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25/09/2013

Pré-Maraude du 24 Septembre 2013

23/08/2013

IMPRESSIONS DE PRE-MARAUDE...

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Par le Pasteur BLANCHARD

Président de l'Action Sociale et Populaire

 

Dans une société qui change à chaque instant, depuis plus de six ans que nous suivons l’évolution de la misère dans les rues de Paris, nos impressions ne peuvent être que paradoxales. Pourtant, certains repères restent stables : parmi eux, le légendaire Francis.

Nous l'avons rencontré en 2008. A l'époque, il dormait dans le renforcement d'un bâtiment à la sortie d'un garage. Il y avait amoncelé des tas d’objets sur une hauteur de deux mètres et vivait au milieu de ce fatras. Le temps passant, il devint une destination incontournable de nos sorties. , à tel point qu’il était devenu un point nodal. A sa rencontre, chaque maraudeur recevait comme une onction de légitimité.

 

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Un jour, plus de Francis. Cela faisait un certain temps qu'il était malade. Il sombrait à vue d'oeil de rencontres en rencontres ; ce qui l'amena à faire plusieurs séjours à l'hôpital. Avant de disparaître tout à fait dans la nature. Qu'était-il devenu ?  A chacun de nos passages dans son secteur, nous ne pouvions nous empêcher de nous interroger sur ce qu’il était devenu.

Enfin, un soir, nous l'avons retrouvé installé à quelques mètres de son ancien quartier général soigné après une longue hospitalisation. Il était bien là, encore, lors de cette pré- maraude  en compagnie de Stéphane et Céline. Depuis son retour, c'est chaque fois le même rituel. Dès qu’il me m'aperçoit, il s’écrit "tiens, voilà le Pasteur !", ajoutant, tout de go, en parlant de Catherine "et la photographe !" Dans un monde instable, il reste égal à lui-même tel que l’éternité le change.

 

Pasteur  Blanchard

21/08/2013

PRE-MARAUDE DU 20/08/2013.

Cliquer ICI

07/06/2013

ASSEMBLEE GENERALE DU 25/05/2013.

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Comme l'année dernière, l'équipe et les amis de l'ASP se sont retrouvés pour notre Assemblée Générale à la bibliothèque Jeanne d'Arc Paris 13ème. Cette année nous avions pris la décision de ne pas l'organiser à Athis-Mons comme à nos débuts, notre Vice-présidente Madame Catherine Blanchard n'etant à la retraite que depuis quatre jours. Ce qui n'a pas empêché l'assistance d'écouter avec grand intérêt les diverses interventions des membres de l'équipe.

Interviennent en premier, Jean Chabernaud et son épouse Béatrice, membres historiques qui font des maraudes depuis les origines. Jean a tracé le bilan de celles-ci en expliquant que l'écho rencontré dans nos milieux en est de plus en plus important. Alors que nous tournons depuis plus de cinq ans et que par ailleurs, la situation dans les rues de Paris se dégrade sans cesse.

Ensuite, notre président, le Pasteur Blanchard trace le bilan de l'année écoulée, constatant la montée en puissance et la reconnaissance dont nous sommes l'objet. Il remarque aussi que l'équipe s'étoffe de gens compétents et dynamiques qui assurent de mieux en mieux leurs tâches.

Puis Oscar Wesley a donné son sentiment sur les actions menées auxquelles il a participé ; insistant sur ces points : elles correspondent à un réel besoin, elles sont une des priorités fondamentales pour l'avenir de notre association.

 

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A son tour, Benoit Vaillant notre secrétair général s'est exprimé. Evoquant l'ouvrage collectif sur les maraudes, il souligne que les passages à la fête de radio Courtoisie ne faisait qu'accroître notre crédit en répercutant le sérieux du travail que nous menons.

Notre trésorier, Gaël Fouilleul a fait le bilan financier,il a montrer que si nos finances régressent de 25%, nos frais explosant de maniére exponentielle; notamment pour le véhicule, pour autant modestement mais sûrement, d'année en année nous pouvons continuer notre travail.

Madame Blanchard notre Vice-présidente, a pu évoquer l'aspect constructif des invitations de cadres et de militants du Front National qui touchent, ainisi, du doigt les réalités existentielles de la misère et qui se font les "missi dominissi" de la cause des pauvres.

Pour terminer, notre marraine Madame Jany Le Pen, a parlé de son vécu existentiel depuis les soupes de St Lazare en passant par SOS-enfants d'Irack j'usqu'aux maraudes, précisant l'utilité de nos actions sur la durées ;nous encourageant de continuer de tissés nos réseaux pour venir en aide aux nôtres.

Pour l'avenir, ce n'est pas le travail qui manque. Toute l'équipe est en ordre de bataille pour relever ces défis.

Tristan Josseaume,

membre de l'ASP depuis 2007

30/05/2013

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

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Par Bruno Subtil,

secrétaire départemental FN de l'Aube,

membre du bureau politique du FN,

président du groupe FN

au conseil régional Champagne-Ardenne.

 

Cette première maraude fut pour moi une expérience riche en émotions ! Récemment invité par le Pasteur Blanchard à participer à la maraude du 16 mai, c'est plein de curiosité que j'ai fermé mon agence de voyages avant l'heure habituelle pour rejoindre la capitale.

Accueilli avec gentillesse par la Pasteur et sa charmante épouse Catherine, j'ai eu aussi le plaisir de passer cette soirée avec Marie-Christine et Philippe.

Pendant cinq heures, nous avons distribué des vêtements, des chaussures, du café, du thé et de la soupe à un nombre important d'hommes et de femmes qui vivent (ou survivent ?) dans les rues de Paris. Nous leur avons  parlé, et surtout, nous les avons beaucoup écoutés.

A l'exception d'un seul des sans-abri rencontrés ce soir-là, je fus tout d'abord surpris par la sobriété de nos interlocuteurs, leur seule addiction semblant être le tabac.

 

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Le monde de la rue regroupe des individus différents les uns des autres et souvent attachants. On ne sait pas trop s'ils ont vraiment choisi ce mode de vie. Du très sympathique Francis qui en est arrivé là, il y a quinze ans, suite à un accident du travail et l'apparente absence de solidarité de notre société à  l' "intello" qui dévore des livres à longueur de journées ; du côté très volubile de l'un de nos amis à la discrétion et la pudeur de certains autres, j'ai eu la chance de rencontrer des personnalités très diverses, souvent riches et toujours émouvantes.

Le militant politique que je suis en tire une seule certitude : on ne peut rester indifférent à la misère qui touche un nombre sans cesse croissant de nos compatriotes, qu'ils soient sans-abri ou en situation de précarité avec encore un logement. Une fois au pouvoir, nous devrons nous appuyer sur l'expérience de personnes comme le Pasteur qui a plus de trente ans d'actions au service des déshérités derrière lui.

Après réflexion et une nuit très écourtée, je garde particulièrement  en mémoire le gentil sourire, reconnaissant et protecteur à la fois que nous a adressé, vers 1 heure du matin, rue de Rivoli, une vieille dame à qui nous avons servi un café encore chaud. Ce sourire m'a rappelé ma grand-mère, je crois que je ne l'oublierai jamais.

 

Bruno

24/05/2013

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

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Par Marie-Christine Arnautu,

vice-présidente du FN,

chargée des affaires sociales

 

16 mai 2013 : maraude de clôture de l’infatigable Pasteur Blanchard et de sa femme, Catherine. Ils m’ont fait l’honneur de m’y convier en compagnie de Philippe Chevrier et de Bruno Subtil. Aucun d’entre nous ne pouvait imaginer un seul instant que ce serait la clôture de la misère sociale…

Me revint alors la dernière phrase du poème de Charles Péguy « Rien ne vaut le Français » : « Quant à l’espérance, il vaut mieux ne pas en parler, il n’y en a que pour eux… »

Sommes-nous donc bien Français, seuls à espérer que, oui, un jour les choses pourront changer, que l’on sortira de ce carcan dans lequel les gouvernements de droite ou de gauche ont enfermé notre peuple depuis tant d’années !

Nous avons rencontré les mêmes que lors de notre première maraude en octobre 2009, un peu plus malades, un peu plus affaiblis, un peu plus désespérés, un peu plus invisibles encore. Nous avons croisé une maraude de la Croix Rouge, à pied, car ce soir là, ils n’avaient pas de voiture…. Un thermos de café à la main, ces bénévoles tentaient, comme nous, d’apporter un peu de chaleur humaine aux victimes de la Haute Solitude. 

Victimes attentives à défendre leur bout de trottoir ou de bouches d’aération pour capter un tant soi peu d’air chaud : la concurrence devient rude, violente. Il est toujours étonnant d’entendre nos compatriotes jetés à la rue discuter de politique ou de sujets d’actualité avec un bon sens certain. Comment font ils donc pour se tenir informés, pour être capables de réfléchir au destin de notre pays malgré leur détresse ? Nul doute qu’ils devraient être invités dans les débats télévisés afin de remettre les idées en place de bien des dirigeants anesthésiés dans leur bulle.

Non dépourvus d’humour, ils nous demandent de revenir la prochaine fois avec une photo dédicacée de Jean-Marie et de Marine…. C’est promis, nous le ferons..

Et puis il y a les Polonais, les Roumains qui ont cru à l’Eldorado et qui ont vite perdu leurs illusions : exploités dans des travaux bien sur non déclarés, ils semblent incapables de prendre une décision : rentrer chez eux, rester ici mais dans quel but ? 

Aucun ne demande de l’argent, non, juste des couvertures, des cigarettes, et surtout des rasoirs et du savon afin de ne pas perdre le peu de dignité qui leur reste, il faut à tout prix demeurer présentable...

 

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Gageons qu’à l’approche des élections municipales à Paris, il faudra faire semblant et cacher cette misère galopante : « on » voudra la cacher, « on » promettra de l’éradiquer.  

Mais comment, Mesdames et Messieurs les Grands donneurs de leçons de générosité, comment, puisque c’est vous qui avez engrangé une concurrence honteusement déloyale dans le monde du travail, c’est vous qui chaque jour accélérez un peu plus le chômage, c’est vous qui avez ouvert nos frontières à tous vents, c’est vous qui avez instauré une foultitude de prestations sociales accessibles au monde entier mais de moins en moins aux Français ! 

Stop ! Ouvrez vos yeux grand-fermés sur ce qu’est devenu notre pays, non, ce n’est pas une terre d’asile, c’est une terre de pauvreté grandissante, c’est une terre où chacun, jeune ou moins jeune, vit dans l’angoisse de rejoindre un jour ces miséreux.

Avec le Pasteur et avec l’espoir d’un avènement prochain de Marine au pouvoir, combattez avec nous cette situation qui n’est pas irréversible. Il n’y a pas de fatalité, «  Rien ne vaut le Français dans la bataille » disait Péguy. Livrez avec nous, la plus belle d’entre elles, celle de l’espérance et celle de la reconquête !

 

Marie-Christine

17/05/2013

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

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Par Benoit Vaillant,

secrétaire général de l'ASP

 

Sonné ! C’est le mot que je retiens pour cette maraude qui était la seconde pour moi. Sonné dans mon ressenti, sonné par la confrontation avec une réalité qu’on aperçoit mais qu’on ne voit pas. Pourtant il n’y a pas de passage à franchir, pas d’avertissement sur une réalité difficile. J’aime beaucoup le mot du pasteur sur cet âge de fer qui est arrivé. L’âge de fer ! Terrible expression qui laisse les progrès d’une civilisation disparaître, qui laisse entrevoir un paysage gris, défiguré, poussiéreux, ruiné et inhumain.

Plus que de la révolte, on ressent de l’amertume. La pilule du bonheur qu’on avale chaque jour ne fait plus effet. Elle a même un drôle de goût ! Regarde près de toi ami ! Ne vois-tu pas que ton frère est à terre ? On ne peut pas chasser l’image de cette misère comme on détourne le regard d’une séquence télévisée qui nous met mal à l’aise. On ne zappe pas aussi facilement si on a un peu de conscience ou de dignité. D’un coup on se retrouve nu, sans arguments ou poncifs mille fois entendus sur les ondes ou dans des canapés bien confortables. Ici c’est l’asphalte brut, la grille de chauffage, le coin près d’une décharge en pleine rue ! Le bruit et l’odeur comme l’a dit un sinistre personnage qui n’a jamais côtoyé la misère et ne la côtoiera jamais !

On y croise parfois des regards vides ou blessés. Chacun a son histoire mais nous ne sommes pas là pour juger quiconque, si ce n’est soi-même ! Alors le geste de donner se fait naturellement. Il est accepté tout aussi naturellement. On n’attend pas de remerciement, la seule politesse est celle du cœur.

 

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L’ampleur de la tache est immense. Ce n’est pas tant la misère elle-même qui est choquante, c’est de ne pouvoir faire davantage. L’inégalité est un fait, l’injustice aussi. A l’image se saint Martin on peut trancher la moitié de son manteau pour le donner à celui qui n’a rien. Et encore que cela nous coûte-t-il vraiment ? Y penser est dérisoire quand on voit une personne qui n’a absolument rien, pas un sac, pas une paillasse, RIEN !

Le tableau est bien sombre... Mais même au cœur de l’obscurité il peut y avoir une lumière. Les poignées de main franches, les accolades amicales, une plaisanterie échangée et la distribution de ce qu’on a pu récolter font penser, si je me risque à cette expression, à une virée amicale. Mais on ne s’improvise pas dans le social... C’est un métier, une démarche spirituelle, un acte de complet désintéressement et, surtout, de l’expérience. Il faut avoir vécu une maraude pour s’en faire une juste opinion. L’esprit d’équipe et le savoir-faire du Pasteur sont des ingrédients essentiels d’une maraude bien réussie. Condition nécessaire mais non suffisante, car sans les volontaires et les dons on ne pourrait pas faire œuvre utile.

J’ai eu la chance et le privilège de faire cette maraude avec le brillant Paul-Marie CouteauxOn ne pouvait espérer mieux pour une seconde fois. Merci Paul-Marie , merci Pasteur, merci Catherine et merci à tous ces anonymes qui ne le sont plus !

 

Benoit

MARAUDE DU 16/05/2013.

Cliquer ICI

10/05/2013

REFLEXIONS SUITE A UNE MARAUDE...

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Par Pierre-Claude Pailhoux,

membre du FN

 

Ce soir nous avons approché quelques membres d’une grande tribu humaine pour laquelle les mots « famille », « politique », religion », « projets », n’ont plus de sens. Ces mots qui, en général, composent une « vie sociale », un curriculum vitae, un parcours de vie, ces mots n’appartiennent plus à leur patrimoine. Ils sont devenus des « hors patrimoine ». Exclus ! Ces citoyens de la nuit de Paris et d’ailleurs n’appartiennent à aucune chapelle. Ils sont libres et esclaves de leur liberté. Ils échappent à tout débat, ils n’ont aucune tribune, pas de pub, pas de com. Et ils sont libres. Libres de ne pas gémir. Libres de refuser un café ou une soupe. Libres d’accepter l’accolade chaleureuse du Pasteur. Ils sont dépouillés des scories de l’orgueil et de toute possession superflue. Leur programme est rationnel : 2 000 calories par jour, une couverture l’hiver. Ces enfants de Dieu accueillent avec un calme joyeux les visites du Pasteur et de la douce Catherine. Ces visites illuminent leur regard. C’est du rab ! Je n’imagine pas que nous, les passagers de la nuit, puissions être, dans cette intimité profonde, indispensables, importants, utiles. Bla bla bla … Bien au contraire ! Nous les passagers savont très vite que ce sont eux les héros et nous les voyeurs. C’est eux qui me manquent déjà, c’est dire leur pouvoir ! Exemplaires, moqueurs, paisibles, lucides, fatigués, amicaux, sincères.

 

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Ces hommes dépouillés de tout le bazar matériel sont forcément sincères, vrais. J’insiste la – dessus : je n’ai pas vu ou cru voir, des hommes désespérés, des victimes sociales. J’ai cru percevoir des hommes d’un au-delà pudique, des hommes nus et de bon goût. Il en faut du bon goût pour choisir la plus belle ville du monde pour y faire, seul, son nid. Ces oiseaux rares de la nuit parisienne se sont sacrifiés pour nous signifier, sur leur chemin de croix, notre immense médiocrité. Les enfants de Dieu ne seront jamais les clients des marchands du temple. Hier soir ils étaient mes héros. Merci Jean-Pierre, Pasteur Blanchard, chauffeur de l’Amour.

 

Pierre-Claude 

03/05/2013

IMPRESSIONS DE MARAUDE...

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Par Michel de Zuchowicz

Fidèle auditeur de Radio Courtoisie, je suis un jour tombé sur une émission où le Pasteur parlait de ses maraudes.

Pour être franc, j’ai été très intrigué par ce personnage haut en couleur, au débit verbal impressionnant et surtout d'un enthousiasme hors du commun. Cet homme simple et étonnant qui voulait des vêtements pour ses maraudes m'a séduit. Voulant le connaître et j'ai vidé tous mes placards pour récupérer les vêtements de la famille gardés au cas où, mais ne servant jamais. Alors, j’ai pris contact avec le Pasteur Blanchard.

Arrivé chez lui vers 10h du matin, je plonge dans un autre monde.  Tout juste réveillé, il avait maraudé la veille, à peine la porte ouverte,  au milieu des amas de vêtements à ranger, il me parle comme si on se connaissait depuis toujours, des maraudes, de son parcours atypique et du …FN. Quel personnage !

En partant, je lui propose en cas de besoin de m'appeler pour une maraude. Cela n’a pas tardé, la convocation fut rapide. 

Je me présente à l’heure dite, tout curieux de connaître, enfin, ces fameuses maraudes. Un quiproquo sur les dates nous a fait tourner à cinq dans l’antique voiture de l'Action Sociale et Populaire, pleine de vêtements, de thermos de soupe et de café. Nous étions serrés, mais l’ambiance était excellente. Et durant cinq heures, nous avons circulé avec le Pasteur, qui, entre deux arrêts, nous communiquait avec force détails son projet et son enthousiasme. Je me suis senti très vite à l’aise et distribuant vêtements et boissons à ses "habitués", nous parcourons Paris sous la pluie.

 

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Ma première surprise, certains sans-logis occupaient le même trottoir, au même endroit depuis plus de … seize ans et semblaient s'y trouver bien ! Qu’ils soient français ou polonais, ils ne demandent rien, si ce n’est ce petit moment de convivialité et de chaleur que distille le Pasteur. Ils évoquent ensemble des souvenirs, les bons et les mauvais, par exemple quand la police ou des voleurs font leur œuvre. Sept années de maraude ont forgé cette complicité.

Ma deuxième surprise, la découverte de tous ces pauvres gens venant des pays de l'est qui dorment sous de tristes couvertures en plein centre de Paris. Ils parlent à peine français mais réclament beaucoup.  

Que retenir de cette maraude ? Bien sûr, ce ne sont pas ces quelques pauvres vêtements ou ces bols de café qui changeront grand chose à leur situation ! Mais l’amour fraternel émanant du Pasteur au cours de ces rencontres leur apporte une véritable chaleur humaine, une considération, voire une certaine amitié.

Je veux aussi parler de l’épouse du Pasteur, aussi discrète que lui est volubile mais efficace et très présente.

Je terminerais en remerciant le Pasteur et son épouse de leur accueil et pour m’avoir fait partager ces moments qui m’ont fait changer de regard sur ces gens. J’en avais un peu peur et les évitais, craignant de me faire insulter. Maintenant, je sais que beaucoup sont gentils, aimables  et ne cherchent qu’à vivre paisiblement sur leur bout de trottoir. Merci Pasteur.

 

Michel