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  • La Maraude vue par Jean-François Legras Secrétaire départemental FN de la Sarthe

     

     

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    De 2004 à 2009, j’étais responsable sur le 14ème arrondissement de Paris, d’un centre d’accueil de jour du Secours Catholique (le Pain partagé) et recevais des SDF pour leur apporter à l’occasion d’un repas 2 fois par semaine, un peu de réconfort, les aider dans leurs démarches et leur distribuer habillement et victuailles. Nous étions sous le régime socialiste et nous pensions que cette situation était inadmissible sous un tel régime soit disant de « partage »…

    Puis un autre régime est advenu et le nouveau souverain de promettre haut et fort que sous son règne, plus personne ne dormirait dans la rue !

    Lorsque l’ASP, en la personne du Pasteur Blanchard, m’a sollicité pour participer à une maraude, c’est bien entendu avec empressement que j’ai répondu à cet appel mais aussi avec curiosité, à savoir ce qu’il était advenu de la situation que j’avais connue avant mon installation dans la Sarthe.

    Malheureusement, j’ai retrouvé la même image qu’auparavant, et peut-être pire, les Roms venant s’ajouter aux Français ou européens contraints pour diverses raisons d’adopter ce genre de vie.

    Chargé de distribuer soupe et café bien chauds, j’ai revu cette chaleur dans les yeux de ceux qui les recevaient. J’ai retrouvé chez eux ce même souci des autres qui est souvent complètement abandonné par nos contemporains. Ce garçon sur la place du Palais Royal qui refusait notre aide en disant que lui arrivait encore à se débrouiller pour se changer, se laver et que d’autres en avaient peut-être davantage besoin. Cet homme handicapé sous son abribus à Glacière qui semblait se contenter de son sort et arrivait même à en plaisanter. Ces autres, qui recevaient le Pasteur comme un ami et qui demandaient des nouvelles d’autres personnes qu’ils ne voyaient plus. Et puis nous avons également rencontré une équipe de 3 personnes, un petit groupe de quartier qui faisaient eux aussi leur maraude, essayant, à leur échelon, de venir en aide à ces pauvres gens. Là aussi que de générosité anonyme et ignorée. Eux, comme l’ASP, ne touchent pas de subventions comme la Croix Rouge ou le SAMU Social, sans pour autant médire de l’action de ces derniers.

    Je dirai simplement merci au Pasteur et à Catherine, son épouse, de m’avoir permis de partager ce moment, certes pénible souffrant moi-même ce soir là d’une méchante sciatique, tellement enrichissant humainement parlant et plein de simplicité dans cette démarche d’aide et de don de soi.

    Honte à nos gouvernants qui en 2011 permettent encore ce type de situation ! Honte à celui qui avait fait cette promesse dans un but uniquement électoral !

    Quand on vous dit UMP/S, on peut là le prouver concrètement : même mépris de la misère, même démagogie… Alors, il n’y a plus que le Front National !

    A vous tous, amis lecteurs, soutenez l’action de l’ASP et n’hésitez pas à aider ses pauvres moyens par des dons et vous ferez vraiment là un geste utile !

    J.F. Le Gras

    SD FN 72

  • BUDGET 2011 : IMPOTS, DEFICITS ET MENSONGES

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    Résumé :

    Hélas, rien de neuf par rapport au budget 2010 sinon de nouveaux impôts. La réduction des déficits est invoquée, mais il s'agit de les poursuivre tout simplement sans désemparer. La créativité fiscale est délirante. Le chemin du salut existe pourtant et est balisé, mais aucun des politiciens visibles ne veut l'emprunter.

     

    DE NOUVEAUX IMPOTS

    Voici donc le budget 2011 : rien de neuf sinon la poursuite des impôts, des déficits et des mensonges. Selon certains calculs, les ménages et entreprises paieraient 13 milliards d'euros de plus. C'est très inférieur à la réalité laquelle échappe à tout calcul sérieux, vu l'ouragan des nouveaux impôts et leur formidable complexité.

    Voici un énoncé partiel : hausse de la TVA sur l'accès Internet, taxation des plus-values immobilières, suppression des allégements de charges pour les entreprises, pour les emplois à domicile suppression de l'abattement de 15 points sur les cotisations patronales pour les ménages déclarant leur employé au salaire réel, suppression des déclarations de revenus multiples l'année du mariage qui permettait dans certains cas de réduire les impôts, relèvement de la tranche la plus élevée d'impôt sur le revenu de 40 % à 41 %, coup de rabot de 10 % sur 22 pretendues niches, augmentation de l'ISF dans certains cas, variation de nature fiscale du prix de l'électricité, etc.

    Il est nécessaire aussi de citer les médicaments remboursés à 35 % qui ne le seront plus qu'à 30 %. Certes il pourrait être objecté qu'il s'agit de la sécurité sociale et non du budget général. Nous savons tous que dans l'État quasi collectiviste que nous connaissons tous les comptes sont connectés entre eux et que tout est bon pour remplir les caisses de cet État perpétuellement impécunieux par nature.

     

    LES PRETEXTES

    Nous arrêtons cette énumération scandaleuse et il est important maintenant d'énoncer les prétextes et de débusquer les mensonges.

    Il est question de crise ; c'est une manœuvre habile pour faire croire aux gens, tam-tam médiatique aidant, qu'il faut qu'ils se serrent la ceinture devant une nécessité échappant au pouvoir. Or, en fait, c'est bien à cause de l'action meurtrière des politiques de tous bords, y compris depuis 2007, que la France connaît des difficultés : ces politiques écrabouillent l'économie par leur activisme forcené et leurs folles dépenses personnelles et publiques.

    La réduction des déficits est aussi invoquée. C'est un mensonge puisqu'après trente ans de déficit l'on prévoit encore un déficit de 3% du PIB et pas avant 2013, ce qui est un objectif vraiment nul. Le seul objectif raisonnable serait de viser, comme certains pays le font avec succès, un surplus budgétaire, ce qui était possible de réaliser très vite en 2007. Tout déficit public même réduit aggrave l'endettement phénoménal que la France traîne comme un boulet et qui dépasse largement les 1 570 milliards annoncés officiellement.

    Parmi les prétextes en forme de contre vérités il y a le jeu des fausses équations. Voici l'une d'entre elles : réduire les déficits permettrait de relancer la croissance, laquelle ensuite par ses effets bénéfiques permettrait de rembourser l'endettement accru précisément par la réduction des déficits : bonjour les calendes grecques !


    Si le pouvoir actuel reste dans l'histoire ce sera comme un champion de la fiscalité galopante et délirante.

     

    LE RETOUR DE LA CORVEE

    Entre autres innovations il a inventé le retour de la corvée ce que peut-être nous sommes les seuls à souligner. Il s'agit de la taxe sur les imprimés papiers qui est payée par les entreprises. Passons sur le nuage de complications inhérentes à une telle prétention. L'impôt peut être payé en nature, ce qui est bien l'équivalent de la corvée. Si les entreprises veulent y échapper, elles doivent allouer des espaces publicitaires dans des panneaux ou dans des journaux en vue de promouvoir des messages environnementaux : inutile de dire qu'aucun juriste sensé ne peut savoir ce qu'est un « message environnemental ».

    Indépendamment de ce point, l'inventivité fiscale est délirante et les mensonges omniprésents.

    Un exemple est celui des niches fiscales que l'on présente comme des abus, alors qu'il s'agit d'exonérations fiscales tout à fait normales correspondant à une volonté politique de l'époque où elles ont été crées et que le gouvernement Sarkozy-Fillon en a lui-même institué plusieurs : le coup de rabot est donc bien un impôt. A relever la valse hésitation dans ce domaine ; on en parle depuis des mois, de sorte que des conseillers financiers se sont activés avant le budget pour préconiser des politiques d'investissement sur de simples « probabilités » de rabot : que valent des investissements basés sur de telles hypothèses ?

    Le bouclier fiscal est un autre exemple de l'inventivité permanente puisqu'il se trouve écorné avec des calculs complexes, ceci pour masquer en fait une simple ruse en vue d'aggraver la fiscalité. Chemin faisant, est transmis une nouvelle fois le message suivant qui est d'une extrème gravité : personne dans ce système en déroute ne peut jamais faire confiance à une promesse publique.

    Certains commentateurs s'étonnent de cet ouragan fiscal et les prétendus opposants politiques font chorus, alors qu'ils ont fait de même et feraient, le cas échéant, de même s'ils obtenaient le pouvoir. C'est une erreur de s'étonner : les prédateurs publics dans leur ensemble agissant pour prélever un minimum de 56% de la richesse nationale, à la fois pour leur richesse propre et pour leurs politiques abusives, n'ont pas d'autre choix que d'entretenir et de rafistoler une usine à gaz invivable pour les contribuables victimes, avec la conséquence logique de la paupérisation générale.

     

    CREER UN SURPLUS BUDGETAIRE

    Il existe certes heureusement un chemin de salut bien balisé pour non pas s'attacher à la réduction des déficits publics mais obtenir enfin un surplus budgétaire :

    Suppression rapide et massif des privilèges financiers des politiques et de leurs accompagnateurs multiples, suppression complète d'une immense quantité de subventions, suppression totale d'une foule d'administrations inutiles, libération fiscale et sociale des forces productives privées, ceci avec bien d'autres actions.

    L'analyse objective conduit à constater que personne dans la classe politique visible n'est désireux et capable de réaliser un tel programme. Pour y parvenir, Il faudra un changement majeur de personnel politique avec un véritable gouvernement de salut public.

    Hélas, le système est terriblement verrouillé au sommet sur fonds d'élections trafiquées. Il est à craindre que si une force « Libératrice » arrive enfin ce ne soit que dans un très grand fracas.

    Michel de Poncins