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29/08/2012

D'APRES LE BUREAU D'ETUDES COMPAS...

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La pauvreté se concentre

dans les grandes villes.

 

"Une étude évalue pour la première fois le taux de pauvreté de la population des cent plus grandes villes françaises.

Le plus fort taux est localisé à Roubaix (46 %), tandis que Neuilly-sur-Seine (7 %) clôt sans surprise le classement.

Roubaix, Aubervilliers et Saint-Denis de La Réunion partagent le triste sort de figurer dans le peloton de tête des villes françaises où le taux de pauvreté est le plus élevé. 

C’est ce que révèle un rapport publié récemment par le bureau d’études Compas, spécialisé dans l’analyse des territoires, qui a dessiné pour la première fois une cartographie de la pauvreté des cent plus grandes villes françaises.

Réalisée au niveau local sur la base des revenus fiscaux, l’étude fonde ses calculs sur un taux de pauvreté équivalent au pourcentage des ménages qui perçoivent moins de 60 % du revenu médian national – soit 954 € par mois selon l’Insee. Environ 15 % de la population française vit actuellement en dessous de ce seuil.

 

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Certaines villes du sud connaissent

« une situation économique

très dégradée » 

 

 « Nos données montrent clairement que la pauvreté se concentre dans les villes les plus importantes,  expliquent les auteurs de l’étude. Les cent plus grandes villes rassemblent un tiers des ménages pauvres, alors qu’elles ne regroupent qu’un cinquième de la population. La ville attire les plus démunis, notamment parce qu’on y trouve le plus de logements sociaux et d’emplois. »  

Contrairement à un discours répandu, les villes de plus petite taille, les espaces périurbain ou rural ne seraient pas ceux où l’on trouve le plus de ménages pauvres.

Le visage des villes les plus touchées par la pauvreté est multiple : les grandes villes des départements d’outre-mer, où entre 30 % et 45 % de la population vit sous le seuil de pauvreté ; certaines villes du sud de la France comme Nîmes, Perpignan ou Béziers, qui connaissent « une situation économique très dégradée »  ; les anciennes villes industrielles au chômage élevé comme Roubaix (46 %), Mulhouse (32 %) ou Calais (30 %).

Les ménages pauvres se concentrent aussi dans les villes périphériques des grandes agglomérations, « notamment autour de Paris, où l’emploi se développe peu et où la proportion de familles immigrées est élevée ».  Aubervilliers (39 %) ou Saint-Denis (35 %) « accueillent ceux qui n’ont plus les moyens de se loger à Paris mais y travaillent ».  

 

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Lyon, Nantes ou Paris

moins touchés

 

 « Cette étude est une photographie de la pauvreté à un instant donné,  explique Louis Maurin, l’un des auteurs de l’étude et également directeur de l’Observatoire des inégalités. Elle est exploratoire et ne dresse qu’un tableau général de la situation. Elle a le mérite de susciter le débat mais il faudrait analyser les causes de la pauvreté, spécifiques à chaque ville. Elle peut résulter de son histoire, de sa structure socio-économique, ou encore du fait d’une commune qui se défausse du logement social sur une autre. Dans certaines villes, comme Roubaix, tous ces facteurs peuvent s’accumuler. »  

Les très grandes agglomérations comme Lyon, Nantes ou Paris sont en revanche moins touchées car les prix de l’immobilier, souvent prohibitifs, éloignent les plus démunis, voire les classes moyennes. 

En outre, les sept villes où le taux de pauvreté est le plus faible sont situées en Île-de-France, où se concentre une population aisée de cadres supérieurs. Sans surprise, les villes de l’Ouest parisien sont particulièrement préservées : Neuilly-sur-Seine, Rueil-Malmaison et Versailles affichent un taux de pauvreté de seulement 7 %."

 

Catherine Monin

07:14 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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