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Le Blog du Pasteur Blanchard - Page 130

  • Entretien avec Alain de Benoist:

     

     

     

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    La « décroissance », un problème plus philosophique que politique…

     

       

    Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.

     

     

    Grande est l’impression d’être gouverné par des comptables – d’ailleurs pas toujours très doués pour la comptabilité. Mais au fait, comment mesure-t-on la croissance ? Et, pour reprendre un slogan de Mai 68, peut-on tomber amoureux d’un taux de croissance ?

     

     

    C’est une paraphilie parmi d’autres ! Mais défions-nous pour commencer de ces statistiques qui reflètent davantage la capacité des banques centrales à créer de la monnaie plutôt que celle des nations à créer de la richesse (la Réserve fédérale américaine crée tous les mois de 50 à 85 milliards de dollars de papier, soit ce que François Hollande cherche à économiser annuellement avec son « pacte de compétitivité »). Et n’oublions pas, non plus, que nous ne sommes plus à l’époque où une forte croissance permettait des compromis de classe positifs entre le travail et le capital. Aujourd’hui, la croissance ne profite pas également à tous, puisque beaucoup ne cessent de s’appauvrir tandis que d’autres ne cessent de s’enrichir. Elle n’est donc plus un vecteur de réduction des inégalités.

     

    La croissance se mesure au moyen du produit intérieur brut : 1 % de croissance en plus, c’est 1 % de PIB de gagné. Le PIB mesure sous une forme monétaire la quantité de biens ou de services produits dans un pays sur une période donnée, mais cela ne veut pas dire qu’il mesure le bien-être ni même la richesse nette. Il est en effet parfaitement indifférent aux causes de l’activité économique, ce qui veut dire qu’il comptabilise positivement les catastrophes ou les accidents pour autant que ceux-ci provoquent une activité engendrant elle-même production et profits. Les dégâts causés par la tempête de décembre 1999, par exemple, ont entraîné une hausse de 1,2 % de la croissance. Il en va de même du nombre de pollutions. D’autre part, le PIB ne prend pas en compte les coûts non marchands (ce qu’on appelle les « externalités »), par exemple ceux qui résultent de l’épuisement des ressources naturelles et des matières premières, alors que la croissance dépend au premier chef des apports énergétiques et des flux d’énergie.

     

    La croissance, donnée pour infinie, serait-elle un but en soi ?

     

    Évidemment pas. Mais la question est de savoir si elle est seulement possible. Une croissance matérielle illimitée sur une planète aux ressources limitées est un non-sens, et il en va de même de la croissance démographique. Si tous les habitants de la planète consommaient à l’égal d’un Occidental moyen, il nous faudrait trois ou quatre planètes supplémentaires pour faire face aux besoins. Les « décroissants », menés en France par Serge Latouche, appellent depuis des années à revoir notre mode de vie et à envisager une « décroissance soutenable ». George W. Bush disait en 2002 que « la croissance est la solution, non le problème ». Et si c’était le contraire ?

     

     

     

     

  • DANIEL HAMICHE...

     

     

     

     

     

     

    Le drapeau noir

    et les copains.

     

     

    J'ai fait la connaissance de Daniel Hamiche  alors qu'il était le secrétaire particulier du Duc d'Anjou, prétendant au trône de France. Tous, même ceux qui comme moi ne sont pas monarchistes,  reconnaissent en Daniel un être d'exception. A cette époque, il ressemblait à une gravure de mode. Il y avait en lui un côté vieille France mais, déjà, il possédait cet art de plaisanter de façon décalée, ce trait si profond de sa personnalité.

     



    Le temps n'a fait que bonifier son côté anarchiste de droite. Cette marque de fabrique de la bande à Serge a pris chez lui de la bouteille. La qualité maîtresse de ce groupe  n'est-elle pas une fidélité sans failles "aux copains d'abord"... et "au drapeau noir" ?

     

     

    Dès les débuts de l'aventure de l'Action Sociale et Populaire, son soutien a été total. Il nous ouvre régulièrement les antennes de son émission sur Radio Courtoisie. C’est pour nous une aide très précieuse.

     

     

     

    Pasteur Blanchard

     

                                                           

  • RENDUS IRRESPONSABLES, ILS N’ONT PLUS QUE DES CAPRICES D’ENFANTS

     

     

    L’Etat-Providence fut initié en Suède par le socialiste Olof PALME qui dirigea le pays de 1969 à 1976 et de 1982 à 1986.  Durant ces périodes, les dépenses sociales avaient explosé et les impôts avaient atteint un sommet avec un taux prohibitif de 105% sur certaines tranches de revenus.  Cette « rage taxatrice » avait poussé de nombreux suédois à quitter le pays pour des cieux plus cléments, à l’exemple du metteur en scène Ingmar BERGMAN qui s’expatria aux USA.

     

     

    Ce postulat d’Etat-Providence devait prendre à sa charge chaque individu, de la naissance à la mort, en lui garantissant un bien-être quotidien sans trop d’efforts ni de contreparties. « Dormez tranquille, braves gens, on s’occupe de tout » aurait pu être le leitmotiv de ce pays nordique.

     

     

     

     

     

     

    Malheureusement, les arbres ne grimpant pas jusqu’au ciel et le Père Noël n’étant qu’un conte pour enfants, la réalité des chiffres a mis les politiciens suédois face au constat de leurs utopies, des années plus tard.  Cet exemple suédois avait néanmoins incité d’autres gouvernements européens à accorder une multitude d’allocations, d’avantages, de facilités et de « droits z’acquis » à leur peuple respectif.

     

     

    La Fête est finie

     

     

    Dans un contexte d’économie favorable, avec des balances commerciales bénéficiaires, des PIB en croissance continue, des budgets équilibrés et une dette publique modérée, ce principe d’Etat-Providence pouvait se justifier.  Mais ce fut loin d’être le cas.  Depuis 1967, les différents chocs pétroliers ont bouleversé les économies européennes en propulsant le prix du baril de 4 à 120 dollars sur 40 ans et en déstabilisant les coûts industriels de nos entreprises.  En outre les eurocrates de Bruxelles, en imposant la mondialisation et l’ouverture de nos frontières à des produits de mauvaise qualité vendus à des prix bradés, ont construit des cimetières industriels ayant une vue imprenable sur un désert économique.

     

     

    De Walter HALLSTEIN à J-C JUNCKER, en passant par Sicco MANSHOLT, Jacques DELORS ou Romano PRODI, ces laquais du Nouvel Ordre Mondial ont muré nos mines, coulé les chantiers navals, condamné les industries sidérurgiques et textiles, réduit l’agriculture en jachères et nous ont imposé des normes de fabrication ou d’achat aussi stupides qu’inefficaces, au prétexte de « réguler les flux » et de créer une « société de services » qui nous apporterait un « mieux vivre » et garantirait des « emplois durables ». Aujourd’hui, on peut en tirer les conclusions.

    Comme à l’exemple de la « société pluriethnique et multiculturelle » qui, selon les déclarations de Mme MERKEL et de MM CAMERON et SARKOZY est un « véritable échec », la politique économique, sociale, industrielle et financière menée par les gouvernements européens depuis 50 ans nous a conduits au fond du gouffre, et nos enfants et petits-enfants vont devoir en payer l’addition.

     

     

    Le miracle de la carte plastique

     

     

    Depuis 6 ans, les politicards nous répètent que « la crise est derrière nous » et que « la croissance revient ». Même avec les lunettes roses des utopistes socialo-démocrato-écologistes il est difficile d’apercevoir un horizon dégagé de toute intempérie et bien au contraire il y a lieu de craindre un krach futur.

     

    En effet, les différents régimes au Pouvoir en Europe ont infligé le « principe de précaution » à leur citoyens, ajouté au « risque zéro », ont imposé un enseignement dévalué qui produit des analphabètes et des incultes par bataillons entiers, se sont servis des médias pour intoxiquer et anesthésier leur population et se comportent comme des inquisiteurs envers tous ceux qui ne respectent pas la Pensée Unique (ou ne se conforment pas au « prêt-à-penser ») en les traînant devant les tribunaux de la Police de la Pensée.  Quant à ceux qui ne se convertissent pas à la Nouvelle Religion Droits-de-l’Hommiste, ils peuvent s’exiler !

     

    En confinant les individus dans des limites préétablies et rigoureusement surveillées, le Régime a cadenassé l’espace des libertés (opinion, réunion, presse et expression) en instaurant des lois liberticides depuis 1974.  En contrepartie, ce Pouvoir, le Nouvel Ordre Mondial, sacralise l’homo-consuméris en vantant l’hédonisme et en permettant toutes les outrances de la consommation au détriment de toute exigence humaine d’un autre ordre.  Afin de pouvoir jouir sans entrave, l’individu se voit doté de cartes de crédit et d’argent virtuel qui lui ouvrent les portes d’un « mieux-vivre » ou d’un « bien-être » factice.

     

     

    Plus, encore plus et toujours plus ?

     

    Mais n’oublions  pas que ces « homo-consuméris » en grande majorité sont également des électeurs qui votent pour les députés qui rédigent de nouvelles lois.  Certains sont même affilié aux syndicats revendicatifs.  Tous ou presque soutiennent les partis omnipotents qui dirigent nos pays.

     

     

    Ces mêmes homo-consuméris sont donc incapables de discernement, abrutis par la publicité et confrontés aujourd’hui aux fins de mois difficiles.  Il est vrai que leurs parents, génération mai 68’, n’ont pas non plus fait preuve d’appréciation dans leur choix de vie et ont fait profiter leur progéniture d’une facilité d’existence héritée de leurs aïeux qui, eux, avaient connus les souffrances et certaines privations.  Pourquoi s’étonner dès lors du refus d’affronter les difficultés de l’existence, de la majorité des 18-35 ans ?  Beaucoup végètent chez leurs parents, bénéficiant d’allocations diverses et trainent les pieds pour chercher du boulot. Pire, une grande partie revendique tout et n’importe quoi, sans contribuer eux-mêmes à l’effort collectif. D’autres, innombrables parasites se gavant d’argent public et rétribués par les administrations ou les services publics, manifestent à tout bout de champ pour des motifs récurrents depuis 50 ans !

    Et comment peut-on soutenir les grèves et les revendications des cheminots, conducteurs de TGV, qui réclament la défense de leur « pouvoir d’achat », alors que leurs privilèges datent des locomotives à vapeur et des primes aux chauffeurs qui enfournaient le charbon dans les chaudières ?

     

     

    Comment se sentir solidaire des pilotes d’avions, au salaire confortable, quand ils refusent l’allongement de leur durée de travail ?

     

    Pourquoi accepter plus longtemps les privilèges des dockers et le monopole d’embauche octroyé à leur syndicat corporatiste ?

     

    Tenant compte de la situation économique et financière de beaucoup de pays européens, ces revendications déplacées font figures de caprices d’enfants gâtés, pour une grande majorité des manifestants et particulièrement des fonctionnaires.

     

    Les exemples sont multiples, mais la nature humaine est telle que l’égoïsme l’emporte souvent sur le réalisme et la raison.

     

     

    Abraham LINCOLN, président américain, avait déclaré au Congrès en 1860 :

     

    Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur.

    Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.

    Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez.

    Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l’initiative et l’indépendance.

    Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu’ils pourraient faire eux-mêmes. »

     

    Les caisses sont vides et il est temps maintenant de distinguer l’essentiel du superflu, de retrousser ses manches, d’instaurer une réelle politique de redressement de nos économies en stoppant le déclin et la décadence de nos sociétés sclérosées par des décennies de laxisme et de turpitude, de gauche comme de droite.

     

     

    OUI, le travail rend libre !

     

    Pieter KERSTENS

  • Assemblée Générale de L'Action Sociale Populaire le 20 Juin 2015:

     

     

     

     

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    Ce samedi, se tenait l’assemblée générale annuelle de l’ASP, placée sous le signe d’un hommage rendu à la marraine de l’association Jany Le Pen, présente depuis les toutes premières maraudes en 2005.

     

     

     

     

    Membre fondateur de l’ASP, Thierry Auriat rappelle que l’aventure a commencé pour lui et les autres « en short », c’est-à-dire à partir de rien. Cela n’a pas empêché de construire progressivement une équipe de plus en plus nombreuse au service de nos compatriotes en difficulté. Soutenue par Jany Le Pen et quelques autres – dont les docteurs Coulomb et Merlin –, l’association a connu sa première assemblée générale dans le même lieu qu’aujourd’hui : le jardin du Pasteur Blanchard et de son épouse Catherine. Les pionniers étaient alors… 6, contre plus de 40 en ce samedi !

     

     

    Les personnalités marquantes ont depuis jalonné l’évolution de l’ASP, de Marie-Christine Arnautu à Jacques Bompard, en passant par Marion Maréchal-Le Pen ou Bruno Gollnisch. Grâce également aux bénévoles – au premier rang desquels Béatrice et Jean Chabernaud – l’association s’est développée mais ne saurait aujourd’hui s’en satisfaire, car cela « reviendrait à se satisfaire de la progression du nombre de nos compatriotes défavorisés », une réalité indigne d’un pays civilisé.

     

     

     

     

    Renaud, responsable de Solidarité populaire, émanation du Mouvement d’action sociale (MAS) intervient à son tour pour féliciter le Pasteur Blanchard de son travail, à une période où la précarité concerne un nombre grandissant de Français. Les deux associations vont être prochainement réunies par le projet ESF (Entraide, solidarité, famille), qui aidera des familles en difficulté : par exemple en les aidant à s’installer en province, lorsqu’elles ont fait le choix de fuir les quartiers « sensibles » où elles sont souvent contraintes de vivre. L’avenir offrira sans nul doute au deux responsables beaucoup d’autres rencontres… et de travail !

     

     

     

     

    Parce qu’une association est aussi une petite entreprise, ses comptes doivent être suivis de près : c’est le rôle de Gaël Fouilleul, trésorier de l’ASP, qui présente un bilan équilibré. Favorable en ce qui concerne le nombre d’adhérents et celui des donateurs, mais grevé par l’achat, devenu impératif, d’un véhicule ayant remplacé l’antique Volvo du Pasteur Blanchard. Ces précisions apportées, le rapport financier est adopté à l’unanimité.

     

     

     

     

    Le pasteur prend ensuite la parole sur un sujet qui lui tient à cœur, l’image de l’ASP au sein  de l’ensemble des droites nationales. Dans un plus de 3  mois , le 26 Septembre , ce déroulera une fête pour les 20 ans de sa nomination par  Jean-Marie Le Pen  Qui l’a nommé responsable du social pour le parti. D’une maxime du fondateur du FN, le pasteur a fait un principe de gestion : il faut pour durer et se montrer efficace faire preuve de « Persévérance »… Nom du bateau sur lequel naviguait le pére de Jean-Marie Le Pen.

     

     

    Le travail se poursuit aujourd’hui dans l’humilité, avec un cercle élargi de personnes et personnalités intéressées par le rôle de l’ASP (Jacques Bompard, Christine Boutin) et des médias amis qui relayent le message de l’association (Radio-Courtoisie, TV Libertés). « Ce qui paye, ce n’est pas le médiatique, le coup, mais le travail de fond ».

     

     

     

     

    Fort ce ce constat, le Pasteur Blanchard revient sur le projet de fondation lancé voici maintenant 2 ans. Ce fonds de dotation destiné à venir en aide à nos patriotes défavorisés suscite l’intérêt d’une personnalité politique d’envergure nationale, prête à porter le projet : nous en saurons davantage en septembre prochain, après sa rencontre avec le pasteur. S’il voit le jour, ce projet ne consistera pas en une démarche d’assistanat, mais en une aide concrète aux « petites gens ».

     

     

     

     

    Invité à s’exprimer, le Docteur Coulomb rappelle quant à lui que l’approche de l’ASP est très différente de celle des organismes de type SAMU social, dont le fonctionnement (uniformes, refus de dialoguer avec les SDF dès que ceux-ci adoptent une attitude virulente) n’a plus rien de « social ». Les sans-abri en savent gré au pasteur et à ses « maraudeurs », eux qui reconnaissent souvent que seule l’ASP leur rend réellement service. De façon plus personnelle, son fils handicapé, qui participe à certaines maraudes, apprend au contact des sans-abri à appréhender les règles sociales. L’échange est alors total.

     

     

     

     

    L’ordre du jour se poursuit par un nouvel hommage, à « cet homme que nous connaissons depuis 25 ans, qui en a aujourd’hui 87 et qui est toujours avec nous » : Jean-Marie Le Pen. Avec lui et avec les autres membres de l’ASP, affirme le pasteur, « Nous avons envie d’avenir. L’avenir est à nous ! ».

     

     

     

     

    Pour clore l’assemblée générale, la nouvelle composition du bureau et du conseil d’administration, dans lequel Thierry  Auriat  fait son entrée comme Coordinateur général, Céline Guillemond et Gilles Clavel au CA,il est votée à l’unanimité :

     

     

     

     Bureau : 

     

    • Président : Pasteur Blanchard

    • Vice-présidente : Catherine Blanchard

    • Vice-président : Nicolas Pons

    • Secrétaire général : Benoît Vaillant

    • Délégué général : Thierry Auriat

    • Trésorier : Gaël Fouilleul

       

     Conseil d’administration : 

     

    • Jean Chabernaud

    • Gilles Clavel

    • Céline  Guillemond

    • Alexandre Simonnot

    • Oscar Wesley

       

     

    Alexandre Simonnot  membre du CA

     

     

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  • Face aux barbares, la civilisation unique ?

     

     

     

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    C’est ainsi que l’actualité présente nous invite à nous méfier du mot « civilisation ». Il est exclu d’évoquer la lutte contre le prétendu « État islamique » comme un choc de civilisations. Tout au plus peut-on opposer LA civilisation à la barbarie. D’un côté, il y aurait l’immense majorité des humains avec leurs différences culturelles et, de l’autre, une poignée de fanatiques qui n’auraient pas lu le Coran. La civilisation, ce serait donc la quasi-totalité de l’humanité. Cette conception large justifierait amplement que les nations européennes, les États-Unis et l’Arabie saoudite forment une coalition contre le terrorisme prétendument islamique. Mais que défend cette coalition ? Les naïfs diront aussitôt : l’humanisme, le respect de l’autre, la tolérance, la liberté, la démocratie. C’est d’ailleurs au nom de ces valeurs que nous rejetons à la fois les djihadistes et leurs adversaires, les régimes autoritaires laïcs, leurs massacres au gaz, et leur implacable tyrannie.

     

     

    Malheureusement, cette proclamation ne résiste pas à la critique. Le royaume wahhabite, notre allié, qui règne sur les lieux saints de l’islam, n’est évidemment pas une démocratie. La liberté y est inconnue, la charia y est appliquée avec rigueur. Les décapitations publiques au sabre s’y font simplement davantage dans les formes. On cherchera, en vain, la dose supplémentaire d’humanisme présente à Riyad et absente à Damas. Il est possible, depuis près de vingt siècles, d’être pleinement chrétien en Syrie quand ça ne l’est pas, aujourd’hui, en Arabie saoudite. La différence est la même pour la condition féminine. Nous ne défendons pas une civilisation commune qui n’existe nullement.

     

     

    Si l’on descend de l’étage de la réflexion philosophique pour en revenir à l’examen des intérêts réels en jeu, on comprend bien que les États peu démocratiques du Golfe, nos économies et nos puissants groupes pétroliers soient dans le même camp.

     

     

    Surtout, ne parlons pas de croisade. Surtout, prenons le temps de réunir quelques pays arabes sunnites, pour montrer que l’islam est avec nous. Défendons nos intérêts économiques, contenons le réveil russe d’un côté et le terrorisme islamiste de l’autre, mais sans jamais préciser ce que nous défendons : une démocratie qui est une confiscation du pouvoir par une oligarchie ? Une égalité proclamée qui est démentie par des écarts totalement illégitimes entre les uns et les autres ? Une tolérance qui prend de plus en plus souvent le visage de la transgression ? Une liberté qui s’autocensure dans la pensée unique ? Une foule d’individus préoccupés de besoins matériels et de satisfactions immédiates et que n’anime plus une foi commune est-elle capable de se défendre ? Peut-elle empêcher qu’en son sein des dissidences ne se forment ? Peut-elle éviter que le vide spirituel ne soit comblé chez certains par de dangereux substituts ? Selon Valéry, une civilisation est mortelle. Elle est d’autant plus proche de la mort qu’elle oublie ce qu’elle est, comme la civilisation occidentale oubliant qu’elle est issue du mariage réussi de la pensée grecque et du message chrétien.

     

     

    Christian Vanneste dans Boulevard Voltaire

     

  • DONS AUX OEUVRES...

     

     

     

     

     

     

      Jean CHABERNAUD membre fondateur et du CA de L'ASP

     

     

    Kolossale farce ?!?

     

     

    En ces temps de déclaration fiscale, nous voici de nouveau devant une farce à la française, telle que le dirigisme on invente sans arrêt. Ce sont les dons à "certains organismes d'intérêt général". Au départ, il semble d'un intérêt minime de s'en occuper. En fait, à observer le système, il étend ses tentacules fort loin. 

     

     

    La paupérisation du peuple français réalisée, au fil des années, par les pouvoirs de toutes obédiences, en est la base ; nos lecteurs savent fort bien d'où provient cette paupérisation, à savoir principalement des impôts et réglementations, ceci sur fond de cupidité des manipulateurs du sommet. Certes, la plupart d'entre eux peuvent imaginer échapper à cette paupérisation, n'étant pas à ranger dans la catégorie des pauvres. Bien que supportant l'écroulement permanent de la richesse nationale, ils s'y habituent en la gérant plus ou moins ; ils ne s'aperçoivent pas, par exemple, qu'eux-mêmes abandonnent telle ou telle action généreuse à laquelle ils se livraient auparavant : nous voici donc en plein dans le problème.

     

     

    ASSISTANAT

     

     

    Aux impôts et réglementations, s'ajoute pour nous ruiner l'assistanat, qui se traduit par des sommes phénoménales souvent citées par nous. Cet assistanat a une conséquence particulière ; les gens enregistrent que l'État prend en charge les démunis et précisément avec les impôts qui les ruinent : les voici débarrassés de l'idée charitable de secourir ces démunis !

     

     

    Aux USA, immense continent sensiblement plus libre que la France et donc plus riche, la générosité publique est bien plus développée que chez nous : 5 % du PIB américain est consacré à des actions charitables !

     

     

    Voulant corriger les effets pervers de ses propres actions, le pouvoir a donc imaginé la possibilité de déduire des impôts les dons en faveur "de certains organismes d'intérêt général". Le résultat inévitable est une obscure usine à gaz.

     

    LES DETAILS

    En septembre 2014, un palier nouveau fut franchi dans le nuage de l'usine à gaz. 

     

     

    Il y avait jusqu'alors 12 catégories d'associations bénéficiaires, chaque catégorie ayant son régime particulier extraordinairement complexe ; le reçu à envoyer comportait une demi page ; depuis lors, il comporte une grande page 21x24. A lire attentivement la raison, elle est toute simple : les 12 catégories d'associations sont devenues 24.

     

     

    Elles portent souvent des noms absolument obscurs : "entreprises adaptées", "entreprises d'insertion"  ou "entreprises de travail temporaire d'insertion". Une catégorie est assortie d’un nom qui est bien trop long à citer : il y est question de la fondation du patrimoine et d'un lien avec les propriétaires des immeubles.

    Le chef-d'oeuvre de la "bourreaucratie" se lit dans une petite notice d’une demi page. "Cette disposition fiscale concerne uniquement les organismes qui satisfont aux critères définis par les articles 200, 238 bis et 885, etc. du code général des impôts." Pour que les victimes comprennent bien, ils leur est conseillé de s'assurer qu’ils répondent aux critères visés ; ceux-ci se référent à un nombre d'articles considérables du livre des procédures fiscales. Et même, s'ils ont des insomnies, ils peuvent s'en rapporter au bulletin officiel des impôts dont la lecture doit être particulièrement attrayante. 

     

     

    Nous gardons pour la fin le coup de fouet que nous citons en entier : "si les organismes bénéficiaires de dons délivrent à tort des reçus fiscaux, ils s'exposent au paiement d'une amende fiscale égale à 25 % des sommes indûment mentionnées sur ces documents" (article 1740 à du C.G.I.).

     

    LES EFFETS DESTRUCTEURS

    Les effets destructeurs de cette farce bien française peuvent être détaillés.

     

     

    D'abord, l'incroyable surcharge administrative disséminée dans un grand nombre de bureaux et dont personne ne peut connaître le coût total. Ensuite, se trouve l'assèchement de la générosité privée déjà signalée plus haut. A citer également l'expropriation du temps privé qui est un véritable esclavage et n’est jamais mise en lumière. Chacun, selon les principes du droit naturel, est propriétaire de son temps : le dirigisme vole aux gens leur temps en imposant des démarches et formalités insupportables. Les dirigeants des associations sont obligés de remplir ces formalités pour obtenir la maigre consolation de permettre à leurs cotisants de déduire les cotisations de leurs impôts : remplissage des reçus, envoi et classement. Le nombre d'heures ainsi volées est absolument immense et compte à son tour dans la paupérisation de la France.

     

     

    La dégradation morale s'ajoute. Nous recevons tous des documents d'associations réclamant à juste titre notre aide ; très souvent, dans ces documents, il nous est dit que pour donner 100 euros nous ne dépenserons que 34 euros ; dans la plupart des cas, c'est pur mensonge ; contraindre les victimes à mentir est l'effet de cette usine à gaz.

    Enfin, voici le degré suprême de la dégradation morale : les victimes, à savoir les donateurs et les dirigeants d'associations, se réjouissent souvent du système, ignorant que c'est une véritable farce remplie de mensonges et de pièges. Convaincre les victimes de bénir leurs chaînes est le rêve de tous les totalitarismes.

    Bien sûr, personne n’en veut aux honnêtes fonctionnaires qui, a la base, se livrent à ce travail destructeur. La responsabilité totale repose sur les élus et leurs compagnons de route qui depuis des décennies, s'activent pour consolider cette arnaque et bien d'autres du même type.

     

     

     

    Pasteur Blanchard