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  • IMPRESSIONS DE MARAUDE, PAR FRANCOIS VIAL.

     

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    L’équipe de l’ASP a effectué ce jeudi sa nécessaire

    et traditionnelle  pré-maraude de rentrée,

    ouverture de la saison 2011-2012

    qui s’annonce rude.

    Trois frontistes faisaient pour l’occasion leurs premiers pas

    aux côtés du Pasteur Blanchard et de son épouse Catherine,

    Christine, membre du Bureau départemental de Seine-Saint-Denis,

    Stéphanie, jeune adhérente du 14e arrondissement,

    et moi-même.

     

    De 21h à 2h du matin, les rencontres se sont révélées tour à tour

    conviviales et touchantes,

    avec un point commun a priori surprenant

    pour ceux qui n’ont jamais failli basculer dans cet univers de la rue :

    la dignité des personnes avec qui nous avons eu la chance d’échanger…

    Poignées de mains franches, regards scrutateurs :

    nous avions bien évidemment en face de nous des hommes, des femmes,

    et non les « épaves » que certains se complaisent à décrire.

     

    Bien sûr,

    nos gorges se sont nouées en voyant un solide gaillard

    refuser les vêtements que nous lui offrions et,

    surtout, en l’écoutant nous recommander de les donner

    « à plus pauvre que [lui] » :

    peut-être était-il seulement depuis peu de temps dans cette situation ?

    Nous n’avons pas osé lui poser la question.

     

    Plus tard dans la nuit, le Pasteur Blanchard s’est trouvé pris

    par la colère sourde d’un sexagénaire maghrébin,

    lequel a reporté sur lui toute l’amertume due à sa situation

    – il est vrai choquante : « Mon père était un moudjahid*,

    il a donné son sang pour la France.

    Moi, maintenant, j’ai 60 ans et je dors dans la rue :

    la France, elle fait rien pour moi, c’est normal ? »…

    Non monsieur, ce n’est pas normal :

    depuis 1962, les gouvernements successifs de l’Etat français

    ont abandonné les pieds-noirs, les harkis, et leurs descendants.

    Ce scandale, seul le Front national le dénonce régulièrement.

     

    Contraste saisissant,

    nous avions auparavant ressenti une vraie bouffée de joie,

    en voyant le Pasteur pétri comme du bon pain

    dans les bras de Patrick, polonais au regard clair…

    et à l’esprit vif, puisqu’il n’a pas manqué l’occasion

    de jouer les jolis cœurs avec nos demoiselles,

    reparties couvertes de chastes baisers !

     

    Au sein des groupes constitués, c’est l’esprit de solidarité

    régnant parmi ces gens qui nous a frappés.

    Un jeune homme à qui deux paquets de cigarettes venaient d’être offerts

    s’est ainsi spontanément écrié :

    « Non, un seul… On va le partager ».

     

    Et puis, comment ne pas parler d’Ulysse ?

    Bavard comme une pie, propre sur lui,

    adepte des médiathèques, des livres et journaux

    dans lesquels il puise des informations appelées à nourrir sa grande passion :

    s’interroger sur notre société,

    et coucher ses réflexions sur le papier ;

    seul, le soir, dans sa tente…

     

    « Chaque homme est un caractère »,

    et si l’on voulait rendre justice au Peuple des ponts,

    il faudrait pouvoir revenir en détail sur toutes ces vies

    que nous avons furtivement croisées,

    et recroiseront probablement :

    ce sera chose faite dans les mois qui viennent,

    puisque l’ASP travaille actuellement à la rédaction d’un ouvrage

    consacré aux maraudes.

     

    « L’heure du luth viendra, c’est l’heure du fourneau »…

    Dans 10 jours, Catherine et Jean-Pierre Blanchard

    repartiront pour 9 mois d’actions hebdomadaires.

    Sans moyens, sans publicité, sans reconnaissance

    autre que celle des personnes secourues :

    le désintéressement à l’état brut et parfait. Le Bien.

     

     

    * En arabe : combattant, résistant.

     

    François VIAL, membre du FN 75 rédacteur à NPI

  • LA FRANCE SUR UNE ROUTE SANS ISSUE ?

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    Examinons et analysons la situation actuelle de la France

    avec une objectivité totalement apolitique.

    Comme je l’ai écrit hier (Comment Pompidou a ruiné la France.),

    notre proche futur est irréversible,

    nous allons vers le défaut de paiement et la faillite.

     

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    Que peut-on faire ?

     

    Rien.

     

    Car tout ce qui pourra être tenté

    afin d’améliorer cette situation dramatique est voué à l’échec

    par l’opposition politique

    quelle soit de gauche ou de droite,

    par les syndicats,

    par les corporatismes,

    par les grèves.

    Qui interdira le droit de grève ?

    Qui autorisera les manifestations (sans violence)

    uniquement les dimanches et jours fériés ?

    Vous connaissez déjà la réponse, n’est-ce pas ?

    Je reste persuadé

    que Nicolas Sarkozy avait la ferme intention de réformer en 2007

    mais il a dû renoncer,

    comme il devra également renoncer s’il est réélu

    ou comme devra renoncer son successeur,

    notre nouveau président.

    En 1789, le roi, les courtisans, la noblesse, etc.

    ont ruiné la France

    et le peuple s’est soulevé et la royauté a disparue.

    Les régimes qui ont suivi n’ont guère apporté d’améliorations,

    ni les républiques successives.

     

    Seul parmi les autres.jpg

     

    Alors quoi ?

    Une nouvelle révolution est-elle obligatoire ?

    Sans aucun doute oui

    mais pour installer quoi ou qui à la tête du pays?

    La royauté certainement pas,

    une énième république inopérante,

    le communisme,

    un nouveau de Gaulle,

    une démocratie différente mais laquelle ?

    L’Islam, il arrivera peut être sans révolution.

    Alors ?

    Seul un homme fort peut nous sauver.

    Une dictature donc ?

    Un Staline,

    un Hitler,

    un Franco ?

    Bien sur que non.

    Nous sommes capables de nous révolter

    mais incapables de savoir

    par quoi ou par qui remplacer ce que nous avons.

    Comment nous retrouvons-nous devant un tel marasme ?

    Contrairement à l’analyse générale qui dit que

    «l’euro est une monnaie sans nation»

    je dirai que «l’euro est une monnaie avec trop de nations».

     

    La passerelle au-dessus du périphérique.jpg

     

    La paternité du système monétaire européen revient à Jacques Delors.

    Il savait qu’une monnaie devait suivre la création d’une nation

    mais qu’elle ne devait jamais la précéder.

    Il a inversé sciemment l’ordre naturel des choses

    afin que d’aboutissement de l’euro devienne moyen

    de faire avancer la construction de l’Europe.

    Il a tenté ainsi un énorme pari qui aujourd’hui se retourne contre l’Europe.

    Tous les chefs de gouvernements analysent objectivement les situations

    mais leur désir légitime d’être réélus est le plus fort.

    Donc, puisqu'il n'existe pas de solution,

    que va-t-il se passer ?

    Demain, les marchés financiers prendront le pouvoir

    et ils le feront à leur manière,

    c'est-à-dire sans états d’âme, sans pitié et avec brutalité.

    Les effets seront désastreux

    surtout comme toujours pour le peuple.

    Nous serons confrontés à une crise d’ampleur

    bien plus dramatique qu’en 1929.

    Seules une saine et rigoureuse gestion des deniers publics, de l’économie

    et une réglementation  drastique du secteur financier

    pourraient nous sortir du gouffre…

     

    Mais ne rêvons pas !!

     

    Manuel  GOMEZ