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12/09/2011

LE GRAND EMPRUNT : UNE MARCHE FORCEE VERS LE SOCIALISME.

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Le titre de ce flash peut à lui seul étonner,

voire choquer certains lecteurs.

Pourtant les faits sont têtus.

Les signes de cette marche forcée du pouvoir en vigueur depuis 2007

sont cependant, très nombreux

et nous avons souvent attiré l'attention sur eux.

 

Tout d'abord,

un peu de sémantique dissipera les malentendus.

Souvent, il est simplement question d 'interventionnisme ou d'étatisme :

ces termes sont jugés relativement acceptables

par l'électorat de droite abominablement floué depuis 2007.

Ils cachent la vraie réalité qui est une marche vers le socialisme ;

à titre de seul exemple, nous observons toujours et en toutes circonstances,

la volonté de réaliser le bonheur des gens malgré eux, parfois contre eux

et ceci à partir d'une centrale étatique.

 

Le grand emprunt qui sans cesse revient à la surface

comme un serpent de mer

en est l'une des manifestations les plus claires.

Pour l'histoire, rappelons brièvement que l'idée

fut lancée en novembre 2009 par un pur hasard.

Un courtisan en avait eu, inopinément, l'idée

et l'avait ajoutée au dernier moment

dans un discours de l'hyper-actif président :

la fusée s'était aussitôt envolée.

Le prétexte initial était la crise qu'il fallait surmonter,

les énarchos-socialos au pouvoir pensant illégitimement

que l'Etat était le seul à pouvoir agir dans ce domaine.

 

Le fait nouveau aujourd'hui est

que le président lui-même vient d'annoncer cinq priorités

pour une première tranche de 35 milliards, à savoir :

le développement durable, le numérique, l'enseignement supérieur,

la recherche, l'industrie avec les PME.

 

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QUELS SONT

LES VRAIS CHIFFRES ?

Arrêtons-nous sur ce chiffre de 35 milliards.

D'abord,

il a annoncé que ce n'était qu'une première tranche :

combien de tranches y aura-t-il après ? Il y a lieu de s'inquiéter.

En plus,

le total des investissements publics dépasse largement les 35 milliards

car les collectivités territoriales et l'Europe sont invités à compléter.

La France dispose

et nous ne savons pas jusqu'à quand,

d'une cote flatteuse dans les agences de notation.

Cette situation toute provisoire lui permet donc de dépenser sans limites !

 

La vraie gauche ne ferait pas pire en la matière que cette fausse droite.

La crainte de se voir infliger un échec, en forme de camouflet,

conduisit vite à abandonner le projet d'un emprunt public :

regrettons le,

car un emprunt à montant déterminé dans le public

aurait limité l'effet de ruine que nous évoquerons plus loin.

En son lieu et place,

nous assistons à un droit de tirage pratiquement illimité !

Comment distribue-t-on cet argent que l'on n'a pas ?

 

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DES CHOIX

ARBITRAIRES

Le choix des investissements n'obéit absolument pas

aux indications donnéespar un marché libre

où les investissements sont choisis, suivant leur rentabilité probable,

par des personnes responsables juridiquement

et parfois sur leur fortune personnelle.

Il se réalise dans l'esprit des «lendemains qui chantent».

 

En effet, il est livré à l'arbitraire de fonctionnaires

et d'élus dans le cadre du foisonnement des intrigues.

Pour savoir où investir,

il «fallait» ouvrir une parlotte.

Elle rassembla pendant plusieurs mois vingt-quatre membres.

Les projets, pendant la parlotte,

ont flotté au hasard de la pression des lobbies,

syndicalistes et partis politiques officiels tirant à hue et à dia.

 

Ce groupe est aidé par un comité de surveillance

qui comprend notamment des parlementaires

et des Personnalités Qualifiées («PQ» pour les intimes !).

Ce comité de surveillance doit assurer la circulation des fonds

depuis le Commissaire général jusqu'aux opérateurs existants

avec des contrats d'objectifs très précis.

Le prétendu génie fut de confier la présidence

à deux célèbres cumulards, Rocard et Juppé,

qui ont joué un rôle majeur dans l'écroulement de l'économie française.

Le travail a été gigantesque

puisque quatre cents investissements dits «d'avenir» ont été sélectionnés.

Ce qualificatif montre que ces gens ignorent

que l'on investit toujours pour l'avenir,

le tout étant de bien investir.

Un autre aspect socialiste est la création de prébendes.

C'est ainsi qu'il existe un Commissaire général à l'investissement, René Ricol.

C'est un ancien expert-comptable

et l'on se demande ce qu'il vient faire dans cette galère.

Il n'est pas «Haut Commissaire», ce qui nous économise quelques sous.

La ressemblance avec la défunte Russie soviétique est tellement frappante

que l'on ne peut pas s'empêcher de penser aux Commissaires du peuple,

dont les investissements furent bien malheureux.

Nous ne pouvons pas imaginer

qu'il travaille tout seul dans son bureau avec une assistante ;

nous supposons donc une forte bureaucratie

confortablement assise quelque part

avec tous les honneurs et frais afférents.

Une bureaucratie publique étant immortelle, nous voilà mal partis.

 

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LES FAUX

RAISONNEMENTS

Une autre caractéristique majeure

est le foisonnement des faux raisonnements.

Le premier est que l'Etat pourrait créer de la richesse.

Il est flatteur et élégant pour les politiques de dire

qu'en investissant de cette façon,

l'on créera de la richesse (parfois, on ajoute que c'est pour les enfants !).

 

Certes, il est possible d'affirmer

qu'une population formée créera plus de richesse

qu'une population non formée :

mais, dans ce domaine, le meilleur placement, avec rendement immédiat,

serait de porter remède dès maintenant au véritable gâchis

qu'est la prétendue éducation prétendue nationale.

Le détour par les faux raisonnements, évite de se poser les rudes questions

que l'on se pose dans les firmes privées

lorsque l'on investit avec l'argent des actionnaires ou celui des banquiers.

 

Bien entendu comme dans tout système socialisant

l'effet de ruine est plus que probable.

Ce sera la ruine par les impôts et charges nécessaires

pour rembourser l'endettement.

Le poids de cet endettement nouveau jouera éventuellement

dans le jugement des agences de notation libres.

Il faut ajouter aussi le freinage des investissements privés :

l'argent de l'endettement public réduira les possibilités d'emprunts privés.

Les industriels et acteurs privés

qui auront eu la faiblesse de tendre la main pour avoir des aides,

verront, inévitablement, leur projet freiné par les formalités abusives

et également par des exigences qu'ils n'auraient pas du accepter.

 

Ronald Reagan déclara un jour :

«Les mots les plus terrifiants dans la langue anglaise sont :

je suis le gouvernement et je suis là pour vous aider».

 

Michel de Poncins

09:19 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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