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29/01/2016

Hommage à Louis de Funès:

 

 

Hommage à Louis de Funès dans cinema louisdefun%C3%A8s

Communiqué d’Alexandre SIMONNOT

 

Rendons hommage à Monsieur Louis de Funès, rappelé à Dieu il y a aujourd’hui 33 années.

 

Carlos Luis de Funès de Galarza, connu sous le pseudonyme de Louis de Funès, restera, incontestablement, l’un des plus grands acteurs de tous les temps et de toute l’histoire.

 

Parti de rien, courant le cachet, il était un véritable bourreau de travail. Gagnant au départ sa vie en faisant du piano-bar puis des petits rôles, il deviendra l’acteur français le plus populaire de son temps. Comique extraordinaire, véritable génie de la pitrerie, il spécialisera son jeu et ses mimiques en interprétant avec une excellence inégalable les personnages les plus odieux et tyranniques. Bourré de talents, pianiste virtuose, Louis de Funès était également un danseur exceptionnel. Tout son jeu d’acteur était musical et rythmé.

 

Rappelé à Dieu le 27 janvier 1983, Louis de Funès continue, dans le temps, à faire rire des millions de téléspectateurs à chacune de ses apparitions. Il suffit de l’apercevoir pour se mettre à rire.

 

Méticuleux, maniaque, incroyablement anxieux, il n’hésitait pas à répéter plus de quatre heures tout seul sur un plateau avant l’arrivée des techniciens et autres acteurs. Dans son travail acharné, il n’y avait aucune place pour le hasard ou l’imparfait. Animé d’une grande pudeur et d’une profonde humilité, il voulait que ses films puissent être vus par tous et notamment les jeunes enfants.

 

S’il était encore parmi nous, il aurait beaucoup à apprendre à certaines sommités nullissimes du cinéma français qui pensent être drôles alors qu’elles nous font rire par pitié.

 

Louis de Funès était aussi un profond et fervent catholique. Très attaché à la Tradition, il n’hésita point à soutenir celle-ci notamment en aidant de sa grande générosité l’action de Monseigneur Ducaud-Bourget lors des premières années de l’occupation de Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

 

Patriote et royaliste convaincu, il n’aurait manqué pour rien au monde les commémorations de la mort de Louis XVI tous les 21 Janvier. Après lui avoir administré les derniers sacrements, l’abbé Maurice, son confesseur, déclara : « Louis de Funès entre dans la joie de Dieu »…

 

Pour toute cette joie que vous nous procurez, pour tous les éclats de rire que vous ne cessez de nous donner dans ce monde toujours plus triste, pour vos grimaces, vos pitreries, vos danses, vos colères incontrôlables, pour tous les fous rires que vous ne cesserez jamais de provoquer, nous vous disons avec beaucoup de reconnaissance, d’affection et de gratitude : merci Monsieur de Funès !



 
Alexandre SIMONNOT
Conseiller Municipal de Taverny
06.62.34.28.19
simonnot.fn@gmail.com

 

 

27/01/2016

Maraude du 26 / 01 / 2016..............

26/01/2016

Entretien avec Alain de Benoist :

 

 

 
 
 
« L’État islamique a été créé par les États-Unis ! »
 
 
 
 
 
 

Pour que cette union nationale dont on nous rebat les oreilles depuis des jours ait un sens, cela nécessite la menace d’un ennemi commun. Mais quel est-il, sachant que personne ne l’a pour l’instant désigné ? Car se contenter d’évoquer le « terrorisme », ça demeure un peu vague…

 

 

Nous assistons actuellement à d’incessantes gesticulations visant à tout faire pour ne pas désigner l’ennemi sous son nom. La notion d’ennemi devient problématique dès l’instant où l’on ne veut pas en avoir, parce que l’on a oublié que l’histoire est tragique et qu’on a voulu mettre la guerre hors la loi. Mais il y a au moins deux autres raisons à ce refus d’appeler l’ennemi par son nom. La première est que cette désignation paraît politiquement incorrecte, car susceptible d’« amalgame » (le mot est d’origine arabe : âmal a-jammâa). La seconde, la plus fondamentale, est que la classe politique n’est pas étrangère à son apparition.

 

 

La France a fait deux erreurs gravissimes : la guerre en Libye, qui a plongé ce pays dans la guerre civile et l’a transformé en arsenal à ciel ouvert, et l’affaire syrienne, où nous avons apporté notre appui aux adversaires de Bachar el-Assad, qui sont les mêmes islamistes que nos troupes combattent en Irak et au Mali. À cela s’ajoute que « l’État islamique a été créé par les États-Unis », comme l’a rappelé sans ambages le général Vincent Desportes, ancien directeur de l’École de guerre, au Sénat le 17 décembre dernier, et que le terrorisme n’a cessé d’être financé par le Qatar et l’Arabie saoudite, que nous considérons à la fois comme des clients et des alliés.

 

 

Dans le cas du terrorisme intérieur, le problème est le même. Nous ne sommes plus en effet confrontés à un « terrorisme global » tel qu’on en a connu par le monde à la grande époque d’Al-Qaïda mais, comme Xavier Raufer ne cesse de le répéter, à un terrorisme autochtone, qui est le fait de racailles des cités ayant fait leurs classes dans le grand banditisme avant de se transformer en bombes humaines sous l’effet de l’endoctrinement ou d’un délire partagé. De Mohammed Merah aux frères Kouachi, ce terrorisme est indissociable de la criminalité (ce n’est pas avec des pétrodollars mais des braquages de proximité que les terroristes se procurent leurs kalachnikov). Lutter contre le « gangsterrorisme » implique donc de s’appuyer sur le renseignement criminel. Or, si les renseignements existent, ils ne sont pas exploités, précisément parce qu’on se refuse à admettre la réalité, à savoir que ce terrorisme est l’une des conséquences de l’immigration. La France, en d’autres termes, a sécrété un nouveau type de terrorisme en laissant s’installer un milieu criminel qui échappe en grande partie à son contrôle. C’est pour cela que chez ces terroristes, qui étaient pourtant surveillés, on n’a pas repéré le risque de passage à l’acte. Les directives données par le renseignement intérieur n’étaient pas les bonnes. On a préféré surveiller Internet et spéculer sur le retour des djihadistes plutôt que d’être sur le terrain, au cœur même des cités. Or, le problème ne se situe pas au Yémen ou en Syrie, mais dans les banlieues.

 

Sommes-nous en guerre ?

 

 

Le terrorisme, c’est la guerre en temps de paix. Et aussi, comme l’a dit Paul Virilio, la « guerre sans fin, aux deux sens de ce mot ». À l’étranger, nous sommes en guerre contre le djihadisme, branche terroriste de l’islamisme salafiste. En France, nous sommes en guerre contre un terrorisme intérieur, pur produit de cette immigration incontrôlée qu’on a laissée se développer comme un chaudron de sorcières d’où sortent des racailles plus ou moins débiles, passées du gangstérisme à l’islamisme radical, puis de l’islamisme radical au djihad pulsionnel.

 

Qui peut croire que l’on résoudra le problème avec des « cours civiques » à l’école, des incantations à la laïcité, de pieuses considérations tirées de l’histoire sainte du « vivre ensemble » ou de nouvelles lois en forme de gris-gris vaudous « contre-toutes-les-discriminations » ? C’est pourtant très exactement là que nous en sommes. La classe dirigeante est devenue totalement prisonnière de son incapacité à voir les choses en face, cause principale de son indécision (et de son désarroi, car elle ne sait plus que faire). Elle prétend se battre contre un ennemi dont elle ne veut pas reconnaître qu’il s’agit d’un Golem qu’elle a engendré. Le docteur Frankenstein ne peut pas lutter contre sa créature parce que c’est sa créature. Les terroristes dont Mohammed Merah reste le prototype sont les fruits de trente ans d’angélisme et de cécité volontaire sur l’immigration, d’une « politique de la ville » qui se résume à 100 milliards d’euros partis en fumée après avoir été distribués à des associations fictives, et d’une « culture de l’excuse » qui s’est muée en culture de l’impunité.

 

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

09:17 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

22/01/2016

PREMIERES IMPRESSIONS DE MARAUDE: ( 5/11/ 2015)

 

 

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PAR MARIE-SIMONE POUBLON

 

 

La vie nous réserve de grandes émotions, nous submergeant parfois de bonheur, parfois de chagrin. Ce soir, ce fut le mi-chemin entre l’un et l’autre.

 

 

C’était un mois de novembre où la température clémente était, de plus, propice à une sortie « by night » à la rencontre de nos amis qui dorment dans la rue.

 

 

Le véhicule chargé de vêtements, de chaussures, de boissons chaudes et de conserves, conduit par le Pasteur BLANCHARD nous menait à plusieurs endroits de la ville, à la rencontre de ces pauvres gens laissés pour compte.

 

 

Céline, Thierry et Catherine, l’épouse de notre Pasteur m’ont accueilli comme un membre de la famille. Je me suis sentie tout de suite utile, à l’aise et je ne voulais surtout pas les décevoir.

 

 

La musique de BACH et les paroles rassurantes du Pasteur BLANCHARD ravivaient mes pensées. Je me demandais si j’allais être à la hauteur de la mission et surtout de la confiance du Pasteur en ce jour exceptionnel. L’angoisse de ne pas savoir faire et de ne pas savoir quoi dire à ces personnes sans domiciles me prenait. La rue et son lot de misères me conduisait à une certitude ; lorsque je reprendrais ma voiture dans quelques heures, l’impuissance aura encore gagné. Comment sortir de la spirale de la fatalité quand on n’est plus rien et qu’on ne possède plus rien ?

 

 

L’injustice que chacun éprouve lorsqu’il n’accepte pas le malheur des autres est une voie vers la paix qui me faisait prendre conscience qu’une société dans laquelle nous sommes heureux n’est qu’une illusion. Malgré la bonne volonté les choses ne changent pas dans le sens que l’on souhaiterait et il faut du courage pour l’accepter.

 

 

J’avais envie de me laisser aller, non pas dans une pensée abstraite mais pour agir sur le quotidien de ces gens qui, lorsqu’ils croisent le regard et la générosité de l’équipe de l’Action Sociale Populaire (ASP), ressentent de la joie et du bonheur.

 

 

Pourtant, se réchauffer sur la bouche d’aération, dormir dans la descente d’un parking couché sur un matelas ou sur le pavé près d’un réverbère, s’assoir toute la nuit sur un banc avec des amis, ces gens ne se plaignent pas. Chose surprenante, ils essaient de comprendre pourquoi nous allons à leur rencontre en distribuant des vêtements, des chaussures, des boissons et quelques conserves. Ils s’intéressent à nous et nous présentent leurs amis. Parfois ils dorment profondément envahis par la fatigue, les pieds nus en lambeaux, après avoir mangé un bout de pain avec la boîte de conserve que nous leur offrons. Ils ont faim, vraiment.

 

 

Certains nous demandent des chaussettes ou du dentifrice avec gentillesse et avec le sourire. Ils parlent avec nous, heureux de nous conter une histoire drôle et parfois un petit morceau de leur vie. Les entendre rire et parler d’eux est un bonheur pour moi malgré le cœur qui pleure de les voir sans vraie solution.

 

 

Les qualités du cœur et les mots gentils peuvent avoir un écho sans fin. Et toute l’œuvre de notre Pasteur repose sur cette voie sacrée. Ce qui compte pour beaucoup n’est pas ce qu’on leur donne mais l’amour qu’il reçoive. Nous repartons en laissant derrière nous, nous l’espérons, quelqu’un d’un peu plus heureux car c’est là notre plus beau présent.

 

 

Ce soir je dormirai dans mon lit chaud et douillet, pensant à tout cela, au dévouement d’un homme de foi, qui partage avec son épouse et les personnes bénévoles de l’association la volonté d’aider les plus démunis.

 

 

Bonne et heureuse année 2016 à l’ASP !

 

 

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20/01/2016

Maraude du 27 / 01 / 2010............

 

 

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Philippe  CHAPRON

19/01/2016

Vers le libéralisme intégral…

 

 

 
 
 

Un nouvel accord de libre-échange est en cours de négociation entre l’Union européenne La perspective de sa signature nourrit de multiples inquiétudes.

 

 

 

A en croire les européistes, la France serait trop petite. Visiblement, l’Europe aussi ; sinon, comment expliquer cette unanimité et cette volonté affirmée d’« aller vite » (François Hollande) pour signer l’accord commercial dit TAFTA (Transatlantic Free Trade Area) ? Le monde ne suffit pas, aurait-on envie d’ajouter à la manière d’un titre de James Bond. Il s’agit, en effet, d’instaurer une zone de libre-échange transatlantique, en l’occurrence la plus grande zone de libre-échange jamais créée : elle couvrirait près de la moitié du PIB mondial. Nous ne reviendrons pas sur l’opacité et même le secret qui entoure l’élaboration de cet accord. Il s’agit d’une affaire d’oligo-technocrates à laquelle les nations n’ont à être mêlées qu’en tant qu’elles ratifieront l’accord sans que leurs peuples s’y opposent. Ce n’est pas la première fois, mais il est plus rare qu’un acte politique, eu égard à ses conséquences prévisibles, soit aussi révélateur de l’idéologie sous-jacente au projet européen.

 

Rengaine libérale

 

 

Laissez faire, laissez aller : la rengaine libérale est encore la plus adaptée pour expliquer la nature de cette union transatlantique. Un accord de libre-échange crée une zone dans laquelle les barrières tarifaires (droits de douane, etc.) et non tarifaires (principe de précaution, interdictions sanitaires, etc.) sont à peu près abolies : « l’accord visera à éliminer les obstacles inutiles au commerce et à l’investissement y compris les obstacles non tarifaires existants », peut-on lire dans le mandat de négociation de la Commission européenne. Les droits de douane entre États-Unis et UE sont déjà insignifiants (de l’ordre de 3 à 5 %). Leur suppression, il est vrai, aura donc des conséquences très limitées. C’est d’ailleurs l’un des arguments des promoteurs de cet accord (même discours que lors de la ratification des différents traités européens, qui ne devaient pas changer grand-chose…). Mais c’est précisément parce que l’enjeu des barrières tarifaires est nul qu’il y a lieu de s’inquiéter, car on ne mène pas ce genre de négociation sans avoir des objectifs commerciaux ou financiers bien précis. En effet cela va beaucoup plus loin : en réalité, toute entrave à la libre circulation des biens, des personnes et des capitaux serait condamnable, y compris s’il faut pour cela que les États soient condamnés par des institutions privées (modalité dont l’UE et le Conseil de l’Europe avaient déjà posé les bases, d’une certaine manière, avec, respectivement, la Cour de Justice de l’Union et la Cour européenne des Droits de l’homme ; certains opposants au TAFTA feraient bien de méditer cela). Une subvention à Airbus ? On fera condamner l’État français pour entrave à la concurrence. Une aide à un établissement financier en difficulté ? Streng verboten ! Que dire de la Banque publique d’investissement récemment créée ? Sera-t-elle déclarée hors la loi ?

 

Préférences collectives

 

 

Plaisanterie mise à part, aucune règle environnementale, sanitaire et même culturelle ne pourra être opposée à la fluidité de ce grand marché. On mettra des obstacles juridiques à toute préférence économique nationale ou presque, tant dans les législations nationales que dans les marchés publics. La question du gaz de schiste ne pourra pas être ne serait-ce que débattue dans de saines conditions, et aucun principe de laïcité ou autre ne viendra freiner les ambitions commerciales des enseignes avides de prospérer dans les "segments de marché" communautaristes. Quant à l’agriculture française, déjà bien mal en point, elle ne résistera pas longtemps face au gigantisme des exploitations américaines, aux hormones et aux OGM. Alors que l’une des solutions au problème écologique et agricole réside dans le raccourcissement du circuit producteur-consommateur, on veut encore l’élargir et étouffer davantage les petits producteurs. Et il y a fort à parier que les quelques garde-fous envisagés aux chapitres santé et environnement ne seront que des édulcorants destinés à mieux faire passer la pilule dans l’opinion publique.

 

 

Utopisme intégral

 

 

Alors, quel intérêt pour l’UE ? Comme souvent, il suffit de se demander à qui profite le crime. En l’espèce, d’une part aux multinationales, qui aspirent à maximiser les échanges et leurs profits en s’ouvrant des marchés jusqu’alors impénétrables pour elles, et d’autre part aux oligarques européens, qui vivent de ce système tout en étant persuadés de jouer un rôle historique. Mais il est également possible que l’UE ne se pose même pas la question : toute fuite en avant libérale est bonne pour ceux qui administrent des institutions qu’ils ont créées de toutes pièces. Ces "élites", comme il convient hélas de les appeler, sont de toute façon autant américaines qu’européennes. En d’autres termes, puisqu’il est si difficile de faire les États-Unis d’Europe chers à Monnet, elles se sont résolues à faire les États-Unis en Europe. Le discours prononcé par Victor Hugo lors du Congrès de la paix en 1849 prend à cet égard des accents paradoxalement prophétiques : « un jour viendra où il n’y aura plus d’autres champs de bataille que les marchés s’ouvrant au commerce et les esprits s’ouvrant aux idées » (il ne croyait pas si bien dire) ; « un jour viendra où l’on verra ces deux groupes immenses, les États-Unis d’Amérique, les États-Unis d’Europe, placés en face l’un de l’autre, se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies, défrichant le globe, colonisant les déserts, améliorant la création sous le regard du Créateur, et combinant ensemble, pour en tirer le bien-être de tous, ces deux forces infinies, la fraternité des hommes et la puissance de Dieu ! » Mais à la place de Dieu, il y a l’argent, et la concurrence a supplanté une fraternité supposée ou autoproclamée. Les grandes utopies naissent dans les discours idéalistes, mais elles finissent dans la réalité de la violence humaine. Tout comme l’UE, cet accord commercial est né des premiers et nous rapproche encore de la seconde.

 

 

Pierre Marchand

 

09:45 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

15/01/2016

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

 

 

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Par le Pasteur BLANCHARD

Président de l'Action Sociale et Populaire

 

Dans une société qui change à chaque instant, depuis plus de six ans que nous suivons l’évolution de la misère dans les rues de Paris, nos impressions ne peuvent être que paradoxales. Pourtant, certains repères restent stables : parmi eux, le légendaire Francis.

 

 

Nous l'avons rencontré en 2008. A l'époque, il dormait dans le renforcement d'un bâtiment à la sortie d'un garage. Il y avait amoncelé des tas d’objets sur une hauteur de deux mètres et vivait au milieu de ce fatras. Le temps passant, il devint une destination incontournable de nos sorties. , à tel point qu’il était devenu un point nodal. A sa rencontre, chaque maraudeur recevait comme une onction de légitimité.

 

 

Un jour, plus de Francis. Cela faisait un certain temps qu'il était malade. Il sombrait à vue d'oeil de rencontres en rencontres ; ce qui l'amena à faire plusieurs séjours à l'hôpital. Avant de disparaître tout à fait dans la nature. Qu'était-il devenu ?  A chacun de nos passages dans son secteur, nous ne pouvions nous empêcher de nous interroger sur ce qu’il était devenu.

 

Enfin, un soir, nous l'avons retrouvé installé à quelques mètres de son ancien quartier général soigné après une longue hospitalisation. Il était bien là, encore, lors de cette maraude  en compagnie du Docteur Coulomb Louis-Marie Stéphane et Pierre-Claude. Depuis son retour, c'est chaque fois le même rituel. Dès qu’il me m'aperçoit, il s’écrit "tiens, voilà le Pasteur !", ajoutant, tout de go, en parlant de Catherine "et la photographe !" Dans un monde instable, il reste égal à lui-même tel que l’éternité le change.

 

 

Pasteur Blanchard

 

 

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13/01/2016

Maraude du 22 / 03 / 2012..............

 

 

 

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Pascal ERRE

12/01/2016

Chemins de luttes...........

 

 

 

 
 
 
 

 pour les libertés:

 

 

Trop d’anniversaires, cela envahit la Mémoire. Et cela tue décidément la compréhension même de l’Histoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Certaines dates pourtant restent occultées. On les a trop souvent oubliées si tant est qu’on les ait apprises. La démarche aboutit au même résultat que la surabondance des commémorations frelatées.

 

 

 

Qui donc a osé ces derniers mois évoquer le 150e anniversaire de trois tournants conjoints de l’Histoire sociale de la France ?

Le 19 janvier 1865 en effet mourait à Paris Pierre-Joseph Proudhon, âgé de seulement 56 ans.

 

 

 

La même année, en mai, fut édité son livre testament « De la Capacité politique des classes ouvrières » qu’il avait remis sur épreuves à son ami Gustave Chaudey quelques jours avant sa mort, avec mission d’en rédiger la conclusion, texte d’une immense importance dans l’Histoire des idées puisqu’il conclut dans le sens le plus radicalement opposé au marxisme.

Je ne résiste pas à la tentation d’en reproduire ici quelques lignes :

 

 

 

« Les classes ouvrières partagent encore presque toutes les fausses idées du temps. » »Elles aiment le militarisme ; elles se complaisent aux jactances du sabre ; elles ont un faible pour la crânerie du soldat ; elles en sont encore à donner la préférence à celui qui se bat bien sur celui qui pense bien ou travaille bien, comme si le courage ne devait pas être seulement l’auxiliaire des grandes énergies morales. »

 

 

« Dans les questions de politique étrangère, elles se laissent toujours troubler par la passion. Ou elles exagèrent les vanités et les prétentions françaises, ou elles oublient trop les intérêts français. Elles n’ont, sur lanationalité, que des notions pleines d’erreurs. Elles cèdent, sans réflexion, aux impulsions d’une sentimentalité banale, et ne veulent plus comprendre, dans les rapports de nation à nation, cette idée de justice, de pondération, d’équilibre, qu’elles aspirent à faire prévaloir dans les rapports d’individus à individus. »

 

Ces réflexions sont-elles vraiment inactuelles, si l’on songe aux admirateurs et aux continuateurs de Georges Marchais, ce grand « patriote », ce modèle de « souverainisme », qui après avoir été travailleur volontaire dans les usines Messerschmidt sera imposé, 25 ans plus tard, à la tête du PCF par l’appareil soviétique ?

 

 

Jean-Gilles Malliarakis

 

 

La suite sur Nouvelles de France

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08/01/2016

Maraude du 07 / 01 / 2016..............