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  • NOUVELLE CAMPAGNE DE MARAUDES... NOUS REVOILA.

    Maraude d'ouverture.JPG
     
     
    Nous revoilà sur le pavé parisien,

    pour la première de la nouvelle campagne de maraudes,

    avec Wallerand de Saint-Just  trésorier du FN

    accompagné de Nathalie sa colloratrice au Carré. 

    Pendant l'été,

    lors de nos pré-maraudes, nous avons visité de nouveaux quartiers.

    Avec le temps,

    certains secteurs où nous avions coutume de trouver des SDF,

    ont été désertés par ceux-ci. 

     
     
    Pour autant rien n'a changé.

    Au contraire, force est de constater

    que Paris ressemble de plus en plus à une ville du tiers monde.

    La lèpre s'étale dans les rues de la ville jusque dans les beaux quartiers.

    Métro Sèvres Lecourbe,

    nous retrouvons la sympathique bande de polonais patriotes,

    ainsi que le légendaire gars du nord Stéphane,

    celui qui a eu l'outrecuidance d'apostropher Edouard Balladur,

    ancien premier ministre.

    Démocratiquement,

    afin de punir ce crime de lèse majesté,

    celui-ci a appelé les forces de l'ordre,

    et notre ami a écopé de trois mois de ballon.
     
    En face de l'église d'Alésia, Ulysse, bien connu dans nos milieux,

    fait toujours la manche de dix huit heures à deux heures du matin.

    La recette est maigre mais les quelques euros récoltés

    lui permettent de pourvoir  à ses besoins.

    Son histoire est le prototype du drame que traverse notre pays :

    ouvrier sur machines outils à St Etienne,

    licencié suite à la fermeture de son usine pour délocalisation,

    ayant connu tous les plans de restructuration, puis de réinsertion,

    il a fini par se trouver en fin de droits,

    et finalement sans ressource.

    Il s’est retrouvé à la rue, dans l'obligation de faire la manche pour survivre.

    Malgré la sauvagerie d'une telle situation,

    et la grande précarité qui est la sienne,

    il est surprenant de trouver chez lui une telle disponibilité,

    une attitude positive face à la vie.

    C’est un trait que nous retrouvons

    chez la majorité de ceux à qui nous venons en aide

    et c’est chaque fois pour nous une leçon de courage,

    celle qui, à chacune de nos sorties,

    nous est donnée par le plus démunis des nôtres.


     
    Pasteur  Blanchard

  • MON AMI LOUIS.

    Louis Aliot.jpg


     
    Depuis tout ce temps que nous nous connaissons,
     
    nos racines de sudistes ont fini par créer des liens.
     
    En effet, nous partageons la même origine :
     
    celle de "Montagne Pyrénées",
     
    cet amour sans borne pour notre région,
     
    et pour le rugby.

    Il a gardé l'accent que j'ai perdu dans les brumes du nord.
     
     
    J'avais trois ans quand mon père, devenu Gendarme,
     
    fut muté à Saint-Quentin.
     
    Dix ans plus tard, suite à une autre mutation,
     
    nous voilà de retour à Mazamet.
     
    Le temps de passer mon certificat d'étude à l'école des Gravas,
     
    et de m'entendre dire par mon paternel
     
    que j'étais bon pour devenir ouvrier délaineur.
     
    L'accent ne change rien,
     
    nous nous reconnaissons entre peuplades du sud,
     
    par une certaine manière de parler,
     
    par des tics, des expressions qui nous sont propres,
     
    que nous sommes seuls capables de décrypter.
     
    Ce fut le cas entre Louis et moi,
     
    ce qui, de suite, a généré de la sympathie,
     
    presque une forme d'amitié,
     
    cette inexpugnable fidélité à nos valeurs et notre terre.
     
    C’est pour cette raison que je me réjouis
     
    qu'il ait accepté de venir à la maraude d'ouverture
     
    de notre nouvelle campagne.
     
     
                                                  
    Pasteur  Blanchard