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12/06/2015

Le Pasteur Blanchard à L’Action Française :

 

 

 

 

« La misère gagne du terrain ».

 

 

 

Pasteur protestant, revendiquant ouvertement ses convictions nationalistes, Jean-Pierre Blanchard est le fondateur de l’Action sociale populaire. À l’approche de l’hiver, il continue de parcourir les rues de Paris à la rencontre des pus démunis.

 

 

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L’Action Française – Monsieur le pasteur, pourriez-vous nous dévoiler votre itinéraire spirituel et politique ?

 

 

Pasteur Blanchard – Mon éducation à Mazamet, ma ville, qui se trouve dans le prolongement des Cévennes où le protestantisme a été longtemps majoritaire, a été d’une extrême rigueur. J’ai suivi le parcours classique d’un fils du peuple : après mon certificat d’études, j’ai travaillé en usine. À cette époque, ma cité était la capitale mondiale du délainage. C’est Mai 68 qui me sortira de la condition ouvrière. J’ai découvert le social à travers les MJC. J’ai pu passer une équivalence au bac qui m’a permis d’entrer à l’école d’éducateur (l’Institut Parmentier à Paris) et d’entreprendre en 1978 une carrière de travailleur social (cité de refuge de l’Armée du salut à Paris). Les événements ont eu une autre conséquence, celle de ma révolte contre mon père et ma famille. J’ai connu toutes les errances de ma génération, de la vie en communauté aux festivals rock, en passant par la politique, de la ligue communiste à la gauche prolétarienne maoïste (tendance spontanéiste, situationniste). Mon retour à la foi, mes études de théologie, mon ordination, mon engagement avec Mme Jany Le Pen, c’est une autre histoire...

 

 

Quelle est la mission de l’Action sociale populaire ? C’est une association loi 1901. Nous sommes une équipe de bénévoles et ne bénéficions pour aide financière que de la générosité des auditeurs de Radio Courtoisie et de la presse amie. En plus de nos activités de maraudes, où chaque année pendant plus de sept mois nous venons en aide aux SDF dans les rues de Paris, nous visitons des personnes âgées isolées et essayons de répondre aux attentes des personnes en difficulté que nos amis nous envoient. Nous débutons cet hiver une nouvelle action, pour les familles de patriotes défavorisés, auxquelles nous apportons une aide concrète : achat de machine à laver, sèche-linge, gazinière, etc.

 

 

Pensez vous qu’il y a un vrai problème de répartition des richesses dans notre pays ? Il se trouve une profonde injustice à faire porter le principal effort du plan de rigueur sur le petit peuple et les classes moyennes. Mais il est une autre injustice choquante : le syndrome rousseauiste. Beaucoup de travailleurs sociaux ont tendance à considérer que les populations originaires de l’autre coté de la Méditerranée ne peuvent être que des victimes du système – ce qui bien souvent leur profite en prestations sociales, alors que la majorité d’origine française et européenne, qui a du mal à quémander, qui ne connait pas les réseaux susceptibles de l’aider à faire valoir ses droits, se retrouve de plus en plus marginalisée et précarisée. Même si le mot ne fait pas très maurrassien, nous souhaitons la justice sociale... Mais pour les nôtres.

 

 

La crise jette-t-elle de nouveaux pauvres dans la rue ? Vous avez pu constater dans les rues de Paris, et cela contrairement au discours officiel, combien les restrictions budgétaires étaient lourdes de conséquences. D’une année sur l’autre, nous voyons la situation s’effilocher. La lèpre de la misère gagne du terrain. Une nation qui n’est plus capable de gérer le problème de la pauvreté risque de le payer par de graves perturbations.

 

 

Existe-t-il dans notre pays une véritable solidarité nationale ? Malheureusement, la réponse est négative. Les habitudes ont la peau dure. On a du mal à sortir d’un certain fonctionnement politique : dans bien des milieux, on conçoit le social comme une vitrine. Cela fait bien de s’occuper des pauvres. Or, comme l’a dit Thibaut de La Tocnaye, dans son émission sur Courtoisie où j’étais invité, au Liban (qu’il connait bien), si le Hamas fait du social, son objectif est avant tout politique. Dans l’âge de fer où nous allons entrer, ce sera une des clefs de l’avenir.

 

 

Pensez-vous qu’un mouvement politique comme le nôtre a un rôle social à jouer auprès de nos compatriotes ? Depuis plus d’un siècle, l’Action française est une formidable école de pensée, à qui tous, peu ou prou, nous devons quelque chose. Depuis trois décennies que le FN a pompé les forces vives de notre famille politique, vous êtes une des rares branches à avoir conservé votre autonomie et votre dynamisme. Dans une France comptant plus de sept millions de musulmans, savoir si le régime doit être royaliste, comme vous le souhaitez, ou républicain, social et plébiscitaire, comme je le souhaite, ne me semble pas de saison. L’important, c’est la défense de notre terre et de nos morts. Au-delà de mon partenariat avec le FN, je crois qu’il est souhaitable de mettre nos efforts en commun.

 

 

Qu’en est-il de votre projet de fondation ? Initialement, ce projet fut présenté à Jean-Marie Le Pen, qui n’a pas été intéressé. L’idée en est simple : comme Brigitte Bardot pour les animaux, il s’agit de venir en aide aux patriotes défavorisés, par des actes concrets notamment l’achat d’appareils d’électro-ménager. Mon nom et mes réseaux au sein du FN m’amènent à côtoyer des personnes que nous pourrions aider dans toute la France. Il faut savoir que le statut de fondation permet de collecter des fonds. La mise initiale est mince. Peut-être que dans vos milieux, une personne aussi prestigieuse que Le Pen, de ceux qui ont fait l’histoire de notre pays, serait heureuse de donner son nom à cette œuvre de salubrité publique.

 

 

Propos recueillis par Olivier Perceval - AF 2828

Action Sociale Populaire, BP 7, 91201 Athis-Mons Cedex.

 

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