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30/09/2014

GAUCHE DE FRANCE...

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Plus de laïcity

dans nos quartier !

Quand vous entendrez cette gauche vous parler encore laïcité, comme Hollande l’a fait lors de la campagne présidentielle, pensez à Valls et à Hidalgo;   

Le 16 janvier 1994, dans les rues de Paris, 1 million de manifestants battaient le pavé, pour défendre la laïcité, menacée par des financements sans limites accordées aux écoles privées, principalement catholiques, dans un projet de loi de François Bayrou. Il y avait en première ligne les socialistes, Rocard et sa casquette, les communistes, les anarchistes, les gauchistes, les francs-maçons, les syndicats, les féministes et tout ce que la gauche compte d’anti-calotins. 

J’étais fier d’avoir été présent à cette inoubliable manifestation, sans illusion par ailleurs sur la manipulation des socialistes.

 

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Vingt ans plus tard, Anne Hidalgo, dans la continuité de son mentor Bertrand Delanoë, va célébrer, dans la mairie de Paris, le 4e pilier de l’islam, le ramadan. L’an passé, dans le même esprit, Manuel Valls avait inauguré deux mosquées, à Cergy et à Strasbourg, et avait rompu à trois reprises le jeûne du ramadan. On est fort loin de l’esprit de la loi de 1905, qui, faut-il le rappeler, dans son article 2, précise que « la République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucun culte ».

Le mercredi 9 juillet, Anne Hidalgo, a donc consacré 70.000 euros de fonds publics à célébrer une pratique religieuse. Une paille par rapport à la subvention exorbitante accordée en 2014 à l’Institut des Cultures d’Islam , et ses deux mosquées, de 1,3 million d’euros ! Dans le même temps, en Kabylie, au risque de leur vie, des Algériens réclament le droit de manger librement, sans subir de contrainte religieuse. Belle trahison laïque de la part de la camarade Hidalgo et de ses complices écologistes. Ils préfèrent cautionner les fondamentalistes religieux, qui utilisent le ramadan pour mieux fliquer les mauvais musulmans, que les esprits libres qui veulent s’en émanciper. Où seront-ils, ceux qui, vingt ans plus tôt, en plein hiver, étaient venus de toute la France défendre les principes laïques menacés par une contre-offensive chrétienne ?

 

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Les socialistes ? Ils lècheront les babouches des disciples d’Allah (qui ont voté Hollande à 93 %), et s’extasieront devant cette merveilleuse religion d’amour, de tolérance et de paix, dont la propagande nous dit qu’elle ne saurait être confondue avec les exactions de quelques extrémistes isolés comme Nemmouche, Merah, Fofana, Kelkal et ceux qui, depuis le 11 septembre 2001, ont juste perpétué dans le monde 23.000 attentats mortels.

Mélenchon ? Il regrettait sur France Culture la victoire de Charles Martel à Poitiers, en 732, qui, selon lui, nous a privée des bienfaits de la pacifique culture arabe, et nous a imposé le christianisme. Sus à Jésus, vive Mahomet !


Les anarchistes ? A l’exception de la Fédération Anarchiste, tous les autres réclament un délit d’islamophobie, amalgamée à du racisme. Ni Dieu ni Maître, mais pas touche à Allah !

Les francs-maçons ? Quand Sarkozy allait baiser l’anneau du pape, selon eux, la laïcité était bafouée. Quand Valls fait la même chose, on ne les entend plus. Quand les socialistes honorent le ramadan à Paris, c’est donc silence radio. A bas la calotte, mais Allah akbar ! 

Il n’y a eu que Résistance Républicaine et Riposte Laïque qui ont perpétué les meilleures traditions gauloises,  en organisant un Apéro saucisson laïque, devant la mairie de Paris, le mercredi 9 juillet, avec des sandwiches au saucisson et du vin.

Manifestants du 16 janvier 1994, quand vous entendrez cette gauche vous parler encore laïcité, comme Hollande l’a fait lors de la campagne présidentielle, pensez à Valls et à Hidalgo…

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26/09/2014

IMPRESSION DE PRE-MARAUDE...

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par Jimmy MINGOT

conseiller municipal FN à Athis-Mons

La première chose qui m’a frappé c’est la mauvaise santé et le manque d’hygiène  bien sûr, mais surtout  le dénuement affectif de ces personnes abandonnées. C’est leur isolement vis-à-vis de toute famille et de tout proche qui émeut plus que leur misère apparente. On comprend des brèves discussions que l’on peut avoir avec eux que la raison de leur présence sur le trottoir est à chercher dans les malheurs de la vie courante :

Abandon d’une femme ou d’un mari

Décès de l’un ou l’autre

Dégout vis à- vis du comportement inacceptable de leurs proches.

Licenciement abusif…

Cela en fait des êtres particulièrement à fleur de peau parce qu’écorchés vifs dans leur cœur. A l’origine ils étaient sans doute des personnes déjà trop sensibles pour supporter les saloperies de la vie. C’est cette image qu’ils ont gardée de l’autre vie qui fait que l’envie d’y repartir n’existe pas.

Un autre sentiment qui envahit, c’est justement notre impuissance à les convaincre de remonter la pente. Ils ne souhaitent plus retrouver une vie normale ; dégoût ou fatalisme ? Ils ont retrouvé là, au-delà de la violence qui règne sans cesse, une espèce de fraternité avec ceux qui partagent leur sort. J’en ai vu un qui avait décider  de rester là, bien qu’en pleine forme physique, propre, habillé correctement et instruit, uniquement parce qu’il ne pouvait pas imaginer d’abandonner les autres : belle leçon d’humilité et de don de soi.

Honte à notre société, honte à nos gouvernants quels qu’ils soient  de ne pas porter secours à ces malheureux. Pourquoi ne laisser qu’à des associations le devoir de s’occuper d’eux ? Quel renoncement aux valeurs essentielles de la vie en société.

 

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Il faudrait bien peu de moyens financiers pour leur prodiguer un toit individuel et de quoi se laver et s’habiller dignement. Au lieu de cela on se contente de leur offrir des centres d’hébergement où ils ne veulent pas aller car il y règne la pire des violences. Pourtant, même si leur parcours personnel est pour quelque chose dans leur situation, la responsabilité de l’Etat est largement engagée : avec plus de 5 millions de chômeurs, une immigration invasion, des salaires de misère  quelle solution pérenne pouvons nous leur proposer ?

La gauche bien pensante qui a voté les traités qui ont détruit notre outil de production porte une énorme responsabilité dans cette affaire. Alors, pour ne pas voir en face les résultats de leur politique mortifère,  la seule action qu’ils savent mettre en œuvre est de cacher et de repousser cette misère loin de leurs yeux, en témoigne ce que notre, désormais, ami Francis subit jour après jour de la police du 14ème arrondissement, Boulevard Saint Jacques : destruction systématique et répétée de ses maigres avoirs, et incitation à partir.

Honte aux socialistes de la Mairie de Paris !

Mais respect au Pasteur Blanchard et à son association qui régulièrement apporte quelques biens, nourriture, et boisson chaude, mais surtout du réconfort à ces hommes et ces femmes qui mériteraient mieux de notre société de consommation

 

Jimmy

25/09/2014

COMMUNIQUE

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Bien que je n’ai pas d’engagement politique, je ne renie en rien mon passé avec le FN, en tant que citoyen, je reste un ami et un électeur.

Pour autant les actions de l’ASP ne seraient pas possible, sans l’aide précieuse de tous les militants et cadres qui participent à nos actions. Parmi eux Alexandre Simonnot est un exemple, toujours disponible, d’un dévouement sans faille, membre du CA de notre association, il en est un des pilier. Au prochain congrès il se présente au Comité Central, si vous souhaitez que le social soit représenté dans les instances du mouvement voter pour lui. 

 

Pasteur Blanchard président de l’ASP

http://actionsocialeetpopulaire.hautetfort.com/

 

Aumônier d’Identité Luthérienne

http://identitelutherienne.hautetfort.com/

 

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24/09/2014

PRE-MARAUDE DU 23/09/2014

Cliquer ICI

23/09/2014

ENTRETIEN AVEC...

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Alain de Benoist

La compétitivité ?

L’alibi des mesures antisociales…

 
La compétitivité est devenue mantra de notre époque. Tout doit être compétitif : le sport et l’économie, bien sûr ; les hommes, également. La compétitivité serait-elle une valeur en soi ?
 
C’est Raymond Barre qui, en 1976, avait le premier parlé de « compétitivité » pour caractériser la politique économique à la fois concurrentielle et tournée vers l’extérieur qu’il entendait mener. Tous ses successeurs ont suivi son exemple. Aujourd’hui, les hommes politiques de droite comme de gauche n’ont que le mot de « compétitivité » à la bouche parce qu’ils sont obnubilés par la « croissance » : être plus compétitifs aiderait à gagner des « points de croissance ». Mais au-delà de ces affirmations somme toute convenues, on s’aperçoit vite que la compétitivité est un mythe. Et que ce mythe n’est pas anodin
Dans le discours des hommes politiques, ce ne sont pas seulement les entreprises ou les secteurs industriels qui doivent être « compétitifs », mais aussi les nations. Cette idée sort tout droit des théories du management développées dans les écoles de commerce américaines. Or, on ne peut étendre aux nations ce qui, sous certaines conditions, peut être vrai des entreprises – d’autant que les intérêts des entreprises nationales ne coïncident pas nécessairement avec ceux des populations. Les nations ne sont pas des entreprises, contrairement à ce que prétendent les tenants de la « gouvernance » qui voudraient gouverner les hommes comme on administre les choses et priver les États de leur souveraineté politique. Les territoires ne peuvent pas « se vendre », et c’est pourquoi on ne peut les comparer et les classer comme des entreprises en milieu concurrentiel, dont le succès se mesure finalement en monnaie.
Pour le dire autrement, une notion micro-économique ne peut être transposée purement et simplement dans la sphère politique. « Un territoire, écrit Gilles Ardinat, chercheur en sciences humaines, conseiller de Nicolas Dupont-Aignan et collaborateur du Monde diplomatique, offre à un peuple son support physique ainsi qu’une bonne part de ses références culturelles et politiques […] Contrairement à une entreprise, il ne cherche pas à dégager des profits. Son action s’inscrit dans le temps long de l’histoire, pas dans l’immédiateté des marchés. » C’était aussi l’opinion du célèbre économiste Paul Krugman, Prix Nobel en 2008 : « La compétitivité est un mot vide de sens lors qu’il est appliqué aux économies nationales ».
 

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Cela dit, la concurrence existe bel et bien, et Fillon comme Macron, Valls comme Sarkozy sont d’accord pour estimer que la compétitivité n’est jamais que le meilleur moyen d’y faire face

Il est évident que si l’on veut vendre un produit, on a tout intérêt à être compétitif, c’est-à-dire à fabriquer des produits de meilleure qualité que ses concurrents ou, à qualité égale, des produits moins chers. Mais pour baisser les prix, il faut aussi diminuer le prix de revient des produits fabriqués. De quelle façon ? En régime capitaliste, la réponse la plus classique est connue : non pas en favorisant l’innovation, en taillant dans les coûts du capital et les dividendes des actionnaires (50 milliards d’euros en 2013, soit 2,6 fois de plus que les dépenses d’investissement), mais en faisant stagner les salaires, en diminuant les charges sociales et le « coût du travail », en ramenant les services publics à la portion congrue. C’est l’argument favori du MEDEF, qui agite constamment le spectre de la « perte de compétitivité » pour obtenir de substantielles subventions.

La Chine est aujourd’hui très compétitive parce que les salaires dignes de Germinal qu’elle pratique lui permettent de conquérir toujours plus de parts de marché. Il est certain que si l’on parvenait à convaincre les travailleurs français de toucher les mêmes salaires que ceux du Bangladesh, nos entreprises gagneraient beaucoup en compétitivité ! Mais en même temps, il deviendrait difficile de vendre toujours plus à des consommateurs qu’on aurait préalablement rendus plus pauvres ! Comment augmenter la consommation quand on fait baisser le pouvoir d’achat ? C’est tout le paradoxe des politiques d’austérité, qui espèrent combler les déficits et faire repartir la croissance en rendant toujours plus précaires les conditions d’existence des classes moyennes et des classes populaires. C’est pour cela que la concurrence généralisée entre les pays n’est pas compatible avec le maintien ou l’amélioration du niveau de vie : elle revient seulement à mettre en concurrence les produits marchands et les produits non marchands, comme les services publics et la protection sociale.

À l’époque de la mondialisation, cela ne peut aboutir qu’à une désagrégation sociale et à un nivellement par le bas. Dans cette optique, l’impératif de « compétitivité » est seulement une façon élégante de persuader les travailleurs de renoncer à leurs acquis sociaux. C’est d’ailleurs au nom de la compétitivité que l’Union européenne et le FMI ont exigé la réduction des salaires en Grèce et ailleurs. Lorsqu’elle ne prend en compte ni les exigences de la justice sociale ni celles de l’écologie, la compétitivité devient l’alibi d’un dumping social généralisé, qui permet de prendre des mesures antisociales tout en se mettant à l’abri des critiques.

 

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Déclinée dans les registres les plus intimes de nos vies, la compétitivité peut aussi devenir mortifère. Après tout, échanger sa femme de cinquante ans contre deux de vingt-cinq pourrait aussi bien se justifier au motif que la première n’est plus « compétitive » ! L’ambiance de compétitivité permanente ne contribue-t-elle pas à faire de notre société de plus en plus anxiogène ?

On peut certes estimer que la rivalité amoureuse en matière de stratégies de séduction implique de la « compétitivité ». Mais ce n’est là qu’un jeu de vocabulaire : la compétition est une chose, la compétitivité en est une autre. En dehors de l’industrie et du commerce, quand on les applique par exemple à la santé, à l’éducation ou à la culture, la compétitivité et la productivité, ça signifie quoi ? Paul Krugman, déjà cité, dit aussi que « l’obsession de la compétitivité est à la fois fausse et dangereuse ». Elle ne se comprend en fait qu’en rapport avec la concurrence, que le libéralisme conçoit sous l’angle du darwinisme social : elle est censée révéler les plus performants et les plus forts, donc les meilleurs. L’idée sous-jacente est qu’une société ne se compose que d’individus étrangers les uns aux autres, qui s’affrontent au travers de stratégies d’intérêt régulées par la seule autorité du marché. Une société de rivaux, par conséquent (la « guerre de tous contre tous »), non de concitoyens.

 

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

09:33 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

19/09/2014

ASP : L'ETERNEL RETOUR...

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Notre combat

¶ contre la misère sociale

¶ et pour la préférence nationale

n’a jamais été aussi juste !

 

Mardi 7 octobre

s'ouvre la campagne 2014/2015 des maraudes du pasteur Blanchard.


Les Maraudes, ces tournées nocturnes à la rencontre des sans-abris parisiens, sont pour chacun de ceux qui les vivent une expérience sans commune mesure, de celles de nature à vous transformer, en tout cas qui ne vous laissent pas indifférents.


La majorité de nos accompagnants reviennent de ces maraudes « touchés » par la dignité des personnages rencontrés, « émus » par les situations de grande détresse, « surpris » par la grande culture de certains et dans tous les cas « révoltés » par l’injustice grandissante d’une société dans l’incapacité d’offrir à ses propres compatriotes les voies de la réussite sociale.

Durant cette nouvelle saison, un grand nombre de nos amis de droite nationale, provenant de toute la France, se succéderons aux côtés du Pasteur Blanchard  pour, l’espace d’une nuit,  venir en en aide à nos compatriotes délaissés.

Qu’ils en soient  tous remerciés !

La rue parisienne, c’est une caisse de résonance implacable des maux de la société française,  dont nous ne cessons de dénoncer les dérives, seuls  depuis des années :

Démantèlement du système de soins et de protection sociale

Paupérisation des travailleurs

Impossibilité d'accéder à un logement décent

Préférence étrangère dans les centres d’hébergement

Perte du sens de la solidarité entre les générations

Insécurité grandissante

Ouverture incontrôlée des frontières 

Un dernier exemple, alors que le gouvernement tente de nous endormir sur le pseudo contrôle des frontières aux portes de Schengen, nous pouvons témoigner du tsunami migratoire qui est en cours et qui voit affluer à Paris des centaines de migrants irréguliers.

 

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Cette nuit du 7 octobre nous retrouverons des sans-abris  provenaient de  tout horizon…. Autant d’individus déboussolés à qui l’idéologie mondialiste a promis un eldorado, qu’ils ne trouveront finalement pas chez nous car notre pays n’en a plus les moyens.

Cette nuit du 7 octobre nous nous répétons que nos moyens sont dérisoires, que la tâche est immense pour sortir nos compatriotes de la misère.

Mais cette nuit du 7 octobre, nous partons en fin de nuit, convaincus que notre combat est juste et que nous parviendrons demain à changer la société

 

Benoit  VAILLANT
Secrétaire Général de l’ASP

16/09/2014

ENTRETIEN AVEC...

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 Alain de Benoist :

Le message publicitaire ?

Le bonheur réside dans la consommation…

 
La réclame a toujours existé, puisqu’un fabricant a besoin de faire savoir que ses produits existent ; mais cela semble être devenu une industrie à part entière. Le faire savoir compterait-il plus désormais que le savoir-faire ?  
 
Le problème ne tient pas à l’existence de ce qu’on appelait autrefois la « réclame ». Il tient à ce que la publicité envahit tout et mobilise les esprits dans des proportions dont les gens ne sont même pas conscients. Un enfant connaît aujourd’hui beaucoup plus de marques publicitaires qu’il ne connaît d’auteurs classiques. Les paysages urbains sont défigurés par des panneaux publicitaires qui prolifèrent comme des métastases. Les campagnes n’y échappent pas non plus. La télévision ne propose plus des programmes financés par la publicité, mais des messages publicitaires entrelardés de programmes qui ne sont là que pour inciter à regarder les premiers. Rappelez-vous les déclarations de Patrick Le Lay, ancien PDG de TF1, en juillet 2004 : « Pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. » Même chose dans la presse, puisque les principaux titres ne peuvent plus survivre qu’en accumulant les pages de publicité. Dans tous les cas, la publicité se voit dotée d’un pouvoir qui va bien au-delà du « faire savoir » – d’autant qu’elle n’est pas la dernière à véhiculer des images, des slogans (de plus en plus fréquemment proposés en anglais, d’ailleurs), des situations, des rapports sociaux, voire des types humains, qui sont en stricte consonance avec l’idéologie dominante. Autrefois, on parlait de propagande. Aujourd’hui, on parle de communication. La publicité est devenue la forme dominante de la communication (y compris, bien sûr, de la communication politique) dans la mesure où elle tend à s’instaurer comme la forme paradigmatique de tous les langages sociaux. 
 

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Dans un entretien précédent, vous disiez considérer la publicité à la télévision comme infiniment plus obscène que n’importe quel film pornographique. Etait-ce une allusion à l’habitude des publicitaires de dénuder des femmes pour vendre des yaourts ou des voitures ? Ou bien vouliez-vous dire que le point commun de la publicité et de la pornographie est qu’elles suscitent l’une et l’autre de la frustration ? 
 
Ce qui est obscène ne se rapporte pas seulement à la sexualité, mais aussi à la morale sociale, à tout ce qui choque la « décence commune » chère à George Orwell. Étymologiquement, l’« ob-scène » est ce qui n’appartient pas à la scène, ou ne devrait pas lui appartenir. La publicité est obscène, non seulement parce qu’elle est mensongère (toutes les publicités sont mensongères), mais parce qu’elle véhicule implicitement un seul et unique message : le bonheur réside dans la consommation. La raison d’être de notre présence au monde est réduite à la valeur d’échange et à l’acte d’achat, c’est-à-dire à un acte performatif qui voue nécessairement à la frustration (car toute possession dans l’ordre de la quantité appelle nécessairement le désir de posséder plus encore). Jean Baudrillard l’avait bien montré dans ses travaux pionniers sur le système des objets : la publicité est le principal vecteur d’une logique inhérente au système capitaliste qui consiste, d’un côté, à persuader les individus qu’ils éprouvent réellement tous les besoins qu’on veut leur inculquer, et de l’autre à susciter en eux des désirs que la consommation ne peut satisfaire.  Le pouvoir de la publicité est de faire oublier qu’un produit est issu avant tout d’un travail, c’est-à-dire d’un certain type de rapport social, et de le faire percevoir comme un simple objet consommable, c’est-à-dire une commodité. L’expérience économique réelle est remplacée par des signaux visuels inhérents à un message conçu en termes de séduction. En dernière analyse, l’individu ne consomme pas tant le produit qu’on l’incite à acheter que la signification de ce produit telle qu’elle est construite et projetée dans le discours publicitaire, ce qui l’infantilise et occulte la capacité du produit acheté à revêtir une véritable valeur d’usage. La publicité, enfin, contribue au conformisme social – et à un ordre social obéissant aux modèles diffusés par la mode – dans la mesure où elle se fonde sur une forme de désir purement mimétique : en cherchant à nous convaincre de consommer un produit au motif qu’il est consommé par (beaucoup) d’autres, la publicité nous dresse à calquer notre désir sur le désir des autres, en sorte qu’en fin de compte la consommation est toujours consommation du désir d’autrui. Conscience sous influence !  
 

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De plus en plus de cinéastes – Ridley Scott au premier chef – viennent de la publicité. Simple effet du hasard ? 
 
Même les réalisateurs qui ne viennent pas de la publicité sont touchés. La porosité de la frontière entre la publicité et le cinéma n’a rien pour surprendre, puisque l’une et l’autre relèvent du système du spectacle, mais le plus caractéristique est que la publicité influe de plus en plus sur l’écriture cinématographique. De plus en plus de films destinés au grand public – et non des moindres – ressemblent à une suite de clips publicitaires, ces derniers étant d’ailleurs de plus en plus conçus eux-mêmes comme de très brefs courts-métrages. 
 

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Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

09:42 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

15/09/2014

UNE NOUVELLE BANNIERE...

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Depuis huit ans

Une nouvelle bannière pour une nouvelle campagne d'hiver qui commence. Marauder dans les rues de Paris à la rencontre de ceux qui se retrouvent sur le pavé. Dessous et en cherchant bien, ils n'ont pas trouvé la plage, même à Paris. Une nouvelle bannière mais un voyage ininterrompu depuis huit ans. A l'exception, notable, de quelques bénévoles ou généreux donateurs, nous restons isolés et parfois bien démunis. Ce qui, d'une certaine façon et modestement, nous rapproche de nos sans logis ; nous rend libre. Essayant de fuir le virtuel pour la réalité, nous ne roulons pas au volant d'une coquille vide mais d'une vieille Mercedes Vito  remplie grâce à vous  de vêtements.

 

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L'aide hummanitaire quésaco ? L'Action Sociale et Populaire, ni titulaire, ni contractuelle, cherche dans la nuit, au gré de l'aventure, du populisme et de la charité, des pauvres. Et elle en trouve et les retrouve au fil des ans. Et aussi des nouveaux et encore des nouveaux, il n'y a pas de problème. Mais les pavés du vieux Paris, sous le bitume, c'est plus compliqué...

 

Jean Chabernaud

membre du CA

13/09/2014

COLLOQUE DU CEP...

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Le Centre d’Études et de Prospective sur la Science (CEP) tient son colloque annuel, ouvert à tous, sur le thème : « Vers une civilisation chrétienne » les samedi 27 & dimanche 28 septembre 2014, à la Clarté-Dieu, 95 Rue de Paris, 91400 Orsay.

Conférenciers : François Vallançon ("Les leçons de l'édit de Milan"), Dominique Tassot ("Les deux lignées dans la science"), Hugues Petit ("Il n'est pas de pouvoir politique sans principes religieux"), François de Siebenthal ("Solutions suisses à la crise économique"), Pierre Hillard ("Ils ne savent pas ce qu'ils font"), Didier Rochard ("Qu'est-ce qu'une radio chrétienne ?"), Alain Didier ("La tragédie chrétienne et nationale aux quatre derniers siècles"), Benoît Neiss ("Après l'incendie de Rome et des arts... Quel avenir pour notre culture ?"), Eric Davoust ("L'art peut-il ne pas être chrétien ?").

Programme détaillé sur le site Internet du CEP (http://le-cep.org/activite.html), formulaire d’inscription à imprimer et renvoyer à l’adresse indiquée. Pour tout renseignement, courrier électronique à cep.colloques@gmail.com , ou téléphone : 01 70 25 14 45 (Maxime), doté d'un répondeur.

12/09/2014

LA DYNASTIE LE PEN...

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Au  fondateur Jean-Marie,

à Marine digne héritière.

Depuis tout ce temps que je les connais, il m'est souvent arrivé de me poser cette question : où trouvent-ils leur force ? Comment  font ils contre vents et marais, dans des moments bien souvent délicats, pour tenir le coup ? Comment  font ils pour sortir des situations les plus périlleuses en gardant la tête hors de l'eau, maintenant toujours la ligne qu'ils se sont fixée,  évitant les écueils où bien d'autres ont sombré ?

Bien sûr il y a la figure tutélaire du légendaire Jean-Marie, de qui on peut dire, après une carrière aussi longue et fructueuse, qu'il est un être d'exception, un roc, le père fondateur de la dynastie. Mais il y a aussi chose que j'ai mis des années à découvrir, un véritable esprit de clan où la solidarité n'est pas un vain mot, pour reprendre une métaphore marine, ils savent se serrer les coudes par temps de tempête. C’est là certainement une des clef de leur succès. Au-delà de la personnalité de chacun, c’est une force qui se démultiplie, c’est certainement la clef du "leadership" de cette famille dans les milieux de droite nationale depuis si longtemps.

 

Pasteur Blanchard

 

 CLC !

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