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17/06/2011

COURRIEL DU PASTEUR VOLFF

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suite à : les Volff : une famille française !
 
 
 
Cher Jean-Pierre,
 
Je ne m'attendais pas à cette mise au point, mais elle était dans l'air du temps, et j'apprécie sa teneur.
 
Les destinées de la chair (notre sang, nos ancêtres, la terre et les morts) sont quand même étonnantes. Voilà douze ans que je suis retourné dans le pays où j'ai la plus grande part de racines traçables, et je vis à l'endroit même où a basculé le destin de ma famille, le 6 août 1870.
 
Petite anecdote d'ailleurs sur la branche maternelle, cette fois-ci, de mon père : au soir de la bataille, deux jeunes soldats bavarois passent à Spachbach (au sud-ouest de Woerth, à portée de Chassepot) devant la maison où l'oncle Henri (Henri Jacob, oncle de la grand'mère de ma grand'mère, fameux caractère restée dans l'histoire familiale sous le nom de "la grand' mère"), de sa fenêtre à l'étage, médite sur les évènements. Encore fanfarons de leur victoire, l'un des fantassins lance à l'autre : "Tiens, regarde le vieux, je me le descendrais bien". L'Alsacien, à la surprise des Bavarois, les bien compris : il ouvre alors grand sa chemise et lance au jeune blanc-bec : "Vas-y, ne te gêne pas !".
Les Jacob, Stoltz et autres Muller n'ont pas "opté", contrairement aux Volff. Du côté Jacob-Stoltz comme du côté Muller, il y aura par contre beaucoup d'émigration, à l'intérieur du Reich, en Amérique ou, pour mes deux aïeux, à Paris où ils se rencontreront. C'est là que le patriotisme français est tombé sur le père de ma grand-mère qui s'est retrouvé en pantalon rouge garance tout comme, par d'autres chemins, le père de mon grand-père.
 
Philippe

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