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29/04/2016

Impressions de maraude par Gérard D'Orsetti, membre de l'ASP.

 

 

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Sous l'égide du Pasteur Blanchard et de sa fidèle épouse Catherine est organisée par cette nuit  une maraude dans les rues de Paris.Quatre bénévoles de l'ASP ont accepté d'être de la partie.Le Pasteur Jean-Pierre Blanchard, pour ceux qui ne le connaîtraient pas est une figure de la droite nationale prolétarienne française. Chapelain de Madame Jany Le Pen, il est à l'origine des mémorables "soupes de Saint-Lazare".

 

Pour revenir à ce soir, la température moyenne frôle les moins cinq degrès et la tournée bat son plein. Renée offre des soupes chaudes, du café ou du thé tandis que je m'attèle à distribuer les vêtements confortables, bienvenus contre ce froid qui perdure.

 

Un coup de poing : le nombre de SDF qui dorment à même le sol et doivent braver l'hiver. En majorité, ils sont français de souche ou polonais et connaissent bien le Pasteur Blanchard qui leur apporte ce soir-là un peu de chaleur inespérée...

 

La distribution est une chose mais ce que nos yeux voient et ce que nos oreilles entendent en est une autre. Cela dépasse l'imagination. D'abord, tous ces hommes, ces femmes, ces enfants qui dorment sur le trottoir devant les vitrines des boutiques chics du quartier de l'Opéra. Ensuite, un peu plus loin, comme pour préserver une  certaine intimité, ces hommes jeunes ou moins jeunes qui, le visage livide et cachés sous de misérables couvertures nous interpellent..."Soupe !" "Soupe SVP !" "Café ?"...

 

Des images poignantes se gravent à vie dans nos mémoires... Celles de ces bagnards du dehors, prisonniers de la manche et figés dans le froid de cette nuit du mois d'avril. Une énigme ? 

 

 

 

"....L'argent, les femmes..., j'ai tout eu soupire, Gérard, mais tout a foutu le camp ! J'ai tout perdu et je suis devenu une loque ! Sans famille, c'est dur !"  Xavier, quarante-cinq ans nous fait savoir qu'il a les moyens de travailler et qu'il peut s'en sortir seul mais le problème : "avoir un logement, c'est très difficile. Pouvez-vous m'aider ? Je ne suis pas du tout raciste mais il faut d'abord donner la priorité aux francais... car il y a de plus en plus de profiteurs venus de l'étranger !" Il est 1h00 du matin, sur le conseil du Pasteur, j'appelle le 115. Au bout d'une quarantaine de minutes, toujours le même refrain : "Bonjour, toutes les lignes de votre correspondant sont occupées. Veuillez rappeler ultérieurement."

 

1h30 du matin sous le pont de Grenelle, Patrick est heureux de nous voir et nous demande d'emblée un café et un pantalon.  Nous lui rajoutons un pull bien épais. Sur un ton agressif, il s'emporte contre le système d'hébergement d'urgence qui privilégie les étrangers "qui ne parlent même pas le français.". Il  rajoute que la visite de Madame Jany Le Pen, un soir d'hiver l'avait ému aux larmes.

 

2h00 du matin, sur un trottoir qui longe le ministère des finances (tout un symbole), un homme dort sur des ordures. Son visage est tuméfié, rongé par la tristesse. Lui aussi nous appelle "Soupe !" "Soupe !"  Philippe, bouleversé par son état de délabrement s'empresse de le servir deux fois.  Tout aussi ému, je pose la question : "combien de SDF comme celui-ci dans toute la France ?" . 

 

Comment des femmes et des hommes peuvent-ils tomber si bas ? La rupture du lien familial est-elle la caractéristique des sans-logis ? En France, nous avons tendance à sacrifier la solidarité familiale naturelle au profit d'une solidarité d'Etat, souvent artificielle et parfois inaccessible. Cette maraude pour laquelle Farid Smahi et moi remercions le Pasteur a été riche d'évènements et d'enseignements. Nous sommes d'accord pour dire que renforcer la cellule familiale française est un remède primordial.

 

Gérard

 

 

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27/04/2016

Maraude du 26 / 04 / 2016..............

 

 

 

26/04/2016

La vie en Syrie racontée par des djihadistes français:

 

 

Depuis le début des frappes de la coalition contre l’Etat islamique, en août 2015, l’organisation aurait perdu, selon les estimations, jusqu’à 9 000 combattants. Afin de limiter l’hémorragie de ses forces vives, l’EI aurait mis en œuvre au début de l’année une politique de dissuasion des désertions, n’hésitant pas à exécuter les velléitaires. Forte de ce constat, la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), une direction d’administration centrale du ministère de la justice, invite les magistrats antiterroristes « à considérer avec une particulière vigilance » les retours récents de djihadistesfrançais, ces derniers pouvant être « potentiellement autorisés » par l’EI et « porteurs de projets terroristes ».

 

 

 

Cette mise en garde intervient en conclusion d’une synthèse inédite réalisée par la DACG à partir des déclarations de ressortissants français mis en examen à leur retour de la zone irako-syrienne. Intitulé « Recrutement, parcours et activités des combattants français », ce document, qui relate en détail leur vie quotidienne sur place, a été envoyé début octobre à l’ensemble des magistrats référents sur le terrorisme.

 

 

 

Cette note analytique d’une dizaine de pages, que Le Monde a pu consulter, revient en préambule sur des éléments déjà bien documentés relatifs au « processus de radicalisation » et aux « préparatifs au départ ». Son principal intérêt réside dans les chapitres très riches consacrés aux récits des candidats une fois qu’ils ont quitté le sol français, se soustrayant ainsi à la surveillance dont ils pouvaient faire l’objet.

 

 

  • Le « commerce » des passeurs à la frontière turco-syrienne

 

 

Les itinéraires vers la Syrie se sont largement diversifiés depuis le début du conflit. Afin de « brouiller les pistes », certains candidats français au djihad s’envolent désormais pour Istanbul à partir de pays limitrophes comme la Belgique, l’Allemagne, la Suisse ou l’Espagne, d’autres privilégiant la voie terrestre pour gagner la ville frontalière d’Antioche, en Turquie.

 

Une fois parvenus à la frontière turco-syrienne, les candidats peuvent être directement pris en charge par des djihadistes, dont certains sont français. Mais la plupart des passeurs seraient animés par de simples motivations « mercantiles », un « véritable commerce s’étant développé autour de cette activité ». Moyennant une somme comprise entre 100 et 200 euros, ils accompagnent les aspirants combattants à pied ou en camionnette, souvent de nuit, jusqu’en Syrie, où ces derniers sont réceptionnés par les groupes djihadistes. Le passage de la frontière « ne semble pas poser de lourdes difficultés et se résume pour l’essentiel à l’escalade de barbelés », résume la DACG.

 

 

Cet épisode peut néanmoins être l’occasion d’une première déception : si certains passeurs demandent aux candidats quel groupe ils souhaitent rejoindre - l’Etat islamique (EI) ou son rival Al-Nosra, une mouvance proche d’Al-Qaïda - plusieurs Français affirment ne pas avoir été consultés sur leur affectation. « Des amis partis de concert en Syrie ont pu ainsi se retrouver dans des groupes antagonistes, n’ayant pas passé la frontière en même temps et avec les mêmes personnes ».

 

 

  • Une « journée type » dans un camp d’entraînement

 

 

Les trois quarts des Français présents sur zone auraient intégré l’EI, Al-Nosra pâtissant aujourd’hui lourdement de « la concurrence avec son frère ennemi ». Une fois passées les premières formalités - serment d’allégeance et dans certains cas confiscation des papiers d’identité - les apprentis djihadistes sont assignés à résidence pendant une période d’un à deux mois dans des camps d’entraînement.

 

 

La DACG retrace une « journée type » dans ces camps : lever à 5 h 30 pour la prière, entraînement physique (course à pied, pompes, parcours du combattant), formation militaire (tirs à la kalachnikov, maniement de lance-roquettes et de grenades), conditionnement psychologique (résistance à la faim et au froid), cours de religion et tours de garde la nuit.

 

A l’issue de cette formation, les combattants sont regroupés dans des katiba - ou bataillons - par affinités linguistiques. Ce mode d’organisation aurait conduit des francophones (Français et Belges) à fonctionner en bandes fermées et à exporter une ambiance de cité en Syrie, selon le témoignage d’un ancien djihadiste. Certains agissements, tels que des marques d’indiscipline ou d’irrespect à l’égard des anciens, auraient été sanctionnés par des blâmes.

 

 

  • Ces Français qui grimpent dans la hiérarchie de l’EI

 

 

Cette indiscipline ne concerne pas tous les Français, loin de là. Plusieurs assument aujourd’hui des responsabilités en tant que chefs de groupe, membres de la police islamique ou encore imams. D’autres peuvent être combattants, infirmiers ou relégués à des « tâches subalternes » (ménage, cuisine, fossoyeurs…). L’organisation leur fournit un logement et une rémunération en fonction de leurs attributions, un mis en examen évoquant la somme de 100 dollars (environ 88 euros) pour chaque membre de son foyer.

 

 

Rares sont les anciens djihadistes français à reconnaître leur participation aux combats, la plupart admettant de simples patrouilles. L’un d’eux raconte ainsi avoir « sécurisé » avec un groupe de combattants des villages chiites ou kurdes en abattant toutes les personnes qu’il pouvait croiser. Une dizaine de Français ont par ailleurs perdu la vie dans des attentats suicide. Si l’EI sollicite des volontaires, le choix final des candidats au martyre procéderait d’une « volonté personnelle ».

 

 

  • Décapitations, flagellations et défenestrations

 

 

Il est établi, précise la DACG, que des Français « ont pris part à des exactions » à l’encontre de la population syrienne, notamment dans les villes de Rakka et Azzaz. L’un d’eux, « particulièrement marqué par son expérience », a avoué avoir participé à des séances d’égorgements publics en application de la charia. Il a reconnu avoir lui-même tenu la tête d’un prisonnierpendant sa décapitation. D’autres ont été témoins d’exécutions, de lapidations, d’amputations et de séances de flagellation « filmées » sur la place publique d’Azzaz où, deux à trois fois par semaine, « les têtes de personnes accusées d’apostat étaient coupées et exposées ».

 

 

A en croire le témoignage d’un ancien membre de la police islamique, les vendeurs de cannabis ou de cigarettes reçoivent des coups de fouet, tandis que les vendeurs d’héroïne, les homosexuels, les rebelles, les personnes accusées de sorcellerie ou d’adultère sont exécutés en pleine rue, leur cadavre restant exposé pendant plusieurs jours « avec une étiquette indiquant le motif de leur exécution ». Ce Français cite les exemples d’un garçon de 14 ans égorgé pour avoir arrêté la prière, d’un vieux sorcier décapité au sabre et d’un homosexuel défenestré.

 

 

  • Qui sont les djihadistes qui rentrent en France ?

 

 

Si les conditions semblent s’être durcies ces derniers mois pour les candidats au retour, certains ont néanmoins pu rentrer en France avec la permission de leur organisation au début du conflit syrien. Lors de leurs auditions, beaucoup ont fait part de leur désillusion face à la « lutte fratricide » entre l’EI et Jabbat al Nosra, qui motiverait un nombre croissant de retours.

 

Un Français dit ainsi déplorer que les combattants se trompent d’adversaireet se perdent dans des luttes intestines au lieu de se concentrer sur la chute de Bachar Al-Assad. D’autres retours sont motivés par la nécessité d’obtenir des soins médicaux ou, pour les femmes, par l’imminence d’un accouchement.

 

 

Mais la grande inquiétude des services antiterroristes réside aujourd’hui dans les retours « autorisés et validés » par l’EI depuis la mise en place de sa politique anti-désertion. Un djihadiste interpellé récemment décrit en effet la Syrie comme uneusine à terroristes, formés pour frapper la France et l’Europe dans un avenir très proche.

 

 

C’est aujourd’hui toute l’ampleur du défi auquel fait face la justice antiterroriste : parvenir à distinguer les authentiques repentis - parfois traumatisés par leur expérience syrienne - des terroristes envoyés à dessein par l’organisation pour poursuivre leur combat en Europe. Un exercice d’autant plus complexe que l’EI conseillerait aujourd’hui à ses membres de frapper dans des pays différents du leur pour éviter d’être repérés.

 

 

 

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22/04/2016

Mort d’un SDF dans les quartiers chics de Paris : les leçons d’une tragédie

 

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Il y a les tragédies qui font la une des journaux télévisés. Et d’autres, plus discrètes, passées sous boisseau par manque de temps ou d’intérêt.
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
      

Il y a les tragédies qui font la une des journaux télévisés. Et d’autres, plus discrètes, passées sous boisseau par manque de temps ou d’intérêt. Ces dernières n’en sont pas moins révélatrices de l’actuel état de notre société. Ainsi, Michal, un SDF tchèque de 66 ans, est mort de froid dans la nuit de mercredi à jeudi, en plein dans un parking souterrain de l’avenue Matignon, en plein « Triangle d’or » parisien.

 

 

Relaté par Le Parisien, ce témoignage : « Venu d’Europe de l’Est pour étudier à Paris, cet homme qui parlait français “avec un fort accent” était tombé dans la précarité “très probablement à la suite d’un non-renouvellement de titre de séjour”, raconte Cédric Lautard, de l’association Les Enfants du Canal, qui lui venait en aide. » 

 

 

Le Michal en question, apprend-on de même source, n’avait pas osé, durant longtemps, demander un hébergement d’urgence, se contentant de vivre au jour le jour, et puis il avait fini par s’y décider récemment, car « il commençait à fatiguer ». Voilà qui est donc emblématique de la dinguerie et du délitement ambiant.

 

 

De deux choses l’une : ou cet homme devait être renvoyé chez lui, sachant que la République tchèque, ce n’est pas non plus l’enfer sur Terre, loin s’en faut. Ou il avait vocation à obtenir le statut d’immigré en situation régulière, voire celui d’une éventuelle régularisation ; il avait appris le français et son profil n’était pas exactement celui d’un djihadiste de combat.

 

 

Comme de plus en plus souvent, les autorités publiques ont choisi de ne pas choisir, de regarder ailleurs tout en laissant pourrir la situation. On voit le résultat. C’est la même logique infernale de l’immobilisme si « bien » incarnée par la jungle de Calais. On ne fait rien, on laisse faire tout en se disant que, jusque-là, ça va. Jusqu’au jour où cela ne va plus. Ou de pauvres hères meurent en tentant de se faire la belle par le tunnel sous la Manche ou en viennent à découdre avec les forces de l’ordre. En attendant d’autres morts, d’autres drames.

 

 

Un vieux débat léonin oppose de longue date ceux, persuadés les uns que l’injustice conduit au désordre, et les autres que le désordre mène à l’injustice. La vérité oblige à dire que les deux ont raison. Lors d’un récent « Bistro Libertés », émission phare de la chaîne dissidente TV Libertés, l’abbé Guillaume de Tanouärn revenait sur les émeutes de ces « gens du voyage » ayant bloqué une autoroute et mis à sac un quartier entier parce que l’un des leurs, emprisonné, n’avait pu se rendre aux obsèques de son frère.

 

 

Il affirmait en substance : « Il est injuste qu’une telle faveur lui ait été refusée, mais si ses proches n’avaient pas commis tant de désordre, tout cela aurait évidemment pu s’arranger. Quant à l’État, en refusant de faire régner l’ordre, il a été conduit à commettre une injustice. » Et comme à chaque nouveau drame, le gouvernement adopte des lois d’urgence au nom des grands principes, lois qu’il se refuse à faire appliquer au nom des bons sentiments. Ou quand le serpent se mord la queue…

 

 

 

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20/04/2016

Maraude du 16 / 05 / 2013..............

 

 

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Marie-Christine  ARNAUTU

19/04/2016

Loi renseignement : Valls désignera le juge chargé de valider ses méthodes…

 

 

 

 

Verrouillage total. Le président de la formation spécialisée du Conseil d’Etat en charge du contentieux sur les techniques de renseignement sera désigné par le Premier ministre lui-même, alors qu’il aura à trancher sur la légalité des méthodes autorisées par le Premier ministre.

 

 


La possibilité pour les citoyens de faire valoir leur droit à la vie privée devant la Justice était déjà très limitée dans la loi Renseignement, mais elle pourrait l’être encore plus avec les modalités du contentieux de la mise en oeuvre de techniques de renseignement, décrites par le décret n° 2015-1211 du 1er octobre 2015 publié ce vendredi au Journal Officiel.

 

 

Rappelons que la loi sur le Renseignement promulguée cet été a créé un article L841-1 du code de la sécurité intérieure qui prévoit la possibilité de saisir le Conseil d’Etat pour « toute personne souhaitant vérifier qu’aucune technique de renseignement n’est irrégulièrement mise en œuvre à son égard« . Cette personne devra d’abord s’adresser à la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) pour demander qu’il soit procédé aux vérifications, sans en connaître le résultat, et par applications des principes généraux du droit, devra démontrer devant le Conseil d’Etat qu’elle a un « intérêt à agir ». C’est à dire qu’elle devra apporter des éléments concrets justifiant de ne pas croire que les vérifications ont été faites correctement, ou de prouver qu’il n’a pas été tenu compte des conclusions obtenues (dont elle n’aura par connaissance).

 

 

 

C’est déjà un sacerdoce en théorie, ce pourrait être plus compliqué encore en pratique. Car le gouvernement a parfaitement verrouillé les choses. La loi a en effet prévu la création d’une formation spécialisée au sein du Conseil d’Etat, chargée de traiter (sauf question de droit appelant à se dessaisir) le contentieux de la mise en oeuvre des techniques de Renseignement. Or l’article R. 773-9 créé par le décret du 1er octobre 2015 dispose que « le président de la formation spécialisée (…) est désigné par arrêté du Premier ministre« , officiellement « sur proposition du garde des sceaux, ministre de la justice« .

 

 

L’article R-773-18 du décret ajoute que concernant les pouvoirs du président de la formation spécialisée, « les dispositions de l’article R. 122-12 du code [de justice administrative] sont applicables« . Or cet article donne la possibilité d’écarter des requêtes avant tout jugement, notamment si elles sont « manifestement irrecevables » ou manifestement infondées, et permet de statuer sur les requêtes si elles font partie d’une « série » de requêtes similaires en droit et en fait, déjà tranchées par la juridiction — ce qui serait le cas de toute tentative de « spammer » le Conseil d’Etat avec des milliers de demandes de vérification.

 

 

On sera donc en présence d’un président de formation spécialisée désigné par le Premier ministre, qui sera capable de filtrer et de pré-juger des requêtes formées à l’encontre de mises en oeuvre de techniques de renseignement autorisées par le Premier ministre.

 

 

Par ailleurs l’article L853-3 du code de la sécurité intérieure dit que lorsque le Premier ministre fait installer des micros ou des caméras dans un lieux d’habitation privé contre l’avis de la CNCTR (laquelle est déjà présidée par une personnalité désignée par le Président de la République), celle-ci doit obligatoirement saisir le Conseil d’Etat. Mais le même article de loi prévoit que « le président de la formation restreinte », désigné par le Premier ministre lui-même, peut alors statuer seul dans les 24 heures.

 

Source : Numerama

 

 

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15/04/2016

Impressions de maraude par Laurent Poultier du Mesnil:

 

 

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De la richesse de donner

 

 

 

Que de beaux sourires reçus, que de poignées de mains qui ne veulent plus vous lâcher, que rires échangés, dans la plus belle et plus grande simplicité.

 

 

 

Merci encore une fois au Pasteur Blanchard qui m'a embarqué dans sa dernière maraude, afin de distribuer aux plus démunis des vêtements et un peu de nourriture, mais surtout beaucoup de joie.

 

 

Malheureusement pour ceux qui sont dans la rue, nous manquons encore de beaucoup de vêtements :

 

 


Chaussures, couvertures, pantalons, pulls, vestes, chemises, sous-vêtements, etc. pour hommes comme pour femmes et... enfants.

 

 


Savons, rasoirs, boîtes de sardines, etc........

 

 

Si vous pouviez voir les visages qui s'éclairent, la joie dans les regards, lorsque l'on donne, vous ne jetteriez plus aucun de vos vieux vêtements... vous donneriez tout !

 

 


Alors donnez, donnez et vous ferez des grands heureux, dont nous... à recevoir ces magnifiques sourires, qui "vous" sont destinés.

 

 

Laurent

 

 

 

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13/04/2016

Maraude du 06 / 12 / 2012..............

 

 

 

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Bruno  GOLLNISCH

12/04/2016

Sécurité rentière : les pistes du gouvernement pour intensifier le racket:

 

 

 

 

 

 

Le gouvernement va encourager la pose de boîtes noires dans les voitures pour enregistrer les données de conduite des automobilistes. Ces boîtiers vont enregistrer la vitesse ainsi que les freinages des automobilistes pour permettre de déterminer les responsabilités en cas d’accident. Pour que les conducteurs ne se sentent pas piégés, le gouvernement veut créer une cartographie des vitesses autorisées intégrées aux smartphones, pour connaitre à tout moment la vitesse maximale, rapporte Le Monde.

 

 

Le gouvernement souhaite aussi expérimenter l’usage de drones pour détecter les « conduites à risques », mais il n’a pas opté pour la généralisation de l’abaissement de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes nationales, comme le préconisait la Ligue contre la violence routière.

 

 

L’instauration de radars supplémentaires

 

 

Cinq nouveaux « vrais » radars vont être installés sur les routes françaises dans les trois ans à venir, portant leur nombre à 4 700. En plus de ces radars classiques, 10 000 leurres seront mis en place dans le même temps. Ces faux appareils seront les premiers en France.

 

 

L’objectif est de multiplier par quatre les « zones radars » qui existent dans le pays, à l’aide de vrais ou faux appareils.

 

 

Un encadrement renforcé des deux-roues

 

 

Dans le viseur du Comité interministériel de sécurité routière, un encadrement plus large des deux-roues va être instauré, afin de protéger les usagers les plus vulnérables. Cet encadrement s’effectuera via l’instauration d’une visite technique au moment de la vente. Cette mesure vise surtout les scooters en mauvais état ou ceux qui ont été débridés, précise RTLLe port de gants homologués va aussi être obligatoire pour tous les conducteurs pour les protéger en cas d’accidents, a indiqué le Premier ministre, Manuel Valls.

 

Une « progressivité » dans l’utilisation des motos les plus puissantes va aussi être mise en place avec la nécessité de passer sept heures en moto-école avant de pouvoir piloter une moto de plus de 56 chevaux.

 

 

La fin des passe-droits pour les véhicules de société

 

C’est bientôt la fin des passe-droits pour les procès verbaux dans les entreprises. Actuellement, lorsqu’un salarié est flashé pour excès de vitesse avec un véhicule d’entreprise, il paie son amende mais ne se voit pas retirer de points. Une pratique que le ministère de l’Intérieur veut supprimer à travers la tenue d’un carnet de bord par l’entreprise, où chaque conducteur sera clairement identifié, sous peine d’une amende de 650 euros.

 

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08/04/2016

IMPRESSIONS DE MARAUDE..

 

 

Par le pasteur Blanchard.

 

 

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Tous les amis qui viennent marauder sont surpris de notre familiarité avec les SDF. Il faut dire que nous sommes dans notre dixiéme campagne de maraudes. Le temps à fait que nous avons fini par nous connaître, d'un certain point de vu on peut parler d'amitié : nous finissons par avoir des informations sur leur vie, leurs épreuves, ce dont ils ont réellement besoin au-delà des problèmes matériels qu'ils traversent.

 

 

C’est de véritable empathie dont ils ont besoin. Celle-ci, ils ne la trouvent pas dans les grandes associations. Il faut croire qu'elles finissent par le perdre de vue, elles qui ont à gérer la misère à l'échelle nationale, elles ont du mal à répondre aux véritables questions que génèrent le train train quotidien.

 

 

 

Il y a un autre problème qui prend de l'ampleur : les rondes de la police pour déloger les sans domicile du pavé parisien. La loi interdisant de les déloger "manu militari", on fait tout pour les dégoûter en raflant leur bardas, les laissant sans rien sur le trottoir, avec le secret espoir que par lassitude ils quitteront Paris.

 

 

A l'origine de la démarche, il y a la gauche caviar du maire, pour qui la misère est une lèpre dans la Capitale, un abcès pullulant qu'il faut éradiquer. Il peut sembler paradoxal que des hommes classés à gauche se définissant comme humanistes au service de l'humanité soient ceux qui organisent la chasse à la misère dans les rues de la cité ; force est de constater que les bobos sont parmi ceux dont les valeurs sont totalement antagonistes avec le peuple véritable, les petits, les sans grade et cela au nom de principes désincarnés.

 

 

 

Quant à nous, continuons notre travail, pour la défense des Nôtres, pour la véritable cause du peuple.


 
 

Pasteur  Blanchard

 

 

 

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