QUOI

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • LES TGV ROULENT SUR LE PAIN DES PAUVRES (1).

    TGV.jpg

     
     
    Ces jours-ci,
     
    trois faits se conjuguent au sujet de la SNCF
     
    et dont la signification globale est considérable :
     
    le 30e anniversaire de la création des TGV,
     
    des grèves à répétition
     
    et un horrible accident de passage à niveau.
     
    Ces événements se rattachent à la ruine infligée
     
    au peuple français par le mammouth SNCF ; 
     
    cette ruine étant provoquée en grande partie par les TGV.
     

    Personne ne discute les immenses agréments qu'offrent ces TGV,

    aux riches voyageurs qui voient défiler

    à toute allure la campagne à bord des magnifiques jouets.

    Et pourtant, comme nous allons le montrer,

    nous roulons, alors, sur le pain des pauvres.

     

    VGT.jpg

     

    Comment se manifeste cette ruine ?

    Un rapport de la Cour des Comptes sur "La réforme ferroviaire de 1997"

    a démontré que les TGV sont largement à la source de la ruine de la SNCF.

    Le rapport dénonce "Le lourd endettement de la SNCF induit principalement

    par les investissements considérables effectués

    pour construire et équiper les lignes nouvelles à grande vitesse".

    Étant donné les chiffres, l'importance de ces dettes contribue largement

    à l'endettement abyssal de la nation tout entière.

    En effet, pour les analystes honnêtes, il n'y a pas de distinction à faire

    entre les dettes de la SNCF et les dettes globales de la nation.

    Et en visant la SNCF, nous incluons Réseau Ferré de France

    ou RFF, les deux étant complètement imbriqués.

    L'effet de ruine est patent, compte tenu de la charge massive des intérêts

    et de la multiplication abusive sur trente ans de la construction des TGV.

    La paupérisation du pays en est la conséquence et,

    comme il est de règle, cette paupérisation

    frappe particulièrement les plus faibles.

     

    A suivre le 22/11/2011 à 10 heures 55...

     

  • LES TGV ROULENT SUR LE PAIN DES PAUVRES (3).

    Décor.jpg

     

    L'IDEOLOGIE

    DU  "TOUT TGV"

     

    D'où vient cette idéologie du "tout TGV" ? 

    Plusieurs phénomènes dus à l’économie dirigée se rencontrent :

    la volonté ardente des multiples élus joue un rôle majeur.

    Chaque maire de grande ville ou chaque président de région veut "son" TGV.

    De faux motifs interviennent :

    par exemple, le nombre d'emplois créés

    alors que l'on cache le nombre d'emplois détruits.

    Et puis, l'on proclamera comme de vrais gamins

    qu'un quart d'heure ou une demi-heure de gagnés

    sont source de prospérité pour la région !

    Les calculs de rentabilité peuvent être biaisés.

    Banques et travaux publics, la main dans la main

    minorent les coûts prévisibles et majorent les retombées éventuelles :

    dix ans après plus personne ne vérifie.

     

    Certes, la ruine de la SNCF a aussi bien d'autres causes.

    Il y a le statut incomparable du personnel :

    un agent de la SNCF coûte 30 % plus cher

    à compétences égales qu'un salarié du privé.

    A ce statut s'ajoute la pléthore de personnel

    et une grande rigidité dans la gestion

    avec du laxisme dans les heures de travail.

    Le maintien abusif de liaisons secondaires sous-employées

    sous la pression des élus est aussi un facteur ;

    ces liaisons auraient pu facilement être supprimées

    et remplacées par des autocars qui fonctionnent très bien dans d'autres pays.

     

    SNCF...SNCF.jpg

     

    LA

    GUERRE

    DES CHEMINOTS

    CONTRE LE PEUPLE

    FRANCAIS

     

    A signaler particulièrement les grèves à répétition, évoquées ci-dessus.

    Nous venons ces jours-ci d'en connaître deux exemples.

    Il y eut d'abord cette forme particulière de grève qu'est le droit au retrait.

    Un contrôleur avait été tué ce qui est certes inadmissible :

    les cheminots en ont profité pour punir cruellement les voyageurs

    en paralysant le pays pendant plusieurs jours.

    Et rebelote quelques jours après pour d'autres motifs.

     

    En fait, nous nous trouvons devant une sorte de guerre ouverte

    par les cheminots contre le reste de la population.

    Depuis des décennies, la vie quotidienne de millions de Français

    et en particulier de dix millions de banlieusards

    est empoisonnée par des grèves à répétitions

    qui ont pour résultat que les usagers sont brusquement cloués sur le quai.

    Il est évident que si le droit de grève est inscrit dans la constitution,

    le droit de circuler librement est inscrit dans le droit des gens

    et devrait être très supérieur au droit de grève.

    Dans ces circonstances,

    il est exact de dire que depuis des décennies les cheminots

    à la remorque de certains syndicats

    ont déclaré une véritable guerre au peuple français.

    Ces dysfonctionnements techniques nombreux

    sont directement liés à l'idéologie du  "tout TGV".

    Parmi eux, se trouvent les passages à niveau.

    Le tout récent et terrible accident de passage à niveau

    est loin d'être le premier :

    il existe 15 100 carrefours

    où quotidiennement le trafic routier rencontre le trafic ferroviaire

    et en 2007, ils ont été l'occasion de 115 collisions

    au cours desquelles trente-huit personnes ont perdu la vie.

    Les programmes de sécurisation sont terriblement lents

    puisqu’il n’y a plus d’argent nulle part.

    Au même moment en Allemagne,

    il n’existe pratiquement plus de passages à niveau dangereux.

     

    SNCF...SNCF...SNCF.jpg

     

    Il est encore un aspect majeur à signaler dans cette triste histoire.

    La SNCF est soumise au bon plaisir des pouvoirs publics

    ainsi que des syndicats et échappe donc au contrôle du marché.

    Or, lorsque les pouvoirs publics interviennent

    ils mettent du temps à s'apercevoir de leurs erreurs

    alors que lorsque le marché règne

    les erreurs sont corrigées au plus vite sous la pression des clients.

    C'est pour cela que le 30e anniversaire de la création des TGV est à signaler.

    En effet, les élus qui nous ont apporté cette catastrophe

    ont pris largement leurs retraites fastueuses et imméritées,

    alors que c'est maintenant seulement que les pouvoirs publics

    commencent à s'apercevoir de l'erreur qui remonte à trente ans !

     

    A suivre le 24/11/2011 à 9 heures 25 précises...

  • LES TGV ROULENT SUR LE PAIN DES PAUVRES (4).

    Escargot.jpg

     

    Le train pour quelque part,

    initialement prévu à 9 heures 25

    est annoncé avec un retard d'environ quelques heures.

     

    A suivre...

  • LES TGV ROULENT SUR LE PAIN DES PAUVRES (5).

    Terminus.jpg

     

    LES AVEUX OFFICIELS

    DE L'ERREUR

     

    Les dirigeants reconnaissent maintenant

    que le prétendu succès

    s'est fait au détriment

    de toutes les autres lignes secondaires et régionales.

    Des spécialistes remarquent même qu'il faudrait fermer

    un certain nombre de lignes à grande vitesse

    ou les transformer en ligne à moindre vitesse.

    Le président de la SNCF lui-même, Guillaume Pepy

    a déclaré que la SNCF transporte cinq millions de voyageurs par jour

    et que les TGV n'en transportent que 300 000.

    Il a lancé un cri d'alarme en septembre 2010 :

    "Trop de TGV risquent de tuer la SNCF et le système ferroviaire français".

    Une question peut se poser :

    que se serait-il passé si, au lieu de l'arbitraire, le marché avait régné ?

    Il y aurait peut-être eu un seul TGV

    par exemple sur la ligne Paris-Lyon-Marseille.

    De riches clients auraient payé à son prix le confort incroyable

    et les chemins de fer auraient eu beaucoup d'argent

    pour s'occuper des lignes secondaires.

     

    La conclusion ne peut être que mélancolique.

    L'information des politiques est désormais totale

    sauf aveuglement volontaire.

    La SNCF est un mammouth parmi plusieurs autres

    qui font souffrir le peuple français.

    Un changement ne pourrait intervenir

    que si le personnel politique lui-même changeait

    et ce n'est pas en vue actuellement !

     

    Michel de PONCINS