la nuance est subtile, la même correction suggérée pour une quelconque personnalité de l’opposition est une bénédiction. Un moment de franche rigolade. Tout là-haut, dans le ciel, à la droite de Dieu, Laetitia Avia désigne les vrais pécheurs. Les impurs qui rejettent ce qu’il convient d’adorer.

 

 

L’article de loi ci-après permet de poursuivre n’importe quelle manière d’exprimer sa désapprobation. Tomberont dans l’escarcelle de l’interdiction : « des messages injurieux, incitant à haïr, à discriminer ou à commettre des violences sur des personnes en fonction de leur sexe, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur handicap, de leur ethnie, de leur nationalité, de leur “race” ou de leur religion ».

 

 

L’astuce consiste à mêler l’incitation à commettre des violences, déjà passible de poursuites, à la notion aléatoire d’« incitation à la haine ». Avec cette clause, le débat entre dans un brouillard opaque. À partir de quels mots, de quelles expressions, de quelles réserves une critique de l’une des catégories listées dans le texte tombe-t-elle sous le coup de la loi ? Nous n’obtiendrons qu’un silence gêné en guise de réponse. L’indéfinissable est la clé de la censure.

 

 

À noter que les poursuites ne concernent pas les injures et les haines des personnes en « fonction, par exemple, de leur quartier, de leur voiture, de leur physique, de leur chômage, de leur pauvreté, etc. » Ceux-là peuvent crever. En revanche, le cumulard des critères reconnus par la loi passe au rang de joyau de la couronne. Sous cloche. Outragé d’un simple « passe-moi le sel »… Meurtri par un bonjour trop appuyé. Un « comment allez-vous ? » prononcé trop vite et nous voilà face au juge. « Vous n’avez pas injurié mais vous l’avez pensé très fort. 800 euros. »

 

 

Désormais, nous le savons, sous le clavier de l’internaute se cache un réservoir de haine que seul le législateur est en mesure de déceler sans tout démonter. Il le voit, il le sent. Des ondes lui parviennent. À la fois juge et marabout, il peut, d’une passe magnétique, assécher ce gisement de sentiments épouvantables. Gloire à lui. Combien de guerres, de conflits, de bagarres évités si Laetitia Avia avait été aux manettes dès l’apparition de la vie sur Terre ? Comment n’a-t-on pas pensé plus tôt à effacer la haine d’un seul article de loi ?

 

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08/10/2019

Un instituteur échappe de justesse au totalitarisme laïcard:

 

 

 



 

Dès son arrivée rue de Grenelle, Jean-Michel Blanquer, invité du « Grand Jury » RTLLe FigaroLCI, a reconnu que la radicalisation des professeurs pouvait exister, expliquant qu’il « est exact que nous sommes testés par des groupes fondamentalistes. Il y a des gens qui essayent de voir si le système résiste. » Des sanctions ont-elles été appliquées contre ces professeurs qui auraient confondu l’enseignement du fait religieux avec le prosélytisme islamique ? Si c’est le cas, cela s’est fait dans la plus grande discrétion. Mais si vous êtes soupçonné de propagande pour le christianisme, c’est une tout autre affaire.

 

 

 

Le 3 février 2017, un instituteur de l’école publique de Malicornay (Indre) a été suspendu après sa mise en cause, dans une lettre anonyme adressée à l’inspection académique. Un collectif de parents lui reprochait d’avoir travaillé avec ses élèves de CM1 et de CM2 sur des passages de la Bible, au mépris du principe de laïcité. Il est ensuite muté comme remplaçant dans d’autres établissements du département. Il entame alors un marathon judiciaire qui s’est achevé, le 26 juillet dernier, par une décision du tribunal administratif annulant sa mutation d’office et ordonnant sa réintégration à Malicornay.

 

 

 

On peut apprécier à sa juste valeur le courage de parents qui, au lieu de demander à l’instituteur concerné des explications, l’ont mouchardé à l’inspection académique. Pour ceux qui ne connaissent pas bien l’Éducation nationale, il faut savoir que c’est, malheureusement, une pratique assez courante. La hiérarchie s’appuie sur des courriers de parents, voire d’élèves, pour sanctionner des enseignants qui n’ont même pas connaissance des accusations portées contre eux. Dans quel type de société entre-t-on quand on donne foi à des dénonciations, en ayant un a priori défavorable à la version de l’accusé ? Avec de tels procédés, l’espionnage totalitaire dénoncé par George Orwell dans 1984 a de beaux jours devant lui.

 

 

 

En l’occurrence, le fanatique instituteur, dont on a appris qu’il est agnostique, ne faisait que son devoir. Comment enseigner l’Histoire de France à de jeunes enfants sans se référer au christianisme ? Apparemment, les courageux sycophantes ne le supportent pas. Auraient-ils été aussi réactifs si un professeur, étudiant avec ses élèves des extraits de La Chanson de Roland, justifiait par la volonté d’Allah les assauts des Sarrasins contre l’armée de Charlemagne ? Comment, plus généralement, comprendre la plupart des écrivains français sans avoir une connaissance de la religion chrétienne ?

 

 

 

Va-t-on interdire, bientôt, la lecture du Génie du christianisme, de Chateaubriand ? Comment lire La Conscience, de Victor Hugo, sans savoir qui sont Abel et Caïn ? Comment saisir les critiques de Voltaire contre la religion chrétienne sans connaître les principes de cette religion ? Comment aborder les Pensées de Pascal en ignorant tout du péché et de la grâce ? Comment entrer dans l’univers des romans de Bernanos ? On voit où conduit l’intransigeance de ces redresseurs de torts : à la mort des chefs-d’œuvre de la littérature et de la pensée, qui tomberont définitivement dans les oubliettes.

 

 

La culture ne se nourrit pas de l’inculture religieuse. Fût-elle laïque, elle ne peut se passer d’une connaissance générale du fait religieux. Et, d’abord, du christianisme sans lequel, n’en déplaise à nos laïcards, la France ne serait pas.

 
 

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01/10/2019

À force de voir du racisme partout, même Eschyle devient raciste !

 

 

 

 

 
 
 
 

À parler sans cesse et à tort et à travers du racisme, comme des autres ritournelles conformes que sont le sexisme, le populisme, l’homophobie et la xénophobie, à force de tourner quotidiennement cette moulinette, de médias en universités, et de lois en débats électoraux, à force d’encourager, glorifier et subventionner à tout va des associations pour faire la police de la pensée, on finit par voir du racisme partout, et par le combattre jusque dans une tragédie d’Eschyle, Les Suppliantes, écrite il y a plus de 2.500 ans.

 

 

C’est ce qui vient de se passer, ce 25 mars, à la Sorbonne. La vieille et respectable institution a été, à son tour, le théâtre – c’est le cas de le dire – d’un événement des plus grotesques, révélateur de la sottise abyssale dans laquelle notre société est en train de basculer, mais animé d’un feu par lequel nos élites bien-pensantes, à force de l’attiser, se sont fait brûler les doigts.

 

L’ouvrage était représenté par des acteurs portant des masques noirs et des masques blancs, ce qui était l’usage à cette époque (pour preuve, le mot acteur, en grec hupokritês, signifie « qui est sous le masque », et a donné, par extension, « hypocrite »). Rien que de tout à fait banal, donc, et conforme aux habitudes du théâtre antique, sauf que le malheureux metteur en scène utilisant ces masques, il ne pouvait s’agir que d’une moquerie raciste contre les Noirs.

 

 

Et c’est ainsi que quelques « individus accusant la mise en scène de racialisme », dixit le communiqué de la Sorbonne, sont venus s’en prendre violemment et aux acteurs qu’ils ont empêchés de se préparer et aux spectateurs qu’ils ont empêchés d’entrer.

 

 

Et, certes, on condamnera à juste titre et sans la moindre hésitation cette atteinte à la liberté de création et d’expression, fût-elle grotesque, mais ne convient-il pas aussi de s’interroger sur le processus qu’à force de bien-pensance, et parfois même d’hypocrisie, on a fini par enclencher. À tel point que dans leurs différentes réactions, les accusés se défendent avec force d’être racistes, rappelant les valeurs « profondément humanistes et antiracistes » de la Sorbonne, comme s’il était besoin de se justifier et de répondre, face à tant d’ineptie. Réactions consternées, révoltées, mais auxquelles on a envie de répondre : à force d’accuser tel ou tel de racisme, pour n’importe quoi, c’est tout le monde qui finit par en être accusé, un jour ou l’autre, à commencer par l’antiraciste donneur de leçons lui-même : tôt ou tard, et comme le professeur Frankenstein, il se verra rattrapé par le monstre qu’il a créé.

 

 

Et si l’on préfère la métaphore comique à celle, plus métaphysique, de Mary Shelley, on dira que c’est un peu l’histoire de l’arroseur arrosé : celui qui arrose tout le monde de ses leçons d’antiracisme patenté, au nom du politiquement correct, finit par se faire arroser et traiter lui-même de raciste par plus antiraciste que lui. Une véritable fuite en avant : plus antiraciste que moi, tu ne meurs pas, tu es le héros du jeu ! Et à ce jeu du « Qui sera le plus antiraciste ? » les Gaulois n’ont pas fini de rigoler, comme disait Henri Salvador.

 

 

Peut-être que certaines cinémathèques, projetant de vieux films en noir et blanc, se verront bientôt envahies par des manifestants pris d’une colère qu’il ne faudra plus qualifier de noire. Peut être que certaines expressions de notre langue seront bannies du dictionnaire, ainsi que les romans noirs de la littérature, et après les procès faits à « Y a bon Banania » ou Tintin au Congo, on ne pourra plus dire ou écrire que l’on broie du noir, qu’on voit tout en noir et, bien sûr, qu’on travaille comme un Noir, expression qui est déjà considérée comme une horreur sémantique et valut à un célèbre parfumeur une volée de bois vert médiatique ! Et si quelqu’un se montre flou dans ses opinions, il ne faudra plus lui dire : « Ou c’est blanc ou c’est noir ! »
Hélas, que de nuages noirs se profilent à l’horizon !

 

 

La sottise est comme un boomerang : à trop l’exciter, elle finit toujours par vous revenir dans la figure ! Après Eschyle et les masques grecs, qui sera le prochain porteur d’un racisme pour les idiots ?

 

 

10:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

24/09/2019

Le politiquement correct frappe l’armée : une promotion de Saint-Cyr « débaptisée »:

 

 

 

 

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La promotion de Saint-Cyr qui quittera la lande bretonne en juillet 2019 va être débaptisée. L’état-major précise « qu’il sera engagé avec les élèves de la promotion concernée “un parcours de mémoire” au terme duquel un nouveau nom de parrain sera choisi ».

 

 

Cette promotion porte le nom du général Loustaunau-Lacau (1894-1955). C’est une première qu’une promotion de Saint-Cyr soit ainsi « débaptisée » !

 

 

Le nom de promotion n’est pas choisi par hasard dans nos écoles d’officiers. Il est le fruit d’un processus long et complexe initié par le choix des élèves-officiers eux-mêmes, validé par les autorités militaires et politiques.

 

 

Voir sa promotion « débaptisée », c’est un traumatisme pour les cyrards qui ont choisi leur parrain.

 

 

Quant à ce fameux « parcours de mémoire », cela évoque la « rééducation des camps vietminhs », ainsi que me l’écrit un amiral (2S) de mes amis. Il y a donc de quoi être inquiet.

 

 

Mais qui est Loustaunau-Lacau ?

 

 

Saint-cyrien de la promotion de Montmirail (1912 -1914), Georges Loustaunau-Lacau fait la Grande Guerre dans l’infanterie, qu’il terminera comme capitaine, Légion d’honneur et croix de guerre avec trois palmes et une étoile. Entre les deux guerres, campagne du Maroc après l’École de guerre en 1924, dont il sort major. Puis il est chef de corps du 24e bataillon de chasseurs alpins. Il succède ensuite à Charles de Gaulle comme « plume » du maréchal Pétain. Dès 1936, il fonde les réseaux Corvignolles, qui ont pour objet de démasquer les cellules communistes dans l’armée.

 

 

À nouveau la guerre : dans la Résistance dès 1941, il fonde le réseau Alliance. Son activisme anti-allemand le fait emprisonner par Vichy, puis il est livré aux Allemands et déporté à Mauthausen en 1943. Après la guerre, il a néanmoins affaire à la Justice pour ses activités d’avant-guerre, suspecté d’avoir appartenu à la Cagoule.

 

 

Blanchi par ses juges, il a été effacé de la mémoire collective des Français par les historiens officiels » selon l’expression du résistant Alain Griotteray.

 

 

Nommé général par Vincent Auriol en 1954, il décède alors qu’il est député des Basses-Pyrénées.

 

 

Que reproche-t-on donc tardivement à Loustaunau-Lacau ?

 

 

D’avoir été « antisémite », paraît-il ! Certes, il a pu, comme beaucoup avant-guerre, être critique à l’égard des différents lobbys qu’il considérait avoir joué un rôle néfaste dans le désarmement de la France. Mais en faire un « antisémite », sous-entendu un « nazi » ou un « fasciste », est tout à fait faux et injuste. En réalité, ce qu’on lui reproche aujourd’hui, c’est d’avoir été « un Français rebelle », mais surtout « un supposé cagoulard et un résistant d’extrême droite ».

 

 

 

C’est évidemment pour ce motif que, cédant au politiquement correct, les autorités ont aujourd’hui décidé de débaptiser cette promotion !

 

 

Ces gens-là devraient relire ces mots de Simon Epstein :

 

 

 

« Nombre d’antifascistes de 1936, basculés dans la collaboration dès 1940 mais experts à se faire pardonner en 1944, auront connu une Libération plus paisible que celle qui s’acharnera sur ce résistant de la première heure, rescapé de Mauthausen et des marches de la mort. » Comme l’écrit le colonel Groussard, autre grand résistant, « toute sa vie, Georges Loustaunau-Lacau s’est lancé dans la bataille sans jamais tenir compte des conséquences dramatiques que cela pouvait avoir pour lui ». Et pour Alain Griotteray, « Georges Loustaunau-Lacau a sacrifié à ses convictions, au service de la patrie, sa carrière, sa liberté, son honneur et sa réputation ».

 

 

On ne débaptise pas une promotion de Saint-Cyr, une promotion d’officiers, quelle qu’elle soit et quel qu’en soit le motif. Aucun prétexte tardif ne saurait le justifier alors même que l’officier ayant donné son nom à cette promotion a prouvé par ses actes à tout moment la haute conception qu’il se faisait du métier des armes et du patriotisme.

 

 

 

Vive la promotion Général Georges Loustaunau-Lacau !

 
 
 
 
 

 

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17/09/2019

Alerte dans les médias : France fracturée et colère des « petits Blancs » !

 

 

 

 

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Tout arrive : des hebdomadaires tels que Le Point et L’Express se rendent enfin compte que des humains persistent à vivre au-delà du périphérique parisien et des abords des grandes métropoles. C’est tout bonnement épatant.

 

Dans Le Point, Jérôme Fourquet, interrogé pour son dernier ouvrage, L’Archipel français, dresse un portrait de notre pays venant compléter les travaux du démographe Christophe Guilluy, connu pour avoir mis en lumière cette fameuse France périphérique. Son diagnostic ? En ces temps d’universalisme républicain, la France n’a jamais été aussi divisée.

 

D’un côté, ces Français issus de l’immigration, relégués dans leurs cités pour mieux venir travailler dans les mégapoles. De l’autre, des Français « de souche », économiquement encore plus déshérités, assignés à résidence dans les campagnes reculées ou réfugiés dans les zones pavillonnaires. Fracture géographique, mais aussi religieuse et culturelle : en 2016, 18 % des nourrissons portaient un prénom arabo-musulman, alors que celui de Marie n’était donné qu’à 0,3 % de la population. Dans le même temps, c’est l’explosion des Kevin et des Dylan, prénoms si populaires dans une France de Johnny votant majoritairement Marine Le Pen. D’ailleurs, la tête de liste de cette dernière  élections européennes ne se prénomme-t-i pas Jordan ?

 

À ces deux France en proie au mal-être, on peut encore ajouter celle de la bourgeoisie conservatrice. En face et au-dessus ? Cette France hors-sol vivant à l’heure de la mondialisation, as de la finance et intellectuels précaires ; soit ces libéraux et ces libertaires ayant tous deux voté pour Emmanuel Macron, fêtant ainsi un troisième mandat, après ceux de Nicolas Sarkozy et de François Hollande.

 

Ces trois France entrées en dissidence sont souvent étanches les unes par rapport aux autres, chacune cultivant ses revendications spécifiques. La France des cités, ce sont les émeutes urbaines, sans véritable revendication politique, si ce n’est celle consistant à manifester pour les Journées de retrait de l’école, alors qu’on l’a assez peu vue lors de la Manif pour tous, apanage de la France traditionnelle. Logique : pour le monde des cités, le mariage homosexuel est un vice de centre-ville ne le concernant pas. Mais dès lors que cette même propagande homosexuelle touche l’école publique, la banlieue a déjà plus tendance à descendre dans la rue, sachant qu’au contraire de la bourgeoisie, elle n’a pas toujours les moyens financiers de mettre ses enfants dans des écoles privées. Les voix conservatrices peuvent donc, au-delà de la religion de chacun, aller dans le même sens, sans forcément se rencontrer. Quant à la révolte de la France des pavillons, elle s’incarne évidemment dans celle des gilets jaunes.

 

 

Pour se maintenir au pouvoir, il suffit à la France d’en haut de stigmatiser tour à tour les trois autres. LMPT, c’est l’ordre moral de Vichy. Les cités, c’est Daech. Les pavillons, ce sont les beaufs racistes. Et chaque fois que l’une de ces trois France déshéritées, chacune à leur manière, tente de se rapprocher des deux autres, l’ordre politico-médiatique hurle à la collusion des extrêmes.

 

 

Ce sont ces leaders religieux musulmans – voire même l’État islamique – accusés d’accointances avec la Manif pour tous ; laquelle est à nouveau clouée au pilori pour se mêler parfois à la foule des gilets jaunes où, semble-t-il, des islamistes présumés tenteraient aussi de faire leur pelote. Le tout sous l’égide de ce terroir arriéré persistant à fumer des clopes et à rouler au diesel. Ou de l’art de mieux diviser pour mal régner.

 

 

On notera que ce sont les mêmes qui, pointant du doigt ceux qu’ils accusent de dresser les uns contre les autres, n’en finissent plus de dresser les autres contre les uns. En attendant un possible retour de bâton ? Ce dont L’Express s’inquiète, qui vient de titrer sur la colère qui gronde, celle des « petits Blancs ». À force d’insister, ces gens arriveront peut-être par enfin dégager ce consensus tant souhaité par Emmanuel Macron.

 

 

Parti comme c’est, ça pourrait bien être contre eux.

 
 

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03/09/2019

Vade retro, mâle blanc !

 

 

 

 

 

 

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À son entretien d’admission dans la police du comté anglais du Cheshire, où son père est inspecteur depuis longtemps, les évaluateurs estimèrent que Matthew Furlong « n’aurait pas pu faire mieux », et qu’il était « rafraîchissant de rencontrer quelqu’un d’aussi bien préparé ». Mais bien que jugé « exceptionnel », ce candidat n’a pas été embauché. Parce qu’il a trois gros défauts : c’est un homme, il est blanc et il est hétérosexuel.

 

 

On pourrait croire à une « fake news » de la « fachosphère », mais pas du tout : le scandale est révélé par les très estimables Sun et Daily Mail, qui précisent que c’est bien la conclusion officielle d’un tribunal de Liverpool, devant lequel le père avait porté plainte pour discrimination envers son fils.

 

 

De fait, la police du Cheshire ne faisait, là, qu’appliquer le « plan d’action » décidé en 2015 pour favoriser l’embauche de femmes, de « racisés » et d’homosexuels, conformément à l’idéologie dominante. Si les deux premiers critères sont assez simples à discerner, on peut s’interroger sur l’interrogatoire approprié pour cocher la troisième case…

 

 

Trente ans de matraquage antiraciste ont, paradoxalement, abouti à « raciser » tous les débats sociaux et le politiquement correct a envahi presque toute la planète. Et pour la première place, la Grande-Bretagne communautarisée le dispute durement avec les USA. On se souvient, ainsi, de la riante cité de Rotherham où, pendant des années, plus de mille jeunes Blanches furent violées, voire réduites en esclavage, par des gangs de Pakistanais. Malgré les signalements et les plaintes, ni flics ni juges ne bougèrent une oreille : obstinés dans le déni, il ne fallait pas dis-cri-mi-ner !

 

 

De telles choses sont, évidemment, impensables en France. Quoique… N’est-ce pas la toute fraîche nommée présidente de France Télévisions en 2015, Delphine Ernotte, qui déclara sans se gêner : « On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans, et ça, il va falloir que cela change » ? Et chacun peut constater que, sauf l’idéologie diffusée, beaucoup de choses ont effectivement changé.

 

 

À compétences égales, il est certes condamnable d’éliminer un candidat sur des critères sans rapports avec le poste à occuper. De là à rejeter systématiquement le mâle blanc qui aime les femmes, le pas a été vite franchi.

 

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27/08/2019

Un ex-djihadiste assigné à résidence dans un hôtel d’Aurillac sans que le maire soit consulté:

 

 

 

 

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Le plus ancien assigné à résidence de France, une CEDH complaisante, un maire très remonté, un ministre de l’Intérieur sans égards, des habitants angoissés : mélangez le tout et vous obtenez une situation intenable voire, si elle se multiplie, explosive.

 

 

Membre d’un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda, Kamel Daoudi est interpellé à Londres en 2001, déchu de sa nationalité française en 2002, interdit de territoire en même temps que condamné à six ans de prison en 2006 pour, finalement, être assigné à résidence en 2008. Bientôt onze ans qu’il est logé aux frais de la princesse !

 

 

 

Mais pourquoi ne pas l’expédier dans son pays d’origine, l’Algérie, cet ex-citoyen français de 45 ans ? Parce que, en 2009, la Cour européenne des droits de l’homme (CDEH) l’a interdit. Au motif qu’il risque d’y subir des « traitements inhumains et dégradants », comme il disait lui-même dans un communiqué, publié par Mediapart, en octobre 2018. Communiqué dans lequel il demandait à ladite Cour… de condamner la France ! Mais qu’est-ce qu’ils commettent, les djihadistes ? Des traitement humains et respectueux, peut-être ?

 

 

 

Ainsi, depuis bientôt onze ans, – onze ans ! -, par décisions de l’État, il est trimbalé de bourgs en villages (sept, au total) où il loge à l’hôtel avec obligation de se présenter au commissariat ou à la gendarmerie trois fois par jour – obligations tellement rasoir qu’il a fini par ne plus les respecter en arrivant en retard… Mais bon, le ministère de l’Intérieur le transfère maintenant du Couett’Hôtel de Saint-Jean-d’Angély (17) – tarif moyen : 50 euros – à un autre hôtel, à Aurillac (15). Dont le maire, Pierre Mathonier, est très remonté : « Face à une décision d’une telle importance et sur un sujet aussi sensible que le terrorisme, il me semble que le maire de la commune aurait pu être consulté » en amont et non mis « devant le fait accompli ». Tout comme de nombreux maires le sont face aux placements de migrants, en fait. Et, justement, il en accueille, apparemment sans rechigner, déjà beaucoup dans sa ville, le maire d’Aurillac… Passons. « Si, deux jours avant son arrivée, madame le préfet du Cantal n’avait pas eu la délicatesse de m’informer de sa venue, j’aurais appris celle-ci par un article du quotidien régional La Montagne« , déplore-t-il.

 

 

 

La CDEH fait la loi. L’Algérie, en ne cherchant pas à rapatrier ses ressortissants, fait la sienne. Et nous ? Nous, on a un Castaner qui justifie le retour des revenants au motif qu’« ils sont français avant d’être djihadistes », sauf que, quand ils ne le sont plus depuis dix-sept ans, l’État les héberge quand même : les déchoir de leur nationalité ne sert donc à rien ! Alors, combien d’assignés à résidence, déjà – français, plus français, binationaux -, le tout aux frais du contribuable ? Combien, demain ? Alors, combien de temps avant que la cocotte minute n’explose ?

 

 

 

C’est que, maintenant, les Aurillacois se rebiffent ! Des migrants, passait encore, mais un djihadiste ! Et on les comprend, les gens d’Aurillac ! Hormis deux pointages par jour au commissariat, Daoudi sera, le reste du temps, libre de ses mouvements ! Le maire, qui doit « gérer une anxiété compréhensible de la population aurillacoise », s’est fendu d’une lettre à Christophe Castaner. « L’attitude qui consiste d’un côté à solliciter les maires pour organiser le Grand Débat National, afin d’aider à canaliser la colère qui gronde dans le pays, et de l’autre à les mépriser sur certains autres sujets est dangereuse », souligne-t-il. Ce n’est pas faux, d’autant plus que ce ne sont pas seulement les maires mais tous les Français qui sont ainsi méprisés.

 

 

 
 

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20/08/2019

Lois mémorielles :

 

 

 

 

 Un exemple flagrant de deux poids deux mesures

 
 

 

 

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Un hommage vient d’être rendu, dans l’auditorium des Invalides, à Hamlaoui Mekachera, qui fut secrétaire d’État, puis ministre délégué aux Anciens Combattants auprès du ministre de la Défense entre 2002 et 2007. C’est à la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie que l’on doit cette manifestation symbolique. Elle me conduit, à nouveau, à la réflexion sur les lois mémorielles qui sont, hélas, dans leur disparité de traitement, une preuve évidente du déséquilibre entre la gauche et la droite. La France est, intellectuellement, idéologiquement sinistrée.

 

 

 

La comparaison entre deux lois mémorielles en fait la démonstration. La première est celle que l’on doit à Mme Taubira : la loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. La seconde est celle du 23 février 2005 portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés, dont j’avais activement soutenu l’élaboration et le vote. C’est M. Mekachera qui la présentait au Parlement.

 

 

 

 

J’avais enrichi l’article 4 de cette dernière loi de deux amendements qui aboutissaient à cette rédaction : « Les programmes de recherche universitaire accordent à l’histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu’elle mérite », ce qui ne pouvait gêner personne, puis « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit ». Ce texte fut voté trois fois à l’Assemblée, et une fois au Sénat, et pourtant, il ne figure plus dans la loi. Avec un retard et par une procédure inhabituels, le Président Chirac le fit soumettre au Conseil constitutionnel, qui le censura. Alors que personne, dans l’opposition, n’avait émis la moindre critique pendant la procédure législative normale, une polémique fut soulevée par des historiens qui estimaient que le Parlement n’avait pas à dicter une histoire officielle. Le Parti socialiste se réveilla alors et déposa une proposition de loi d’abrogation, en justifiant notamment sa démarche par des considérations diplomatiques. Le pouvoir algérien n’avait pas aimé un texte qui remettait en cause les « horreurs » de la colonisation sur lesquelles il assoit sa légitimité historique. Le Parti socialiste avait saisi l’intérêt de s’appuyer sur les minorités d’origine étrangère dans certaines circonscriptions pour conquérir le pouvoir. C’est ce qui explique le troisième vote à l’Assemblée où la proposition de loi socialiste fut repoussée par 183 voix contre 94.

 

 

 

 

Le Parlement n’a pas à écrire l’Histoire. Il n’a pas à édicter des règles sur le contenu des manuels scolaires, car ceci est réglementaire, dépend de l’administration aux ordres du gouvernement et non du pouvoir législatif. Il n’a pas à voter des textes purement déclaratifs et qui ne sont pas des lois normatives. On peut admettre ces arguments. Mais il n’était pas anormal, dans un texte de reconnaissance envers les rapatriés, que l’on demande à l’enseignement scolaire de ne pas oublier ce que la France leur devait outre-mer, par exemple sur le plan médical. Lorsqu’un candidat à la présidence, élu ensuite, va parler de la colonisation comme un crime contre l’humanité, dans une ancienne colonie, on perçoit le déséquilibre injurieux à l’encontre des rapatriés qui règne dans notre pays.

 

 

 

 

Mais c’est la comparaison avec la loi Taubira sur l’esclavage qui est scandaleuse. Cette loi subsiste comme un tabou vénéré, alors qu’elle cumule tous les défauts. D’abord, et les historiens l’ont souligné, elle limite la traite et l’esclavage aux seules puissances occidentales dans l’Atlantique et l’océan Indien, et en évitant la Méditerranée et la capture d’esclaves chrétiens par les Barbaresques d’Alger ou de Tripoli. Ensuite, elle introduit un crime contre l’humanité par une loi rétroactive, ce qui suscite la réprobation des juristes sérieux puisque c’est parfaitement anticonstitutionnel. Encore, elle ouvre une suite pénale en limitant un peu plus la liberté d’expression encadrée par la loi de 1881. Un spécialiste de la question, M. Pétré-Grenouilleau, avait subi un dépôt de plainte, heureusement retirée. Enfin, elle intervient sur le contenu des programmes scolaires qui doivent évoquer l’esclavage.

 

 

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