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01/04/2016

IMPRESSIONS SUR UNE MARAUDE...

 

 

Par Alexandre Simonnot,

 membre du CA de l'ASP

 

 

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Le Pasteur Blanchard nous avait donné rendez-vous à 21h. L'heure à laquelle la nuit tombe. L'heure à laquelle Paris, la capitale de notre pays, qui est notre fierté au grand jour, devient durant la nuit le Paris de la honte et de l'abandon. Le théâtre de la misère la plus scandaleuse, la plus inacceptable : celle des français sans logements, sans aides, sans ressources, sans rien.

 

 

Nous étions donc sept, le Pasteur et son épouse, et nous,Jany Le Pen marraine de l'ASP, Céline du FNJ, Thierry et Laurent membres de l'association, et moi même venus simplement aider pour cette maraude, assister et quelque peu soulager cette misère effroyable. Paris, ce sont des centaines de centaines d'inconnus, d'anonymes, qui dorment dehors, seuls. Cette nuit-là, ils sont pour quelques heures nos seigneurs et nous allons les servir. Un peu de café, un peu de soupe chaude,en plus des cadeaux que Jany avait amené, quelques vêtements, mais surtout beaucoup de réconfort, d'écoute, de solidarité. Beaucoup d'humanité et de fraternité.

 

Si quelqu'un veut vraiment parler de la misère en France, il doit venir en maraude avec le Pasteur Blanchard. Si quelqu'un veut connaître l'état de notre société, non au grand jour, mais en pleine nuit, il doit venir en maraude avec le Pasteur Blanchard.

 

 

Notre première impression en voyant ces malheureux à tous les coins de rue, c'est cette promesse de Nicolas Sarkozy en 2007 : "Moi Président, dans 5 ans, plus personne ne dormira dans la rue".ce n'est pas mieux avec François Hollande, Inutile de préciser à ceux qui nous lisent que cette promesse n'engageait que ceux à qui elle était faite!...
 

A l'ASP, nous ne faisons jamais de promesses, nous agissons concrètement tout simplement. Non au grand jour sous l'oeil des caméras, mais la nuit dans l'anonymat. Voilà quelle a été notre nuit dans les rues de Paris,notre nuit .

 

 

 

Nous avons agi. Nous avons revu le mythique Francis, véritable vedette de nos maraudes. Nous avons visité jeunes et vieux, nous avons rencontré des solitaires mais pas complètement seuls car ils ont comme compagnie leurs chiens... Nous avons rencontré de nombreuses personnes, d'horizons très divers, aux histoires très différentes. Mais ils ont tous  un point commun : ils sont à la rue. La France les a abandonnés tout simplement

 

 

C'est là que l'on constate l'immense décalage entre un gouvernement socialiste et le "Social". Les socialistes n'ont de social que leur dénomination. En réalité, ils n'y connaissent rien. En réalité, leur principale préoccupation, c'est d'aider par tous les moyens les étrangers et clandestins, avant d'aider les leurs, les nôtres, les Français !

 

 

Cette maraude a duré cinq heures. Cinq heures durant lesquelles nous aurions aimé aider tous ces pauvres. Mais ils sont si nombreux, partout. Il n'y a plus un seul grand boulevard dans Paris, il n'y a plus un seul quartier dans Paris où l'on ne rencontre pas des gens qui dorment seuls, dans la misère la plus totale.

 



Voilà le fruit de nos politiciens, voilà le fruit de nos gouvernants successifs. Toujours de l'aide pour le monde entier, mais jamais pour les nôtres, jamais pour nos pauvres!

 

 

C'est à la fois écoeurés et heureux que nous achevons cette maraude avec le Pasteur Blanchard et son épouse. Ecoeurés par le désastre que nous avons pu constater de nos propres yeux, mais tellement heureux d'avoir pu dans l'espérance de Pâques, pendant quelques heures être au service de ces miséreux, de ces parias de notre société, qui durant quelques heures d'une nuit froide, étaient nos maîtres et seigneurs..

 

 
 
 Alexandre Simonnot
 
 

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30/03/2016

Premier mai 2011................

 

 

 

M 1 Mai 2011.jpg

25/03/2016

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

 

 

ParThierry Auriat,

coordinateur national de l'ASP. 

 

 

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Les points forts de cette nuit du 22 mars 2016…

Ce n’était pas ma première maraude, on pourrait penser que toutes les maraudes se ressemblent, et bien non !

Lors de celle-ci, nous avons rencontré Michel, qui s’était fait dérober sa toile de tente pourtant cachée sous son « barda », la dernière ayant été lacérée.

Francis n’était pas au mieux de sa forme, certains individus venaient systématiquement le déranger,

Il a avoué « être fatigué et ne plus en pouvoir ».

Comme promis lors de la visite précédente de l’A.S.P, nous lui avons fourni les rasoirs qu’il nous demandait afin de pouvoir garder sa dignité et rester propre malgré la précarité, rasage qu’il effectue à même le caniveau lorsqu’il y a de l’eau.

Un peu plus loin, Dimitri, un ancien légionnaire me dit « j’étais dans l’Armée Française et puis voilà… ».

Un ex-agent de la R.A.T.P me voyant avec un vêtement ciglé de l’entreprise me demande si j’y travaillai toujours, pas bête le bougre !

Il me demanda de téléphoner à sa fille Mathilda dont il n’avait plus de nouvelles depuis longtemps, il sortit alors un petit calepin d’une pochette bien propre. Malheureusement, le numéro ne répondait pas.

Cherchant du réconfort, il m’enlaça et se mit à pleurer.

Alors non, pour moi cette maraude n’était pas comme les autres.

Allons-nous longtemps encore laisser « crever » nos compatriotes dans les rues ?

Parce qu’ils ont besoin de nous, nous avons besoin de vous.



Thierry AURIAT

 

 

Maraude Thierry 1.JPG

 

 

23/03/2016

Maraude du 22 / 03 / 2016..............

18/03/2016

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

 

Par Emmanuel,

membre  de l'ASP. 

 

 

 

Impressions de maraude 1.jpg

 

 

Francis, Isabelle, Yves, François, Raymond… : des héros anonymes en bas de chez nous ! Le blessé, le pauvre, la victime, le malade sont au cœur de nos villes. La société les nomme sans domicile fixe. Accidentés de la vie ou simplement mal partis, poussés par le malheur sur le bord du chemin, ils sont réellement présents, corps et âmes. Ce sont des enfants du Bon Dieu.

  

 

Je viens de vivre une soirée de grande fraternité avec des gens plein d’honneur, de dignité et de gentillesse dans la fièvre d'une maraude de l’Action Sociale et Populaire. Tous les dix jours, le Pasteur Blanchard, son épouse Catherine et une équipe de maraudeurs bénévoles sillonnent les  arrondissements de Paris, à la rencontre de ces hommes , de ces femmes et de ces enfants qui dorment dehors.

  

 

Mais ces périples nocturnes sont plus qu’une simple distribution de soupe, de café chaud et de vêtements. Le Pasteur Blanchard écoute chaleureusement ces français ou ces étrangers, les embrasse et les réconforte  par des paroles magnifiques mais très simples. Affublé de son col romain, il plonge à la rencontre de l'autre, au coeur mais aussi au-delà de sa situation de vulnérabilité.

 

 

Bravo à vous Pasteur : vous faites honneur à votre foi et à ces gens. Merci à toute cette généreuse équipe, cheville ouvrière des opérations et à Jany Le Pen qui me succèdera pour la prochaine maraude  en apportant un peu de joie à tous ces "anonymes" de la rue. Merci à vous cher Pasteur pour ce grand moment de charité. Soyez remercié au nom de tous les nôtres.

 

 

Emmanuel   

 

 

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16/03/2016

Maraude du 06 / 11 / 2012..............

 

 

 

M La Tochnaye 6 11 12.jpg

 

Thibaut de LA TOCNAYE

09/03/2016

Maraude du 08 / 03 / 2016..............

04/03/2016

Suite à une maraude le 23 février 2016 par Renée Asselin membre de l'ASP

 

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Ce soir-là, il ne faisait pas beau ! Des sceaux d’eau étaient tombés toute l’après-midi et bien que plus faiblement, cela a continué toute la nuit.

 

 

Alors, le spectacle de ces pauvres malheureux couchés sur une bouche de métro, trempés jusqu’aux os a quelque chose de déprimant, voire d’insoutenable.

 

 

Et tout le monde passe à côté, sans sourciller ! Tout le monde ? Non, pas le Pasteur et son association « Action Sociale Populaire » qui depuis 10 ans déjà sillonne les rues de Paris plusieurs fois par mois pour réconforter, apporter un peu de chaleur (amitié, boissons chaudes et vêtements) à ces pauvres malheureux blessés par la vie.

 

 

Ce soir-là, nous étions 3 à accompagner le Pasteur et sa charmante épouse : deux soeurs dont c’était la première maraude,et un retraité  qui en avait déjà plusieurs à son actif. C’était une bonne équipe, enthousiaste et chaleureuse, chacun avait son rôle.

 

 

Compte tenu du temps pluvieux, beaucoup de sdf n’étaient plus à leurs places habituelles, ayant préféré s’abriter ou demander un hébergement dans un centre pour la nuit.

 

Dans la première partie de la tournée, nous avons retrouvé des personnes vues l’an dernier, de plus en plus marquées physiquement, mais ne voulant rien, ni boisson, ni vêtement, juste un peu de chaleur humaine. Les français vivent souvent seuls, les étrangers en groupe ou en famille. (Je revois encore ce père et ce fils seuls l’an dernier, rejoints par la mère et un autre fils cette année ; le trottoir à Paris doit être meilleur que la misère dans leur pays d’origine !) Nous avons rencontré aussi quelques visages inconnus, souvent étrangers, se « ruant » sur les vêtements. Ici aussi la mode est importante : il faut des jeans, des baskets et tee shirts blancs…

 

 

Dans la deuxième partie, nous n’avons rencontré que des étrangers enfouis derrière des bâches plastiques pour se protéger de la pluie. Nous ne les avons pas réveillé, mais avons laissé des vêtements chauds. Deux visages me marquent cependant: une hollandaise, la quarantaine, très reconnaissante pour le pauvre jean donné (elle avait visiblement très froid) et une dame sans âge, française, dormant assise, la tête dans un sac plastique pour se réchauffer.

 

 

Vers 2 heures du matin, n’ayant plus rien à distribuer, nous terminons cette nouvelle maraude.

 

 

Comme à chaque fois, ce fut un grand moment, difficile bien sûr ! Mais la faconde et le charisme du Pasteur (toujours aussi volubile) et la gentillesse de son épouse permettent « d’accepter l’inacceptable ». D’autant que nous avons pu mesurer l’impact et les bienfaits de leur action sur le terrain.

 

 

Alors, pourquoi attendre ? Il faut soutenir l’Action Sociale Populaire !

 

 

Renée

 

 

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02/03/2016

Assemblée Générale 12 juin 2010

 

 

 

 

M AG 12 06 10.jpg

24/02/2016

Maraude du 23 / 02 / 2016..............