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07/10/2011

DE LA MONTAGNE A LA FORÊT NOIRE.

Eglise réformée St-Jacques.jpg

 

J'ai eu une adolescence sans histoire, mais je ne trouvais pas ma voie. Le travail en usine me déplaisait. Pour assurer mon avenir, je signais un contrat d'apprenti garçon de restaurant au Grand Balcon, l'hôtel le plus huppé de Mazamet. Mon engagement lors des événements de 68 inquiéta ma famille. Mon père, militaire de carrière, pensa qu'il n'y avait rien de plus sûr que l'armée. Je signais à Toulouse en septembre de la même année un contrat de trois ans dans l'armée de l'air.

Je me retrouvais à faire mes classes à Nîmes Garons : un total naufrage ! L'armée, ne sachant que faire de moi, se souvint que j'avais été garçon de restaurant et m'envoya au mess des officiers en plein cœur de la forêt noire en Allemagne à Hornisgrinde. Ce fût un véritable cauchemar où j’étais isolé dans une petite station couverte de neige pendant plus de six mois de l'année. Insupportable à un tel point que comme on le dit familièrement, je "pétais les plombs" au point de me faire expulser de l'armée.

De retour à la maison, ce fut la grande révolte. Deux mois plus tard, j'étais à l'Isle de Whight, avant de vivre toutes les dérives de ma génération.

 

Pasteur Blanchard

09:00 Publié dans Biographie | Lien permanent | Commentaires (0)

02/11/2010

LE PASTEUR JEAN-PIERRE BLANCHARD...

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...sur METAPEDIA

 

Jean-Pierre Blanchard est une figure de la Droite nationale

prolétarienne française, chapelain de Jany Le Pen,

il est à l’origine des premières "soupes au lard",

distribuées dans les rues de Paris et de la création

tant de Fraternité française que de l’Entraide nationale,

associations caritatives,

ayant émergé respectivement dans les années 1980 et 1990.

Il préside actuellement l'Action sociale populaire.

 

Biographie :

 

Né en Languedoc d'un père ancien ouvrier devenu gendarme,

il découvre la dureté du travail à la chaîne,

au cœur des années 1960, dans une usine à Mazamet,

où le futur pasteur devint d'ailleurs un ouvrier modèle.

Mai 68 explose, avec lui son cortège de rêves.

Prenant conscience de sa vocation de travailleur social,

le futur pasteur des pauvres découvre l'étendue de la misère,

en tant qu'animateur de l'Armée du Salut à Paris 13e.

Croyant, de culture protestante, il devient pasteur à Paris 15e,

après un stage pastoral et une ordination au Saint Ministère.

Dans les années 1970,

les errements idéologiques de sa génération

le pousseront au festival de l'île de Wight,

dans les rangs de la Ligue communiste d'Alain Krivine,

puis dans l'aile situationniste des Maoïstes,

pour finir dans les fêtes de Lutte ouvrière.

Dans les années 1990, seul le Front national,

et surtout Jany Le Pen, de culture et de foi protestante,

lui permettront de réaliser son grand dessein,

une vraie soupe populaire au cœur de Paris,

face à la gare Saint-Lazare,

une soupe de nuit ouverte à tous les miséreux de la capitale.

Même L'Humanité le reconnaît à l'époque,

c'était un succès en terme de population aidée.

En 1997, il sera nommé par Jean-Marie Le Pen

au Comité central du Front national,

mais les soubresauts liés au "putsch" de Bruno Mégret

mettront fin à cette aventure caritative,

le pasteur étant considéré par les caciques du FN

comme un "mégrétiste" honteux.

En 2005, le Pasteur Blanchard portera

sur les fonts baptismaux l’Action sociale populaire (ASP)

qui recevra un soutien certain du Front national.

Et, en 2008, il sera intégré à l'organigramme officiel du FN

comme responsable des actions sociales

au sein du cabinet du secrétaire général.

 

Œuvres :

 

 

18:05 Publié dans Biographie | Lien permanent | Commentaires (1)

23/07/2010

ENTRETIEN AVEC JACQUES VASSIEUX LE 23/07/2010.

 

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Rencontre avec…

 

le Pasteur

 

Jean-Pierre Blanchard

 

Posté par  Jacques le 23 juillet 2008.

 

Pasteur Blanchard, pouvez-vous vous présenter ?

 

Languedocien né dans le Minervois, j’ai grandi à Mazamet au pied de la montagne noire. Je peux revendiquer avec fierté, comme le Pasteur Napoléon Payrat : « Je suis Cathare par le sang de mes ancêtres, et Camisart par la foi de mes aïeuls ».
Sans le bouleversement de mai 68, je serais resté dans ma vie provinciale.
Ouvrier délaineur en Haut-Languedoc, je partis à la capitale pour faire carrière dans le social, avant de faire des études de théologie.

 

Vous êtes tombé tout petit dans « la marmite du social », racontez-nous…

 

Les fracas de 68 me firent sortir de ma condition ouvrière : je devins animateur bénévole dans les MJC, où je pris goût aux choses de l’esprit, et plus particulièrement à la philosophie qui reste encore ma première passion.
Ayant retrouvé la foi, après une équivalence au bac je devins travailleur social professionnel. Ceci grâce à une annonce dans un journal protestant intitulé « Le Christianisme au Xxe siècle », ce journal a aujourd’hui disparu. Il y a de cela 30 ans (le 2 mai 1978) je débutais à « la Cité de Refuge » de L’ Armée du Salut (Paris 13e).

 

Et aujourd’hui, où en êtes-vous ?

 

Je continue mon ministère pastoral : principalement de la formation théologique via internet.
Sur le plan social, mon épouse et moi-même avons créé en 2005 l’association
Action Sociale Populaire (ASP).

 

Pouvez-vous faire un rapide bilan des actions de L’ASP dont vous êtes le Président ?

 

Lors de la création de l’association, notre première orientation a été de venir en aide aux patriotes défavorisés des communes de mon secteur géographique.
Puis, j’ai eu le sentiment que si nous voulions nous enraciner, il nous fallait privilégier d’autres types d’actions : j’ai lancé l’idée des maraudes d’hiver et nous sommes partis sans savoir où nous allions. A l’usage, les circuits se sont précisés. Notre dernière maraude bénéficiait de la présence de Louis Aliot.
Depuis, nous avons entamé notre campagne d’été : rendre visite à des personnes âgées et isolées. Nous faisons également des repérages pour notre prochaine campagne de maraudes qui devrait commencer peu avant le début de l’hiver.

 

Avez-vous reçu de l’aide de la part de la classe politique ?

 

Avec le temps j’ai fini par obtenir une équipe efficace et c’est une bonne chose.
Par contre la période n’est pas propice pour la collecte de fonds, même en lançant des appels sur les ondes de Radio Courtoisie.
Je suis revenu au FN en 2007, après le premier tour des élections présidentielles, par fidélité à mes convictions, sans recevoir aucune aide de ce côté là.
Depuis ma nomination par le secrétaire général du FN, il m’a été promis de l’aide, je suis persuadé qu’ils tiendront parole, et que, à l’avenir, je pourrai compter sur eux.

 

Nous avons appris que l’humoriste Jean-Marie BIGARD vous avait contacté. Est-ce exact ?

 

Oui c’est exact.

Je suis passé dans une émission « assez neutre » diffusée par les ondes de « Radio Courtoisie », dirigée par Benjamin GUILLEMAIND et principalement consacrée aux artisans. Je suis passé après deux maître-tailleurs, juste avant une dame qui possède un magasin d’anges sur la butte Montmartre. Benjamin GUILLEMAIND, l’animateur, m’y demanda des explications en tant que « spécialiste » du sujet. Je parlai de mes maraudes, et comme d’ habitude, j’ai indiqué mes coordonnées téléphoniques pour les gens qui souhaitent donner des vêtements. En rentrant à mon domicile j’ai éteint le portable, et qu’elle ne fut pas ma surprise de trouver le lendemain matin un message de Jean-Marie BIGARD !

 

Que vous a-t-il dit ?

 

Il venait de m’entendre à la rediffusion du matin, il était emballé par le travail de mon association, notamment par sa dimension artisanale : à échelle humaine.

 

Vous a t-il proposé son aide ?

 

Oui, il voulait me faire rencontrer des personnes susceptibles de m’aider financièrement. Il m’a même laissé son numéro de téléphone pour qu’on prenne RDV, afin de définir notre collaboration. Par honnêteté, je lui ai demandé d’aller voir mon blog avant de nous rencontrer. Depuis je lui ai téléphoné de nombreuses fois, en vain.

 

Quel est votre plus triste souvenir ?

 

Le climat de haine au moment de la scission du FN. Certes je penchais pour Mégret, mais je n’ai jamais été compromis dans aucun complot. Je n’ai jamais été membre du MNR. Depuis mon licenciement du « Paquebot », je m’en tiens à une stricte neutralité. En 2002, j’ai envoyé la même lettre de soutien aux deux candidats. Cela a  été terrible pour moi de voir des amis de longue date ne plus me parler, pire, me traiter de félon, alors que j’ai failli sombrer. J’ai été à deux doigts de devenir SDF. J’en ai été profondément marqué.

 

Et votre plus beau souvenir ?

 

Le sermon de mon collègue, le jour de mon ordination. Voici ce qu’il a dit dans « Le Luthérien » : « Comme je devais assurer la prédication, je repris la parole que Dieu avait adressée à Ezechiel « je t’établis comme sentinelle sur le pays… » (EZ : 3 :17) parce que c’est la guerre de Dieu, contre le péché et la mort » … prémonitoire … non ?

 

Vous vous êtes rapproché du Front National, et son secrétaire général, Louis ALIOT, vous a même confié une responsabilité dans le nouvel organigramme, pouvez-vous nous en parler ?

 

A mon heure de gloire j’ai été membre du Comité Central et du pré-gouvernement. Je suis revenu par fidélité à mes convictions. Mon équipe et moi-même travaillons à un projet d’envergure nationale, nous avons fait une note qui sera présentée au Président. Le Secrétaire Général le présentera aux Secrétaires Départementaux dans une lettre circulaire.

 

Une conclusion ?

 

Le Front National est à la croisée des chemins, en plus du long et difficile travail de reconstruction, il doit faire une révolution copernicienne, comprendre que son avenir se joue au moins autant dans le champ du social que dans celui du politique. Je crois que les circonstances nous sont, et nous resteront, de plus en plus favorables ; à condition que, contrairement au passé, le social soit compris comme un élément clef de notre devenir. Il faut, dans ce domaine, se donner les moyens d’une politique ambitieuse. Il faut savoir prendre les virages au bon moment, c’est le moment des choix décisifs.

 

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Commentaires :
Commentaire par Jérôme le 23 juillet 2008 @ 11:33

Un bel entretien avec un homme de foi et de coeur qui se dévoue avec des moyens limités pour nos compatriotes les plus démunis. On apprécie la franchise du pasteur pour ses propos relatifs à la droite nationale ainsi que sa clairvoyance pour l’action sociale. Actuellement avec la conjoncture économique très défavorable le nombre d’exclus et de sans domiciles fixes se multiplient tant dans les agglomérations gigantesques que dans des villes moyennes (La Rochelle ville populaire de 80 000 habitants en est un triste exemple tout au long de l’année). Si la vie des SDF est très dure l’hiver, elle est carrément intenable l’été car aux privations physiques s’ajoute une grande exclusion morale avec une profonde solitude.

Un homme de foi et un juste combat social à soutenir !.

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Commentaire par Marc le 23 juillet 2008 @ 12:24

Je partage sa conclusion : investir le champ social tout en tenant le cap de la politique actuelle du FN

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Commentaire par Olivier de Granvil le 12 août 2008 @ 15:29

Merci à Promenade sur la toile | e-deo

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Commentaire par ulrich le 12 mars 2010 @ 13:54

Je suis serviteur du SEIGNEUR,précisement de vocation ministérielle : EVANGELISTE.Je désire correspondre avec le pasteur Jean-Pièrre Blanchard pour échange et surtout encore de grandes choses avec lui par sa grande expérience du ministère dans le SEIGNEUR.Pasteur,que la paix et la grace de JESUS soit et demeure avec vous.Et qu’il vous donne encore la force et le zèle malgré l’âge d’avancer,de toujours continuer la bonne oeuvre du CREATEUR.Car la jeunesse dont je fait partir vous voyant ainsi,s’inspire et tire profit de tous ces bonnes actions des pères que vous êtes afin aussi de réussir la mission du CHRIST.

02:25 Publié dans Biographie | Lien permanent | Commentaires (0)