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Le Blog du Pasteur Blanchard - Page 122

  • JEAN CAU, FILS DU LANGUEDOC:

     

     

     

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    Il a été un des rares à avoir croqué l'image paradisiaque de notre midi,

    et de l'Espagne qu'il aimait tant.

    Ce fou de la langue Française , à la plume flamboyante,

    a si bien décrit ce qui fait le sel de nos vies,

    le soleil, la vie, la mort, l'amour et la cruauté !

     

     

    Je ne l'ai jamais rencontré

    mais suite à divers liens épistolaires,

    il m'a remercié par une jolie lettre manuscrite.

     

     

    Après sa mort, je me suis rendu en pèlerinage à Bram,

    son village natal sur la route de Toulouse,

    ainsi que sur sa tombe au cimetière de Carcassonne.

    C’est l'époque où j'ai fait la connaissance de sa sœur et de son neveu,

    qui m'ont invité à la bergerie qu'il avait aménagé au-dessus de l'étang de Bage.

    J'ai eu aussi le privilège de visiter son petit appartement rue de Seine.

     

     

    Il était certainement un des derniers à porter en lui "l'esprit de tradition",

    âme de notre Languedoc,

    cette vertu si précieuse que la modernité a fini par détruire.

    Toute son œuvre est un cri contre ce monde délétère

    qui efface toute dignité et tout sens de l'honneur,

    terreau sur lequel prospère notre société décadente.

     

     

    Pasteur  Blanchard

  • Entretien avec Alain de Benoist:

     

     

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    Éric Zemmour ne parle pas au nom de la « droite », mais du peuple

     

     

             

    Le Suicide français, dernier essai d’Éric Zemmour, a été un grand succès de librairie, alors que Yannick Noah avait arrêté ses tournées et que la dernière pièce de BHL était en train de quitter l’affiche avant que la colle ne soit sèche. Les temps seraient-ils en train de changer ?

     

     

    L’extraordinaire succès du livre de Zemmour (15.000 exemplaires vendus tous les jours) n’est pas seulement un phénomène éditorial. C’est un phénomène sociétal. La preuve en est qu’il suscite même des sondages. L’un d’eux révèle que 37 % des Français (20 % à gauche, 53 % à droite) sont d’accord avec Zemmour, qu’ils se reconnaissent dans ce qu’il dit, qu’ils découvrent dans son livre ce qu’ils n’osaient dire tout haut ou qu’ils ne formulaient que de façon confuse. Renaud Camus a très justement parlé « d’industrie de l’hébétude ». D’autres mots pourraient être employés : sidération, ahurissement. On est en train d’en sortir. Ceux qui méprisent le peuple y verront la confirmation que l’ouvrage n’est qu’une accumulation de lieux communs et de propos de bistrot. Mais il ne faut pas s’y tromper : cet adoubement populaire, c’est une consécration.

     

    Cela dit, si ce livre n’avait pour seul résultat que de conforter ses lecteurs dans leurs opinions, il n’aurait qu’un intérêt tout relatif. Son plus grand mérite, à mon avis, est bien plutôt de donner à ces lecteurs l’occasion de faire leur autocritique. Que dit en effet Zemmour dans son livre ? D’abord que, si la France n’a cessé de se défaire depuis quarante ans, c’est d’abord d’une idéologie qu’elle a été la victime, ce qui montre que le thème de la « fin des idéologies » n’est qu’une fable (« jamais nous n’avons autant été dans l’idéologie », écrit Zemmour). Ensuite, que cette idéologie, devenue peu à peu dominante, n’a pas été seulement le fait des méchants gauchos, mais tout autant de la droite libérale, et qu’elle va bien au-delà du jeu politique, car elle résulte d’une action culturelle, menée avec autant de patience que de rigueur, qui visait à « déconstruire » les fondements de notre société.

     

    « Je veux déconstruire les déconstructeurs », dit Zemmour. Et d’en citer quelques-uns au passage : Michel Foucault, Jacques Derrida, Pierre Bourdieu, Deleuze et Guattari. Mais c’est ici que l’on peut poser la question : parmi ceux qui applaudissent bruyamment Zemmour aujourd’hui, combien y en a-t-il qui ont sérieusement lu Bourdieu, Derrida et Foucault ? Combien y en a-t-il qui se sont sérieusement intéressés au mouvement des idées ? Combien y en a-t-il qui ont jamais compris ce qu’est une guerre culturelle ? La vérité est qu’il y en a fort peu, car la « droite », pour ce qui est du travail de la pensée, est restée pendant des décennies en situation d’encéphalogramme plat. En la mettant face à ses responsabilités, en déclarant : « Je fais de la politique “gramscienne” en menant un combat d’idées dans le cadre d’une lutte pour l’hégémonie intellectuelle », Zemmour montre qu’il est au contraire pleinement conscient des enjeux.

     

    Peut-on dire pour autant que l’opinion est en train de basculer à droite ?

     

     

    Interprétation un peu courte. Éric Zemmour n’est pas l’héritier de Bonald ou de Maurras, et moins encore de Bastiat. C’est un national-républicain, gaulliste et bonapartiste, dont les vues se situent quelque part entre Jean-Pierre Chevènement et Florian Philippot. Parle-t-il seulement au nom de la « droite » ? Voire… Quand il dénonce le « libéralisme anglo-saxon », le « grand marché mondial qui permet à une petite élite de s’enrichir toujours plus », le « marché qui règne avec l’individu-roi », « les élites sans patrie qui n’ont jamais digéré la souveraineté populaire et qui ont fait allégeance à la mondialisation économique plutôt qu’aux intérêts de la nation », quand il renvoie dos à dos la droite et la gauche : « La droite a abandonné l’État au nom du libéralisme, la gauche a abandonné la nation au nom de l’universalisme, l’une et l’autre ont trahi le peuple », ce n’est de toute évidence pas au nom de la « droite » qu’il parle, mais au nom du peuple. C’est bien ce qui fait sa force.

     

    Alors qu’il n’a jamais été aussi présent dans les médias, Éric Zemmour n’en estime pas moins que ses idées sont ostracisées par ces mêmes médias. Le « Système » connaîtrait-il des ratés ?

     

     

    La société du spectacle est victime de ses contradictions : clouer un auteur au pilori, c’est encore lui faire de la publicité. Mais la vraie question est celle-ci : pourquoi tant de haine ? La réponse est simple : la classe dirigeante est en train de perdre pied. Elle voit le sol se dérober sous ses pieds, elle voit ses privilèges menacés, elle ne sait plus où elle habite. Elle fait comme les chiens qui ont peur : elle aboie. Laurence Parisot n’a pas hésité à accuser Zemmour de « haute trahison » (sic), Manuel Valls a surenchéri : « Le livre de Zemmour ne mérite pas qu’on le lise. » En clair : il vaut mieux ne pas savoir ce qu’il dit. Mais c’est là que le bât blesse. À force d’ériger des murailles invisibles et d’installer des cordons sanitaires, la classe dirigeante a épuisé ses propres défenses immunitaires. À force de refuser le débat, elle est devenue inapte à débattre. Elle n’a désormais plus rien à dire, sinon appeler à « lutter contre les stéréotypes », promouvoir le non-art contemporain et multiplier les références lacrymales aux « droits de l’homme ». Panique morale et misère de la pensée. Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, le disait tout de go récemment : « Depuis dix ans, la gauche a perdu la bataille des idées. » Depuis dix ans ! Un tel aveu aurait dû provoquer mille commentaires. Qu’il n’en ait pratiquement suscité aucun montre l’ampleur de ce qu’il reste à faire.

     

     

    Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

     

     

  • Communiqué de Phillipe RANDA:

      

     

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    Jean-Pierre Blanchard : 45 ans de combat contre la précarité:

     

     

     

     

    Qui est le Pasteur Blanchard ?

     

     

    Depuis des années, le Pasteur Blanchard se dévoue corps et âmes pour soulager la misère en Île-de-France. De la Cité de refuge de l’Armée du Salut dans les années 70, à l’actuelle présidence de l’Action Sociale Populaire (ASP), en passant par les médiatiques « soupes de la Gare Saint-Lazare » dans les années 90, il aura été de tous les combats contre la précarité.

     

     

     

    Le combat continue depuis 2006 par le biais de maraudes organisées par l’ASP dans les rues de Paris. Une équipe soudée qui ont foi en l’engagement caritatif du Pasteur et de son épouse Catherine qui anime les activités de l’association. Depuis 2008, les actions ont été élargie à la visite de personnes âgées et en 2011 à l’aide de familles de patriotes défavorisés.

     

     

     

    Comment peut-on les aider ?

     

     

    Par vos dons en argent CCP : 601 0275 Y 033 (délivrance de reçus fiscaux) ou matériels, duvets, couvertures, vêtements.

     

     

     

     Contact :

     

     

     

    Adresse postale : ASP BP7 91201 Athis-Mons Cedex

     

     

    Téléphone : o6 74 03 18 15

     

     

    Messagerie : secretaire.asp@francemel.fr

     

     

     

     

    FAITE UN ACTE MILITANT EN VISITANT LE BLOG DE L’ACTION SOCIALE ET POPULAIRE:

     

     

     

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  • Dans un État totalitaire, on ne ferait pas mieux.......

     

     

     
     
     
    Depuis quelques semaines, l’Assemblée nationale est le lieu où la démocratie meurt un peu plus de jour en jour.
     
     
     
     
     
     
     

    Si nous étions dans un État communiste totalitaire comme la Corée du Nord, les choses ne seraient pas différentes de ce que nous vivons en ce moment en France. Depuis quelques semaines, l’Assemblée nationale est le lieu où la démocratie meurt un peu plus de jour en jour. Une mort autour de laquelle s’affairent les députés de tous bords pour ne rien manquer de la fête.

    Commençons par l’article 49–3 : il a été sorti par le Premier ministre pour imposer à tous la loi Macron. Une espèce de caricature de démocratie pour faire croire que cette loi pouvait être discutée, puis un passage en force inutile, la droite aurait voté et pas la gauche de la gauche. Valls, très courageux, n’a pas voulu courir le risque. Une parodie, donc, de représentation nationale, avec un effet immédiat : cet article 49-3 ne peut plus être utilisé.

     

    C’était sans compter avec le passage en force des lois par la méthode utilisée depuis. La procédure dite « accélérée », c’est-à-dire un moyen d’aller vite en supprimant tout débat. La loi Santé, passée en catimini devant une commission composée de soutien à cette dite loi, et les articles ont été votés les uns après les autres par des groupes de 25 ou 30 personnes toutes acquise à la cause ou presque.

     

    Nous avons donc vu passer les salles de shoot, sans réaction, le tiers payant généralisé, qui ne sera pas appliqué par les médecins, la fin du secret médical, avec les applaudissements des assurances. J’en passe et des meilleures. Pendant ce temps-là, les médias nous occupaient avec les tenants et les aboutissants des querelles familiales (fictives, sans doute) du Front national. L’UMP paradant devant les écrans pour parler de leur ego, de leurs élections primaires inutiles, de leur volonté d’alternance. Je rappelle qu’en France l’alternance n’a rien à voir avec le changement, mais seulement avec un jeu de chaises musicales. Pas un élu pour se battre contre ce système totalitaire qui bafoue la représentation nationale, pas un mot, une acceptation de tous les instants.

     

    Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a bien essayé de dire tout haut ces dérives, mais sans grande écoute. Il n’a pas insisté tant il est accaparé par les transactions pour les régionales, pour lesquelles la droite se plaint du mode de scrutin, oubliant qu’ils le doivent à Raffarin.

     

    Aujourd’hui, c’est la loi liberticide sur la sécurité qui va subir le même sort. C’est même le Premier ministre en personne qui vient la défendre, de peur que son ministre ne soit pas assez « autoritaire » Une telle loi digne d’un pays dirigé par des dictateurs ne peut passer qu’en force. Alors la procédure accélérée sera de mise encore une fois, une façon de contourner l’interdiction d’utilisation du 49–3. Comme pour le reste, les députés seront absents, ils ne diront rien et se plaindront ensuite que les électeurs les boudent.

     

    Pendant ce temps-là, les Français subissent, la Constitution est malmenée, torturée par de petits chefs sans envergure. Nous avons les élus que nous méritons

     

     

  • ASP : L'ETERNEL RETOUR...

     

     

     

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    Notre combat

    ¶ contre la misère sociale

    ¶ et pour la préférence nationale

    n’a jamais été aussi juste !

     

     

     

     

    Mardi 22 Décembre

    Nous avons participé à la dixiéme maraude de Noël avec Catherine et le Pasteur Blanchard.

     

     

     


    Les Maraudes, ces tournées nocturnes à la rencontre des sans-abris parisiens, sont pour chacun de ceux qui les vivent une expérience sans commune mesure, de celles de nature à vous transformer, en tout cas qui ne vous laissent pas indifférents.

     

     


    La majorité de nos accompagnants reviennent de ces maraudes « touchés » par la dignité des personnages rencontrés, « émus » par les situations de grande détresse, « surpris » par la grande culture de certains et dans tous les cas « révoltés » par l’injustice grandissante d’une société dans l’incapacité d’offrir à ses propres compatriotes les voies de la réussite sociale.

     



    Durant cette nouvelle saison, un grand nombre de nos amis de droite nationale, provenant de toute la France, se succéderons aux côtés du Pasteur Blanchard  pour, l’espace d’une nuit,  venir en en aide à nos compatriotes délaissés.

     



    Qu’ils en soient  tous remerciés !

     



    La rue parisienne, c’est une caisse de résonance implacable des maux de la société française,  dont nous ne cessons de dénoncer les dérives, seuls  depuis des années :

     

     

     

    Démantèlement du système de soins et de protection sociale

    Paupérisation des travailleurs

    Impossibilité d'accéder à un logement décent

    Préférence étrangère dans les centres d’hébergement

    Perte du sens de la solidarité entre les générations

    Insécurité grandissante

    Ouverture incontrôlée des frontières 

     

     



    Un dernier exemple, alors que le gouvernement tente de nous endormir sur le pseudo contrôle des frontières aux portes de Schengen, nous pouvons témoigner du tsunami migratoire qui est en cours et qui voit affluer à Paris des centaines de migrants irréguliers.

     

     



    Cette nuit du 22 Décembre nous retrouverons des sans-abris  provenaient de  tout horizon…. Autant d’individus déboussolés à qui l’idéologie mondialiste a promis un eldorado, qu’ils ne trouveront finalement pas chez nous car notre pays n’en a plus les moyens.

     



    Cette nuit du 22 Décembre nous nous répétons que nos moyens sont dérisoires, que la tâche est immense pour sortir nos compatriotes de la misère.

     



    Mais cette nuit du 22 Décembre, nous partons en fin de nuit, convaincus que notre combat est juste et que nous parviendrons demain à changer la société

     

     

     

     

    Gilles CLAVEL
    Membre du CA de l’ASP

     

     

     

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  • TAFTA, TISA, TPP: ce que les Etats-Unis négocient en secret et qui pourraient changer nos vies !

     

     

     

    Ces accords aux acronymes barbares (TAFTA, ACS, TPP) négociés en secret par les Etats-Unis et plus de 50 autres pays visent essentiellement à déréguler les marchés des biens et des services. Et à ce jeu, le grand gagnant est évidemment l’Oncle Sam.

     

     

    Il y a quelques jours, Wikileaks levait un coin du voile sur le très secret accord TISA ou ACS en français (Accord sur le Commerce des Services), qui se négocie actuellement entre les Etats-Unis et 50 pays, dont ceux de l’Union Européenne. Les 17 documents mis en ligne sont des brouillons. Mais ils portent sur le trafic aérien, les services de livraison, l’e-commerce. Le but de l’ACS ? Empêcher toute régulation qui porterait tort à l’un des signataires. Si cet accord était ratifié, les services publics seraient menacés, tout comme les professions réglementées.

    Qu’est ce qui se cache derrière ces accords ultra-secrets que l’Oncle Sam tente d’imposer à ses différents partenaires commerciaux ?

    TPP ou l’accord de partenariat TransPacifique

     

     

    Le TPP ne nous concerne pas directement, puisqu’il s’agit de définir les modalités de libre-échange entre l’Amérique du Nord et la zone pacifique (Australie, Mexique, Vietnam, etc.) mais il donne un peu le «La» de ce que le Etats-Unis aimeraient voir aboutir en Europe.

     

     

     

     

     

     

     

    Le TPP est en réalité l’extension d’un traité existant, signé en 2006, dit «P4» (regroupant 4 pays en vert sur la carte : Bruneï, Chili, Singapour, Nouvelle-Zélande) et qui permet l’abolition des droits de douane entre les partenaires. Il couvre un vaste domaine: les biens, les échanges de services, la propriété intellectuelle, les contrats gouvernementaux, etc.

     

     

     

    Il est rédigé depuis 5 ans dans le plus grand secret et échappe donc au contrôle des citoyens comme dans ce site parodique, readthetpp.com, représentant l’interface du département du Commerce américain et où le bouton «cliquable» ne cesse de se dérober, nous empêchant à chaque fois d’accéder au fameux texte du TPP.

     

     

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    Wikileaks vient d’ailleurs de promettre une récompense de 100 000 dollars à tout internaute capable d’en révéler les secrets.

     

    TAFTA, déjà très contesté en Europe

     

    Le TAFTA porte plusieurs noms. On le retrouve notamment sous l’acronyme TTIP en anglais, mais on parle aussi de grand marché TransAtlantique. Cet accord est donc en négociation entre les Etats-Unis et l’Europe. Il s’agit encore ici de créer une vaste zone de libre-échange, qui couvrirait 45,5 % du PIB mondial.

     

    Ce traité, qui selon ses défenseurs apportera de la croissance économique dans les deux zones, est très critiqué dans l’Union Européenne. Ses opposants se sont regroupés sous une même bannière «Stop TAFTA». Ils dénoncent son rôle dérégulatoire des marchés et la toute-puissance accordée aux entreprises face aux Etats.

     

    En clair, en Europe, certains marchés sont protégés par des lois très strictes. Pour le moment pas d’importation de poulets aux hormones made in USA, ni de maïs OGM. Mais avec le TAFTA, et au nom du libre-échange, ces verrous pourraient sauter. Idem en matière de droit du travail, plus encadré en Europe qu’aux Etats-Unis, et qui pourrait être ainsi harmonisé par le bas. Pire, les entreprises qui se verraient lésées financièrement par la législation d’un pays signataire, pourraient se retourner contre ce dernier et réclamer des millions, voire des milliards, auprès d’un tribunal arbitral.

     

    Comme le TPP, les négociations autour du TAFTA se font dans le plus grand secret, ce qui contribue grandement au mécontentement des citoyens européens.

     

     

    Le TISA ou ACS: le moins connu, le plus dangereux ?

     

    Ce dernier traité, dont Wikileaks, a rendu public certains passages est le moins connu en Europe. Pourtant, ses conséquences pourraient s’avérer terribles notamment pour les services publics et les professions réglementées. Il est en négociation entre les Etats-Unis et 50 autres pays (dont ceux de l’Union Européenne) tous déjà partenaires au sein de l’OMC, l’organisation mondiale du commerce.

     

    Sans surprise, l’ACS (Accord sur le Commerce des Services) vise à harmoniser les règles relatives aux services entre les pays signataires. L’Internationale des services publics, fédération de syndicats de travailleurs du service public, s’inquiète déjà de la manière dont l’ACS pourrait dévoyer le concept de service public.

     

    En effet, la présence de services publics dans un pays pourrait être jugée «déloyale» car entravant le jeu de la libre-concurrence des autres pays signataires. Ces services pourraient donc à terme être démantelés.

     

     

     

     

     

     

    Enfin, les professions réglementées comme les dentistes, les pharmaciens, les médecins, qui aujourd’hui ont des missions de service public, pourraient, au profit de l’ACS, devenir de simples commerçants, et à ce titre être régis par les règles du commerce…dont l’unique but est de faire de l’argent.

     

     

     

    http://francais.rt.com/france/2992-tafta-tisa-tpp-accords-france-dereglementation

     

     

    Source Article from http://reseauinternational.net/tafta-tisa-tpp-ce-que-les-etats-unis-negocient-en-secret-et-qui-pourraient-changer-nos-vies/