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Le Blog du Pasteur Blanchard - Page 108

  • IMPRESSION DE MARAUDE...

     

     

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    par Daniel  BOUSSELAIRE

     

    Ami de l'ASP 

     

    La première chose qui m’a frappé c’est la mauvaise santé et le manque d’hygiène  bien sûr, mais surtout  le dénuement affectif de ces personnes abandonnées. C’est leur isolement vis-à-vis de toute famille et de tout proche qui émeut plus que leur misère apparente. On comprend des brèves discussions que l’on peut avoir avec eux que la raison de leur présence sur le trottoir est à chercher dans les malheurs de la vie courante :

     

     

    Abandon d’une femme ou d’un mari

     

     

    Décès de l’un ou l’autre

     

     

    Dégout vis à- vis du comportement inacceptable de leurs proches.

     

     

    Licenciement abusif…

     

     

    Cela en fait des êtres particulièrement à fleur de peau parce qu’écorchés vifs dans leur cœur. A l’origine ils étaient sans doute des personnes déjà trop sensibles pour supporter les saloperies de la vie. C’est cette image qu’ils ont gardée de l’autre vie qui fait que l’envie d’y repartir n’existe pas.

     

     

    Un autre sentiment qui envahit, c’est justement notre impuissance à les convaincre de remonter la pente. Ils ne souhaitent plus retrouver une vie normale ; dégoût ou fatalisme ? Ils ont retrouvé là, au-delà de la violence qui règne sans cesse, une espèce de fraternité avec ceux qui partagent leur sort. J’en ai vu un qui avait décider  de rester là, bien qu’en pleine forme physique, propre, habillé correctement et instruit, uniquement parce qu’il ne pouvait pas imaginer d’abandonner les autres : belle leçon d’humilité et de don de soi.

     

     

    Honte à notre société, honte à nos gouvernants quels qu’ils soient  de ne pas porter secours à ces malheureux. Pourquoi ne laisser qu’à des associations le devoir de s’occuper d’eux ? Quel renoncement aux valeurs essentielles de la vie en société.

     

     

     

    Il faudrait bien peu de moyens financiers pour leur prodiguer un toit individuel et de quoi se laver et s’habiller dignement. Au lieu de cela on se contente de leur offrir des centres d’hébergement où ils ne veulent pas aller car il y règne la pire des violences. Pourtant, même si leur parcours personnel est pour quelque chose dans leur situation, la responsabilité de l’Etat est largement engagée : avec plus de 5 millions de chômeurs, une immigration invasion, des salaires de misère  quelle solution pérenne pouvons nous leur proposer ?

     

     

    La gauche bien pensante qui a voté les traités qui ont détruit notre outil de production porte une énorme responsabilité dans cette affaire. Alors, pour ne pas voir en face les résultats de leur politique mortifère,  la seule action qu’ils savent mettre en œuvre est de cacher et de repousser cette misère loin de leurs yeux, en témoigne ce que notre, désormais, ami Francis subit jour après jour de la police du 14ème arrondissement, Boulevard Saint Jacques : destruction systématique et répétée de ses maigres avoirs, et incitation à partir.

     

     

    Honte aux socialistes de la Mairie de Paris !

     

     

    Mais respect au Pasteur Blanchard et à son association qui régulièrement apporte quelques biens, nourriture, et boisson chaude, mais surtout du réconfort à ces hommes et ces femmes qui mériteraient mieux de notre société de consommation

     

     

     

    Daniel

     
     
     

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  • Le vent tourne pour les partis politiques:

     

                    

     

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    Eugène Delacroix

     

     

    L’union sacrée des Français apparaîtra-t-elle comme le meilleur et peut-être le seul remède contre la guerre civile… qui vient ?

     

     

     
    Préfet de région honoraire
     
     
     
      
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    Emmanuel Macron, nouvelle étincelle dans la nuit politique, paraît avoir compris la relativité du clivage entre la droite et la gauche. En lançant son mouvement, après avoir d’abord déclaré qu’il ne serait « pas à droite, pas à gauche », il s’est rapidement repris en assurant que désormais sa marche était « et de droite et de gauche ». Dans le brouillard politique, d’autres voix tentent d’emprunter cette même démarche de camouflage.

     

     

    L’évident échec répété de ce clivage infantile, le rejet populaire d’une telle référence insignifiante et la pente fatale sur laquelle est engagé notre pays ont ouvert les yeux de quelques politiciens plus malins que les autres. Mais il ne faut pas se laisser tromper une fois de plus par les spécialistes de la manœuvre hypocrite. En fait, cette subite réaction complaisamment partagée par les différentes tendances partisanes ne constitue qu’une autre façon de récupérer un pouvoir que le peuple n’a plus envie d’abandonner à ses représentants. Les spécialistes de l’attrape-voix savent très bien jouer sur plusieurs tableaux. « Je suis oiseau, voyez mes ailes, je suis souris, vive les rats », avouent nos chauves-souris qui sentent le vent tourner.

     

     

    Tous les moyens sont bons pour se perpétuer à la surface des réalités. Récemment, nos élus traditionnels n’ont pas hésité à voter pour leurs adversaires afin de maintenir les pouvoirs régionaux dans le jeu habituel d’une démocratie réservée aux initiés.

     

     

    Pourtant, une telle éclaircie dans le climat politique mérite d’être analysée. Les représentants élus auraient-ils tout à coup découvert que la Ve République n’a jamais préconisé le clivage droite/gauche ?

     

     

    Commencerait-on à comprendre que le marché électoral s’est considérablement rétréci, par la persistance d’un bloc abstentionniste de plus de 40 % et d’une solide opposition contestataire au système bipolaire ? Les milieux politiques auraient-ils pris conscience qu’il ne leur reste plus qu’un solde d’à peine 25 % environ pour chaque tendance dite gouvernementale, ce qui ne garantit pas une représentativité convenable pour prétendre diriger la nation ?

     

     

    Une telle nouvelle prise de position, vis-à-vis de la comédie droite et gauche, pourrait constituer une éclaircie dans la pénombre de notre vie politique. Ne serait-ce pas un signe du besoin d’un gouvernement d’union nationale ? Certains politiciens l’ont compris puisqu’ils pensent déjà à organiser la captation du pouvoir dans le cadre d’une sorte d’alliance à l’allemande entre partis politiques. Mais ils continuent de tromper eux-mêmes et les Français. En effet, l’union nationale ne peut résulter que de la constitution d’une équipe de personnalités irréprochables, issues de toutes tendances partisanes, mais ayant rompu tout lien avec elles, pour le temps limité au redressement de la nation.

     

     

    Désormais, la distinction fondamentale ne pourra plus opposer de prétendus conservateurs, plus ou moins libéraux, à de faux progressistes. Dès maintenant, on sent apparaître une nouvelle distinction entre d’une part des idéologues doctrinaires affamés de pouvoir et, d’autre part, des patriotes amoureux de la France.

     

     

    L’Histoire nous a appris que l’union nationale n’est possible en France que lors de courtes périodes d’extrême tension. L’union sacrée des Français s’est réalisée en 1804, 1914, 1945, 1958. Apparaîtra-t-elle comme le meilleur et peut-être le seul remède contre la guerre civile… qui vient ?

     

     

     

     
  • Les révélations d’un ancien Grand Maître de la franc-maçonnerie:

     

     

     

     

     

     

     

     

    "Ils sont nombreux à quitter la franc-maçonnerie, mais rares sont ceux qui osent le dire. C’est le cas de Serge Abad-Gallardo, architecte français âgé d’une soixantaine d’années. Il a passé 24 ans au sein d’une des obédiences les plus importantes de France, celle du Droit Humain (une émanation du Grand Orient de France). Son livre J’ai frappé à la porte du Temple (Éd. Pierre Téqui, commandable ici), sous-titré « Parcours d’un franc-maçon en crise spirituelle » est le témoignage passionnant des années que l’auteur a passé dans la franc-maçonnerie. Après sa conversion au christianisme (il était déjà baptisé, mais s’était éloigné de l’Église), il a compris que la religion catholique et l’idéologie maçonnique étaient incompatibles et a décidé d’en sortir. Le processus de son retour à la foi a été long et semé d’embuches.

     

     

     

    Pour quelle raison êtes-vous entré dans la franc-maçonnerie?

     


    Serge Abad-Gallardo : J’avais l’âge et la situation sociale idéales pour être franc-maçon : à 33 ans, j’étais haut-fonctionnaire municipal, en tant que directeur de l’urbanisme. À cette époque, je m’étais éloigné de l’Église et ma foi était bien tiède. Un ami que je ne savais pas franc-maçon m’a proposé d’y entrer. J’étais curieux de découvrir les prétendus secrets de cette organisation.

     

     

    Quand avez-vous commencé à prendre conscience de ses aspects dérangeants ?

     


    S.A.-G. :
    Au début, certaines paroles du rituel maçonnique (rite écossais ancien et accepté) m’ont fait reconnaître des liens entre la franc-maçonnerie et l’Église. À titre d’exemple, dans le rituel d’initiation on retrouve des phrases comme : « Cherchez et vous trouverez » ou « Frappez, et l’on vous ouvrira » qui sont extraites des Évangiles. Mais, petit à petit, je me suis rendu compte que le sens que l’on donnait à ces versets n’avait plus rien à voir avec l’esprit du Nouveau Testament. J’ai entendu aussi des expressions très anticléricales. Cela ne m’a pas plu, mais je me suis adapté car j’étais éloigné de la foi, et surtout de l’Église. En outre, dans la franc-maçonnerie on parlait beaucoup de fraternité, mais j’ai pris conscience que derrière cette apparence de fraternité, les petits arrangements et les luttes pour le pouvoir étaient bien réels. Enfin, quand je suis revenu à la foi, j’ai compris que le catholicisme et la franc-maçonnerie étaient incompatibles.

     

     

     

    Comment s’est déroulé ce processus de conversion ?

     


    S.A.-G. : Il a duré près de neuf ans ! Je crois que Dieu m’a laissé si longtemps dans l’erreur de la franc-maçonnerie (24 ans, jusqu’à devenir Vénérable Maître et accéder aux plus hauts grades) afin qu’aujourd’hui aucun maçon ne puisse me dire – comme certains ont tenté de le faire, en toute mauvaise foi – que je n’ai rien compris. Je suis passé par divers stades. Tout d’abord, comme je l’explique dans mon livre, j’ai pris conscience de la présence du Christ à mes côtés. Cela a débuté en 2002, quand j’ai rencontré un prêtre franciscain près d’Aix-en-Provence. Ses paroles m’ont paru maçonniques et m’ont plu parce que je pensais qu’il existait des liens entre la franc-maçonnerie et le catholicisme, mais j’ai compris au fur et à mesure que le sens de ses paroles était fondamentalement différent.

     

     

    Par exemple ?

     


    S.A.-G. : Lorsque la franc-maçonnerie parle de « Lumière », elle parle d’une « Connaissance »*, d’un savoir ésotérique, hermétique et occulte. Alors que ce Franciscain me parlait de la « Lumière » comme étant l’Amour de Dieu pour nous. Encore un exemple, quand la franc-maçonnerie reprend à son compte : « Cherchez et vous trouverez » (Matt. 7 – 7 NDLR), il s’agit d’aller chercher et de trouver au fond de soi-même. C’est la parole hermétique maçonnique « V.I.T.R.I.O.L. » (Visita Interiorem Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem : Visite l’intérieur de la terre, et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée). Les paroles de l’Évangile ne signifient rien de tout cela en réalité : elles nous révèlent que Dieu nous cherche avant même que nous ne pensions à Le chercher. C’est Dieu qui donne l’Amour à l’homme, non le contraire. L’amour de l’homme est une image de l’Amour de Dieu. Dieu nous a faits à son image. Tout ceci n’a rien à voir avec la magie, l’occultisme ou des formules symboliques ! Je suis sorti de cette rencontre avec le Franciscain complètement bouleversé, et j’ai senti la présence du Christ à mes côtés. Je ne pouvais imaginer qu’Il m’aimait de cet Amour immense que je ressentais à présent dans tout mon être. Il n’y a pas de mots pour le décrire.

     

     

    Mais ce n’était pas encore la conversion complète…

     


    S.A.-G. : J’ai recommencé à prier, sans pour autant retourner à la messe. Un jour de 2005, à une bien mauvaise époque de ma vie, je me trouvais dans une chapelle quand le Christ m’a répondu. Une expérience incroyable, j’en suis quasiment tombé de mon banc ! Mais je résistais encore sans comprendre exactement ce que le Christ attendait de moi.

     

     

    Que s’est-il passé ensuite ?

     


    S.A.-G. : En 2012, j’ai expérimenté ce que l’on peut appeler « le Mal absolu ». J’ai vu jusqu’où va la noirceur de l’âme humaine. Par la sorcellerie et la magie**, j’ai constaté la présence du diable et son œuvre maléfique dans une vie. Cela peut paraître incroyable et je n’ai pas d’autre choix que de raconter les choses telles qu’elles se sont passées. Le monde s’est refermé sur moi. En quelques mois, j’ai perdu mon emploi, un bon salaire, la maison où nous habitions, mon voilier de 12 mètres, ma voiture de sport, mes amis… Je me sentais totalement perdu et ne trouvais plus de repères dans la franc-maçonnerie. Personne ne vous y explique pourquoi le mal existe dans le monde par exemple. Ni comment le combattre. L’idée m’est venue de faire une retraite quelques jours à l’abbaye de Lagrasse. Là bas, devant le Christ en croix, je me suis mis à pleurer et me suis rendu compte que ce Christ pleurait avec moi. Cet Amour fut comme une lumière. J’ai passé une semaine avec les moines, et mon cœur s’est ouvert totalement à l’Amour du Christ.

     

     

    Et c’est à ce moment que vous êtes sorti définitivement de la franc-maçonnerie…

     


    S.A.-G. : Tout ce que j’y vivais m’a paru faux, ou du moins tiède. Je ne pouvais plus y rester après avoir compris que la franc-maçonnerie est totalement incompatible avec la foi catholique.

     

     

    A-t-elle réellement le pouvoir que lui prête sa légende ?

     


    S.A.-G. : Oui, ce pouvoir, elle l’a ! En France, depuis 2012, une majorité de ministres du gouvernement sont maçons. Les grands maîtres du Grand Orient, du Droit Humain ou de la Grande Loge veulent changer la société. Des lois comme l’avortement, l’euthanasie ou le mariage homosexuel correspondent aux idées maçonniques d’émancipation de l’individu qui n’en réfère plus qu’à lui même, sans autre limite morale que celle qu’il se fixe. Un grand maître de la Grande Loge de France, Pierre Simon, a avoué que toutes ces lois étaient pensées et mûries en loges avant même d’être débattues par les députés.

     

     

    Et elle conspire ?

     


    S.A.-G. : La franc-maçonnerie croit en sa propre « utopie ». Autrement dit, tout ce qui est possible à un être humain, peut et doit lui être permis. La morale découle du pacte social et pas de la loi naturelle voulue par Dieu. Sans enfer ni paradis, sans jugement dernier ni rédemption, il n’y a pas d’autre mode de vie possible que l’hédonisme : le plaisir et le bonheur en cette vie sont l’unique but à poursuivre. Le Salut éternel n’existe pas, il faut jouir de la vie présente. La franc-maçonnerie conspire, dès lors, contre toute façon de penser qui ne serait pas la sienne et ne suivrait pas cet objectif.

     

    Notes :

     

     

    * La « Connaissance » que poursuivent les francs-maçons est symbolisée par le « G » souvent inscrit sur les sigles maçonniques : dans une étoile à cinq branches ou bien dans un compas et une équerre, les outils du maître-maçon, de l’architecte. Ce « G » désigne la « Gnose » (du grec gnôsis, connaissance), un savoir caché, réservé aux seuls initiés. Les premiers chrétiens, et parmi eux saint Irénée, ont sévèrement mis en garde contre une lecture gnostique de l’évangile, considérée comme une grave hérésie.

     

    ** La Franc-Maçonnerie est un ordre initiatique ésotérique. Les connaissances qu’elle dit détenir sont réservées à ses membres (du grec éso, au-dedans). Par nature elles ne doivent pas être à mises la portée de tous, ce que la maçonnerie appelle « les petits mystères et les grands mystères ». Ces mystères se perdent parfois aux frontières du spiritisme et des messes noires comme le rappelait en 2011 le père Georges Morand (†2014), ancien exorciste du diocèse de Paris au micro de France Culture.

     

    *** v. la première lettre de saint Paul aux Corinthiens (ch. 15) :

     

    S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité.


    Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre proclamation est sans contenu, votre foi aussi est sans contenu (…)


    Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés (…)


    Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.

     

     

    Adapté de l’espagnol par Élisabeth de Lavigne avec Aleteia France

     
     

     

     

     

  • PERSONNE N'EST VRAIMENT A L'ABRI.

     

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    Impressions de maraude:

     

     

     

    par Laurent Poultier du Mesnil ,

    Directeur d'émission sur Radio Courtoisie, ami de l'A.S.P.

     

     

     

     

    Rue d'Alésia, à côté de l'église Saint-Pierre de Montrouge, deux hommes se réchauffent sur une grille d'aération du métro. Un carton leur sert de matelas, ils ne possèdent rien d'autre. Dormir dans la rue nuit gravement à la santé. Nous leur proposons du café, de la soupe et à chacun une modeste couverture.Charité en partage : ils nous remercient d'une façon à la fois digne et respectueuse.

     

     

    Vingt-deux heures, nous roulons avec le pasteur Blanchard, Catherine son épouse  à la rencontre de ceux qui vivent dans la rue : écouter, parler, distribuer vêtements, chaussures linge de rechange, brosses à dents... Une maraude, c'est çà. Le périple de ce soir va en prime réunir à nouveau.

     

     

    Qui peut ignorer la pauvreté qui, de plus en plus se répand dans Paris et s'insinue, peu à peu, presque partout en province ? L'aveuglement et l'indifférence ne mettront personne à l'abri. Mais, côtoyer à nouveau les yeux dans les yeux ces prisonniers de la rue remet encore plus les pendules à l'heure.

     

     

    Pourtant, il faut garder espoir et s'armer de courage, comme notre ami Françis ancien ouvrier , qui aujourd'hui dort à l'entrée d'un garage, à cinq cent métre de la place d'Italie. Il nous accueille avec joie, empressementet un grand désir d'échanger des idées.

     

     

     

    A présent, nous longeons le métro aérien, ligne Nation-Etoile, de haltes sommaires en refuges plus établis. La petite colonie polonaise de Sèvres-Lecourbe est toujours là. Les uns jouent aux cartes avec animation, les autres, plus discrets, s'apprêtent à dormir car ils travaillent demain. Les chiens méditent, la caravane s'arrête. Congratulations, discussions, distributions et nous repartons.

     

     

     

    Vers Chevaleret, nous réveillons des "roumains" qui occupent les amènagements sportifs, grillagés et empèche-misères de la ville. Ils acceptent très volontiers les vêtements que nous leur proposons et nous saluent d'un air à la fois ébahi et endormi.

     

     

     

    Enfin, résolument installés au milieu de sacs, de vaisselle, de bouteilles, de cageots de nourriture et de peluches, un cambodgien et deux français nous reçoivent, d'un air affable, dans leur domaine sous les voûtes du métro qui, à cet endroit, rentre sous terre... Vraiment à l'abri ?

     

     

     

    Il est une heure du matin, on nous dépose à deux pas de chez nous. Le Pasteur et Catherine continuent comme ils continuent tous les dix jours.

     

     

     

    Laurent Poultier du Mesnil

     

     

     

     

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  • Vidéo : Zoom – Pasteur Blanchard : 20 ans au service des français pauvres (TV-Libertés)

    11 ans de maraude, 20 ans au service des nécessiteux, le Pasteur Blanchard poursuit son oeuvre avec opiniâtreté et toujours autant de bonne humeur et de motivation. Défiant les préjugés, considérant que le social est réservé à la gauche, il poursuit aux côtés de son épouse ses maraudes dans la Capitale où il apporte vêtements, soupe et réconfort à des SDF avec qui il a tissé, au fil des années, des liens réels.

     


  • Vidéo : Secourir les SDF à Paris : une maraude avec le pasteur Blanchard (Médias-Presse-Infos)

    MPI-TV vous convie à partager une maraude du pasteur Blanchard au service des sans-abris dans les rues de Paris. Celle-là date du mardi 8 novembre 2016.