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  • IMPRESSIONS DE PRE-MARAUDE...

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    Par le Pasteur

    Blanchard.
     
     
    Comme chaque année, à partir de la fin août, mon épouse Catherine et moi-même organisons des pré-maraudes. Certains secteurs de notre circuit ayant été désertés par les sans-logis ou évacués par la police, il nous faut découvrir de nouveaux trajets, trouver les nouveaux "refuges" de nos amis.
     
    Ce mois d'août assez clément nous a permis de sillonner les rues de la capitale et d'établir une nouvelle carte routière de la pauvreté. Par exemple, nous avons innové en descendant l'avenue des Gobelins à partir de la place d'Italie, puis en suivant le boulevard Arago (où siège la prestigieuse faculté de théologie protestante).

    Tout au long de notre chemin, la pauvreté s'affiche. Elle s'installe et les personnes dormant dans la rue sont de plus en plus nombreuses. Certaines sont surprises que nous venions de notre lointaine banlieue pour leur venir en aide.  Mais, nous retrouvons, à nouveau, une attitude empreinte de gentillesse et de reconnaissance de la part des SDF. Rares sont les réactions agressives. Vêtements et couvertures sont toujours autant demandés. Les besoins sont énormes et même si les moyens de l'Action Sociale et Populaire sont limités, ils répondent  à une attente réelle.

     

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    Nos amis du FN, Michel Canu et Daniéle Avon (respectivement secrétaire départemental et trésorière du Cher)  ont vécu cet été leur première expérience de maraude. Ils en ont tiré une grande "leçon existentielle" qu'ils n'oublieront pas de si tôt.

    Tard dans la nuit , de retour chez nous, à Athis-Mons, nous nous couchons , partagés entre le sentiment du devoir accompli et un  pincement au coeur.
     

     
    Pasteur  Blanchard

  • D'APRES LE BUREAU D'ETUDES COMPAS...

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    La pauvreté se concentre

    dans les grandes villes.

     

    "Une étude évalue pour la première fois le taux de pauvreté de la population des cent plus grandes villes françaises.

    Le plus fort taux est localisé à Roubaix (46 %), tandis que Neuilly-sur-Seine (7 %) clôt sans surprise le classement.

    Roubaix, Aubervilliers et Saint-Denis de La Réunion partagent le triste sort de figurer dans le peloton de tête des villes françaises où le taux de pauvreté est le plus élevé. 

    C’est ce que révèle un rapport publié récemment par le bureau d’études Compas, spécialisé dans l’analyse des territoires, qui a dessiné pour la première fois une cartographie de la pauvreté des cent plus grandes villes françaises.

    Réalisée au niveau local sur la base des revenus fiscaux, l’étude fonde ses calculs sur un taux de pauvreté équivalent au pourcentage des ménages qui perçoivent moins de 60 % du revenu médian national – soit 954 € par mois selon l’Insee. Environ 15 % de la population française vit actuellement en dessous de ce seuil.

     

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    Certaines villes du sud connaissent

    « une situation économique

    très dégradée » 

     

     « Nos données montrent clairement que la pauvreté se concentre dans les villes les plus importantes,  expliquent les auteurs de l’étude. Les cent plus grandes villes rassemblent un tiers des ménages pauvres, alors qu’elles ne regroupent qu’un cinquième de la population. La ville attire les plus démunis, notamment parce qu’on y trouve le plus de logements sociaux et d’emplois. »  

    Contrairement à un discours répandu, les villes de plus petite taille, les espaces périurbain ou rural ne seraient pas ceux où l’on trouve le plus de ménages pauvres.

    Le visage des villes les plus touchées par la pauvreté est multiple : les grandes villes des départements d’outre-mer, où entre 30 % et 45 % de la population vit sous le seuil de pauvreté ; certaines villes du sud de la France comme Nîmes, Perpignan ou Béziers, qui connaissent « une situation économique très dégradée »  ; les anciennes villes industrielles au chômage élevé comme Roubaix (46 %), Mulhouse (32 %) ou Calais (30 %).

    Les ménages pauvres se concentrent aussi dans les villes périphériques des grandes agglomérations, « notamment autour de Paris, où l’emploi se développe peu et où la proportion de familles immigrées est élevée ».  Aubervilliers (39 %) ou Saint-Denis (35 %) « accueillent ceux qui n’ont plus les moyens de se loger à Paris mais y travaillent ».  

     

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    Lyon, Nantes ou Paris

    moins touchés

     

     « Cette étude est une photographie de la pauvreté à un instant donné,  explique Louis Maurin, l’un des auteurs de l’étude et également directeur de l’Observatoire des inégalités. Elle est exploratoire et ne dresse qu’un tableau général de la situation. Elle a le mérite de susciter le débat mais il faudrait analyser les causes de la pauvreté, spécifiques à chaque ville. Elle peut résulter de son histoire, de sa structure socio-économique, ou encore du fait d’une commune qui se défausse du logement social sur une autre. Dans certaines villes, comme Roubaix, tous ces facteurs peuvent s’accumuler. »  

    Les très grandes agglomérations comme Lyon, Nantes ou Paris sont en revanche moins touchées car les prix de l’immobilier, souvent prohibitifs, éloignent les plus démunis, voire les classes moyennes. 

    En outre, les sept villes où le taux de pauvreté est le plus faible sont situées en Île-de-France, où se concentre une population aisée de cadres supérieurs. Sans surprise, les villes de l’Ouest parisien sont particulièrement préservées : Neuilly-sur-Seine, Rueil-Malmaison et Versailles affichent un taux de pauvreté de seulement 7 %."

     

    Catherine Monin

  • RADARS ROUTIERS...

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    Le temps des écorcheurs ?

     

    "Entre 675 et 700 millions d'euros. Voilà ce que devraient rapporter les radars routiers cette année, en comparaison des quelque 630 millions d'euros générés l'année dernière, selon une estimation de l'Agence nationale du traitement automatisé des infractions (Antai). Entre le 1er janvier et le 30 juin, les bêtes noires des automobilistes français ont déjà rapporté 324 millions d'euros. C'est presque deux foix plus qu'il y a seulement cinq ans: en 2007, les revenus générés par les radars ne s'élevaient qu'à 362 millions d'euros, sans compter les amendes forfaitaires majorées. Ce chiffre est à mettre en regard du coût du parc de radars (installation et maintenance), estimé à 200 millions d'euros en 2011. Celui de l'insécurité routière (assurances, interventions des secours, perturbations du trafic, etc.), sans commune mesure, s'élèverait à 24 milliards d'euros par an.

    Selon Les Échos , cette hausse s'explique en partie par l'augmentation des installations fixes - d'environ 1400 en 2008 à 2200 en fin d'année -, dont certains flashent plus de 450 automobilistes par jour, mais aussi par la banalisation de nouveaux types de radars, comme les radars aux feux rouges. Les automobilistes étrangers (Belges, Luxembourgeois et Suisses) peuvent également expliquer cette hausse: s'ils ne sont pas soumis au retrait de points, ils doivent néanmoins s'acquitter d'amendes identiques aux conducteurs français s'ils sont flashés. Plus généralement, un expert interrogé par le quotidien note un «relâchement des automobilistes, et une légère augmentation de la vitesse moyenne».

    Au 1er juin, la France comptait 2190 radars fixes, 1209 radars pédagogiques, 933 radars mobiles, 659 radars aux feux rouges et 8 radars sur des passages à niveau. Le nombre de radars tronçons, qui permettent de contrôler la vitesse moyenne entre deux points d'un tronçon routier, devrait être multiplié par dix d'ici la fin de l'année, pour atteindre les 40 unités."

     

    Le figaro.fr