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  • IMPRESSIONS DE MARAUDE...

    Maraude du 9 02 2012.JPG

     

    Par Gaétan Dirand,

     secrétaire départemental FN 49

     

    Rendez-vous pour ma première maraude,

    à 21 heures Porte d’Italie, par un froid glacial, 

    avec le pasteur Blanchard et son épouse.

    Brève présentation du déroulement de la soirée, répartition des rôles

    et nous partons dans le break de l’ASP

    bourré de sacs de vêtements, de sardines et de soupe,  

    à  la rencontre des SDF de la capitale.

     

    Les premiers sans-abri que nous rencontrons

    sont de vieilles connaissances du Pasteur

    qui échange avec eux des plaisanteries

    et prend des nouvelles de ceux que l’on ne voit plus.

    Un peu plus loin, nous rencontrons un groupe de polonais

    qui ne semblent pas trop souffrir du froid,

    habitués à des températures bien plus rudes dans leur pays d’origine.

    Que sont ils venus chercher en France ? Une vie meilleure ?

    Fuyaient-ils quelque chose ? Un amour à oublier ?

    S’imaginaient-ils terminer là, sous ce métro aérien ?

    Je ne leur poserai pas de questions…

    Je me contente de leur tendre un bol de soupe et une cigarette,

    de leur proposer quelques vêtements chauds ou de la nourriture.

     

    Nous poursuivons vers les quais de Seine

    où nous croisons cette fois-ci des allemands

    qui ont trouvé refuge dans des locaux techniques désaffectés.

    Ils vivent là, à six ou sept, organisés en petite communauté,

    au milieu d'un mobilier récupéré ici et là.

    Ce qui m’a troublé lors de ces différentes rencontres,

    c’est la bonne humeur générale de ces gens

    quasiment tous européens de souche.

    Ce n’est pas la joie de vivre qui se lit dans leurs yeux

    lorsque l’on vient à leur rencontre,

    mais plutôt la joie d’être toujours vivant.

    Ils sont entre eux et refusent les hébergements d’urgence,

    peuplés, d’après eux de drogués et où règne la violence.

    Quant à l’aide alimentaire, toujours selon eux,

    elle est prise d’assaut par les familles de sans-papiers

    dont le nombre explose depuis les révolutions arabes.

     

    Rivoli.jpg

     

    Nous remontons la rue de Rivoli :

    des dizaines de malheureux dorment sous les arcades

    emmitouflés dans des manteaux et des couvertures.

    Cela tranche avec la majesté des lieux.

    Cela jure avec la jeunesse dorée qui sort des restaurants

    à la recherche d'un lieu branché pour terminer la nuit.

    Ne voulant pas  réveiller nos amis à cette heure tardive,

    nous nous contentons de déposer près d’eux quelques vêtements chauds.

      

    Gaétan